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L'année de l'indignation (4) - Remise en question d'un système injuste

Occupy Wall Street a créé un «fantastique laboratoire vivant» autour des valeurs démocratiques, dit une chercheuse de Montréal

Des policiers de New York arrêtent un protestataire au cours d’une «journée d’action» du mouvement Occupy Wall Street, le 17 novembre dernier.<br />
Photo : Agence Reuters Mike Segar
Des policiers de New York arrêtent un protestataire au cours d’une «journée d’action» du mouvement Occupy Wall Street, le 17 novembre dernier.
Le mouvement Occupy Wall Street, lancé à Vancouver par la revue anticonsumériste Adbusters, a atteint cet automne des centaines de villes, dont Montréal, mettant en lumière les échecs du capitalisme. Dernier d'une série de quatre articles.

Joan Deas ne croyait pas être du bois dont on fait les militants. Chercheuse en relations internationales à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, la jeune Française de 25 ans avait toujours préféré jusque-là le rôle d'observatrice. Mais quelque chose a changé lorsqu'elle a vu fleurir le printemps arabe.

«Ç'a été un choc de voir ces populations privées de tous les droits nous servir une pareille leçon de démocratie. Jusque-là, on était tous plongés dans une sorte de léthargie, même si la crise avait montré, une fois de plus, que notre modèle de développement mène à la catastrophe. Que le système est comme ce personnage de dessin animé qui continue de courir droit devant lui sans se rendre compte qu'il a dépassé le bord du précipice et qu'il n'y a plus que le vide sous ses pieds. Quand j'ai vu arriver le mouvement Occupons Montréal, j'ai pensé que je devais y participer, sans quoi je ne pourrais plus me regarder dans le miroir.»

Joan Deas a dormi deux semaines sous la tente au square Victoria, rebaptisé pour l'occasion «place du Peuple». Chaque matin, elle partait faire sa journée de travail puis revenait participer à la vie du camp installé en plein coeur du quartier des affaires de Montréal, faite de longues assemblées délibératives, de petites corvées et de multiples rencontres. Fondée le 15 octobre, la petite colonie a compté jusqu'à 250 tentes et 400 participants, avant de commencer à s'étioler puis d'être démantelée pacifiquement à la fin du mois de novembre.

Les 99 %

Lancé depuis Vancouver par la revue anticonsumériste, Adbusters, le mouvement Occupy Wall Street s'est rapidement étendu, cet automne, du parc Zucotti, à New York, à quelques centaines de villes, dont au moins une dizaine au Canada. Le mouvement disait vouloir défendre les intérêts de 99 % de la population contre les pouvoirs et privilèges des grands financiers, la croissance des inégalités, l'inertie coupable des gouvernements et tous les autres échecs du capitalisme.

La dernière crise financière et économique a pourtant donné lieu à plus d'une promesse de réformes du marché financier et du mode de développement économique dans les pays industrialisés. Ces promesses sont toutefois largement restées lettre morte, estime Bernard Élie, professeur de sciences économiques à l'UQAM. «Contrairement à la crise des années trente, la leçon n'a pas du tout porté. C'est toujours la même caste qui s'enrichit et s'autocongratule.» Presque rien n'a été fait, dit-il, en matière de lutte contre les paradis fiscaux, de contrôle des salaires des dirigeants d'entreprises, de transparence accrue du marché des produits dérivés ou d'encadrement des agences de notation.

Un grand nombre de solutions, comme l'imposition d'une taxe sur les transactions financières, requéraient l'adoption de règles communes à l'ensemble des pays, mais les gouvernements semblent incapables d'en convenir, poursuit Bernard Élie. «On a fondé au début de grands espoirs dans le G20, mais il s'est révélé décevant.» Contrairement à la Grande Dépression qui avait ouvert la porte aux théories de John Maynard Keynes, aucune solution de rechange aux théories économiques en vogue depuis 30 ans ne semble, non plus, en voie d'émerger.

Rendre à César...

Certaines affirmations des manifestants du square Victoria en ont fait tiquer d'autres. Certains n'ont pas manqué, entre autres, de rappeler que le monde financier canadien n'a pas versé dans les mêmes excès qu'à New York ou Londres.

«Je n'ai pas de mal à imaginer que les États-Unis seraient aux prises avec un problème d'inégalités et de pauvreté croissantes, mais il faut dire les choses comme elles sont: ce n'est pas le cas au Québec», note pour sa part Luc Godbout, professeur à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke. S'il est vrai que le marché creuse de plus de plus les écarts de revenus entre les riches et les pauvres partout sur la planète, la fiscalité et les paiements de transferts continuent de faire leur travail de répartition de la richesse, dit-il.

