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Noël conformiste

Quand il s'agit de problèmes impliquant des immigrants, les Québécois ont tendance à s'identifier à l'éléphant dans une ménagerie de verre. Ils ont peur de briser les lieux où ils sont tout de même aussi chez eux. Ils craignent de s'affirmer et de paraître de ce fait comme des dominateurs dont l'intolérance la disputerait à la xénophobie.

Les Québécois, au fil des décennies, ont remplacé leur idéal de pureté rattachée à l'éducation religieuse par une rectitude politique qui n'est rien d'autre qu'un vieux complexe d'infériorité collective maquillé en cette nouvelle vertu qu'est le conformisme social. Bref, c'est peu dire que, face aux problèmes suscités par les comportements de certains immigrants avec leurs exigences et leurs jugements sur la société d'accueil, les Québécois marchent sur des oeufs en souhaitant trop souvent se retirer sans mot dire sur la pointe des pieds.

Cette semaine, nous avons été à même de constater encore une fois cet état d'esprit grâce aux articles de nos confrères de La Presse sur la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans sa façon de traiter les cas qui lui sont soumis et qui impliquent des immigrants. Ceux, bien sûr, dont la culture d'origine vient fracasser de plein fouet certaines des valeurs qui nous servent (encore?) de références identitaires. Un jeune est battu régulièrement et avec violence par ses parents? Une jeune fille est gardée prisonnière dans la maison pour l'empêcher de sortir avec des garçons de son choix? Une autre risque d'être mariée de force à un homme choisi par le père?

Deux tendances se dégagent parmi les intervenants de la DPJ. Dans un cas, on veut sortir le jeune de sa famille comme on le fait parfois tout en accusant le parent fautif; dans l'autre, on tient compte de la culture d'origine de ces parents et dans certaines circonstances on préfère ne pas appliquer la Loi de la protection de la jeunesse. Certes, ces exemples ne sont qu'indicatifs et il faut y introduire toutes les nuances que suppose ce genre de situation. Cependant, une chose apparaît clairement: la tentation communautariste est dangereusement présente dans l'approche de la DPJ, qui a désormais recours à des spécialistes formés en psychologie, en psychiatrie et en service social, originaires de cultures différentes et qui eux-mêmes divergent quant au regard posé sur leur culture d'origine.

Une musulmane laïque, toute bardée de diplômes, n'aura pas tendance à accepter la notion de mariage forcé alors qu'une autre se réclamant de sa religion et d'obédience traditionaliste sera plus «compréhensive», voire complaisante face à des actes parentaux en contradiction avec nos valeurs «locales», dont on estime dans la perspective humaniste qu'elles sont universelles.

En ce sens, il est désormais impossible de nier que les Québécois de souche sont moins enclins à entendre les immigrants, majoritaires ne l'oublions pas, qui partagent nos valeurs communes que les immigrants se réclamant de leurs différences religieuses, souvent fondamentalistes, pour remettre en question nos lois, règlements et valeurs communes. Ce sont les juifs hassidiques, les islamiques, les Témoins de Jéhovah ou d'autres sectes chrétiennes qui revendiquent des accommodements qu'on a eu la mauvaise idée de qualifier de raisonnables et qui désormais sont entrés de plain-pied dans le vocabulaire courant. Ce sont des irréductibles religieux ou incroyants qui ont réussi à faire disparaître la crèche à l'entrée de Mont-Royal, traditionnellement habitée par une minorité importante de Québécois juifs qui n'a jamais estimé y voir là quelque problème.

Pourquoi la majorité des Québécois devient-elle si nerveuse, si frileuse, si obséquieusement impatiente à répondre favorablement aux extrémistes religieux non catholiques, précisons-le, alors qu'elle semble si agressive et même intolérante face à ceux de nos compatriotes qui osent se définir catholiques pratiquants? Ces derniers, soulignons-le, expriment peu d'exigences particulières, sinon celles d'être respectés et non ridiculisés.

