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La personnalité de l'année 2011 - L’indigné

Stéphane Baillargeon   23 décembre 2011 23h27  Actualités en société
Manifestation à Montréal en octobre dernier, dans le cadre de «Occupons Montréal». <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Manifestation à Montréal en octobre dernier, dans le cadre de «Occupons Montréal».

À retenir

    Les finalistes au Québec pour la personnalité de l'année, selon notre journaliste:
    • Jacques Duchesneau, pour son rapport sur la collusion dans l’industrie de la construction.
    • Jack Layton et Stephen Harper, pour leur transformation du paysage politique canadien.
    • Pauline Marois et François Legault, l’une pour son vacillement, l’autre pour son ascension.
    • Wajdi Mouawad, auteur d’Incendies (neuf Jutra et une nomination aux Oscar), metteur en scène du controversé Cycle des femmes, avec Bertrand Cantat.
Le monde bouge, s’active, s’indigne, se révolte et bascule à nouveau. L’an 2011 a vu germer d’innombrables soulèvements dans beaucoup de pays, certains pacifiques et limités, d’autres violents et massifs, notamment dans les pays arabes. Il faut évidemment des révolutionnaires pour faire la révolution. Le révolté, l’insurgé, le manifestant, l’indigné sont donc devenus incontournables cette année.

«Ils sont en désaccord, ils revendiquent, ils ne sont pas désespérés, même si on leur a répondu à coups de gaz lacrymogènes et de pluie de balles, a expliqué le Time Magazine en choisissant «the protester» comme personnalité de l’année 2011. Ils ont littéralement incarné l’idée selon laquelle l’action individuelle peut apporter des changements collectifs considérables.»

Le mot de l'année

Dans le même esprit, le mot «occupy» a été couronné «word of the year» par le linguiste de la radio publique américaine. Le mot a servi à désigner les mouvements d’occupation qui ont germé dans les villes occidentales sur le modèle d’Occupy Wall Street, une pratique elle-même importée de l’Espagne. La terminologie virale est maintenant déclinée sur toutes les plateformes, avec des pages Facebook rigolotes et une place parmi les mots-clics les plus populaires de l’année sur Twitter, le réseau de microblogage.

Mais qui désigne ce mot? Y a-t-il un indigné-type, transfrontalier, quasi universel? À coup sûr, il est assez jeune, généralement éduqué et plutôt technophile. En plus, en général, l’indigné de l’année ne s’oppose pas à la mondialisation tout en souhaitant en modifier le cours.

Cela dit, il y a indigné et indigné, comme il y a occupation et occupation. Le Caire n’est pas Québec. La place Syntagma à Athènes n’est pas le Zuccotti Park de New York, ni le square Victoria de Montréal, ni la Puerta del Sol de Madrid.

La graine du printemps arabe 2011 a été semée à la fin de l’automne 2010, le 17 décembre, quand le jeune marchand de fruits tunisien Mohamed Bouazizi s’est immolé pour protester contre l’injustice de son traitement par les crapuleuses autorités qui rançonnaient sans cesse. Son décès, le 4 janvier, a déclenché des émeutes, entraîné la chute du président Ben Ali, mis le feu au Proche-Orient.

De l'Espagne

En Europe, le mouvement de contestation est parti le 15 mai quand quelques centaines de jeunes se sont rassemblés dans la capitale espagnole pour dénoncer le système économique enrichissant les riches, paupérisant la classe moyenne, la classe politique complice et inapte, l’avenir bouché. Le mouvement du 15 de mayo de «los indignados» s’est propagé et l’onde de choc a atteint Manhattan à la mi-septembre quand quelques dizaines de personnes ont décidé d’occuper Wall Street. Assez rapidement, le pays de la formule-choc a accouché d’un slogan claquant comme un drapeau: «Nous sommes les 99 %.»

Cette masse s’appauvrit sans cesse, paye ses impôts quand elle travaille, subit les effets catastrophiques de la dislocation économique, sociale et politique. Les happy few, le 1 % quoi, contrôlent un bon tiers des revenus annuels. Les indignés américains réclamaient d’abord une meilleure répartition des richesses. Ils parlaient finances, sauvetage des banques, primes aux dirigeants, dettes personnelles. Ils visaient souvent Wall Street davantage que Washington.