Il en veut notamment pour preuve le fait que le revenu de marché du cinquième de la population le plus riche au Québec était 8,2 fois plus élevé que celui du cinquième le plus pauvre en 1976, mais que cet écart se réduisait de moitié (4,3) une fois passés les impôts et transferts. L'effet égalisateur de ces mécanismes publics de répartition de la richesse était encore plus spectaculaire en 2009, alors que les revenus de marché des Québécois les plus riches ont été 11,2 fois plus élevés que ceux des plus pauvres; or, au final, ils n'ont gagné que 4 fois plus que les autres.

Un constat similaire s'impose en matière de pauvreté, poursuit l'expert. La proportion de la population québécoise vivant sous le seuil de la pauvreté, telle que définie par le Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion, est restée, de 2000 à 2009, d'environ 25 % pour les personnes seules, mais s'est réduite de 7,1 à 4,5 %, pour les ménages de deux adultes et deux jeunes enfants et a fortement baissé, passant de 36 à 21 %, chez les familles monoparentales d'un enfant. Ces derniers progrès découlent évidemment de plusieurs facteurs, dont, au premier chef, la création d'emplois. Mais cette dernière a aussi été influencée par des politiques publiques, comme la mise sur pied du réseau des garderies.

«Je veux bien qu'on critique le système québécois, mais encore faut-il le faire pour les bonnes raisons et savoir reconnaître ses succès quand il y en a», conclut Luc Godbout.

Un premier pas essentiel


On a beaucoup entendu reprocher aux manifestants du mouvement Occupy Wall Street de se contenter d'une critique tout aussi générale que floue du système, sans programme politique ni pistes de solution. «Cette absence de programme politique ne me dérange pas. Les cibles visées sont les bonnes», dit Harvey Mead, premier commissaire au développement durable du Québec de 2007 à 2008 et acteur dans le domaine depuis 45 ans. Contrairement aux indignés arabes ou même européens, les Nord-Américains commencent à peine à prendre concrètement conscience du lien qui existe entre les crises économiques et financières, dont tout le monde s'occupe, et les crises des changements climatiques, de la pauvreté, des inégalités...

«Il faut voir cela comme les premiers pas d'un mouvement qui n'a pas encore atteint une masse critique», pense-t-il. Un mouvement qui n'est pas sans rappeler, à ce Québécois d'origine américaine, les débuts de la lutte des droits civiques aux États-Unis et de la Révolution tranquille au Québec de sa jeunesse.

Il faudra toutefois faire vite, car les conséquences néfastes de notre conception actuelle du développement ne feront que s'aggraver et s'accélérer. «On dit partout qu'il y a un consensus sur le besoin d'un nouvel indicateur de développement humain, mais je ne vois aucune indication de l'application de ce consensus dans les faits. Tout cela est du théâtre et je crois que les gens s'en rendent de plus en plus compte», déplore cet auteur d'un récent ouvrage explorant justement ce que pourrait être un «indice de progrès véritable» qui remplacerait l'habituel produit intérieur brut (PIB).

Impact

Le mouvement d'occupation de cet automne semble avoir eu un résultat mitigé. Un sondage Senergis-Le Devoir rapportait en novembre que 85 % des Québécois avaient entendu parler du mouvement d'occupation commencé à New York. Moins de la moitié d'entre eux (46 %) disaient toutefois appuyer les revendications des indignés. De ce nombre, près de la moitié (45 %) critiquaient les pratiques douteuses du monde de la finance, mais presque autant dénonçaient «les taxes et impôts trop élevés» (40 %). Cette petite moitié de supporters en avait aussi, mais à un degré moindre, contre «l'endettement des gouvernements» (24 %) et les «inégalités croissantes» (24 %). L'aide aux démunis, la protection de l'environnement et l'emploi n'arrivaient que beaucoup plus bas dans la liste.

Joan Deas ne regrette rien. «On a créé un fantastique laboratoire vivant autour des valeurs de démocratie directe et de développement plus humain. On a connu des difficultés — dont les médias ont beaucoup fait écho —, puis ça s'est terminé. Cette expérience ne pouvait pas durer éternellement. D'un modèle sédentaire, nous essayons maintenant de passer à un mouvement nomade, furtif. Mais je crois que nous avons déjà réussi à passer un message.»
 