Pourquoi dans ses institutions publiques la majorité des Québécois se laisse-t-elle imposer des règles de rectitude politique qu'elle prétend désavouer si on en croit les sondages? Et que dire aussi de ce psychodrame chaque fois que s'approche la grande fête annuelle appartenant à la tradition culturelle occidentale qu'est Noël? Pourquoi la majorité, si elle estime importantes ces célébrations de décembre avec leur symbolique religieuse impossible à effacer de la culture qui nous a définis, n'installe-t-elle pas devant les maisons des crèches, dont l'histoire enchante même les mécréants sans préjugés et plus nombreux que leur voix silencieuse le donne à penser, plutôt que ces grotesques personnages plastifiés gonflés à l'hélium et offerts dans les temples du bon goût wal-martien? Pourquoi ne pas afficher ses couleurs culturelles au propre comme au figuré afin que scintille dans la nuit hivernale la joie de ces moments de réjouissances familiales et amicales où le partage à travers des présents, la communion autour de repas extravagants arrosés de vins qui grisent l'esprit et réchauffent le coeur sont l'expression d'une tradition de joie et de la nostalgie de l'enfance?

Noël, fête de la vie, doit-il se vivre sur ce coin de terre développé par nos pères dans le silence, la noirceur et l'indifférence dans lesquels quelques chantres fondamentalistes, y compris les nouveaux clercs d'une laïcité devenue une sorte de religion avec son dogmatisme et son corps de doctrine, voudraient l'enfermer?
 
 
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  • michel lebel
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 06h19
    Boileau à la rescousse!
    Ce n'est pas votre meilleur texte, Mme Bombardier! Votre pensée est difficile à saisir. "Qui se conçoit bien, s'énonce clairement", disait vous savez qui. Votre texte est confus comme bien des Québécois à Noël! Meilleure fortune la prochaine fois!

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 10 décembre 2011 07h34
    Il ne faut jamais abandonner ses traditions .......
    Nous sommes une terre d'acceuil pour une multitude de peuples de toutes religions et de culture qui ont quitté leurs pays d'origine pour améliorer leurs conditions de vie et surtout leur liberté ..... Ces nouveaux citoyens se comportent généralement avec civisme et respect envers ceux qui les ont acceuilli .... Mais les Québécois doivent être lucides et réaliser qu'une infine minorité chez les juifs , les musulmants , les silks , les asiatiques ect, profitent de leur nouveau statut pour se servir de nos chartes de droits et de liberté pour tenter d'obtenir ce qu'ils n'ont pu obtenir dans leurs pays d'origine et ce pourquoi ils l'ont fuit ..... Ils n'oseraient revendiquer ce qu'ils demandent ici car ils seraient mis en prison et privé de liberté .....

    Les Québécois doivent se comporter comme une majorité fière , en confiance et sans complexes et vivrent ses traditions pleinement .... Pour cela , il ne faut pas accepter aucun accomodement déraisonnable qui fait injure a nos valeurs . Malgré la commission Bouchard-Taylor qui fut baclée par le gouvernement Charest , les administrateurs publiques n'ont pas les balises suffisantes pour se quider .... Il y a une carence de leadership de notre gouvernement élu quant nous voyons deux municipalités dont Gatineau qui doivent se munir d'un code de conduite pour les nouveaux arrivants .....

  • Jean Le May
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 08h30
    La grande chape, elle,est laîque.

    Ai très aimé cet article.
    A le lire, je me suis vu dans mon petit Québec hivernal perdu comme en une Russie catholique sous la dictature où il fallait ne montrer nos crèches , en famille seulement et encore.
    Aujourd'hui, la grande chape, elle, est laîque. Et niveleuse.
    Nos identités ne sont plus ce qu'elles étaient. Nos crèches reposent ailleurs, beaucoup de notre belle langue aussi. Et nos idéaux de grandeur de pays sentent la mitaine mouillées parfois. Les mots abondent mais la sève sociale s'assèche...
    Elle sort donc dans les bars et dans le monde pour s'abreuver, une personne à la fois, du délire ambiant loin , loin de la crèche et du parlement, loin du français , langue de travail, écoerés de la corruption généralisée et de la fanfaronade intra-partisane comme de la ritournelle télévisuelle et des tounes de Noêl
    Le peuple ne réagit plus? C'est qu'il est parti fêté, embrassé ses amis et sa famille puis travaillé le lendemain, acheté ses milliers de cadeaux, travaillé encore pour payer ses cartes de crédit...n'espère même plus une prochaine élection.
    Le peuple --demandez à chacun, chacune-- est tanné de se faire dire à quoi penser d'un bord comme de l'autre et de se le faire répéter à n'en plus finir.
    Il n'est pas mort, il va trop vite vers nulle part.
    Joyeux Noêl et Bonne année

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 08h33
    Perspective
    Chaque époque de l'histoire humaine a coloré différemment les principales étapes du cycle des saisons. L'ancienne célébration du retour du soleil est devenue celle de la naissance du Christ, la venue du printemps a été fête de la fertilité avant de commémorer la résurrection. Telle aura été l'ère chrétienne, dominée par l'Occident. Cette ère a pris fin avec Hiroshima, remplacée par un vide ont nous ignorons ce à quoi il mène. On songe à ce mot de Flaubert que Marguerite Yourcenar a placé à l'origine des Mémoires d'Hadrien: «Les dieux n'étant plus et le Christ n'étant pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc Aurèle, un moment unique où l'homme seul a été.»

