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2012, une bonne année? On verra...!

Lise Payette   30 décembre 2011  Actualités en société
Je n'ai pas de boule de cristal et je serais bien incapable de vous dire de quoi 2012 sera fait. Une chose est sûre, cependant, si on se fie à 2011 qui va se terminer dans quelques heures, nos vœux de «paix sur la Terre aux gens de bonne volonté» ne connaîtra pas plus un succès de foule dans l'avenir que par le passé.

La paix a pratiquement disparu à la grandeur de la planète. Vous l'avez sûrement compris vous aussi, la mondialisation n'est pas seulement économique. Nous avons le bonheur de vivre en même temps la mondialisation de la colère, de la pauvreté, de la violence faite aux femmes et aux enfants et de la guerre sans merci dont les objectifs ne sont jamais clairs et les méthodes aussi barbares qu'il y a 2000 ans.

Dans notre merveilleux siècle où les humains sont plus instruits que jamais, on vend encore des enfants, on viole des femmes comme butin de guerre et on laisse des peuples entiers mourir de faim sans cesser de fêter nos victoires en continuant d'affirmer la suprématie de certains d'entre nous sur d'autres, plus faibles et plus démunis. Nous tolérons l'intolérable en cultivant une bonne conscience qui nous dédouane de toute responsabilité.

On a chanté que la planète était un jardin... ce qui serait sans doute vrai s'il n'y avait pas ses habitants. Ce qui nous laisse perplexes aujourd'hui, c'est de penser que ça a probablement toujours été comme ça depuis 2000 ans. Et peut-être même bien avant... ce qui tendrait à démontrer que l'humain a très peu progressé pendant tout ce temps.

Bien sûr, les humains ont fait de formidables découvertes. Ils ont maîtrisé les rivières, dompté l'électricité et vaincu des maladies qui faisaient des ravages qu'on a peine à imaginer aujourd'hui. Ils ont découvert des continents, voyagé sur les océans et inventé les religions. Ils ont transmis leur savoir par l'écriture et la parole, ils ont envoyé des humains sur la lune et les ont ramenés toujours vivants. Malgré ces progrès, ils ont continué à faire des guerres qui devaient toujours être les dernières et ils ont pillé, sans regret, les réserves de la jolie petite planète qui leur était confiée.

Une fois sur la lancée, pourquoi pourrions-nous espérer que les humains soient si différents en 2012 de ce qu'ils ont été en 2011, ou en 2010, ou en 1997, ou en 1956? Ou même en 1237 ou en 993?

Si bien que pour prédire 2012, il suffit de regarder le passé, qui, dit-on, est garant de l'avenir. À moins d'avoir au fond de soi une réserve d'espoir qui permet de croire au miracle.

C'est cet espoir qui me donne envie de vous souhaiter de devenir les participants privilégiés de la grande transformation dont la planète aurait besoin et qui est peut-être commencée. Je sais que vous allez sourire, mais je veux y croire. Je veux que tous les Égyptiens qui ont occupé la place Tahir, les Tunisiens qui ont pris les rues d'assaut, les Libyens qui ont hurlé leur colère et tous les autres qui ont joint leurs voix à la révolte ne l'aient pas fait pour rien.

Je souhaite que les Russes continuent à redresser la tête, que les Français cessent de vivre la tête dans le sable, que les Italiens fassent leur grand ménage et que les Espagnols arrivent à retrouver la dignité qui les caractérise. Je souhaite que les Grecs retrouvent le sens de la démocratie. Je souhaite que les Américains ne se noient pas entièrement dans le tea party et que les Canadiens se réveillent avant qu'il ne soit trop tard.

Je souhaite que les «indignés» du monde entier ne reculent pas devant la tâche titanesque de refaire un monde meilleur que celui que nous avons maintenant. J'espère aussi que la Chine sera porteuse d'une société qui donne sa juste part à tous les humains qui la composent et qui cesse de bâillonner ceux et celles qui sont porteurs de paroles nouvelles.