 
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  • Kris13104 - Inscrit
    31 décembre 2011 09 h 22
    un vieil homme indigne...
    Lorsque le «mouvement des Indignés» est évoqué, on ne l'associe pratiquement jamais à Stéphane Hessel.
    «Indignez-vous» ! est un essai de Stéphane Hessel publié en 2010. Cet opuscule, d'une trentaine de pages, qui défend l'idée selon laquelle l'indignation est le ferment de l'« esprit de résistance », est devenu un phénomène d'édition.
    Stéphane Hessel appelle à ne pas accepter le creusement des inégalités de richesse, regrette le poids du monde financier dans les choix politiques et dénonce l'affaiblissement de l'héritage social du Conseil national de la Résistance (sécurité sociale et régime de retraite). Sous le titre « Mon indignation à propos de la Palestine », un développement est consacré à la situation imposée par l'État d'Israël à la Palestine, et notamment à la Bande de Gaza.
    Né en 1917 à Berlin, sa famille ayant émigré en France, il obtient son baccalauréat à 17 ans, puis s’inscrit à l’institut des sciences politiques, se fait naturaliser français, puis est admis à l’école Normale Supérieure. Pendant la 2eme guerre mondiale, combattant dans la résistance de la France libre. Dénoncé, il est fait prisonnier, puis déporté au camp de concentration de Buchenwald où il échappe à la pendaison après une première tentative ratée d’évasion qu’il renouvelle et réussit en avril 1944.
    De retour à Paris, il est reçu, en novembre 1945 au concours des Affaires étrangères, Stéphane Hessel fera toute sa carrière dans la diplomatie jusqu'en 1985.
    Appelé en janvier 1946 à New York comme chef de cabinet du secrétaire général adjoint des Nations unies, il est un des principaux artisans de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
    Sa carrière diplomatique le fait voyager à travers différents continents. Au cours de cette période, il multiplie les initiatives pour la défense des plus démunis et des colonisés, il donne de lui-même l'image d'un soutien inlassable à la défense des
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  • Louis-Gerard Fregeau - Inscrit
    31 décembre 2011 09 h 43
    La solution s'en vient
    Le problème que je constate est qu'il demeure difficile de proposer des pistes de recherches qui ne s’appuie pas sur un constat émotif. Dans l'article le fait un retour sur les solutions développées autour des propositions de Keynes. Cependant, bon nombre d'auteur sont venus alimenter le débat depuis. Par exemple, l'on doit à Milton Friedman cette éternelle perception que les taxes et les impôts sont trop élevé. Il faut aussi pour structurer le fond du débat rappeler les propos d'Adam Smith sur la productivité et surtout sa fameuse main invisible qui vient équilibrer l'offre et la demande. Ce n'est pas que les économistes n'ont aucune solution à proposer. Ni qu'aucune proposition ne se développe. Le plus difficile est d'introduire ces nouvelles manières d'analyser le contexte économique dans une société ou hier comme aujourd'hui tout doit d'être dit simplement, rapidement par des personnes. Ce que le mouvement des indignés soulève est le fait qu'il y a perte de confiance dans les spécialistes. Toutes décisions se base sur des cries d'alarme et peu sur l'analyse.

    Pour finir, il y a une théorie en développement, le stakeholder theory, qui devrait d'ici une trentaine d'années selon ses promoteurs donner sa pleine mesure. L'indice qui devrait découlé de cette théorie n'est pas un indice de progrès mais un indice de pérennité. Elle se pourra être pleinement fonctionnel lorsque comme le souligne Charles Taylor, elle aura été suffisamment schématisé pour pouvoir passé à l'histoire. Compte tenu de sa popularité, je dirais que ce n'est pas encore le cas.
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  • Roland Berger - Abonné
    31 décembre 2011 09 h 44
    La réaction de la droite
    Au Québec, comme ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Europe, au plus fort du mouvement d'indignation, la droite s'est tue. Puis, peu à peu, à mesure où le mouvement s'essoufflait, elle s'est remise à rabâcher son discours habituel : «Ailleurs, c'est bien pire qu'ici. Restez tranquilles, sinon vous allez empirer les choses.» (Voir Luc Godbout cité ci-dessus par Éric Desrosiers.)
    Roland Berger
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  • Roufa Therrien - Inscrit
    31 décembre 2011 09 h 49
    Le laboratoire de l'occupation continue
    Il serait faux de conclure après la lecture de cet article que le mouvement d'occupation, en tant que brassage d'idées et d'applications de méthodes de créer une communauté dynamique et équitable, est terminé.

    À Ottawa où j'habite, nos tentes ne sont plus loties autour d'une fontaine dans un parc, mais nous continuons nos activités dans plusieurs lieux accessibles au public. Nous continuons à nous faire connaitre par les 99% et le 1% en menant des actions sur le terrain. Nous continuons à élaborer des stratégies qui créent l'ambiance sociale et vraiment solidaire dont notre mouvement a besoin pour être durable.

    Comme ailleurs, on veut s'assurer que la pérennité de notre message soit reconnue, on veut continuer la discussion, dans les deux langues s.v.p., jusqu'à ce que quelque chose bouge vraiment.
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  • Photodan - Abonné
    31 décembre 2011 10 h 17
    L'impatience et l'incompréhension des «spécialistes»
    Ce qui me frappe dans les commentaires, c'est qu'on essaie de voir le résultat final de l'action des indignés. Ainsi, on veut leur accoler une étiquette avec suffixe en isme et on n'y arrive pas, on veut les cantonner dans une catégorie et on y arrive pas, on propose qu'ils ne sont que l'aboutissement des théories de vieux auteurs et ça ne colle pas. Alors, ultimement on condamne ouvertement ou à mots couverts, le mouvement d'indignation.