    Les grands cycles historiques se répètent en une spirale qui va s'amplifiant.

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • Dominic Leduc
    Abonné
    samedi 10 décembre 2011 08h38
    Bon texte Mme Bombardier :
    Dans bon texte Mme Bombardier. Ce n'est pas à la majorité de s'intégrer aux valeurs des minorités mais bien le contraire. On a renversé le devoir d'intégration comme le dit si bien Mathieu Bock-Coté. Les élites multiculturalistes ne veulent pas que la majorité imposent ses valeurs aux immigrants. Ceux-ci veulent venir habiter dans notre pays (le Canada), ils doivent absolument respecté nos valeurs, point à la ligne.

    Simon Leduc

  • meme40
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 08h47
    comme de la sauce..
    , Peut-on faire mieux ? Le survol de madame B, est on ne peut plus réducteur ... et comme d'habitude, tout un pan de réflexion est laissé pour comte... faire des ricochets sur l'eau ... c'est bien joli...faire des ronds dans l'eau aussi... surtout quand on se mire en même temps.

  • tohi1938
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 09h08
    Voilà qui serait bien senti, s'il n'y avait pas l'omniprésence...
    ...du défilé du Père Noël, pour un brutal retour sur terre.
    À chacun et chacune ou son Petit Chaperon rouge et ses illusions.

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 09h39
    Les Québécois?
    Vous dites "les Québécois", "la majorité des Québécois" en leur prêtant une attitude fort bien décrite comme d'habitude. Mais quand il s'agit d'illustrer l'attitude en question, il s'agit de la DPJ et de ses spécialistes, il s'agit des insititutions publiques, dans d'autres chroniques, ce sera les médias. L'image que vous nous renvoyez de nous-mêmes, chronique après chronique, n'est-elle pas faussée, provenant de la faune institutionelle et médiatique dégoulinante d'une rectitude politique étouffant le bon sens qui devrait prévaloir, et qui prévaut probablement, dans l'ensemble de notre population.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    samedi 10 décembre 2011 09h39
    Accomodements raisonnables... et dérives
    Qu'ont à dire les Bouchard-Taylor ? Où se cachent-ils ? Derrière un accomodement raisonnable ?

    Qu'ont à dire les bobos, les intellos, les bien-pensants sur ces affaires récurrentes ? Je mettrais ma main au feu qu'ils passent les fêtes de Noël dans le sud, bien au chaud.

    Qu'enseignent à leurs enfants et petits-enfants, les Bouchard-Taylor et nos bobos québécois.

    Je les trouve bien silencieux lorsque survient une demande d'accomodement raisonnable ou autres dérives.

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 10 décembre 2011 09h44
    On n'empêche pas un coeur d'aimer
    Madame Bombardier a troqué cette semaine le "nous" ambigu pour "la majorité des Québécois", formule qui a l'avantage de ne clairement pas impliquer la personne qui parle.

    L'argumentation développée dans cette chronique repose beaucoup sur l'entité "les Québécois" ou "la majorité des Québécois", dont on doit accepter la mise en cause comme une évidence jamais démontrée.

    Cela traduit-il vraiment la réalité? Les exemples cités de cas de la DPJ relèvent-ils de Montréal uniquement ou de l'ensemble du territoire québécois? "Les Québécois" sont-ils pour madame Bombardier uniquement concentrés à Montréal? N'est-il pas prévisible que Montréal soit un territoire de tiraillement identitaire particulier?
    Qu'en est-il ailleurs?
    En généralisant comme elle le fait, ne contribue-t-on pas à accentuer ou même créer la situation contre laquelle on s'insurge?

    Quoi qu'il en soi, il est toujours possible de se fier avant tout à ses sens et à sa propre expérience.
    Quand je me promène le soir dans les rues de mon quartier de Montréal, je vois plusieurs crèches et figures traditionnelles de Noël s'afficher sans complexe et en toute innocence sur les pelouses et les balcons en espérant la neige.
    Le plus joli, je l'ai aperçu sur la rue voisine de chez moi: quelqu'un a eu l'idée géniale de simplement suspendre en grosses lettres lumineuses, aussi imposantes que celles des affiches commerciales au français tronqué, les beaux mots PAIX AMOUR qui réchauffent le coeur juste de les apercevoir.

