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Itinérant abattu dans le métro - Une nouvelle preuve du manque de ressources, selon le RAPSIM

L’opération policière de vendredi à la station de métro Bonaventure, au centre-ville de Montréal, a nécessité l’intervention de dizaines d’agents.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
L’opération policière de vendredi à la station de métro Bonaventure, au centre-ville de Montréal, a nécessité l’intervention de dizaines d’agents.
Le décès de Farshad Mohammadi, qui est mort sous les balles du Service de police de Montréal (SPVM), illustre une nouvelle fois douloureusement la pénurie de ressources pour les sans-abris, a souligné le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Le sans-abri a été abattu vendredi après-midi lors d'une intervention policière à la sortie de la station de métro Bonaventure. L'homme âgé de 34 ans, connu dans les refuges pour sans-abris de la métropole depuis environ deux ans, aurait assailli à coups d'arme blanche un policier du SPVM, le blessant au haut du corps et à la tête. Témoin de la scène, un deuxième policier aurait ouvert le feu en sa direction, le blessant gravement. M. Mohammadi a succombé à ses blessures, tandis que les deux policiers ont reçu leur congé de l'hôpital au cours du week-end.

«Encore une fois, un gars de la rue se retrouve à mourir sous les balles du SPVM, a déclaré le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau, lors d'une entrevue avec Le Devoir. On trouve cela choquant parce qu'on est convaincu qu'il y a d'autres façons d'intervenir que d'en arriver là.»

En juin dernier, un autre itinérant, Mario Hamel, avait été mortellement touché par les balles des policiers du SPVM rue Saint-Denis, toujours à Montréal. L'intervention avait également coûté la vie à un passant en route pour le travail, Patrick Limoges.

Désinstitutionnalisation


Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a lancé hier un appel à l'action au gouvernement du Québec. «C'est difficile à accepter, d'autant plus qu'il y a de plus en plus de personnes avec des problèmes de santé mentale qui sont dans la rue. On dit au gouvernement: il faut faire quelque chose. Ce n'est plus juste un problème d'itinérance, où on peut trouver une chambre avec soutien communautaire», a-t-il affirmé à TVA Nouvelles, en marge du traditionnel dîner de la Fête des rois de l'Accueil Bonneau, où il a servi des rspvmepas chauds à des personnes de la rue.

De son côté, le président de la Fraternité des policiers, Yves Francoeur, montre du doigt la désinstitutionnalisation, qui a jeté à la rue des milliers de personnes au cours des 30 dernières années. «Et, malheureusement, à cause de la désinstitutionnalisation, on retrouve de plus en plus dans la rue des itinérants qui sont très souvent psychiatrisés, qui sont très souvent en état d'ébriété. Et, en fin de compte, qui se ramassent avec eux? Ce sont nos patrouilleurs», a-t-il déploré.

Le RAPSIM constate avec satisfaction les «pas» faits par le SPVM, notamment la mise sur pied d'une équipe mixte formée de policiers et de travailleurs sociaux du CLSC des Faubourgs, ainsi que l'amélioration de la formation des agents concernant les enjeux liés à l'itinérance et à la maladie mentale, qui s'ajoutent à l'extension, «à la grandeur de l'île», du rayon d'action de l'équipe Urgence psychosociale-Justice, du CSS Jeanne-Mance.

Mais M. Gaudreau convient que les policiers assument des responsabilités «qui dépassent non seulement leurs compétences, mais leur mandat. Beaucoup d'interventions [qu'ils font] relèvent davantage du système de la santé ou du travail de rue, mais qui ne sont pas assez soutenus.»

Le Plan d'action interministériel en itinérance 2010-2013 ne porte pas les fruits escomptés: l'itinérance prend de l'ampleur et les problématiques qui y sont reliées se complexifient. «Le corridor de services n'a pas été amélioré», a fait valoir Pierre Gaudreau.
 
 
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  • UglyToesPete
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 03h07
    Comment dépenser l'argent des contibuables.....sur rien.
    Les études, preuves, et les expériences de maintes sociétés démontrent clairement ce qu'il faut PAS faire aux SANS ABRIS.

    Le Québec lui est très heureux et confortable a dépenser des sommes astronomiques.....en récoltant d'an a l'autre...de pire résultats. Comme d'habitude...ont est une République de bananes. Les royautées des impots minier...lol, c'est seul en 2011 qu'on as commencé a en avoir...avant ca, le gouv pensait pas etre en mesure d'en exiger des compagnies!!