Les revendications ont vite gonflé pour inclure par exemple la légalisation des drogues et de la prostitution, la fin de la guerre en Afghanistan, le respect des lois environnementales. Les indignés européens comme les indignés canadiens et québécois ont aussi élargi la perspective pour réclamer une mutation profonde du «système», à commencer par plus de démocratie.

Les révoltés du monde arabe voulaient aussi se débarrasser des profiteurs en tous genres. Après tout, leurs sociétés exacerbent et reproduisent leurs pires défauts, avec magouilles, rapines, népotismes et dictatures à tous les étages.

Comme un pendule

Il faut tout de même se garder une grosse gêne et relativiser la réalité concrète des différentes indignations. Il a fallu peine et courage pour que le printemps arabe bouleverse fondamentalement certaines sociétés du Proche-Orient. Le peuple syrien paye encore quotidiennement de son sang sa volonté de vivre et de survivre autrement.

Les sociétés occidentales semblent plutôt osciller comme un pendule, des masses de la résignation aux franges de l’indignation. Dans son bilan de l’actualité 2011, la firme Influence communication affirme que «les indignés auront difficilement réussi à faire passer leur message dans les médias» et que «la plupart du temps, les médias ont rapporté les histoires de faits divers liés aux campements des indignés dans les villes canadiennes: itinérance, dangerosité des sites, drogues, interventions policières, etc.»

En fait, les relevés médiatiques montrent que, si la télé-réalité Occupation double avait été un mouvement d’indignés, elle aurait terminé en tête du palmarès de la médiatisation au Québec, devant Occupy Wall Street...

***

Cette série consacrée aux grands événements de 2011 se poursuivra jusqu'au 3 janvier, avec un nouveau texte mis en ligne à chaque jour.

 
 
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  • G. Yansoun - Inscrit
    23 décembre 2011 15 h 34
    Vivre la révolution
    La meilleure façon de se débarrasser d'un excès de poids, c'est de changer son mode de vie, Les Syriens ont adopté la même stratégie dans leur lutte pour se débarrasser de la dictature.
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    23 décembre 2011 20 h 04
    Jusqu'à la victoire !
    «Soyons réalistes, exigeons l'impossible.»
    Che Guevara
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  • zorba - Inscrit
    23 décembre 2011 20 h 33
    Vous êtes pas tannés de mourir, bandes de caves? C’est assez!
    un indigné du Québec!
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  • Richard Evoy Richard Evoy - Abonné
    24 décembre 2011 05 h 29
    Influence communication?
    Le mouvement #Occupy n'est d'après moi qu'une des manifestations visibles d'une idée, d'un "zeitgeist" et non d'un simple idéologie politique. C'est l'idée que le système actuel est corrompu au-delà de toute possibilité de réforme et que nous nous dirigeons tout droit vers la catastrophe planétaire si nous ne faisons rien. Que c'est le temps de reprendre le contrôle de notre destin collectif, de la nécéssité de remettre en question nos idées préconçues et nos valeurs individuelles et collectives dans l'espoir de pouvoir rebâtir une civilisation qui aura comme seul but le bien-être et la pérénité de l'espèce humaine et des autres espèces habitant la Terre. Contrairement à ce qui s'est passé à la genèse d'autres révolutions, ce n'est pas le message d'une "élite montante" qui essait de faire la promotion de son idéologie auprès de "masses populaires" stupides. C'est un mouvement visant à susciter des prises de conscience individuelles, sans stratégie, sans demandes et sans leaders. C'est, je crois, ce qui le rend si puissant mais, en même temps, aussi insaisissable pour des analystes habitués au cadre de pensée habituel. C'est un phénomène sans précédant parce qu'impossible avant l'avènement de l'internet. J'ai 48 ans , ingénieur et dirigeant d'entreprise et j'ose dire publiquement que je soutiens le mouvement. La semaine dernière à Sherbrooke à une conférence sur le Plan Nord, j'ai surmonté la peur du ridicule en prenant le micro pour demander à Jean Charest s'il croyait à la croissance économique infinie, Réponse du premier ministre?....du bla bla de politicien, une "cassette jovialiste" sans rapport avec la question. Que les journalistes du Devoir fasse leur travail et aille donc lui reposer la question, ou d'autre VRAIES questions... "Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu" - Victor Hugo
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  • vincent dostaler - Inscrit
    24 décembre 2011 05 h 34
    La responsabilité de manifester son indignation
    Les indignées des pays arabes ont besoin de l’indignation de l’Occident… en fait, de tous les humains dignes de ce nom.