  • mireille langevin
    Inscrite
    samedi 10 décembre 2011 10h02
    réponse à Michel Lebel
    Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Différences de neurones ? Moi j'ai tout compris ce que Mme Bombardier a écrit.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    samedi 10 décembre 2011 10h10
    Pas mal, sauf la fin
    «...y compris les nouveaux clercs d'une laïcité devenue une sorte de religion avec son dogmatisme et son corps de doctrine, voudraient l'enfermer? »

    À vous lire, chère Denise, il faudrait croire que le sociologue Guy Rocher, celui qui demande une laïcité tout court, serait un dogmatiste. Et moi, et les milliers de Québécois qui en ont marre des accommodements dits raisonnables, nous serions dogmatiques? Et vous alors ?

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 10h14
    Le temps des fêtes au Quebec
    En Amérique française, l'expression «le temps des fêtes» s'emploie au pluriel mais on nomme aussi cette période le cycle des douze jours. Une croyance populaire mentionne que la température qu'il fait à chaque jour de ce cycle est un présage de celle qu'il fera durant chaque mois de l'année à venir. Jusqu'auz années 1950-1960 environ, la fête la plus importante de ce cycle est celle du jour de l'An qui trouve son apogée dans les rassemblements familiaux et les visites. La période du temps des fêtes est aussi celle des quêtes comme la guignolée ou la quête de l'Enfant Jésus qui visent à recueillir des dons pour les plus démunis. La nostalgie des fêtes d'autrefois se mêle à l'enthousiasme des traditions plus modernes comme les «parties» de bureau ou la course aux soldes du 26 décembre (Boxing Day).

    Au cours des siècles, le temps des fêtes est devenu un cycle de coutumes auxquelles se sont greffés des éléments ou des traditions empruntées à plusieurs cultures. De nos jours, cette période festive est souvent synonyme de mercantilisme et représente pour plusieurs une corvée de magasinage et de préparation culinaire. Il est en effet difficile de parler des fêtes sans évoquer la course aux centres commerciaux et les nombreuses visites de parents et amis. Les principales traditions du temps des fêtes encore en vigueur de nos jours, comme le sapin de Noël, le réveillon et les étrennes, sont déjà en place à la fin du XVIIe siècle en Nouvelle-France. Ces pratiques ont évolué sous l'influence de l'industrialisation, de l'urbanisation et de la commercialisation, facteurs qui ont surtout eu des répercussions sur la fête de Noël. Si Noël est aujourd'hui une fête de la famille, spécialement celle des enfants, et qu'on y célèbre aussi la paix et l'amour dans le monde, il n'en a pas toujours été ainsi.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/cout

  • michel lebel
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 10h36
    @Mireille Langevin
    Que-voulez-vous(dixit, Jean le grand philosophe de Shawinigan)) Mme Langevin, chacun a ses propres neurones! Ce qui fait la "beauté" du monde! Vive la différence! Ceci dit, Joyeux Noël et Bonne Année, Madame, et vive la dinde(pas trop sèche) et la tourtière à grand-maman!

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 10 décembre 2011 11h27
    Quelques modifications à vos septième et dernier paragephes
    Si on changeait quelques mots dont "Québécois" et "Nous" par "Moi" et "Je":

    « Pourquoi suis-je si nerveuse, si frileuse, si obséquieusement impatiente à répondre favorablement aux extrémistes religieux non catholiques, je le précise, alors que je suis si agressive et même intolérante envers ceux qui osent se définir laîcs dogmatiques et leurs doctrines enfermées dans le silence, la noirceur et l'indifférence de nos pères et mères conservateurs progressistes
    [!/?***voir un texte précédent de l'auteure] obligés, parce que dominés par des étrangers et des religieux cathos collabos? J'exprime, je le précise, peu d'exigences particulières, sinon celles d'être, malgré certains de mes propos, toujours respectée et non ridiculisée.»