    Pour SAUVER des sous (beaucoup de sous) il faut;

    A) Loger les sans abris.
    B) Les noyer avec des services.

    Ahh, vous pensez que A B serait plus dispendieux? Ouain, et c'est exactement pourquoi ont est une République de bananes!!

    La vérité, c'est que il y as de grandes économies a faire si ont s'occupais de nos plus faibles parmi nous.....mais le gouv insiste a les laissé dans la rue. Ça coute plus chère.....mais c'est un élément de pauvreté que le gouv souhaite maintenir a l'évidence pour encourager les petit rats a tourner leur roue.....sinon......

    C'est une mentalité des ages moyennes. Les Québécois sont assez éduqué et ouvert d'esprit pour comprendre aujourd'hui que aidé un sans abris pour obtenir un abri..ça aide la personne, ça diminue la criminalité, ça stabilise la société, etc. etc. Il y as des économies fou a faire..surtout dans le moyen et long terme.

    UTP

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 06h16
    Des ressources pour les policiers également...
    Il n'est pas normal que deux policiers soient obligés de tuer un pauvre homme seul, dans un endroit propre et éclairée, plutôt que de prendre le temps et les moyens de le maîtriser. Les policiers devraient posséder d'autres moyens et d'autres tactiques qu'un pistolet pour faire convenablement leut travail. Il doit bien se trouver des ressources en formation sociale, psychologique et humanitaire pour que nos concitoyens malades, fatigués, exacerbés ou simples passants ne soient pas en danger en présence de policiers...

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 06h20
    Nos bons journalistes amplifient ou minimisent les drames
    Si les journalistes n'utilisaient pas toujours les expressions "itinérant abattu" "prostituées tuées" on se souviendrait que ce sont des individus comme nous qui perdent la vien. Si, par exemple, on avait écrit ici, "Un homme abattu dans le métro", ce drame aurait pris une autre dimension que celle d'un fait divers...

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 06h32
    Fort et faibles
    C'est une triste société que celle où les plus forts, au lieu d'aider les plus faibles, utilisent leurs talents et leurs ressources pour les écraser davantage.

    Serge Grenier

  • Chantal_Mino
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 06h54
    Facile de dire qu'il y a une manque de services en santé et en services sociaux ...
    Mais pour qu'il y ait déploiement de ses services,encore faut-il que les services de police le reconnaissent et en fassent la demande à l'équipe de suivi en santé mentale ou à l'accueil psychosocial du CLSC le plus proche d'où la situation se produit à chaque fois qu'une occasion se présente. Comme cela,ce sera enregistré dans SIC (système informatique),les besoins ressortiront sûrement et les services devront être déployés devant ces états de fait de besoins criants d'une population de plus en plus vulnérable éprouvant des problèmes de santé mentale,abandonnée,harcelée et laissée à elle-même au prix de nombre de vies gâchées,dont la leur.

    La police municipale de Montréal fonctionne encore selon les ordres donnés par nos élus clé en mains et non pour la paix publique en appliquant les lois et règlements qu'ils doivent pourtant faire respecter.

    Comme plusieurs policiers de Montréal-Nord ont déjà dit,ils appliquent les lois et les règlements seulement si le conseil d'arrondissement et les avocats de la police les y autorisent avec leur interprétation partiale.Ils peuvent même outrepasser la loi comme cela leur chante afin qu'un citoyen puisse être harcelé et intimidé à volonté sans aucun problème avec l'approbation de nos élus clé en mains et de leurs avocats payés à même nos taxes municipales.

    Le jour où les policiers de Montréal seront réellement des agents de la paix et respectueux de nos lois et de tous les citoyens,et non pas juste de nos élus clé en mains et de leurs tits amis qu'ils protègent en ne faisant pas le travail et en refusant de prendre les plaintes de citoyens lésés,menacés et intimidés,et qu'ils seront capables de faire appel à d'autres compétences pour compléter les leurs,ce genre d'accident malheureux et triste ne devrait plus arriver.

    La juge F. Charbonneau a du chemin à faire...Est-ce que nos chers élus et nos hauts fonctionnaires vont l'aider à réussir croyez-vous?

