2012, une bonne année? On verra...!
Je n'ai pas de boule de cristal et je serais bien incapable de vous dire de quoi 2012 sera fait. Une chose est sûre, cependant, si on se fie à 2011 qui va se terminer dans quelques heures, nos vœux de «paix sur la Terre aux gens de bonne volonté» ne connaîtra pas plus un succès de foule dans l'avenir que par le passé.
La paix a pratiquement disparu à la grandeur de la planète. Vous l'avez sûrement compris vous aussi, la mondialisation n'est pas seulement économique. Nous avons le bonheur de vivre en même temps la mondialisation de la colère, de la pauvreté, de la violence faite aux femmes et aux enfants et de la guerre sans merci dont les objectifs ne sont jamais clairs et les méthodes aussi barbares qu'il y a 2000 ans.
Dans notre merveilleux siècle où les humains sont plus instruits que jamais, on vend encore des enfants, on viole des femmes comme butin de guerre et on laisse des peuples entiers mourir de faim sans cesser de fêter nos victoires en continuant d'affirmer la suprématie de certains d'entre nous sur d'autres, plus faibles et plus démunis. Nous tolérons l'intolérable en cultivant une bonne conscience qui nous dédouane de toute responsabilité.
On a chanté que la planète était un jardin... ce qui serait sans doute vrai s'il n'y avait pas ses habitants. Ce qui nous laisse perplexes aujourd'hui, c'est de penser que ça a probablement toujours été comme ça depuis 2000 ans. Et peut-être même bien avant... ce qui tendrait à démontrer que l'humain a très peu progressé pendant tout ce temps.
Bien sûr, les humains ont fait de formidables découvertes. Ils ont maîtrisé les rivières, dompté l'électricité et vaincu des maladies qui faisaient des ravages qu'on a peine à imaginer aujourd'hui. Ils ont découvert des continents, voyagé sur les océans et inventé les religions. Ils ont transmis leur savoir par l'écriture et la parole, ils ont envoyé des humains sur la lune et les ont ramenés toujours vivants. Malgré ces progrès, ils ont continué à faire des guerres qui devaient toujours être les dernières et ils ont pillé, sans regret, les réserves de la jolie petite planète qui leur était confiée.
Une fois sur la lancée, pourquoi pourrions-nous espérer que les humains soient si différents en 2012 de ce qu'ils ont été en 2011, ou en 2010, ou en 1997, ou en 1956? Ou même en 1237 ou en 993?
Si bien que pour prédire 2012, il suffit de regarder le passé, qui, dit-on, est garant de l'avenir. À moins d'avoir au fond de soi une réserve d'espoir qui permet de croire au miracle.
C'est cet espoir qui me donne envie de vous souhaiter de devenir les participants privilégiés de la grande transformation dont la planète aurait besoin et qui est peut-être commencée. Je sais que vous allez sourire, mais je veux y croire. Je veux que tous les Égyptiens qui ont occupé la place Tahir, les Tunisiens qui ont pris les rues d'assaut, les Libyens qui ont hurlé leur colère et tous les autres qui ont joint leurs voix à la révolte ne l'aient pas fait pour rien.
Je souhaite que les Russes continuent à redresser la tête, que les Français cessent de vivre la tête dans le sable, que les Italiens fassent leur grand ménage et que les Espagnols arrivent à retrouver la dignité qui les caractérise. Je souhaite que les Grecs retrouvent le sens de la démocratie. Je souhaite que les Américains ne se noient pas entièrement dans le tea party et que les Canadiens se réveillent avant qu'il ne soit trop tard.
Je souhaite que les «indignés» du monde entier ne reculent pas devant la tâche titanesque de refaire un monde meilleur que celui que nous avons maintenant. J'espère aussi que la Chine sera porteuse d'une société qui donne sa juste part à tous les humains qui la composent et qui cesse de bâillonner ceux et celles qui sont porteurs de paroles nouvelles.
Je souhaite que le Québec ait le courage de prendre sa place dans le monde qui se refera sans lui s'il n'agit pas maintenant. Nous devons trouver notre voix, car le temps nous est compté.