Je souhaite que le Québec ait le courage de prendre sa place dans le monde qui se refera sans lui s'il n'agit pas maintenant. Nous devons trouver notre voix, car le temps nous est compté.

Je ne perdrai pas de temps à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012. Je vous souhaiterai, au contraire, une année stimulante, dérangeante et emballante... une année où votre tête et votre coeur devront être disponibles à plein temps. Une année faite de remises en question, de décisions à prendre et de défis humains importants. Une année dont on se souviendra tous longtemps. Une année où on fera tout ce qui doit être fait. Une belle année, quoi!
 
 
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  • Jacques Baril
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 01h12
    Une de plus, une de moins!
    Bonne année!

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 06h24
    En somme, ça ira mieux, à moins que ça aille mal...
    Les références chrétiennes de Mme Payette, voulant que la civilisation ait commencé il y a 2000 ans, ne nous aident pas à comprendre l'évolution des rapports de forces sur notre petite planète. Or on sait que l'organisation et le développement des cités, des communications, des voyages, des échanges et bien sûr des rivalités et des batailles ont commencé il y a au moins 10000 ans. Depuis ce temps, les occasions de coopération entre les hommes et les peuples ont sans doute été nombreuses, mais il semble bien que les conflits aient été tout aussi nombreux.
    Examinés dans cette perspective, la coopération, quand même assez récente, entre les États-Unis et la Russie dans les voyages aller-retour entre la terre et l'espace, en y ajoutant la participation du Japon, du Canada, de l'Union eurpéenne à la construction de la Sation spatiale internationale, sans oublier les consultations et la coordination qui se développent entre les pays du G-20, nous amènent à concevoir la paix et la gouvernance mondiale dans une perspective plus optimiste que pessimiste.

    Les souhaits de Mme Payette semblent aussi tout à fait réalistes...

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 30 décembre 2011 07h39
    On verra bien...
    ...si monsieur et madame Cro-Magnon de Néerdanthal se civiliseront un peu... Pourtant nous pensions bien que des millions et des millions d'années de civilisation avaient réussi à les policer quelque peu. Hélas ! ce n'est pas le cas.

    Seulement au Québec, nous avons pu constater, en 2011, que le chapardage des grands et petits singes a été élevé au rang de valeur québécoise. Le mensonge et la tricherie au statut de vertu... Et j'en passe.

    Que voient monsieur et madame Cro-Magnon ou leurs ancêtres les grands singes lorsqu'ils se regardent dans le miroir le matin ?

    Bonne année tout de même à tous !

  • AGL
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 07h44
    Faire du temps supplémentaire
    Chère Madame Payette,

    Merci pour vos voeux. Mais je crois sincèrement qu'avec nos coeurs et nos têtes, c'est du temps supplémentaire qu'il nous faudra faire. En lisant les titres ce matin, je me disais qu'il me faudrait taire ce que je crains vraiment : l'année 2012 n'en sera pas une bonne du tout. Mais pas à cause du calendrier Maya.

    Vous dites : aussi barbares qu'il y a 2000 ans ? N'y a-t-il pas eu un raffinement dans la barbarie et dans les méthodes de propager la peur, l'anxiété et déposer, encore, les terreaux fertiles à toutes les crises pour mieux contrôler ?

    J'aurais pu m'attarder sur la très inquiétante situation qui se dessine avec l'Iran. Mais je regarde aussi du côté des messages : les Canadiens sont trop endettés, chose que l'on nous rabâche depuis des mois. La SCHL proteste et réfute l'idée que l'achat d'une maison est un endettement « négatif ». Il y a bien des mois que je prends ce message pour de la grosse manipulation. Pourquoi ? Cela m'apparaît évident, mais bien malsain et surtout, une méthode pour faire le lit à des dérangements plus graves qui n'apporteront qu'une pression supplémentaire pour diriger le troupeau plus facilement. Quand on veut notre bien... quelle perversité ! Je divague ? C'est ça le problème et on ne veut pas y faire face.