  • Discret
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 07h52
    Ne pas faire oublier les autres questions
    Oui, le sort des sans-abris à Montréal est un scandale. Oui, la désinstitutionnalisation hâtive des malades psychiatriques est une autre de ces catastrophes dont le gouvernement est responsable, parmi les dizaines d'autres âneries en matière de soins de santé. On sait, par exemple, qu'un honteux gaspillage financier y règne encore. Mais il ne faudrait pas faire dévier le débat vers ces grandes questions de société en oubliant la plus immédiate: pourquoi des policiers tirent-ils aussi facilement sur des individus, à moins qu'ils ne soient armés eux-mêmes d'une arme à feu, alors qu'ils sont plusieurs, et qu'ils ont à leur disposition un arsenal d'instruments non létaux? Et dans des endroits fréquentés par des passants qu'ils risquent d'atteindre, comme on l'a vu l'été dernier rue Saint-Denis?

    Il ne faudrait pas oublier que le public a droit à toute la vérité dans cet autre épisode sanglant, vérité qu'une qu'une enquête de la SQ ne révèlera sans doute jamais. C'est pourquoi il faut une enquête publique. Il y va de la vie des gens.

  • Jean-Michel Picard
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 08h18
    Servire et protéger...les exploiteurs !
    Vous voulez dire « manque de matière grise » et non « manque de ressources » est-ce bien cela ?

  • Christian Feuillette
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 08h43
    Solution finale
    Avis aux jeunes en rupture de la société, aux itinérants, aux déviants et « poqués » en tout genre, il n'y a pas de place pour vous dans les rues de nos cités. Si vous regimbez ou ignorez les représentants de la loi et de l'ordre, on ne tentera pas de vous raisonner et neutraliser avec humanité et subtilité, on utilisera tout de suite le dernier recours: le taser ou l'arme à feu, et ce même s'il y a plein de civils innocents autour. Où irez-vous? La société qui a fermé les centres d'accueil spécialisés et coupé les ressources ne voudra jamais désarmer ses (bons et moins bons) cops. Alors, bonne chance, car la chasse est commencée.

  • Kris13104
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 09h15
    légitime défense
    Un «itinérant» abattu par un policier, c'est la mort d'un homme, c'est un drame inadmissible. Le manque de suivi social et psychologique de cette population de marginaux a fait deux victime, l'itinérant bien sur, mais aussi le policier confronté à une agression qui le place en situation de légitime défense,
    Une enquête est annoncé, il est dommage que les services de police du Québec ne bénéficient par d'une inspection générale efficace et rigoureuse, chargée du contrôle des fonctionnaires de police.
    Les beaux esprits parleront d'abus policiers, de tir dans les jambes, etc... Sornettes que tout cela. Imaginez-vous face à un individu armé, agressif, «irraisonnable» et menaçant, alors que votre mission est de protéger l'ordre public, qu'allez-vous faire? Fuir? Attendre d'autres agressions et les constater?
    D'autre part, il faut arrêter cette idée de tirer dans les jambes, dans les bras et les laisser aux séries télévisuelles américaines, s'il ya légitime défense, il y a menace et nécessité de suppression efficace de la menace.
    En revanche, effectuer des tirs dans un espace clos comme le métro peut s'avérer dangereux du fait des ricochets et il n'est pas certain que les policiers recoivent une formation permanente en matière de manipulation d'armes.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 09h17
    Manque de ressources... à l'immigration
    Que faisait ce réfugié khurde dans les rues de Montréal?
    Pourquoi les autorités canadiennes l'ont-ils laissé rentrer à Halifax?

  • Kris13104
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 09h31
    Esprit d'escalier
    Suite à légitime défense. Certes esprit d'escalier, mais à la réflexion sur le drame de la mort de cet itinérant iranien ..... Il s'agissait d'un homme qui ne comprenait et parlait ni le français, ni l'anglais????? Venait-il d'arriver au Québec? Ses passages en établissements psychiatrique et traitements répétés démontrent le contraire. Comment pouvait-il être résident permanent au Québec, voire naturalisé? Quant on voit les exigences des services d'immigration à l'encontre des immigrants donnant toute garantie dans leurs capacités de communication, capacités d'intégration, bilan de santé, ressources financières, on comprend mal la présence de cet itinérant.
    Quoiqu'il en soit, les services de suivi des maladies mentales sont des responsables de première ligne dans cette affaire, quitte à donner enfin à ces derniers les moyens dont ils ont besoin.