Je ne perdrai pas de temps à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012. Je vous souhaiterai, au contraire, une année stimulante, dérangeante et emballante... une année où votre tête et votre coeur devront être disponibles à plein temps. Une année faite de remises en question, de décisions à prendre et de défis humains importants. Une année dont on se souviendra tous longtemps. Une année où on fera tout ce qui doit être fait. Une belle année, quoi!
La paix a pratiquement disparu à la grandeur de la planète. Vous l'avez sûrement compris vous aussi, la mondialisation n'est pas seulement économique. Nous avons le bonheur de vivre en même temps la mondialisation de la colère, de la pauvreté, de la violence faite aux femmes et aux enfants et de la guerre sans merci dont les objectifs ne sont jamais clairs et les méthodes aussi barbares qu'il y a 2000 ans.
Dans notre merveilleux siècle où les humains sont plus instruits que jamais, on vend encore des enfants, on viole des femmes comme butin de guerre et on laisse des peuples entiers mourir de faim sans cesser de fêter nos victoires en continuant d'affirmer la suprématie de certains d'entre nous sur d'autres, plus faibles et plus démunis. Nous tolérons l'intolérable en cultivant une bonne conscience qui nous dédouane de toute responsabilité.
On a chanté que la planète était un jardin... ce qui serait sans doute vrai s'il n'y avait pas ses habitants. Ce qui nous laisse perplexes aujourd'hui, c'est de penser que ça a probablement toujours été comme ça depuis 2000 ans. Et peut-être même bien avant... ce qui tendrait à démontrer que l'humain a très peu progressé pendant tout ce temps.
Bien sûr, les humains ont fait de formidables découvertes. Ils ont maîtrisé les rivières, dompté l'électricité et vaincu des maladies qui faisaient des ravages qu'on a peine à imaginer aujourd'hui. Ils ont découvert des continents, voyagé sur les océans et inventé les religions. Ils ont transmis leur savoir par l'écriture et la parole, ils ont envoyé des humains sur la lune et les ont ramenés toujours vivants. Malgré ces progrès, ils ont continué à faire des guerres qui devaient toujours être les dernières et ils ont pillé, sans regret, les réserves de la jolie petite planète qui leur était confiée.
Une fois sur la lancée, pourquoi pourrions-nous espérer que les humains soient si différents en 2012 de ce qu'ils ont été en 2011, ou en 2010, ou en 1997, ou en 1956? Ou même en 1237 ou en 993?
Si bien que pour prédire 2012, il suffit de regarder le passé, qui, dit-on, est garant de l'avenir. À moins d'avoir au fond de soi une réserve d'espoir qui permet de croire au miracle.
C'est cet espoir qui me donne envie de vous souhaiter de devenir les participants privilégiés de la grande transformation dont la planète aurait besoin et qui est peut-être commencée. Je sais que vous allez sourire, mais je veux y croire. Je veux que tous les Égyptiens qui ont occupé la place Tahir, les Tunisiens qui ont pris les rues d'assaut, les Libyens qui ont hurlé leur colère et tous les autres qui ont joint leurs voix à la révolte ne l'aient pas fait pour rien.
Je souhaite que les Russes continuent à redresser la tête, que les Français cessent de vivre la tête dans le sable, que les Italiens fassent leur grand ménage et que les Espagnols arrivent à retrouver la dignité qui les caractérise. Je souhaite que les Grecs retrouvent le sens de la démocratie. Je souhaite que les Américains ne se noient pas entièrement dans le tea party et que les Canadiens se réveillent avant qu'il ne soit trop tard.
Je souhaite que les «indignés» du monde entier ne reculent pas devant la tâche titanesque de refaire un monde meilleur que celui que nous avons maintenant. J'espère aussi que la Chine sera porteuse d'une société qui donne sa juste part à tous les humains qui la composent et qui cesse de bâillonner ceux et celles qui sont porteurs de paroles nouvelles.
Je souhaite que le Québec ait le courage de prendre sa place dans le monde qui se refera sans lui s'il n'agit pas maintenant. Nous devons trouver notre voix, car le temps nous est compté.
Je ne perdrai pas de temps à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012. Je vous souhaiterai, au contraire, une année stimulante, dérangeante et emballante... une année où votre tête et votre coeur devront être disponibles à plein temps. Une année faite de remises en question, de décisions à prendre et de défis humains importants. Une année dont on se souviendra tous longtemps. Une année où on fera tout ce qui doit être fait. Une belle année, quoi!
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