  • Marcel B
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 11h28
    ... mais les traditions ont besoin d'un terreau fertile
    « Pourquoi la majorité, si elle estime importantes ... n'installe-t-elle pas devant les maisons des crèches … »

    Et si c’était tout simplement parce que les Québécois n’estiment pas si importantes ces célébrations et leur symbolique? Perpétuer une tradition est facile du moment qu’elle n’est pas en danger. Mais cela ne va plus de soi du moment que le contenu de cette tradition est contesté, décrié, ridiculisé. Il faut alors défendre la tradition, ce qui implique « combat ». Or, le combat requiert courage et conviction. Le jour où les immigrants seront une menace pour les partys du temps des Fêtes, n’ayez crainte que la « majorité silencieuse » les remettra à leur place. Mais la crèche et le Minuit chrétien – et surtout ce dont ils sont les signes – ne valent pas, pour la « majorité de la majorité », l’effort du combat. Si le symbolisme religieux avait eu plus de valeur pour les gens de la génération m’ayant précédé (j’ai 46 ans), ils auraient reçu les réformes de Vatican II sans jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais la tradition n’a pu résister à la réforme religieuse des années '60 et à la révolution tranquille sans doute parce qu’elle manquait de racines profondes.

    «... la Vérité est difficile et sévère et il faut l'habiller d'une imagerie pour la rendre attrayante et plus accessible au grand nombre. Mais peu à peu la Vérité se ratatine et se réduit à rien à l'intérieur de l'imagerie qui finit par n'être plus qu'un habit vide. Et quand les esprits ... pour qui... cette imagerie a été fabriquée, s'aperçoivent de son artifice et ne peuvent plus la prendre au sérieux, alors elle joue un rôle contraire à celui pour lequel elle a été conçue : au lieu d'attirer le grand nombre elle le repousse. Et faute de pouvoir lui redonner toute sa signification, il faut se résigner à voir les hommes la détester et la combattre comme un leurre social et rechercher dans les réalités

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 10 décembre 2011 12h05
    Renforcement positif ou l'enthousiasme contagieux
    On pourrait aussi avoir comme attitude dans les circonstances actuelles, de chercher à préserver ce à quoi on tient plutôt que de mettre ses énergies à déplorer ce qui se perd ou est perdu.
    Se définir constamment par rapport à l'attitude de l'autre à notre égard, comme le fait ici madame Bombardier, n'est-ce pas un autre déplorable trait d'assujettissement?
    Ceux qui ont l'autorité et le pouvoir de la parole pour définir ce que nous sommes ont l'immense responsabilité de décrire très minutieusement ce qui se prête à leur observation avant de fixer dans les esprits pour longtemps leur version des choses.

  • cpoulin
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 12h09
    L'impasse

    « Quand une culture peu sûre d’elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c’est généralement la première qui change pour s’adapter à la seconde ». Voilà ce qui peut résumer la pensée du journaliste américain, Christopher Cadwell en marge de la vaste enquête qu’il a réalisée sur la question de l’immigration et de la présence de l’islam en Europe, dont le rapport vient d’être traduit (enfin) en France sous le titre « Une révolution sous nos yeux : Comment l’islam va transformer la France et l’Europe ». Un ouvrage richement documenté qui permet de réfléchir sur le défi que pose la présence de l’immigration selon certains des termes décrits ici par Madame Bombardier. Ce journaliste, éditorialiste au Financial Times et rédacteur au New York Times Magazine, jette un regard froid et détaché sur cette réalité difficile mais dont l’intention se distingue nettement des nombreux écrits généralement hostiles à cette culture que l’on qualifie parfois d’islamophobes. Tel n’est pas l’esprit de cet essai. Ce livre est donc un document incontournable qui expose on ne peut plus clairement ce choc des cultures. Une Europe au tournant de son Histoire où chaque pays pratique des politiques d’aménagement particulières mais qui démontrent en définitive toute l’envergure de l’impasse. Claude Poulin Québec

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 12h18
    Noël au Québec
    Sélection thématique à la Collection nationale du 6 décembre 2010 au 15 janvier 2011
    Par Nathalie Jacob, bibliothécaire
    Bibliothèque et Archives nationales du Québec

    Noël est l’une des fêtes religieuses les plus célébrées dans le monde. Les origines de la fête de Noël remontent à l’Antiquité, bien avant la naissance de Jésus. Les divers peuples de la Terre célébraient chacun à sa manière le passage du solstice d’hiver, moment où la lumière triomphe des ténèbres.

    Au début du christianisme, la fête de Noël n’existait pas. Seule la résurrection du Christ donnait lieu à une célébration. C’est à compter du ive siècle que l’Église adapte la fête païenne du solstice et lui donne un sens nouveau. Comme on ne connaît pas la date exacte de la naissance de Jésus, la célébration de la venue au monde du Seigneur est fixée au 25 décembre.