    Maintenant et en 2012, il faut d'abord la conscience et mettre ses lunettes anti-poudre-aux-yeux. Cela implique de cesser de s'attacher à des standards pour juger des gens et des situations. C'est de réaliser que les règles que nous avons établies sont humaines, non pas naturelles ou divines. L'économie du temps de ma mère, c'était de ne rien gaspiller. L'économie de nos jours, c'est un dieu destructeur et cela n'a plus rien à voir avec le sens, le bon sens. Quand je lis René Vézina, je me dis : c'est malheureux, mais nous en sommes à devoir combattre les gens qui propagent sans arrêt la niaiserie, même si, en toute bonne foi, ils nous livrent

  • Djeep
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 08h02
    Violences
    Madame Payette,

    Au début de votre texte, vous parlez de violence « faites aux femmes et aux enfants » et vous oubliez, sans doute par réflexe féministe, celle faites aux hommes. Un rappel pour vous dire que la violence est universelle et mondiale. Elle touche tous les membres de la famille humaine.

    Une Bonne année en santé à vous.

  • Pierre Vincent
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 08h10
    La découverte des continents, une grande réalisation de l'humanité?
    Bonjour Mme Payette,

    J'apprécie énormément vos chroniques et notamment celle de ce matin. Mais je ne comprends pas votre choix de la découverte des continents comme grande réalisation de l'humanité. Prenons le cas de notre continent, l'Amérique. Les Européens qui l'auraient découvert y ont notamment massacré les populations indigènes, en les faisant presque disparaître, ou en continuant de les maltraiter jusqu'a nos jours, notamment au Canada...

    Pour le reste, j'endosse pleinement votre message d'espoir et je vous souhaite une autre année remplie de chroniques intéressantes et stimulantes, tant pour vous que pour nous tous.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 30 décembre 2011 08h47
    Aux grands maux les grandes explications
    Les grands maux, il faut des grands moyens pour les expliquer.

    Moi je souhaite que les journalistes approfondissent leurs analyses.
    S'il faut passer par la philosophie, la psychanalyse, l'histoire, l'archéologie, l'anthropologie...que sais-je, alors qu'on le fasse.
    Si la vérité est dans les archives, dans le passé, dans les bas-fonds...qu'on aille la chercher.
    Si les compétences font défaut, qu'on appelle du renfort, ce ne doit pas être au détriment de la vérité.
    Ici par exemple madame Payette vous me décevez, vous n'allez pas au fond des choses.
    Marilyn French, elle, dit que le patriarcat, qui dure depuis des décennies sinon des millénaires, mène directement au totalitarisme. Les guerres ne sont pas le fait de tous les habitants de la planète-jardin transformée en lit de mort et d'injustice.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 08h50
    Je nous souhaite du courage.

    Vous avez bien raison madame Payette de dire qu'il nous faudra du courage pour que le Québec prenne sa place dans le monde.

    Il nous faudra beaucoup de courage pour dire oui au moment opportun.

    Pourquoi du courage? Parce que ce serait faire preuve de faiblesse que de rester dans le Canada alors qu' on y est pris comme dans un carcan.

    On n' y peut pas faire ce qu'on voudrait faire dans ce pays étant donné qu'on y est sous surveillance de la part d'Ottawa et qu'on n'a pas tous les pouvoirs qu'on aimerait bien avoir pour être en mesure de construire notre propre pays comme nous l'entendons.

    Et en plus, nous n' y sommes pas les bienvenus étant donné qu'on n'y respecte même pas notre langue.

    Certains disent de François Legault qu'il est courageux parce qu'il ose essayer de rompre avec les vieilles idées d'indépendance en voulant s'attaquer plutôt à ce qu'il considère comme les vrais problèmes . Ce n'est pas à mes yeux du courage dont fait preuve François Legault mais plutôt de manque de courage.

    Il se met plutôt la tête dans le sable en refusant de reconnaître que notre principal problème est le fait que nous ne disposons pas de tous les moyens nécessaires pour affronter l'avenir avec confiance à cause de la constitution canadienne que nous sommes contraints de respecter.