  • AGL
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 09h48
    Dans le métro, on aurait pu tuer un deuxième innocent (ma fille !...???)
    Ma fille prend souvent le métro. Je ne comprends pas ce qui s'est passé et, à mon avis, la police, une fois de plus, s'est mal comportée. Bon OK, c'est facile à dire quand on est pas sur place, dans le feu de l'action, pris avec un gars qui se promène avec un couteau. Mais quand on est rendu à courir après quelqu'un dans le métro et qu'on tire dessus... Non, mais où est-ce qu'on s'en va là ???? J'étais abasourdie en entendant la nouvelle, comme le reste de ma famille. On s'est dit : oui, mais nos enfants qui prennent le métro là, ça pas de bon sens ! non... tout ceci ne s'explique pas clairement en plus et les journalistes ici font du travail facile et tout cru dans l'assiette.

    Je suis vraiment vraiment désolée pour le gars, le policier qui s'est fait sauter au visage. Ça, c'est un traumatisme plus que physique, c'est aussi psychologique et je comprends bien que le métier de policier, c'en est un de travailleur social actif mais les policiers démontrent ces temps-ci qu'ils sont bien mal équipés. Le policier qui s'est fait sauté au visage, pensez-vous qu'il retournera gaiement au travail avec une histoire comme celle-là? Il faut faire quelque chose pour lui aussi. Mais le type qui a tiré est plus mal pris encore. Il a tué quelqu'un qui est un innocent, un pauvre malade... ça vraiment pas de bon sens et surtout, des gens comme le travailleur de Saint-Luc, qui n'avait rien fait du tout, aurait pu être accroché au passage. Est-ce que les autorités policières vont arrêter de nier qu'il y a un problème dans l'entraînement de leurs effectifs à la base et agir maintenant ?!!!

    Sinon, ce pourrait être ma fille, mon neveu, ou moi les prochains. Ça pas de sens, on va pas se mettre à tirer à tout bout de champs et tuer quelqu'un parce qu'il ne paie pas son passage dans le métro et qu'il ne veut pas se laisser attraper ensuite !!! Seigneur ! dans quelle direction on s'en va là ?

  • Louise Hurteau
    Abonnée
    lundi 9 janvier 2012 09h59
    @Chantal_Mino
    Cela fait plus de 20 ans que toutes les personnes concernées demandent de l'aide pour la santé mentale, de l'aide au logement qui sont inexistants et du répit familial lorsque qu'ils sont mineurs.

    Et avis aux personnes - ce n'est pas la désinstitutionalisation qui est le problème - n'importe qui oeuvrant dans ce domaine vous le confirmerait, c'est le manque de moyens financiers et de logement sociaux dédiés à cette clientèle qui manque !

    A ttire d'exemple :

    une famille peut attendre jusqu'à 7 ans pour avoir un service de répit de 2 jours par mois;

    Une famille n'est pas considérée un aidant naturel au sens propre de la loi fiscale si la personne ne vit pas avec eux (et pour développer l'autonomie, une personne ne doit pas vivre avec eux, mais avoir le support de la famille) la terminologie fiscale est faite pour les ainées ainsi que tous les programmes il n'y a rien là pour la santé mentale ;

    Les maigres crédits d'impôts offerts aux personnes souffrant de santé mentale sont non-transférables et non-remboursables (s'il sont sur l'aide sociale, ceci équivaut à 0 dollars) ;

    Les heures d'injection pour les personnes qui se font traités sont donnés sur les heures de travail normale -(pas sur les heure de travail)

    Dans la plupart des régions, incluant Montréal, il n'y a aucun service d'appartement;

    Les embuches pour la santé mentale et la discimination qui lui est faite est tellement gargantuesque qu'elle est impossible de la décrire dans un fil.

    La plupart des policiers font un excellent travail tant en milieu familial qu'ailleurs - ils sont, tout comme les parents, démunis devant une situation que seul le gouvernement peut améliorer et il ne le fait pas depuis 30 ans.

    Indignation d'un père : http://tinyurl.com/839s2qo
    Indignation d'une mère : http://tinyurl.com/86offs4

    Je suis mère de 2 adultes souffrant de santé mentale. Je peux vous assurer qu'il n'y a quasi rien, que tout le monde le sait et que le gouvernement ne fa

  • Louise Hurteau
    Abonnée
    lundi 9 janvier 2012 10h04
    @UglyToesPete
    Vous avez raison, mais le problème est que les parties votent des lois pour le court terme, jusqu'à la prochaine élection. Le long terme n'est pas vraiment important pour eux.