    Pour la période des Fêtes, l’équipe de la Collection nationale vous propose, dans le cadre de la série À la découverte de la Collection nationale, la sélection bibliographique Noël au Québec. Les bibliothécaires ont sélectionné pour vous divers ouvrages qui retracent l’histoire de cette fête et les coutumes québécoises qui s’y rattachent.

    Plongez ou replongez dans l’histoire, les traditions, les contes et légendes, la cuisine et la décoration du temps des Fêtes et retrouvez votre cœur d’enfant!

    http://www.banq.qc.ca/collections/collection_patri

    Bonne lecture et découvertes!

  • Francois Dorion
    Abonné
    samedi 10 décembre 2011 12h19
    Cesser de s'excuser de ce que nous sommes
    "S'cusez-la" disaient les chanteurts de folklore après leur prerstation.
    On dirait que c'est devenu la norme au Québec, où, à tout bout de champ, on s'excuse de nos valeurs, de nos convictions et de notre culture.
    Pourtant ces deux petits mots doivent être médités pour y trouver le germe de l'excuse de celui qui viole ces valeurs.
    Le progrès se construit vers l,avenir, c'erst vrai, mais pas en reniant le passé qui lui sert de base.

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 13h52
    quelques liens intéressants
    je viens de lire dans hufington post que des concerts de noel ont été annulés dans certaines écoles d,ottawa.... pour dire où l,esprit progessiste de gauche a mené

    ici j,aimerais faire écho à cpoulin, en donnant ce lien, une entrevue avec caldwell
    http://www.causeur.fr/«toutes-les-religions-,13893

    j,aimerais aussi ajouter cet autre lien, une entrevue avec le chanteur jean-louis murat qui explique bien son dégôut de cette même gauche

    http://www.lepoint.fr/musique/jean-louis-murat-ca-

  • Claude Gilbert
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 14h18
    Question.
    Une chose m'agace dans ces débats répétitifs, c'est l'espèce d'équation que tout le monde fait continuellement entre "québécois dit de souche = catholique" d'une part, et "non-québécois de souche = autre religion" d'autre part. Il faut croire que tous ceux qui argumentent à partir de ce présupposé ne vont jamais à l'église et commentent le phénomène religieux d'un point de vue purement extérieur, mais sans se soucier du concret observable. Ceci, indépendamment du parti pris sur la question d'ailleurs : autant madame Bomabardier que ses contradicteurs semblent dans ce cas.

    Or, ce point de vue extérieur oublie plein de choses qu'il est pourtant facile de savoir. D'abord, les chrétiens au Québec ne sont pas tous catholiques : ça fait plus de deux siècles qu'il y a des protestants ici, et ils ne sont pas tous en faveur de la dissolution de leur foi dans la potion multiculturelle ; et ils ne sont pas francophones en général. Ensuite, que l'on parle des catholiques, des protestants ou des orthodoxes, il y a plein de communautés culturelles au Québec qui appartiennent à l'une ou l'autre de ces Églises, Pourtant, quand on parle des immigrants, c'est toujours comme si on présumait qu'ils sont nécessairement musulmans, bouddhistes ou hindous. C'est faux, il suffit d'aller à la messe le dimanche à Montréal pour s'en apercevoir, et je serais curieux de savoir ce qu'en disent les statistiques sur les nouveaux arrivants. Noel, c'est bien plus multiculturel que le lecteur moyen du Devoir ne le pense. Mais je comprends que cette perspective n'est pas faite pour plaire aux laicistes ethnocentriques de vieille souche baby-boomers, genre Guy Rocher.

  • Michele
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 14h26
    L'espace public
    Il faut faire une différence entre l'espace public et les «Québécois», ce n'est pas la même chose.

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 10 décembre 2011 14h46
    M.Gilbert
    Ça vous a fait du bien j'espère de vous situer au-dessus de la mêlée.
    Peut-on quand même vous dire "Québécois"?

  • michel lebel
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 15h43
    L'identité...
    Si j'ai bien compris le texte de Mme Bombardier, les Québécois(de souche) seraient trop frileux dans leur identité, à Noël entres autres, trop accommodants avec certains et pas assez avec d'autres. Peut-être, mais je sais au moins une chose, certains Québécois sont "mêlés".