    En vous préoccupant aussi de ce qu' il se passe dans le monde, vous démontrez aussi que vouloir la souveraineté pour le Québec ce n'est pas vouloir se replier sur soi-même, comme on essaye de nous le faire croire dans certains milieux, mais bien plutôt vouloir s'ouvrir encore davantage sur le monde.

    Le repli sur nous-mêmes il nous est imposé dans l'état actuel des choses étant donné que dans bien des domaines nous ne pouvons agir par nous-mêmes étant donné que la responsabilité relève d'Ottawa et non pas du Québec.

    Il nous faudra du courage parce que vouloir la liberté ce n'est pas rechercher la facilité. C'est bien au contraire vouloir être pl

  • Denis Paquette
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 08h53
    Nonne année
    Bonjour Mme Payette, oui, de nouvelles consciences émergent
    Il arrive toujours un temps ou les doctrines hier utiles, deviennent complètement dépassées,
    Pour toutes sortes de raisons, le monde hésite et prend peur, le monde possédant tellement d’inertie.
    Le plus difficile c’est de renouveler les doctrines.
    Bien sûr il y a des choses d’accomplies mais il y en a tellement à accomplir
    Sur ce, madame je vous souhaite une bonne et heureuse nouvelle année

  • Pierre Cardinal
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 09h28
    Le changement, c'est nous.
    "...et que les Canadiens se réveillent avant qu'il ne soit trop tard."

    Demain, il sera déjà trop tard. Seul la pensée magique peut nous faire croire qu'une nouvelle année est porteur d'espoir et de changement. Quand le changement est nécessaire, il faut être ce changement et se sortir la tête de l'autruche (dixit CAQ et compagnie). Le confort et l'indifférence n'apporteront pas un monde meilleur.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 09h32
    Une bonne année pour le Québec
    À la mi-février, la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité va déposer son rapport à l'Assemblée nationale du Québec.

    J'intuitionne qu'il sera remarqué et remarquable. Si attendu est-il.

    Tiens, dans le National Post de ce matin, lors d'un sondage pancanadien, on apprend que plus des 2/3 des Canadiens sont en faveur d'une aide médicale active à mourir. Et au Québec, c'est à 81 % !

    Plus nous apprendrons à mieux terminer nos vies, plus nous apprendrons à mieux les vivre.

    2012 sera très bonne, car vous serez dans Le Devoir, chaque vendredi, madame Payette. Merci d'écrire.

  • Amsterdam
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 10h38
    dégénération
    la grande transformation dont la planète aurait besoin et qui est peut-être commencée...
    Cette transformation peut arriver seulement si chacun de nous se regarde dans le miroir. Nous avons oublié d'aimer. Quand on vit dans une société où plus de 56 % des cellules familiales éclatent, Quand on peut avorter comme bon nous semble, quand on veut se débarasser des personnes agées (Québécois de souche car les immigrants ont encore du respect pour leurs aieux) par l'Euthanasie.
    Quand on banalise la mort, ect...c est tout le contraire de l amour.
    Le monde peut seulement changera par l amour, par la dignité et le respect de la vie.

  • Yves White
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 11h07
    Merci. merci et merci
    Un gros merci pour ce commentaire, j'allais dire lucide, mais pour éviter la confusion je dirai donc réaliste. Et oui, malheureusement, la motivation des grandes choses est souvent lié à l'orgueil. Vouloir être les meilleurs, montrer notre évolution comme un trophée. Finalement s'individualiser pour se justifier, pour prendre notre place comme toutes les recettes du bonheur remplissent tous ces livres.

    Votre souhait est de revenir à la base, soit notre responsabilité (la seule qui soit vraiment individuelle) de faire que ce que nous sommes, ce que nous faisons, donne un monde meilleur en commençant autour de nous, par le partage, oui faire vraiment notre part dans la communauté, la notre et celle globale. Nous sommes des êtres sociaux et non individualistes, la raison de vivre sur cette terre est d'apprendre à vivre en communauté et ceci en traitant tous et chacun sur le même pied comme nous voudrions être traités tout simplement.

    La pseudo richesse, la maladie, la couleur, le sexe, la force, l'intelligence, notre situation à la naissance sont aléatoires et non le résultat de ce que nous sommes.