    Or, ce n'est pas parce que notre capacité d'analyse est dépassée qu'il ne se passe pas sous nos yeux, quelque chose d'important, voire de durable. Je propose donc de regarder le mouvement évoluer avant de le juger. On peut le comparer à une nouvelle recette qui s'élabore sous nos yeux, mais dont nous ne connaissons pas l'esthétisme et la saveur finale.

    L'humilité de l'observateur me semble donc présentement plus indiquée que la capacité de juger immédiatement du résultat de ce mouvement social sans précédent.
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  • Photodan - Abonné
    31 décembre 2011 10 h 25
    L'Abbé Pierre et l'indignation
    On se rappellera que le mouvement de l'indignation a connu une formidable poussée sous l'action de l'Abbé Pierre après la deuxième Grande Guerre. Et, je me souviens que celui-ci disait que l'homme moderne avait perdu quelque chose de très précieux, soit sa capacité de s'indigner. Je ne peux donc que me réjouir de cette capacité retrouvée par l'humanité.

    Alors, en ce qui concerne la filiation du mouvement des indignés, il ne faudrait surtout pas négliger ce précurseur qui a eu et a encore un impact politique considérable dans les moeurs de la société française et ailleurs.
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  • MystHalo - Inscrit
    31 décembre 2011 10 h 33
    chez nous, on en jase autour de la dinde...
    Bien sur, le printemps arabe a eu un effet catalyseur sur notre conception de la démocratie. On a compris jusqu'à quel point une population peut s'indigner contre les excès de sa classe dirigeante, et comment la spiritualité a joué un rôle central dans cette révolution. Ici, notre mouvement des 99% s'est essoufflé parce qu'il était basé sur des revendications purement économique. Je suis d'accord avec M. Harvey Mead, la cible était la bonne, et nous faisons bien de nous inquiéter de l'écart grandissant entre les riches et les pauvres. D'ailleurs partout sur la planète, ce fossé qui sépare riche et pauvre est bien plus important que ce qui s'observe chez nous. Est-ce une raison pour dormir sur nos deux oreilles? Je ne croirais pas... Je crains le jour où des manifestations seront brutalement repraissés
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    31 décembre 2011 10 h 37
    Et l'indignation ne fait que commencer.
    J'ai vu des vidéos qui proviennent des USA qui montrent des gens qui se moquent des policiers dans certains endroits publics, style danser en douceur dans une gare de train au point de se faire arrêter par les policiers et à peu près se moquer d'eux qui, disent les manifestants, abusent de leur pouvoir.