  • Marcel Bernier
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 10h13
    Une suite ininterrompue...
    Faites le décompte des citoyens tués par les policiers et les policières depuis quelques décennies : il semble que les sans-abri soient devenus une cible émouvante pour notre force constabulaire.
    La solution : désarmer ces gens-là comme à Paris et à Londres.
    C'est une honte et un scandale de fournir une arme à des individus qui n'ont aucun jugement si ce n'est se faire respecter plutôt que de faire respecter la loi.

  • BROMONTOIS
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 10h52
    Le partenaire du policier aurait du ...
    Lui dire "tient bon" et aller à l'accueil psychosocial du CLSC le plus proche selon l'un ou aller s'acheter un Taser selon d'autres ; équipement qui ne lui est pas fourni . Comme certains parents qui remettent la pleine responsabilité de l'éducation de leurs enfants aux professeurs , le gouvernement remet la responsabilité des malades mentaux à la population et aux premier intervenants . Ma plus jeune fut attaquée par un patient d'une résidence installé en secteur résidentiel , ma propriété fut vandalisée à répétition par une patiente d'une autre résidence ; tous deux non accusable aux criminel . Vraiment une belle société où le seul remède est de déménager .

  • André Michaud
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 11h04
    Interner les malades au lieu de les mettre dans la rue
    On a jeté à la rue des malades possiblement dangereux qui devraient être internés, et certains se promènent avec des armes blanches.. Que faire avec un malade en crise avec un couteau qui agresse un agent? Tout cela parce que on a voulu sauver du fric en les laissant à la rue??

    Il faut interner ces gens et très bien les encadrer , pour la sécurité des citoyens et pour leur propre sécurité..

  • frc1949
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 11h27
    Formation et équipement
    Ce que je retiens de ce drame c'est d'une part un innocent qui aurait du se trouver dans une institution appropriée ou suivi par des intervenants selon son problématique en santé mentale a été tué pratiquement sans sommation et d'autre part des policiers qui au péril de leurs vies n'ont rien trouvé d'autre que de tirer à balles réelles dans un espace clos. Il y a eu mort d'homme et cela est inadmissible. Cependant, je me demande 1) comment se fait-il ou autrement dit pourquoi nos policiers ne sont pas équipés avec des bâtons appropriés comme le sont tous les policiers du monde. Cet instrument aurait peut aidé à éviter ce drame et bien d'autres ? 2) La formation des nos policiers tient elle compte de ce type de rencontres et la manière de les prendre en charge ?

  • pilelo
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 12h17
    les dédales de Bonaventure
    En revenant du spectacle du Cirque du Soleil le 30 décembre, en fin de soirée, des proches et moi avons accédé au métro par les couloirs et escaliers intérieurs, à partir du Centre Bell. Sur notre chemin, on a croisé de nombreuses personnes en mauvais état. Je dirais six ou sept, facilement. Les uns couraient et s'interpellaient, partageaient du butin entre eux, d'autres maugréaient seuls, des filles criaient. On s'est dit que l'endroit était vraiment bizarre et peu sécuritaire et qu'on n'y repasserait plus.

    La question que je me pose: des "no man's land" de ce genre ne devraient-ils pas être fermés, tout simplement, en dehors des heures de grande affluence? On peut passer par La Gauchetière pour accéder au métro le soir. Pour des itinérants, c'est trop tentant d'aller là, plutôt que dans un refuge où il faut accepter la présence des autres et suivre certaines règles. Et ce n'est pas l'intervention des policiers, avec leurs gros sabots et leurs guns, qui va arranger les choses.

    En attendant l'augmentation des programmes d'aide active aux itinérants, que la ville de Montréal estime devoir venir du gouvernement ... cette même ville pourrait commencer par des mesures de sécurité de base. Le "plus grand réseau souterrain au monde" est un dédale de problèmes laissé sans aucune surveillance, douze heures par jour - en plus de vous faire marcher trois cent pas de plus qu'à l'extérieur pour vous rendre du point A au point B.

  • Denis Hébert
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 13h21
    Àceux qui défendent les policiers
    Combien il y a eu de policiers morts au cours des 12 derniers mois à Montréal, voir au Québec? Et combien il y eu d'itinérants morts par ces mêmes policiers au cours des 12 derniers mois?

