dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Garderie - Les 3000 places promises ne seront pas prêtes à temps

13 août 2003  Actualités en société
Québec — Le gouvernement Charest ne pourra pas livrer à temps les 3000 places en garderie promises en juin pour la fin de l'été.

Normalement, ces 3000 places devraient déjà être disponibles aux parents — ou sur le point de l'être — dans les garderies privées, conformément à l'engagement pris le 18 juin par les ministres Claude Béchard (Emploi, Solidarité sociale et Famille) et Carole Théberge (déléguée à la Famille).

Mais ce n'est pas le cas, et l'Association québécoise des garderies privées ne comprend plus rien à l'attitude du gouvernement dans ce dossier. «Nous n'avons pas encore été consultés», a déploré le président de l'organisme, Sylvain Lévesque, lors d'une entrevue téléphonique à la Presse canadienne.

La création d'une nouvelle garderie ou son agrandissement, «il faut que ça passe par les CRD [Comités régionaux de dévelopement] et il y a des délais», a-t-il dit, mécontent du fait que, selon lui, ces instances régionales en sont encore à définir les critères d'attribution des places. On lui a dit que les places seraient «en développement à partir de septembre» seulement.

M. Lévesque se dit fort «mécontent» du gouvernement libéral, qui semblait bien disposé à la contribution du secteur privé dans le développement du réseau des garderies — contrairement au gouvernement péquiste, qui avait imposé un moratoire — mais qui «recule» et paraît maintenant vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.

Il dénonce par ailleurs le processus de consultation présentement en cours, considérant que «les dés sont pipés en faveur des CPE [Centres de la petite enfance]».

En juin, la ministre Théberge s'était pourtant engagée à «faire de plus en plus appel aux garderies privées». Elle a refusé les demandes d'entrevue pour faire le point sur ses intentions.

Les CPE et les garderies privées se livrent une bataille rangée en vue de gagner la faveur du gouvernement Charest pour le développement du réseau.

Le gouvernement rend public aujourd'hui un document qui décrira les trois scénarios possibles pour assurer le financement et le développement de ce réseau. Toute la question de l'accessibilité — donc de l'universalité du système des garderies à 5 $ — sera au coeur des discussions. Mais la querelle que se livrent le réseau privé et les CPE pour accaparer la plus grosse part du gâteau risque de prendre le dessus.

Les garderies privées voudraient bien avoir pour elles les 36 000 places à créer, mais on sait déjà que la table est mise pour un système mixte, où cohabiteront différents types de services (CPE, garderies en milieu familial, garderies privées et haltes-garderies) et qui exigera des parents une contribution financière plus élevée, soit directement, soit par le biais de la fiscalité.

Au cours des prochains mois, les deux ministres responsables du dossier devront faire leur lit et privilégier l'un des trois scénarios sur la table. D'ici là, les 27, 28 et 29 août, ils entendront les recommandations des principaux groupes et organismes intéressés, à Québec et à Montréal, dans le cadre d'un processus de consultation entrepris au début de l'été.

Au cours des derniers mois, les personnes intéressées par l'avenir des services de garde pouvaient exprimer leur opinion sur le site Internet du ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille. Le ministère a reçu un nombre substantiel de courriels, indice de l'intérêt porté à ce sujet. Les gens avaient jusqu'au 11 août pour se prononcer.

L'objectif gouvernemental consiste à faire en sorte que le Québec compte 200 000 places en garderie d'ici 2006. Il faut donc créer d'ici là environ 36 000 places. Mais où? Et qui payera la note? Le gouvernement devra trancher avant longtemps et tenir compte du fait qu'il veut sabrer dans ses coûts. L'investissement public dans le réseau est passé de 250 millions de dollars, en 1997, à 1,3 milliard, en 2003, une explosion des coûts qui ne peut pas continuer, a-t-on jugé.

En juin, le gouvernement Charest s'était engagé à créer en moins d'un an 13 900 nouvelles places dans les garderies à 5 $, dont 3000 places dans les garderies privées, au cours de l'été 2003.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012