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Projets de loi pour contrer le piratage - Le Web se rebiffe

Stéphane Baillargeon   18 janvier 2012 11h10  Actualités en société
Le magazine Wired a marqué le coup sur la page d'accueil de son site.
Photo : source wired.com/
Le magazine Wired a marqué le coup sur la page d'accueil de son site.
Plus de 7000 sites Internet du monde, surtout anglophones, manifestent aujourd’hui leur opposition aux projets de lois de lutte contre le piratage des élus américains.

Peu de sites ont par contre répondu au mot d’ordre de cessation totale des activités («black out») avec quelques exceptions notables, dont Wikipedia en anglais. Le fondu au noir de l’encyclopédie en ligne durera 24 heures. 

 

Les autres protestataires du net optent pour une manifestation plus symbolique comme l’affichage d’un bandeau de soutien. Ainsi, le site Wired donne une impression de censure volontaire des pages d’appel. Il faut passer le curseur sur les titres caviardés pour pouvoir les lire. Facebook, également critique des intentions gouvernementales annonce la tenue d’une conférence de presse sur le sujet aujourd’hui. 

 

Deux projets de loi


Cette protestation exceptionnelle du Web réagit à deux projets de lois contre le piratage, Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Les textes législatifs veulent enrayer le téléchargement illégal de produits protégés par des droits d’auteur. Des dispositions prévoient le blocage des sites fautifs, le déréférencement de ces sites dans les moteurs de recherche, mais aussi le gel des sources financières des entreprises pirates en visant les services de paiement électronique.

Le projet SOPA a été introduit à la Chambre des représentants à la fin octobre par un républicain. La loi soeur PIPA est défendue au Sénat depuis mai par un démocrate. 

 

L’immense majorité des acteurs du Web américain, dont les géants Google, Twitter et Paypall, se mobilisent depuis l’automne contre ces intentions légales. Ils ont signé une pétition commune diffusée dans les journaux en novembre. L’évaluation du nombre de participants à la présente journée de protestation a été proposée par le Huffington Post. 

 

Les secteurs industriels favorables aux lois contre le piratage se concentrent dans l’édition du livre et de la musique, le cinéma et les jeux vidéos, bref du côté des fournisseurs de produits culturels protégés par le droit d’auteur. Cette journée de protestation n’est donc qu’une bataille de plus dans la longue guerre qui oppose depuis des années les entreprises du contenant et celle du contenu.

 

Retrait d’une disposition controversée


Le projet SOPA a par contre perdu du muscle avec le retrait de la disposition la plus contestée qui prévoyait le blocage par les fournisseurs d’accès aux sites accusés de violer la loi. La modification a été annoncée lundi. Le projet PIPA pourrait connaître le même sort puisque six sénateurs républicains viennent de demander son retrait au feuilleton étant donné la poussée de mobilisations massives, y compris de la part des électeurs.

 

Les opposants jugent que si les projets sont adoptés, ils porteront atteintes à la liberté d’expression. La Maison Blanche s’est aussi désolidarisée des projets. «Nous considérons que le piratage sur Internet est un grave problème qui nécessite une réponse législative sérieuse, mais nous ne soutiendrons pas une législation qui réduit la liberté d'expression, augmente les risques pour la sécurité cybernétique et sape le dynamisme et le caractère innovant de l'Internet mondial», a indiqué la présidence dans un communiqué.

 

Certains sites francophones participent au mouvement de contestation. C’est le cas de Reporter sans frontières et de La Quadrature du net.

 

Le Devoir

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  • Pierre Sabourin - Abonné
    18 janvier 2012 18 h 53
    We're not gana take it!
    Est-ce que le cas des Twisted sisters est un précédent dans ce cas de liberté d'expression qui pourrais empêcher la sopa? Rappelons nous qu'à la suite du proces qui a echoué, les Twisted sisters ne ce sont pas fais banir mais une mention noir apparais sur les albums disant parental advisory.

    Deplus le concept des bibliotheque ou l'on prete des livres s'applique a l'internet et n'importe quel auteur décèdé pert les droit d'auteur 50 ans apres. Ce qui rend le peer to peer légale.
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