    Le peuple américain n'a pas la même histoire que le peuple au Québec. Mais il pourrait bien inspirer des mouvements semblables. On dirait que nous sommes une époque à cheval entre deux mondes, l'ancien (qui semble devenir de plus en plus répressif!) et le nouveau (bouillant d'idées nouvelles) qui voudrait bien émerger.
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  • MystHalo - Inscrit
    31 décembre 2011 10 h 43
    suite
    brutalement réduite à néant, chez nous, par des militaire à la solde d'un gouvernement au service des grands intérêts privés. Je craint de voir notre Canada, notre continent se transformé en une sorte du Russie où les médias n'ont pas de libertés ou presque, où le système de justice est une caricature, et où les gens se laisse mourir à petit feu du cancer car ils n'ont pas les moyens de se payer un bon médecin. Nous avons encore la chance d'empêcher ce fléau chez nous, les bases d'un système juste ont été jeter. Nous payons suffisamment d'impôt pour que le gouvernement nous offre les services qu'il nous a promis, nous devons simplement empêcher la racaille et les profiteurs de piger dans le trésor public, combattre l'évasion et l'évitement fiscale. Et finalement, nous devons nous regarder dans le miroir, et nous demander sérieusement, est-ce que la consommation abusive de biens et services, de loisir et spiritueux, me rendra plus heureux, où dois-je plutôt aller vers les autres et m'impliquer un peu plus à rendre cette société meilleur pour les moins chanceux.
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  • Ben_Dupuis - Inscrit
    31 décembre 2011 10 h 48
    l'echec innéluctable du capitalisme sauvage
    Je suis toujours sidéré par les réponses de la droite politique a un mouvement, et aux revendications lui attenant, comme celui des indignés. Que nous disent-ils ces indignés? 1) que la richesse est concentrée entre les mains d'un poignée d'individus; 2) que la classe moyenne s'effondre sous le poid de la dette collective; 3) que le contrat social, donc la paix sociale, ne tient plus. 4) que le development durable est la seule réponse valable. Il ne faut pas detenir un PhD en économie pour ce rendre compte que ces 4 afffirmations sont une vérité de la palice. On a qu'a observer le monde dans lequel on vit. La droite politique semble aveugle a ce simple constat: 1) le capitalisme =>croissance économique =>croissance de la consommation=>croissance de la production=>croissance de l'exploitation des ressources, et ce, a l'infinie. Hors nos ressources sont limitées, donc problemes a l'horizon... A quand un nouveau modele axé sur le development durable et équitable? Cette course folle en foncant dans le mur durera tant que les dirigeants, complices de fait, sentiront qu'ils peuvent presser le citron. Et le citron, c'est nous, citoyens de cette petite planete bleue.
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  • Mbinzo - Inscrit
    31 décembre 2011 11 h 27
    Il faut continuer en 2012
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  • Helpaul - Inscrit
    31 décembre 2011 13 h 06
    L'Indignation suffira-telle?
    Est-ce par compassion que les autorités n'ont pas expulsé les Indignés des parcs ou tout simplement parce qu'on savait que le mouvement allait s'essouffler et disparaitre de l'écran-radar des médias?
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  • homocalculus - Inscrit
    31 décembre 2011 14 h 37
    L'indignation... à suivre...
    Le problème avec les indignés (révoltés) c'est qu'ils(elles) n'ont pas la chance...d'être écoutés par les grands décideurs (politiciens) comme l'ont les riches de ce monde. Or, ce sont ces mêmes riches qui "contrôlent" les politiciens et ce sont ces mêmes riches, qui, voyant leur "pouvoir menacé" donnent instructions (par le biais de leurs sous) aux politiciens de "tasser les indignés" voire même s'en débarasser. C'est ainsi, que les services policiers (payés par les politiciens (nos taxes...) les chassent de leurs gîtes peu confortables, mais sachant fort bien, dans leur for intérieur, que les indignés ont tout à fait raison !
    Les indignés sont en situation de faiblesse devant le système "débile" qui fait que la richesse, non seulement est mal distribuée mais est détenue par une minorité de richissimes de ce monde et que 95 % des citoyens crèvent...
    Tant que ce système de "droit de propriété" ne sera pas entièrement revisé et renversé, les indignés demeureront des indignés... Puisque tout le monde, riches et pauvres, est d'accord que ce système n'a pas de bon sens, on risque d'être prêts d'une révolte mondiale, et c'est commencé...
    Amen
    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • cpoulin - Inscrit
    31 décembre 2011 14 h 59
    L'absence de perspective historique
    La grande faiblesse dans ce dossier, me semble-t-il, c'est l'absence de la perspective historique. C'est comme si on ignorait complètement les crises passées et ses dérives idéologiques et politiques. Retournons à nos livres d'Histoire pour retrouver les point de repère utiles qui permettront d'éviter les erreurs du passé et peut-être d'y voir plus clair à propos des solutions pour l'avenir. Autrement cet exercice de réflexion risque de prêter à confusion. Claude Poulin Québec
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  • France Marcotte - Abonnée
    31 décembre 2011 17 h 04
    L'indignation comme marque de yogourt
    Quelqu'un a dit (furtivement) l'autre jour que l'indignation, comme la révolte, devait, quand elle se manifeste, être saisie par les intellectuels qui peuvent l'amener à un stade subséquent sinon la situation contre laquelle on se révolte risque de se durcir encore plus qu'avant.

    Curieusement, les intellectuels ne se sont pas clairement manifesté pour saisir la balle au bond, trop occupés je suppose à s'auto-congratuler par leurs publications hermétiques respectives, sinon nous serions déjà passés à un stade subséquent plutôt que de répéter le mot "indignation" jusqu'à en avoir des haut-le-coeur et de le rendre vidé de sens comme une outre vide, exactement comme l'avait compris Andy Warhol en répétant ad nauseam la même image pour la rendre insignifiante pour de bon.

    Allo docteur, j'ai une indigestion d'indignation, que dois-je faire?
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  • Daniel Berube - Abonné
    1 janvier 2012 12 h 52
    @ France Marcotte
    Solution éventuelle pour votre indigestion d'indignation :

    Pour quelques mois, diminuer autant qu'il se peut votre consommation d'indignation. Voir même éviter d'en voir, d'en "sentir", d'en discuter... donc, quand vous verrez un texte où ce mot se trouve, passez par dessus ce texte, allez voir les section modes, voyages, cuisines, sports...