    Alors être découle directement du comment nous agissons avec les autres, tous les autres, sans aucune exception

    Merci madame pour nous montrer, de nous partager votre cœur!

  • Real Rodrigue
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 11h35
    Paix sur la Terre...
    ...aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Si nous sommes de bonne volonté, quoi qu'il arrive, nous aurons fait notre possible et nous n'aurons rien à regretter. Encore faut-il que toutes nos actions répondent à ce qui est réellement beau et bien, s'accordent avec ce qu'il y a de bon partout sur la Terre. Saint Augustin disait: Aime et fais ce que tu veux. Demeurer dans l'amour alors que se multiplient les injustices, que l'écart entre riches et pauvres se creusent, que les Québécois lésinent encore sur leur avenir au lieu de s'assumer avec courage et détermination... ce n'est pas facile du tout. Enfin, je souhaite que l'indignation gagne du terrain et s'exprime avec toujours plus d'intensité dans l'année qui vient. Merci pour votre chronique que je ne manque jamais de lire, et à tous ceux et celles qui aujourd'hui lui font écho d'une manière ou l'autre. Bonne année à vous tous.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 11h48
    À Djeep
    Vous auriez aimer que Madame Payette ajoute : « ... et aussi à quelques hommes »? De grâce, regardez les statistiques, analysez les raisons qui poussent des femmes à violenter leur conjoint ou leur amant.
    Roland Berger

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 12h35
    Un texte magistral de Madame Payette
    Dans un texte magistral qui pourrait figurer sur toutes les tribunes du monde, Madame Payette nous livre ici un texte qui mérite qu'on l'imprime et le relise tout au long de l'année lorsqu'on sent fléchir en soi l'espoir d'un renouveau ou menacer le cynisme dévastateur qui nous guette au tournant des déceptions multiples et variées des conjonctures de l'histoire, notre histoire nationale et celle du monde.

    Reconnaissance à Madame Payette.

    jalonde@ca.inter.net
    Gatineau

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 12h49
    À Marie Mance Vallée
    Vous avez raison, les grands singes se donnent toujours en spectacle, même s'ils ont un peu changé d'apparence. Le problème, c'est de savoir les déceler là où ils sont. Bien sûr, ceux qui sont au pouvoir sont plus exposés que ceux qui n'y sont pas. Mais on peut trouver du "chapardage" là où on ne l'attendait pas. Je crois encore qu'il faut faire attention à ce que l'on souhaite, on peut l'obtenir...

  • Chantal_Mino
    Abonné
    vendredi 30 décembre 2011 12h54
    Bonne et heureuse année à vous Mme Payette ainsi qu'à tous les québécois et citoyens de la terre!
    La lumière fait maintenant jour. Après plus de 2000 ans, il n'est jamais trop tard ... À ceux qui l'ont vu, toute nuit sera maintenant éclairée et teintée de cette lumière qui refera certainement surface le jour suivant.

    Les nuages s'évaporent tranquillement pour laisser aux citoyens de la terre admirer ce ciel bleu magnifique qui nous a été donné.Prenons en soin,il est non seulement le fondement de notre vie sur terre pour nous préserver des photons du soleil dont nous avons quand même besoin pour vivre,mais il représente aussi la pureté et la bonté qui fait partie de tout être humain qui sait en être à l'écoute.Et ce n'est pas parce qu'il y a des nuages qui reviennent quelques fois dans le ciel,que celui-ci s'assombrit pour laisser place à des orages ou des tempêtes que le ciel bleu a pour autant disparu...celui-ci reviendra un jour ou l'autre,car c'est lui qui nous nous protège et est toujours présent jour après jour jusqu'à notre mort.

    Nos yeux ouverts et conscientisés ne se refermeront plus candidement au gré de nos dirigeants...malgré les médias qui contrôlent et limitent l'information, internet aidant maintenant à cette fin.

    Le temps des gens malhonnêtes est compté,qu'ils se le tiennent pour dit.Il leur reste peu de temps avant de rectifier leur parcours et penser davantage au bien commun,sinon ils assumeront les conséquences de leurs actions malhonnêtes et devront voir à réparer leurs erreurs.