    Notre avenir est indubitablement interconnecté au sein d’enjeux planétaires majeurs. À quoi bon payer de son sang pour la démocratie si dans vingt ans la survie dans un environnement totalement bouleversé devient un défit insurmontable? À quoi bon risquer de devenir la cible des tireurs fous d’États totalitaires si l’impérialisme et le corporatisme à l’échelle mondiale écrasent toute chance de parvenir à une vraie démocratie? À quoi bon chasser les tyrans si c’est pour donner encore plus de place au despotisme des marchés financiers?

    Les révoltes du Moyen-Orient, les « indignados » de Madrid, les occupants de Wall Street et de partout ailleurs appellent le même mouvement de changement pour la survie de la race humaine. Le mensonge, la cupidité, la corruption, la manipulation des médias de communication, la déresponsabilisation des citoyens, les obstacles aux libertés, à la créativité et l’innovation… Les mêmes adversaires. Le même combat!

    Trois nouveaux paradigmes nous placent devant la nécessité, mais aussi la possibilité d’agir… Pour la première fois de l’histoire, les humains, par leurs excès, menacent leur propre survie. Pour la première fois de l’histoire, les informations nécessaires à la prise de conscience de ce fait circulent à travers toute la planète. Et pour la première fois de l’histoire, les outils qui peuvent permettre une mobilisation à l’échelle mondiale sont en place.

    Les peuples, s’ils s’unissent, ne seront pas vaincus!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    24 décembre 2011 07 h 05
    L'humanité a toujours grandit de ce qui lui résiste.
    Mieux vaut des batailles constructives aujourd'hui que des explosions menant à des drames de plus en plus graves plus tard. L'être humain, la société aussi ont besoin de s'améliorer. On grandit de ce qui veut nous résiste...
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  • christinel - Inscrit
    24 décembre 2011 08 h 38
    Un pas vers l'écoute des humains
    Si nos dirigeants et les médias se mettaient un peu plus chaque jour à l'écoute des humains qui habitent cette terre, nous pourrions nous acheminer vers plus de justice, de partage et d'égalité.
    Occupy/occupons est un mouvement qui permet de penser que c'est possible. Grâce à ces jeunes, instruits et technophiles un mouvement de pensée se propage à l'ensemble de la population pour comprendre les vrais enjeux vers plus de justice.
    Occupy/occupons et avaaz.org sont deux réseaux sociaux qui me donnent confiance à l'être humain.
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  • parade21 - Abonné
    24 décembre 2011 08 h 39
    Des révolutionnaires ou des révoltés?
    Ils étaient bien sympathiques ces révoltés du square Victoria. Les médias nous en donnaient une image positive. Leurs paroles traversaient le mur de la conformité médiatique bien-pensante. Mais où allaient-ils? Dans quelle direction politique? Il me semblait assister à la création d'un vaste laboratoire de démocratie sociale. De la démocratie en direct? Mais qui allait porter cette parole et où? Ou plutôt quelle forme larvée ou mieux définie d'institutionalisation politique de cette parole allait pousser plus loin leurs messages. Car il y avait plus d'un message. La révolte est un cri. La révolution est la mise en forme de ce cri dans un programme politique, porté par un ou des partis et ultimement institutionnalisée. Pour le moment je n'entends qu'un cri. Le révolté s'indigne. Le révolutionnaire vise le pouvoir pour donner une forme concrète à son indignation et à sa révolte. Mais une première étape a été franchie. Et elle est mondiale.
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  • Pierre Girard - Abonné
    24 décembre 2011 08 h 54
    Poème d'un indigné et "Nous aurons" de Richard Desjardins pour changer le mode...
    Lors de ma visite au Square Victoria à Montréal des indignés d'Occupons Montréal, le 14 novembre 2011. Un gars de Québec récite un poème et j'ai intégré la chanson de Richard Desjardins, "Nous aurons". Chansons très poétique et optimiste qui parle de feux d'argent aux portes des banques et d'abatoires de millionnaires, etc...

    http://www.youtube.com/watch?v=ikj-HuGINfQ

    Je propose sérieusement cette chanson de Richard Desjardins comme chanson d'espoir mondiale pour changer ce monde, pour que nous puissions avoir tout ce qui nous manque... des roses noir pour tuer la haine et des réservoirs d'année lumière, etc.