    Dites-vous une chose... : les "intellectuels" ont pas mal de pain sur la planche de ce temps çi; que l'on ne pense qu'aux contextes politiques, autant fédéral que provincial que nous vivons ici; que l'on jette un coup d'oeil au niveau économique (l'euro...); les valeurs économiques et/ou environnementales en conflits... et ce n'est pas dû au fait que ce sont des "intélect" qu'ils (elles) auront solution aussitôt le problème posé... parfois des périodes d'observations, de réflexion, de partage d'idées et d'opinions (choses qui demandent un temps minimum pour se faire) donc, ces temps seront nécessaires afin d'y trouver solution; et solution à des problèmes parfois vus pour la première fois peuvent demander réflexion et recherche plus longues que problème semblable déjà rencontré et solutionné de par le passé.

    Remarquez par contre que je vous comprend, moi aussi j'aimerais beaucoup mieux voir des solutions apportées que la liste de problèmes répété encore et encore... mais pour convaincre le plus de monde possible, un même problème doit être répété, reviré, représenté sous une nouvelle forme, afin de permettre à tous, autant qu'il en soit possible, de faire la bonne interprétation du problème en question.

    Et pour terminer... il n'y a peut-être pas encore assez de gens souffrant de la chose: pour plusieur, les valeurs sociales et communautaires défendu par le mouvement ne les touchent pas encore, faisant encore partie de la "classe moyenne", étant travailleur syndiqué et sur le point de prendre leur retraite... ces derniers se sentent plus ou moins touché par ces problè
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  • Daniel Berube - Abonné
    1 janvier 2012 13 h 07
    @ France Marcotte (II)
    et pour... re-terminer...

    J'ai personnellement confiance au printemps 2012 pour qu'une nouvelle étape de ce changement se manifeste, et ce, sous une autre forme. Nous avons eu l'occasion de voir (lire) que le mouvement était encore actif, qu'il y avait rencontres et continuité, de nouveaux moyens, de nouveaux objectifs sont à l'étude. Alors, je vois les activités de ces regroupements comme passant d'une étape à une autre, donc, une continuité dans l'avancé du projet.

    L'important est de cessé de critiquer, de "chialer" comme de quoi qu'ils ne font rien, ou que rien n'avance... et ainsi décourager ceux y travaillant... il faut laisser au fruit le temps de mûrir, et ainsi, devenir fruit... ou semence, voir même les deux...

    Certains changements ont mis parfois des années, voir des décénies a se réaliser. L'important est qu'ils soient retardé par la réflexion, la recherche et le partage d'opinions afin d'y trouver solution, et non qu'ils soient retardé par ceux travaillant à l'encontre de ces idéaux.

    J'ai souvent aimé la lecture de vos opinions sur bien des sujets, et je sais qu'il en sera de même en 2012, année que je vous souhaite des "plus meilleure" !

    Daniel Bérubé
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  • Helpaul - Inscrit
    1 janvier 2012 15 h 05
    @France Marcotte
    Mais nous les méprisons ces intellectuels... et ne les lisons pas en les taxant "d'hermétisme"...
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  • France Marcotte - Abonnée
    2 janvier 2012 19 h 28
    Hum...
    Mépriser les intellectuels?
    Qu'en savez-vous?

    Au contraire la remarque furtive dont je parle a été lancée par un intellectuel et je l'ai lue très attentivement.
    Mais être intellectuel ne nous met pas à l'abri des critiques des profanes quand ceux-ci osent se prononcer...dans leur plus simple appareil si je puis dire.
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  • parade21 - Abonné
    2 janvier 2012 19 h 39
    Un dénominateur commun?
    Le printemps arabe. Les indignés de l’Espagne et les manifestations en Grèce contre les coupures dans les conditions de travail, de vie et de services publics. L’Inde qui se soulève contre la corruption des fonctionnaires. Occupy Wall street qui conteste le capitalisme et la crise de 2008, avec ses conséquences sur les conditions d’existence des américains pauvres et de la classe moyenne. Qu’est-ce que tous ces phénomènes ont en commun? Certainement un rejet des pratiques démocratiques classiques selon les régions visées. En Europe, dans le monde arabe, en Amérique du nord, en Inde. Et probablement que cette traînée de poudre démocratique va se répandre dans d’autres parties du monde. Les populations n’acceptent plus d’être les pions des décideurs politiques et économiques qui déterminent en très grande partie nos conditions d’existence. Une crise économique. Le soutien étatique aux institutions financières responsables de celle-ci. Et le lendemain, on coupe dans les services publics, santé, éducation et sécurité sociale, pour résoudre l’augmentation de la dette de l’État provoquée par cette aide. Et qui paie la facture? Les pauvres et la classe moyenne qui s’appauvrissent.
    Au Québec, l’indignation dépasse celle des indignés du square Victoria. Et elle est politiquement et socialement mieux organisée. Pensons à la lutte contre l’exploitation des gaz de schiste et à la commission d’enquête sur la corruption. Les Indignés doivent aussi trouver leur forme d’organisation politique.
    Un vote aux quatre ans et on n’en parle plus. Ce n’est plus suffisant nulle part dans le monde. Le mur de Berlin est tombé en 1989 et l’Histoire s’est remise en marche. La démocratie se redéfinit sur de nouvelles bases partout dans le monde. Parmi les solutions économiques, il y a certainement une taxe mondiale sur les transactions financières et une véritable lutte aux paradis fiscaux.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 21 h 02
    Revue de quelques flashs sur 2011 (1)
    On n’a plus entendu parler au Téléjournal de la SRC de cet employé (un indigné) d’une banque européenne (paradis fiscal), qui avait été mis en état d’arrestation, après s’être emparé de la liste de clients (internationaux) de cette banque où ces derniers détenaient des fonds et placements, esquivant le fisc dans leurs propres pays. Certains clients apparaissant sur cette liste étaient des Canadiens et leurs noms auraient été divulgués par les autorités policières au ministère du Revenu canadien pour fins d’examens et d’enquêtes. Or, silence depuis ce temps! Cette histoire a-t-elle été étouffée dans l’oeuf?