    Oui, la tâche est titanesque, mais avec des gens de votre calibre, tels que Louise Beaudoin, Jean-Martin Aussant, Amir Khadir, Françoise David, Jacques Duchesneau, Marc Bellemare, Yves Séguin, Julius Gray, Jean-Pierre Ménard, etc., nous allons y arriver.Des gens intègres osent s'affirmer de plus en plus et défier ce système public et syndical où le règne de l'omerta est imposé par une minorité qui demande la totale loyauté envers leurs comportements inacceptables et à l'encontre du bien commun.

  • Liliane
    Abonnée
    vendredi 30 décembre 2011 14h06
    Bonne Année Lise Payette, à vos proches et à tous vos blogueurs et lecteurs
    Vous avez un terrible esprit de synthèse ce vendredi pour parler de ce qu'il y a à bâtir ou à rebâtir... Merci pour vos paroles très justes.
    Ma première préoccupation pour notre société c'est d'augmenter la conscience collective... D'augmenter la vigilance qui nécessite de l'attention et de l'estime pour qui nous sommes et ce que nous valons comme peuple et comme territoire. Qui sommes-nous et que voulons-nous pour nous -mêmes et nos enfants dans ce pays. inutile de vouloir "pas de chicane" ça se peut pas... Arrêtons de rêver et ayons le courage de faire face avec les mots nécessaires, les lois nécessaires, les interdits et les permis nécessaires...
    Si nous travaillons pour nous, nous aurons la paix en nous et entre nous. Dehors les super opportunistes et les miroirs aux alouettes. Il le faut pour aller de l'avant.
    L'évolution est une denrée rare et ça fait longtemps que je me pose la question: Comment se fait-il que plus nous avons des informations, des connaissances, moins nous les appliquons pour nous faire du bien ?
    C'est une grande question philosophique avec de multiples tentacules et des millions d'exemples. Je généralise même si je sais que beaucoup de connaissances sont disponibles pour nous faire du bien. Il y en a trop qui ne servent à rien, au vide, des connaissances tablettées, ignorées...et des savants oubliés parce que les industries n'en ont pas besoin... Wow, j'ai dit une vérité sur les chercheurs qui font de la recherche en fonction des intérêts fondamentaux des humains. Ils sont peu nombreux. Des gouvernements qui refusent ou limitent tellement la recherche fondamental c'est dangereux.

  • Nelson
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 14h22
    Oui Lise, ou nous arretons de nous comporter en predateurs sans merci, ou nous disparaitrons.
    (clavier sans accents et sans correcteur francais)

    Un grand consensus parmi les scientifiques et mouvements humanistes du monde entier vais dans le sens de controler nos peurs de manquer de quoi survivre , avarices, cupidite, en detruissant continuellement notre environnement et entre nous....ou l"Univers continuera son chemin sans nous.

    Donc, je repond oui a votre invitation de devenir participants priviligies de grands changements que la humanite a besoin.

    Il est essentiel a mon avis ne pas elire des gouvernements que couchent avec les marchands de la mort (armes) et les petroliers.
    Ils organissent des guerres sans arret, des ""affaires"" obligent.

    Avec un partie infime de nos depenses en armes nous pouvons regler la faim et le rechauffement de la planete.

    En recuperant la propriete de notre petrole nous pourrions rouler a 30 cents le littre...(au meme titre que nous roulons avec des prix de la electricite plus bas que le prix international)....et nous pourrions financer des energies propres, comme le veut Hubert Reeves.

    Pour cela il nous faut tous prendre les responsabilites que sont les notres...en evitant elire des politiciens bourreaux vers nous memes et la nature.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 30 décembre 2011 17h13
    À Rolland Berger et à Djeep
    Djeep a raison. La notion de violence fait aux femmes constitue pour moi une sorte marque déposée, inspirée de l'annonce faite à Marie peut-être?- et qui occulte celle faite aux hommes et même généralement aux enfants.