    Ainsi dans mon petit village, à 100kms de Montréal, il y a deux ans, on(dont une religieuse avec l'accord du curé!)) m'a demandé de faire le Père Noël à l'église! Ayant, semble-t-il, le physique de l'emploi... je devais arriver en plein mileiu de la messe de minuit à 20 heures... et m'agenouiller devant la crèche! J'aurais fait un hit ou un tabac, paraît-il. Mais j'ai refusé, au grand déplaisir de plusieurs à jouer le jeu, n'étant pas un adepte du synchrétisme, pour ne pas dire autre chose... On voulait faire moderne, à la mode!

    Certains Québécois ne sont-ils pas un peu "mêlés"? Le petit Jésus serait peut-être le bébé du Père Noël! Notre identité serait pour le moins multiple et un peu baroque! Alouette!

  • Nelson
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 19h59
    La DPJ est une Loi égale pour tous, et la fête de Noel est plus culturelle que religieuse.

    La DPJ est une Loi appliqué par la Direction de la Protection de la Jeunesse, et le Tribunal de la Jeunesse, ça veut dire, des intervenants, des consultants cliniques des intervenants, des patrons des intervenants, de réviseurs DPJ pour les dossiers DPJ, des avocats, des juges, des témoins experts.

    Donc, difficile que cette Loi soit appliquée différemment ou dépendant des ethnies d'appartenance de la clientèle.

    La négligence, les abus physiques et sexuels, les problèmes de comportements graves, et l'abandon (les 4 axes de la DPJ) sont clairement définis dans la Loi, et avec toutes les participants nommés plus hauts et tous les contrôles en chaque étape de l'intervention, l'intervention est assez égal.

    Concernant Noel, il s'agit surtout d'une fête à caractère familiale centrée beaucoup dans les enfants, et nous nous perdons en discutions byzantines si nous la considérons une fête religieuse.
    Elle est une fête pour les athées aussi.

    Sortir les religions de la Constitution Canadienne, et de l'espace publique, sont les seules façons d'éviter les contradictions avec nos lois, (ex. égalité homme-femme), et garantir la paix et l'harmonie social.

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 10 décembre 2011 20h29
    Réflexions de Christofer Caldwell... pertinentes

  • Normande Poirier
    Abonnée
    samedi 10 décembre 2011 21h49
    Très juste!
    Très juste!
    C’est avec plaisir que je lis votre propos que je trouve pertinent à tous points de vue. Entre autres, vous osez dire qu’enfin nous sommes ici chez nous et qu’on ne voit pas pourquoi il faudrait craindre d’affirmer ce fait. Il est vrai que les graines semées par les idéologues Bouchard-Taylor ont fait du chemin. Plus personne n’ose suggérer que les accommodements sont peut-être un peu trop accommodants sans craindre de se faire traiter de raciste, d’islamophobe ou encore de néo-colonialiste. Actuellement, il s’écrit des thèses universitaires traitant de l’émergence du racisme chez les Québécois! Et pourtant, nous en avons accueilli des immigrants, des Vietnamiens, des Polonais, etc.. qui se sont intégrés sans problème, sans fracasser nos valeurs et notre culture.
    J’ai particulièrement aimé votre paragraphe sur la DPJ. Je trouve tout à fait intéressant de souligner les dérives actuelles de cette institution, que je trouve tout à fait préoccupantes, et dont les interventions ambiguës relativement à l’affaire Shafia par exemple ne manquent pas de laisser songeur. Y aurait-il deux types d’intervention à la DPJ, l’une destinée aux Québécois de souche et l’autre qui se modulerait selon la culture d’origine des personnes mises en cause? Il faudrait peut-être rappeler que les immigrants en acceptant la citoyenneté canadienne font serment de respecter les lois et les institutions canadiennes. Pour certains, il semble que les lois n’existent que par la possibilité qu’il y a de les subvertir.

  • meme40
    Inscrit
    dimanche 11 décembre 2011 08h30
    Et les indigents....???
    Ne les cache-t-on pas???? Les grelots de la misère, de ne pouvoir se chauffer, Allez-voir les tarifs d'hydro, ou habitent les plus pauvres... Et le coût de la nourriture, et les pressions sociales qui torturent à force d'appels à la réjouissance...cette guignolée qui ghettoïse... Mme B... ne descendra pas là ou est le BOBO. c'est trop loin de l'Elysée..

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 11 décembre 2011 09h55
    J'ai la mémoire qui tourne Noël
    Les films de famille montrent bien tous les rituels entourant la fête de Noël : les bas accrochés à la cheminée, les biscuits, le verre de lait, la préparation de la nourriture et les cadeaux qui ont bien changé avec les années

    http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/videos

    Bon visionnements!