    Peut-on faire confiance aux hauts fonctionnaires du fisc, quand on a appris en 2011, dans le cadre du scandale de la corruption dans l'industrie de la construction, que des malversations entre certains agents du fisc provincial et certains contribuables ont eu lieu pour éviter l’impôt? Qu’en est-il du fisc fédéral? Comme coïncidence, le gouvernement Harper a adopté une entente entre le Canada et les Bermudes, concernant l’échange de renseignements sur des questions fiscales, légalisant ni plus ni moins l’évasion fiscale de Canadiens détenant des fonds dans des paradis fiscaux...
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 21 h 04
    Revue de quelques flashs sur 2011 (2)
    ”Ces ententes... prétendent entamer le secret bancaire des États de complaisance qui accueillent chez eux des fraudeurs de tout acabit.
    (...) Mais, nonobstant ces prétentions, ces ententes favorisent sourdement le fonctionnement et le développement mêmes des paradis fiscaux, car elles prévoient en outre que tout acteur canadien qui place ses actifs dans un pays offshore signataire d'un tel traité puisse les rapatrier au Canada sans payer d'impôt.”

    Citation tirée de l’article d’Alain Denault, “Bourse de Toronto aux Bermudes - Les liaisons dangereuses”, dans Le Devoir du 28 décembre 2011:
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 21 h 13
    Revue de quelques flashs sur 2011 (3)
    Or, pendant ce temps, au Canada, les autorités fédérales consentaient tacitement à abriter les proches du dictateur milliardaire déchu de la Tunisie, Ben Ali, responsable de l’appauvrissement de sa population, et qui avait fui son pays, lors de la révolution populaire de tunisie. Comme quoi, les grandes fortunes peuvent aussi se retrouver illégalement ou légalement au Canada sans trop d'encombre! Au surplus, le gouvernement conservateur adopte en 2011 des lois répressives et décide de construire de nouveaux pénitenciers. On peut se demander ce qui justifie de telles dépenses, la criminalité étant en baisse au pays. Serait-ce contre de possibles révoltes populaires? On a eu aussi droit à notre automne des indignés, après et pendant l’occupation des indignés de Wall Street.

    Ces indignés constatent que finalement les oligarques industriels et financiers profitent des paradis fiscaux, des largesses et de la complaisance de l’Etat et des impôts de la classe moyenne. Qui a dit que ces corporations créaient de l’emploi? Elles sont plutôt intéressées à faire fructifier leurs placements, et parallèlement, en tant qu’oligarques industriels, devenus par leurs placements oligarques financiers, ils contribuent, en faisant partie de cette élite financière, et de ces mouvements boursiers spéculatifs, à prendre en otage les Etats et leurs populations, en leur intimant de mettre la hache dans leurs dépenses budgétaires, auxquelles dépenses ces sociétés participent de moins en moins.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 21 h 21
    Revue de quelques flashs en 2011 (5)
    Ces indignés de Wall Street constatent que, finalement, les oligarques profitent des paradis fiscaux, des largesses et de la complaisance de l’Etat, tout autant que des impôts de la classe moyenne. Qui a dit que ces oligarques créaient de l’emploi avec leurs richesses accumulées? Ils sont plutôt intéressés à faire fructifier leurs placements. Les oligarques industriels, devenus par leurs placements oligarques financiers, contribuent, en faisant partie de cette élite financière (banques, etc.), et de ces mouvements boursiers spéculatifs, à prendre en otage les Etats et leurs populations, en leur intimant de mettre la hache dans leurs dépenses, auxquelles ces sociétés participent de moins en moins. Car, au Canada, le taux d’imposition des corporations a encore été réduit par le gouvernement conservateur, d’autant plus que ces mêmes corporations peuvent désormais bénéficier d’un paradis fiscal au Canada. (Revoir l’article d’Alain Denault ci-haut).
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 21 h 26
    Revue de quelques flashs en 2011 (6)
    Ne désirant plus contribuer à la répartition de la richesse par les programmes sociaux, le grand capital financier et industriel influence donc les dirigeants politiques, les acheminant tranquillement vers une quasi-abolition de l’Etat, en les incitant à privatiser une bonne partie des services publics et sociaux, auxquelles les oligarques (actionnaires majoritaires de grandes corporations et détenteurs d'empires industriels et financiers) ne désirent plus contribuer. Par ailleurs, ces oligarques lorgnent du côté de certaines entreprises publiques qu’ils désirent acquérir, puisque celles-ci s’avèrent rentables et profitables. En les acquérant, ils s’enrichiront davantage, en en contrôlant les tarifs à la population.