  • Staccato
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 13h34
    Légitime défense ou vengeance?
    L'article indique: "Témoin de la scène, un deuxième policier aurait ouvert le feu en sa direction, le blessant gravement." J'ai pourtant lu ailleurs ce matin que c'est le policier blessé qui a tiré alors que l'itinérant partait en lui tournant le dos...

  • irishspring
    Inscrit
    lundi 9 janvier 2012 14h44
    une société qui ne prend pas soins de ses malades est une société malade.
    Utp a raison, aussi il y'a 30ans on voulait abaisser les coûts de l'appareil de la santé, un bon psychiatre en poste à décidé de couper dans les institutuion psychiatriques, ça coutait trop cher, qui écope de ce manquement? On a qu'à regarder cette facette de notre société pour constater qu'il y'a des gens dans les parcs et places publiques qui devraient être sous control.
    On apprend aujourd'hui que les administrateurs du réseau de la santé au québec ont coutés aux contribuables, pas 100 millions mais un (1) milliard en frais de toutes sortes, de la prime de rendement. Comme si leur salaire de 100,000.$ et plus n'étaient pas suffisant.
    Qui est l'auteur ou le comité qui a rendu la notion de primes-aux-rendements acceptable et accepté? Qu'est-ce-qui justifie une prime,
    pour quoi le salaire d'un fonctionnaire haut-gradé n'est-il pas suffisant? Notre système a plus que des enveloppes brunes qui circule, il y'a aussi la notion de prime par ici, prime par là, on a l'impression que c'est Noel à coeur d'année dans plusieurs mintères au québec,
    De mémoire d'homme,la notion de prime est apparue vers les 1988,
    il y,a aussi l'autre abus, les frais de déplacements pour un poste intérim, vous partez d,une région x pour aller comme directeur à une région y et hop, votre logement et votre séjour est payé par l'État.
    Comme société on a mis la hache dans les institutions de santé, et on voudrait que nos policiers soient formés à toutes crises de démances auxquelles ils doivent recontrer.
    Un milliard en frais de toutes sortes pour nos administrateurs dans la santé'C'est TROP.

  • Chantal_Mino
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 15h50
    À Mme Louise Hurteau (Cf. 9h59)
    Je fais partie de ceux qui dénoncent les besoins criants en santé,services sociaux et en éducation depuis des années...alors ...

    Les travailleurs de premières lignes ont déjà de très bonnes idées,mais ne sont aucunement écoutés,sinon en apparence pour se faire prendre leurs idées,mais qui ne sont aucunement appliquées dans les faits par une bonne majorité de nos dirigeants qui ne veulent que le pouvoir et l'argent... Les résultats bénéfiques pour la clientèle,ils s'en fichent bien... Qu'il y ait beaucoup de congé de maladie parmi leurs employés,ils s'en fichent,à moins que ce ne soit un employé qui persiste dans son intégrité,ils vont alors s'arranger pour le rendre encore plus malade ou l'avoir par l'usure des procédures à la CSST ou au Tribunal des lésions professionnelles... sinon, ils le congédient tout simplement sans cause juste et suffisante (la loi et les règlements qui font leur affaire,ce n'est pas pour le 1%, mais pour les employés et les citoyens qui les paient).

    En santé et services sociaux,les services sont en fonction de l'évaluation des besoins.Si les policiers n'appellent jamais à l'accueil psychosociale du CLSC concerné,comment voulez-vous que le besoin s'enregistre dans les données statistiques du SIC (système informatique des CLSC et CSSS).

    De l'argent,le gouvernement il en a,mais il sert à remplir les poches des tits amis de nos élus clé en mains et est gaspillé très souvent sans l'accord de la majorité des fonctionnaires qui ne peuvent rien faire des objectifs et des façons de faire (qui ne relève pas d'une sains gestion telle qu'enseignée à l'ENAP) comme dans les années 1930 (et même moins) de notre nouvelle génération de dirigeants publics depuis plus de 10 ans minimum.

    Les Équipe SIM (Suivi Intensif dans le Milieu) des hôpitaux du Québec sont un très bel exemple de service psychiatrique offert en société,mais ce n'est que pour une partie de la clientèle psychiatrique.

  • Robert Devault
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 18h08
    Allons-y :La police est coupable !!!
    Pauvre société ignorante et rétrograde du Québec !!!
    On boucle le budget ! On désinstitutionnalise nos psychiatrisés !Un pt'it chèque et dehors,dans la rue !
    On se lave les mains,la Police va s'en occuper,dans la rue !
    Ben voilà le résultat ! BRAVO le Québec !!! Bravo le bon citoyen Québécois,dors bien,la police veille sur toi !!!