    Parlant de statistiques, tous les 4 jours, au Québec, les accidents de travail tue une personne, et comme les métiers à risques sont majoritairement des hommes ça dépasse largement le nombre de femmes qui meurent suite à diverses agressions, et dans ces cas là il n'y a ni poursuite ni coupable, que des amendes ridicules. La majeure partie des enfants soldats sont des garçons de même que ceux qui décèdent dans la guerre à la drogue, principalement en Amérique du Sud, et j'en passe. La violence, qu'elle soit faites aux hommes aux femmes ou aux enfants est souvent de nature différente mais est toujours innacceptable, et ce n'est pas parce que les responsables des violences meurtrières contre des garçons ou des hommes sont des hommes que cela gomme les victimes.

  • vincent dostaler
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 17h17
    Espoir
    Trois nouveaux paradigmes nous placent devant la nécessité, mais aussi la possibilité d’agir… Pour la première fois de l’histoire, les humains, par leurs excès, menacent leur propre survie. Pour la première fois de l’histoire, les informations nécessaires à la prise de conscience de ce fait circulent à travers toute la planète. Et pour la première fois de l’histoire, les outils qui peuvent permettre une mobilisation à l’échelle mondiale sont en place.

  • Michel Richard
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 18h01
    avez vous un pistolet
    que je me tire une balle dans la tête ?

    Ben non.

    Mais vous écrivez: "La paix a pratiquement disparu à la grandeur de la planète" le pensez-vous vraiment ? Pendant des siècles l'humanité s'est entre-tuée à coups de mitrailleuses, d'obus, de bombes, à coup de couteau, d'épée et de massue.

    Il reste du chemin à faire, il faut toujours vouloir plus de paix, (et je suis content de pas habiter en Syrie par les temps qui courent), mais nous ne sommes tout de même pas à une époque où les guerres font des morts par millions ! Staline et ses grandes famines, Napoléon et ses batailles opposant la chair aux canons, Antietam, Bull Run, Gettysburg chez nos voisins du sud . . . des dizaines de milliers de morts et blessés en une journée !

    Sans parler des guerres du 20e siècle auxquelles on pense plus, mais aussi sans oublier l'Algérie, l'Indochine, l'Iran et l'Irak.

    Je ne veux pas dire que tout est rose aujourd'hui, loin de moi. Mais votre propos éclipse tout le progrès qui a été fait.

    2012 ne sera pas parfaite. Il faut continuer à lutter contre l'injustice et la violence, mais reconnaissons les succès passés, et sachons que nous sommes bien mieux que bien des générations qui nous ont précédées.

  • lectrice assidue du devoir
    Inscrite
    vendredi 30 décembre 2011 18h42
    @Djeep
    Je regrette de vous dire que le féminisme n'a jamais, au grand jamais, tué autant d'hommes que le machisme, y compris celui qu'on retrouve dans «toutes» les grandes religions.
    @ Mme Massicotte, que les mâles se fassent tuer à la guerre, certes c'est très malheureux, mais rares sont les femmes qui ont déclenché une guerre.
    Mais bien sûr je suis d'avis aussi que toute violence est déplorable.
    Jacinthe

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 30 décembre 2011 20h41
    À Jacinthe
    Quelqu'un ici a-t-il accusé le féminisme d'avoir tué qui que ce soit? Ce n'est pas le cas de l'humanisme, dont je me réclame, non plus d'ailleurs...

    Peu de femme ont eut accès au pouvoir mais Tatcher comme Golda Meir en ont déclanché.

    Je n'ai pas parlé des "mâles" qui se font tuer à la guerre, mais bien des enfants soldats qu'on enbrigade et dont on bourre le crâne; mais effectivement beaucoup d'hommes y vont aussi, de force et, pour reprendre votre langage, de plus en plus de "femelles" y vont aussi, volontairement.

