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Attawapiskat - Peuple invisible

Peuple invisible. C'était le titre d'un des percutants documentaires livrés par le duo Richard Desjardins et Robert Monderie il y a quatre ans. Le film fut lancé dans une indifférence contrastant vivement avec leur propos: l'inconfort et la misère grisonnant le quotidien de communautés algonquines laissées à elles-mêmes dans un tiers-monde nommé Québec. Avec en toile de fond l'éternel conflit sur les droits territoriaux, le film braquait les projecteurs sur l'absence d'eau potable, d'électricité et de repères vitaux de communautés autochtones oubliées. Ou ignorées?
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    12 décembre 2011 06 h 33
    De l'argent pour les coûteux jouets de guerre.
    Beaucoup d'argent pour les coûteux jouets de guerre de Harper mais coffres vides pour les criants besoins des autochtones du Canada.Le film de Desjardins-Monderie faisait la démonstration éloquente que les peuples autochtones du Canada,les Algonquins principalement, étaient traités par les gouvernements comme des citoyens encombrants et capricieux.
    Souvent accusés de gaspiller allègrement les fonds publics.Si tel est le cas pour certains, c'est le résultat du laisser-faire du gouvernement fédéral, tuteur de ces peuples premiers au Canada.Harper qui ne manifeste pas de sympathie pour les laisser pour compte a l'occasion rêvée de prouver le contraire.
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  • Saumure - Inscrite
    12 décembre 2011 10 h 03
    Où sont passés les sous
    Je trouve navrant que les journalistes omettent de dire que cette communauté a reçu du fédéral 80 millions de dollars pour une période de 5 ans. Il y a 1700 personnes, ça fait plus de 45 000 par personne (hommes, femmes et enfants) -- est-ce qu'il n'aurait pas été possible d'installer l'eau potable, de fabriquer quelques maisons, d'installer des systèmes sanitaires écologiques, de construire un fumoir communautaire pour conserver le gibier, etc. ? Et la communauté refuse qu'un tiers vienne inspecter ses finances ?
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  • Yvon Bureau - Abonné
    12 décembre 2011 10 h 47
    Complexe
    Bien aider est souvent complexe. Aider ne doit pas nuire.

    Le moins compliqué, c'est de décider d'agir ensemble, avec le plus d'honnêteté du monde et de compassion. En cohérence avec le réel, avec la réalité.

    Hâte au sommet. Pour des décisions et des engagements ENSEMBLE.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    12 décembre 2011 11 h 37
    Ah, les sous...
    «Saumure» est un bel exemple de déclarations démagogiques sans fondement. On sait exactement où sont passés les sous, la communauté ayant fait ses vérifications régulièrement et les ayant rendu publiques sur internet. De plus, des vérificateurs fédéraux travaillaient constamment dans la communauté d'Attawapiskat et faisaient le suivi des dépenses qui s'y faisaient. Donc, ça fait des années qu'on fait ce genre d'inspection et on sait exactement comment l'argent à été dépensé. L'administrateur qu'on vient de nommer est un séquestre qui va gérer la communauté à la place de ses élus, le conseil de bande. Ça c'est du colonialisme.

    Mais en temps de crise, quand la vie et la santé des gens est en cause, en général on répond par des mesures concrètes, d'urgence, comme l'a fait la Croix-Rouge et tardivement le ministère en promettant d'envoyer des maisons préfabriquées le plus tôt possible. C'est pathétique et insensé de faire des vérifications financières ad nauseam quand la vie des gens est en jeu.

    En passant, 70 ou 80 millions $ pour fournir tous les services et répondre à tous les besoins de la communauté (éducation, santé, loisirs, habitation, services publiques etc.) dans le nord, avec les conditions qu'on connaît, ce n'est pas la mer à boire, loin de là et on voit bien que c'est insuffisant.
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  • Pascal Barrette - Abonné
    12 décembre 2011 13 h 55
    La courte vue
    Les solutions sont contenues dans le Rapport Erasmus-Dussault, celui de la Commission royale sur les peuples autochtones, laissé depuis sur les tablettes.

    Comment se fait-il que personne ne semble vouloir l'en retirer, pire, ne regarde les tablettes d'un passé pourtant récent?

    Ne souffrons-nous pas tous d'une courte vue, voire, d'une amnésie qui cadenasse notre mémoire dans des capsules de quatre ans.

    Que sont devenus les membres de cette commission? Pourquoi ne prennent-ils pas la main de leur bébé?

    Pascal Barrette
    Abonné
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