    Comme certains dictateurs cupides du Maghreb, responsables de l’appauvrissement de leurs populations, et délogés lors du printemps arabe de 2011, ces oligarques (qui se rendent invisibles par le dédale de leurs entreprises labyrinthiques) se rendront à leur tour impopulaires. Ils sèment aujourd'hui l’engrais de futurs conflits sociaux.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    3 janvier 2012 17 h 45
    Bonne année à...
    ... France Marcotte et aux ceusses et celles de bonne volonté ! En 2012, je nous souhaite la fin des revendication corporatives, chacun tirant sur son bout du filet social. Tsinamo !
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  • Nelson - Inscrit
    3 janvier 2012 20 h 31
    Des ''canards sans tête'' (politiciens) ont donné leurs pouvoirs aux requins de la finance, que nous mordent sans pitié.

    Les requins de la finance international ont à genoux toutes les démocraties de la Planète, en utilisant pour ainsi faire les pouvoirs donnés par les démocraties elles mêmes, (dérégulations, déréglementations de la finance, bas taux d'intérêt, etc).

    LES CRISES DU PRIVÉ résultant de leurs spéculations, leurs bulles financières, leurs sub-prime , leurs papiers toxiques des dettes impayables distribuées en catimini au monde entier, mêlés à d'autres papiers en faisant ainsi des ''produits'' indéchiffrables...cotés AAA, bien entendu) ET CES CRISES DU PRIVÉ ONT ÉTÉ TRANSFÉRÉS AU PUBLIQUE, DES DETTES ET DÉFICITS ACTUELS DES PAYS.

    Le monde entier est otage d'un poignée des malades (s'ils étaient sains il ne feraient pas souffrir autant des gens, millions des chômeurs et des gens sur le pavé ) qu'abusent en utilisant le pouvoir donné en plateaux d'argent par un gang des politiciens imbéciles, inconscients et irresponsables, de USA et Europe.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    7 janvier 2012 22 h 57
    Je suis heureuse de vous lire
    Merci aux indignés(es) qui m'ont ouvert les yeux sur ce qui se passent dans les hautes sphères.
    Merci Roufa et continuer votre bon travail.
    Merci Nelson pour votre témoignage... je me sens moins seul à vous lire... votre raisonnement est une lumière.
    Merci MJ de nous éclairer davantage par vos connaissances
    Merci Parade21.. je regarde dans la même direction que vous.

    Ce soir, j'ai l'impression que le Devoir a permi à vous les écrivains du Québec de mettre le doigt sur les vrais bobos de notre société. Je suis vraiment fière de vous.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    7 janvier 2012 23 h 25
    J'apprécie vos raisonnements
    MystHalo - samedi 31 décembre 2011 10h43
    J'apprécie votre élan du coeur, votre questionnement face à l'avenir. Je suis heureuse de vous lire. Certes la peur et l'insécurité peuvent nous habiter et nous hanter à comprendre et à voir clair dans les jeux des mlliardaires réunis en consortium qui ont sédui nos politiciens, qui les influencent et les manipulent. Ces politiciens pensent que nous ne savons rien et que nous ne voyons rien. Albert Einstien disait : Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceuix qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

    Nous voilà dans cette situation, il faut saisser de regarder et de laisser faire. J'apprécie les Indignés car je me sens moi-même indignée. Jean-Jacques Rousseau a dit un jour : Il n'y a d'homme plus complet que celu qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. Nous avons énormément de travail à faire... j'ai l'impression que chacun de vous, ici ce soir, êtes sur le point de prendre une grande décision. Je me sens soulagée ce soir de vous avoir lu. Je vais me coucher en pensant que nous sommes plusieurs à avoir compris et que maintenant qu'il faut agir.

    Merci au Devoir d'avoir permi à ces perrsonnes de s'exprimer. J'ai compris que nous sommes plusieurs. Et je vous quitte avec la pensée de Teilhard De Chardin : L'avenir est entre les mains de ceux et celles qui peuvent proposer aux générations de demain des raisons valables de vivre et d'espérer.

    Merci à chacun de vous pour cette inspiration. Bonne nuit.
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