    Tout ce que je dis c'est que je auis contre cette notion qui fait abstraction des violences autres que celles faites aux femmes, même lorsqu'elles sont généralisées et donne à mon avis une fausse vision du monde, le divisant en bonnes et méchants, mais peut-être que cette notion est un refuge pour le féminisme qui n'en mène pas large, faisant aussi abstraction du fait que la majorité des êtres humains sont bons, justement, comme vous et moi et pourquoi pas Djeep? Mais il y a les systèmes, et des millénaires derrière nous, mais il y a l'éducation des enfants... ou ce qui en tient lieu, et l'être humain... si fragile.

  • Nelson
    Inscrit
    vendredi 30 décembre 2011 23h45
    Rien à voir 1)violance vis-à-vis les femmes et les enfants, 2)violance des guerres tue enfants, 3)violance de quelques femmes vis-à-vis des hommes.

    Ils sont tous des phénomènes différents.

    Il ne faut jamais minimiser, relativiser, mystifier la violence faite aux femmes.

    Le féminisme est une réponse très, très tiède face à un phénomène si vaste , si répandu, si terrifiant, que les abus faites aux femmes.

    UN SEUL EXEMPLE :,
    22 millions des femmes interrompent leur grossesse chaque année sans aide médicale, en grand partie à cause des hommes et des églises fanatiques menés par des hommes. 47 mille meurent.

    OMS ''Globalement, le nombre d'avortements est estimé à 42 millions par an, ce qui correspond à un taux moyen de 29 pour 1'000 femmes de 15 à 44 ans. Environ 22 millions de ces interventions se passent illégalement dans des pays qui interdisent totalement l'avortement ou qui ont des lois très restrictives. Cela se passe alors souvent dans des conditions déplorables - avec des conséquences graves pour la santé des femmes. Environ 47'000 femmes meurent chaque année des complications d'avortements clandestins bâclés, selon les estimations de l'OMS.''

    Harper vient de couper l'aide médicale dans des programmes pour les femmes du Tiers Monde qu'interrompent leur grossesse...ce que ne ferait surtout pas à sa mère et ses filles.
    Monseigneur Ouellet non plus.

  • Claude Girard
    Abonné
    samedi 31 décembre 2011 05h04
    merci !
    merci.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 31 décembre 2011 17h59
    "Relativisation" versus banalisation.
    Mon intention n'est pas de relaviser la violence dont sont victimes les femmes ni de nier les statistiques amennées ici...

    Mais j'ai été frappé récemment, et ainsi amenée à qualifier l'expression "la violence faite aux femmes" de "marque déposée", par le suicide d'une jeune fille victime d'intimidation, le tollé qui a suivi, débouchant sur des manifs; pourtant, l'intimidation est connue depuis des années, les vicitimes étant surtout les présumés gais ou musulmans, et parmi eux un certain nombre se sont sûrement suicidé, mais ils sont absents des médias et JAMAIS NOMMÉES, comme les victimes "d'accidents" de travail: normal, c'est banal, la majorité des suicides chez les jeunes sont le fait de garçons. Il a donc fallu prononcer les paroles magiques, faut croire, pour qu'on s'émeuve et que ça bouge. Il en va ainsi dans d'autres dossiers comme celui des victimes de la violence arbitraire des policiers: celle qui se solde par arme à feu vise essentiellement des hommes vivant des problèmes de santé mentale, des itinérants, ou des jeunes issus de l'immigration.

    La violence dans les démocraties a peu en commun avec celle, principalement, de l'Afrique noire. Là, il y a celle que vous avez citée, mais aussi celle que j'appellerais sociale, débouchant sur la corruption, les luttres fratricides et une misère presque généralisée, conséquences en bonne partie de siècles d'esclavage, de colonisation. Et même aujourd'hui les causes sont POLITIQUES et souvent dûes au protectionnisme économique. Mais de ça on n'en parle très peu: trop concernés?

    Ici, le féminisme oublie de nombreux dossiers: Mme Lapointe portait seule celui des femmes monoparentales dont l'aide sociale est coupée à cause de la pension de leur conjoint; les produits de beauté, à base de pétrole sont infects, parfois mortels, et mëme ici Harper est anti-femmes, dont une majorité voteraient pour lui. Pourquoi? Toute vérité est bonne à dire.

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