    PG
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  • François Dugal - Abonné
    24 décembre 2011 08 h 58
    Les riches
    Les indignés ont beau s'indigner, les riches gouvernent dans l'impunité la plus totale. Les cabinets de relations publiques orchestrent une immense séance de maquillage. Le commun des mortels n'y peut rien. Les indignés ne font que se rendre compte de la supercherie.
    Joyeux Noël, enfants de la patrie!
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    24 décembre 2011 09 h 03
    Passer le message dans les médias
    C'est contreproductif de faire des efforts pour passer dans les médias si en fin de compte ça ne sert qu'à leur permettre de vendre plus de publicité et à enrichir nos adversaires politiques.

    En résumé, disons qu'il y a 3 groupes :

    1. Le 1% qui suscite l'indignation
    2. Les «indignés»
    3. Les «résignés»

    Le 1% se tient debout sur les épaules des «résignés» et se trouve hors d'atteinte des «indignés». Alors, à mon avis, en 2012, les indignés devraient perdre moins de temps à s'occuper du 1% et de leurs médias et passer plus de temps à s'occuper des «résignés», un par un.

    Les «résignés» devront nous expliquer pourquoi ils tiennent tant à continuer la violence, la corruption, la pollution et le gaspillage.

    Serge Grenier
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  • Marco - Inscrit
    24 décembre 2011 09 h 27
    Une médaille à l'insignifiance!!
    "En fait, les relevés médiatiques montrent que, si la télé-réalité Occupation double avait été un mouvement d’indignés, elle aurait terminé en tête du palmarès de la médiatisation au Québec, devant Occupy Wall Street..."

    Une telle idée, aussi tordue et tendancieuse qu'elle puisse être, rend compte cependant de la place qu'occupent la superficialité et la futilité dan le coeur et l'esprit de certains Québécois!! Mais qui s'indigne d'un tel phénomène?!...

    "La révolution révolue, tout'l'monde s'r'met à s'pogner le cul!!..."
    P. Latraverse.
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  • Louis Lapointe - Abonné
    24 décembre 2011 09 h 53
    La personnalité Québécoise de l’année
    Pour quiconque connaît un peu son histoire du Québec moderne, il n’y a aucun doute que la personnalité de l’année au Québec est un « indigné» du Canadien de Montréal, même si la révolte ne gronde que depuis quelques jours à peine. Rien à voir avec Wall street, la Tunisie, la Lybie et la Syrie.

    De tout temps, le Canadien de Montréal a été la bougie d’allumage ou l’éteignoir de nombreux événements déterminants dans l’histoire du Québec.

    C’est du coach et du nombre de joueurs québécois au sein des Canadiens que les Québécois vont parler à Noël et au Jour de l’an cette année.
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  • Matemiste - Abonné
    24 décembre 2011 10 h 26
    Indigné à Souhaits
    Selon moi, Le véritable présent cette année, c'est que beaucoup plus de monde est indigné qu'on le pense. Il y en a trop qui ne le savent pas encore... C'est tout. Ce documentaire présente un portrait écono-politique véritablement éclairé (2h30) pour faire changement des faits divers : http://www.youtube.com/watch?v=TLjq25_ayWM
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    24 décembre 2011 10 h 50
    Bien d'accord avec cette relativisation de l'indignation.
    Avant de commencer à s'indigner de ce qui se passe dans le monde pourrions-nous nous indigner de ce qui se passe ici?

    Le printemps arabe n'a pas eu besoin de l'occident, tout au contraire, car les dictateurs arabes en place étaient les alliés de l'occident. La spontanéité et la vitesse de la révolte pacifique en Tunisie personne n'a rien vu venir. L'occident n'a pas pu réagir et empêcher par ses moyens habituels d'opérations secrètes de consolider le pouvoir de ses alliés. Pour la Tunisie c'était trop tard, pour l'Égypte l'occident a traîné avant de céder la tête de Moubarak mais elle avait une autre carte, une armée égyptienne puissante qui encore pouvait contrôler la population et on voit encore aujourd'hui que la démocratie tarde à venir en Égypte. On a simplement remplacé le tyran par l'armée. La Libye, ça été le seul pays dans lequel l'Otan ait ouvertement intervenu. Il faut dire que le dictateur était plus caractérisé; mais est-ce vraiment la raison ou le pétrole y serait pour pour une bonne part?