  • Louise Hurteau
    Abonnée
    lundi 9 janvier 2012 18h31
    @Chantal Mino
    Le problème en santé mentale est qu'il n'y a pas d'efforts concertés, juste des groupuscules qui travaillent dans l'ombre - ce n'est pas juste les policiers, mais les travailleurs sociaux qui tout autant se rendent complices du système - ET, vont à l'encontre des valeurs de leur ordre.

    Le SIM (que je connais sous le nom de ACT ) pour bien le connaître est absolument insuffisant et absolument inexistant dans certaine région - 15 minutes sur 24 heures pour s'assurer qu'une médication est prise est insuffisante à l'intégration pendant que la personne est forcée de vivre dans un taudis entourés de gens "quasi normaux" qui les regardent et les percoivent soit avec craintes, soit avec dédain. 23h45 minutes par jour laissé à eux même au milieu de regards hostiles, souvent ignoré par les uns ou abusé par les autres. Et des abuseurs, il y en a, tel le cas de cette femme en Montérégie qui est allé chercher 4 itinérants à Montréal, tous souffrant de santé mentale 3 schyphrènes et 1 autiste - qui leur a fait obtenir de l'aide social, pour volé leur chèque et a mis 2 dobermans pour les empêcher de sortir ! C'est documenté - mais c'est cas là, on n'entend pas parlé - on parle de la santé mentale seulement s'ils attaquent quelqu'un (rare, moins de 3%) ou s'ils sont tiré par balle.

    Par ailleurs, trop souvent en santé mentale on mise tout sur la médication (innefficace dans 42% des cas, et impact sur l'augmentation de l'agressivité) et rien sur un minimum de qualité de vie, une vie sociale, une possibilité d'emploi, ne serait-ce que 1 journée semaine, et des programmes visant une meilleure intégration. La médication n'éclaire pas le tunnel, la médication aide à faire oublier qu'il n'y a plus de lumière dans ledit tunnel.

    Somme toute, aujourd'hui en santé mentale, ce n'est pas très différents de ce qui se passait sous l'ère de Duplessis. ET on accepte encore.

  • Chantal_Mino
    Abonné
    lundi 9 janvier 2012 21h29
    Mme Hurteau ! Je suis vraiment désolée ! Et je puis vous assurer que je fais partie de ceux qui veulent s'assurer que cela change définitivement pour le bien commun et nous y arriverons !
    Vous nommez des choses que je sais, mais que j'espérais avoir changés, car aujourd'hui le Protecteur de l'usager qui relève maintenant du Protecteur du citoyen (au lieu du ministère de la santé et des services sociaux qui étouffait tout) peut voir à la protection de tout usager si n'importe qui de concerné fait une plainte, et celle-ci demeurera anonyme.

    Peut-être devriez-vous passer le mot, car je sais que la Protecteur de l'usager qui relève du Protecteur du citoyen fait un très bon travail étant donné qu'au bout du compte,il relève de l'assemblée nationale du Québec,son rapport devient alors public et ne peut être tabletté par un ministre. Comme ce fût le cas des abus dénoncés envers des patients en psychiatrie à l'hôpital du Suroît à Valleyfield qui étaient mis en contention abusément par les employés,et ce,souvent sans respect de leur intimité devant d'autres usagers.

    Malheureusement, ce que vous décrivez est effectivement fréquent, mais personne n'a le droit de le dire, c'est la loi de l'omerta ... et si vous faites bien votre travail avec intégrité, il vous arrive la même chose qu'à M. Jacques Duchesneau,vous êtes congédié. Le malheur dans notre réseau public, c'est que pour passer leur probation à l'emploi, les employés doivent devenir les complices des comportements inacceptables, j'irai jusqu'à dire immoraux et même criminels (quand on sait que certaines attitudes et faits peuvent engendrer la destruction de vie d'enfant et même encourager son suicide, c'est révoltant! Imaginez maintenant ce que certains peuvent faire à des adultes ... il n'y a rien à leur épreuve et ils ont même certains ordres professionnels qui les appuient pour harceler les employés intègres et leurs chercher noise et les protéger contre des plaintes éventuelles à leur propre ordre.), comment voulez-vous que les employés dénoncent, ils sont pris au piège, un travail avec une probation à faire ou demeurer intègre.

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