    Arrêtons l'importation de l'indignation, il y a assez ici pour s'indigner; encore faut-il savoir pourquoi on s'indigne.
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  •  
  • jocelync - Inscrit
    24 décembre 2011 10 h 57
    Bravo !
    Toutes mes félicitations pour le génie du Times à se tenir beaucoup plus près des gens que la grande majorité de nos politiciens qui n'ont pas grand chose à foutre du principe de justice sociale.
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  • Alexandra Gagnon - Inscrite
    24 décembre 2011 12 h 00
    Félicitations!!
    Il était plus que temps qu'un mouvement de masse se produise afin d'exprimer son écoeurantite du capitalisme dans lequel nous vivons. Ce système est la loi du plus fort et à ce que je sache, nous n'habitons pas dans une jungle moderne!! Bravo aux indignés qui se sont exprimés!! Et qui ont parlé pour tous les moutons qui ne sont pas encore réveillés!
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  • Marco - Inscrit
    24 décembre 2011 12 h 19
    Une médaille à l'insignifiance (2)
    On pourrait en effet s'attendre à ce que le prochain sujet de cette étonnante et fort édifiante série soit "les déboires du club de hockey Canadiens"!! ^-^

    Go Devoir go!!...
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  • Daniel Berube - Abonné
    24 décembre 2011 14 h 02
    @ Matermiste
    Effectivement, je crois moi aussi qu'il y en a beaucoup plus que l'on ne le croit...

    Personnellement, j'ai écrit sur la porte de mon véhicule : " Je suis indigné" . Étant travailleur autonome, je suis sujet a me déplacer dans le secteur (Bas St-Laurent), et nombre de personne m'ont demandé ce que j'entendais par là, et ont demandé des explications. Je fus surpris de la quantité étant d'accord avec la chose, et reconnaissant que ça ne peut plus durer. Les sujets apportés furent nombreux : politiques, sociales, environnementales, gouvernementales, des banques, des multinationnales, de l'obsolescence, de l'utilisé-jeté toujours de plus en plus populaire... et pas question pour nos gouvernements de changer les choses ! Ça pourrait "nuire" aux marchés...
    En d'autres termes, les marchés sont plus important à protéger que l'environnement, que la santé des gens, voir même plus important que la population elle-même !

    Je fus comme résigné un certain temps, voyant le problème presque mondial comme étant intraitable; mais maintenant, réalisant qu'un nombre de plus en plus grand voient la chose du même oeil, une "espérance" est née, une espérance que seul le spirituel semblait en mesure de... ressuciter !

    La religion, la spiritualité nous enseignait qu'il était de beaucoup plus important d'être que d'avoir. Le marché de la consommation et de la publicité a réussi en partie à changer les choses, du moins pour un certain temps, mais la vérité reprend lentement sa place, comme le cours d'eau détourné de sa trajectoire habituelle reprendra sa place au prochain gros printemps ou importante montée d'eau... et plusieurs prennent conscience qu'ils sont devenus ce qu'ils ont; leurs avoirs sont devenus plus important que leur "être"... et si ils ont consacré leur vie a travailler sur la chose, eh bien, nous pouvons dire qu'il ne sont plus qu'elqu'un, mais qu'ils sont maintenant "quelque chose"...

    La société a fait de nous des numér
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  •  
  • Eve - Inscrite
    24 décembre 2011 17 h 01
    TOUCHÉ DANS LE MILLE
    Merci M. Baillargeon pour cet article placé à la une. Touché dans le mille. Vous avez bien saisi la nouveauté et spécificité de ce mouvement : la mise en avant d’actions individuelles ayant un impact collectif. Pour répondre au commentaire ci-dessus de parade 21, les Indignés d’Occupons Montréal dont je suis, préparent pour le printemps un document sur des engagements individuels. Un détail, néanmoins important, que vous avez oublié de mentionner dans votre historique du Mouvement en Amérique : c’est la revue vancouveroise Adbuster qui déclenché l’effet boule de neige en appelant une occupation à Wall Street.

    Dans les commentaires ci-dessus, mm. Evoy et Dostaler ont raison d’écrire qu’il s’agit d’un mouvement davantage axé (pour le moment) sur la prise de conscience des problèmes collectifs. La «Zeitgeist» dont il parle est une allusion à un film-phare portant ce nom.

    Quand on lit des réactions comme celles-ci, on est heureux de constater que les idées se répandent progressivement dans le 99% du peuple et que ce n’est pas seulement un mouvement réservé aux militants et éternels révolutionnaires. Il y a aussi, parmi les plus impliqués, des économistes à cravate, des diplômés des HEC, de nouveaux drop-out ex-brokers de la bourse.

    Dans un autre article de l’édition d’aujourd’hui, un groupe de jeunes chrétiens avant-gardistes, récupèrent même l’appellation non contrôlée d’«Indignés» pour leur compte en analysant la naissance et la vie de Jésus comme celle d’un indigné. Pourquoi pas. Il y a en effet une certaine réflexion spirituelle qui se fait dans le mouvement à Montréal. Dans la séparation démocratique entre Église et l’État, on a trop opposé ces deux niveaux de l’activité humaine et on se rend compte peu à peu que la politique sans cadre moral de probité est en train de détruire la planète. L’important dans ce slogan international «Nous sommes les 99%» est que chacu
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  • asclepios - Inscrit
    24 décembre 2011 17 h 33
    J'aime mieux l'édito de Descôteaux
    Monsieur Baillargeon,

    vous écrivez : «Il faut tout de même se garder une grosse gêne et relativiser la réalité concrète des différentes indignations.» Vous avez gobé sans réfléchir l'idée que nous n'avons pas à nous plaindre si on se compare aux autres pays. C'est une idée que les biens pensants se plaisent à adopter et diffuser autour d'eux.

    En réalité, c'est parce que nous ne sommes pas aux prises avec les mêmes problèmes qu'en Syrie ou qu'aux États-Unis que nous avons le devoir de manifester et de réveiller ces résignés qui ne demandent qu'à se faire raconter de belles histoires par les médias et continuer à croire que le prochain élu sera meilleur.

    Arrêtons-nous quelques minutes pendant les Fêtes et parlons avec nos proches du monde que nous voulons léguer aux générations à venir. Parlons de notre rapport à la publicité et aux médias. Parlons de notre rapport au confort et au temps. Travaillons sur notre écoute et essayons d'être moins individualistes.

    Joyeux Noël et bonne année!

    François Genest
    http://atenacite.blogspot.com
    @FGenest
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    26 décembre 2011 08 h 34
    Encadrer le résigné
    Qui est le résigné?, demande le journaliste.

    "À coup sûr, il est assez jeune, généralement éduqué et plutôt technophile. En plus, en général, l’indigné de l’année ne s’oppose pas à la mondialisation tout en souhaitant en modifier le cours."
    C'est tout?
    On aurait pu ajouter qu'il se méfie des médias traditionnels, même ceux qui parlent de lui.
    En traçant un portrait, on peu en profiter pour réduire la chose, la circonscrire, la définir.
    D'ailleurs, le choix de cette photo de l'indigné-type en première page me laisse perplexe: on dirait un homme d'affaire que l'argent fait taire. Est-ce un avertissement?
    Il ne faut pas que l'indigné se fasse d'illusion: la lutte sera féroce, la machine est puissante, écrasante et elle a plus d'un tour dans son sac...allant même jusqu'à se déguiser en indigné si c'est nécessaire.
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  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    26 décembre 2011 11 h 58
    Oups!
    Je parle de l'indigné, bien sûr...drôle de lapsus.
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    1 janvier 2012 16 h 37
    Les indignés de l'indignation
    Les critiques du mouvement Occupons se ressemblent : Les indignés ne savent pas ce qu'ils veulent, leur agenda n'est pas clair, ils rejettent tout et rien sans discernement, et encore, et encore. En somme, indignez-vous tant que vous voudrez, mais respectez l'ordre établi.
    Roland Berger
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