  • Jean Tremble
    Inscrit
    dimanche 11 décembre 2011 18h41
    Occupation double
    Peu importe le sujet qu’elle traite, de lire la chronique de Mme Bombardier dans le Devoir me permet d’économiser sur un abonnement au Lundi.

  • Yves Tison
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 02h09
    ... et les mots pour le dire...
    Note au modérateur:
    Version corrigée. SVP ignorez mon commentaire précédent. Merci !

    @michel lebel (10 décembre 2011 - 06h19 re.: Boileau à la rescousse!)

    Vous écrivez : « Ce n'est pas votre meilleur texte, Mme Bombardier! Votre pensée est difficile à saisir. ...Votre texte est confus ...»

    Tout à fait d’accord avec vous sur ce point M. Lebel ! Mme Bombardier vient de nous livrer un pot-pourri de clichés qui ne mène qu’à des banalités . On commence avec les difficultés que vivent les agents de la DPJ et on conclue avec une charge contre les « nouveaux clercs d'une laïcité devenue une sorte de religion»... rapport ?
    On pourrait croire que Mme Bombardier a décliné ici pêle-mêle pour l’occasion, tous le thèmes chers à ses admirateurs... et ils en redemandent!
    Je ne serais pas intervenu si je n’avais pas lu : «... des crèches, dont l'histoire enchante même les mécréants sans préjugés...»
    ...alors ça, c’est de la provocation !
    L’histoire de la crèche ne m’enchante pas du tout, pas plus que les Pères Noël gonflables de Wal-Mart ( non pas gonflés à l’hélium d’ailleurs, mais à l’aide d’une soufflerie).
    Pour moi, Noël c’est le Vert qui rappelle des feuilles désormais enfouies sous la neige, le Rouge qui célèbre les vendanges passées et futures et les Lumières qui symbolisent le soleil qui bientôt va renaître... Le temps de l’année où « scintille dans la nuit hivernale la joie de ces moments de réjouissances » (... d’accord avec Mme Bombardier sur ce point ! )
    Il s’agit là d’un héritage culturel qui nous provient de la nuit des temps et que le christianisme a dénaturé faute de pouvoir le détruire.
    Moi, je rêve d’un Noël sans Rédempteur... sans magasinage... et sans beuverie.
    Je dois être un mécréant utopiste...

    Yves Tison,
    Montréal,

  • Denis Paquette
    Abonné
    lundi 12 décembre 2011 07h35
    Devrons nous accepter de disparaitre
    Devrons-nous un jour être obligés de prendre le maquis pour exister et faire en sorte que notre entièreté soit respectée
    Devrons nous accepter que des gens qui n’ont rien a voire avec le pays s’y sentent plus a l’aise et chez eux
    Devons nous accepter d’être dépouiller de tout ce que nous sommes.
    Devons nous accepter de devenir l’ombre de nous même
    Devrons-nous accepter de devenir des moins que rien
    Devrons nous accepter de disparaitre

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 12 décembre 2011 09h29
    Une foi de pacotille?
    Ce article est un véritable melting pot, mais il ne touche pas à l'essentiel: pourquoi les Québécois ont-ils abandonné leur religion, pouquoi les églises tombent-elles en ruine dans une indéfférence généralisée ou encore sont-elles récupérées par des catholiques de d'origines diverses, des religions autres et même des sesctes? Mme Bombardier s'est-elle jamais posé ces question?

    On dit souvent, au Québec, qu'on a jeté le bébé avec l'eau du bain, mais on oubli que s'il était resté dans le bain il serait mort d'innanition et faut de soin. Si les Québécois avait été profondément croyants ils auraient mis sur pied des strutures pour enseigner la religion hors des écoles, auraient transmis à leurs enfants l'essentiel de cette culture religieuse si riche, mais ils ne l'ont pas fait parce qu'ils étaient ailleurs, et la grande majorité s'en accomode très bien: Parmi les plus âgés, certains ont l'impression de s'être trahi eux-mêmes, et sont très réfractaires à quelques accomodements religieux, mais n'y peuvent rien et les jeunes s'en fout. Entre les deux, ceux dans la force de l'âge vivent intensément une vie où une foi très floue est devenue surtout folklorique.

    Ce ne sont pas les immigrants, les autres religions, la commission Bouchard Taylord qui sont à l'origine de cette transformation, mais la religion catholique elle-même. Peu après le décès de Jean XXIII toute réforme de l'église a été proscrite. Au Québec et au Canada, la décriminalisation de l'homosexualté, la légalisation du divorce, puis de l'avortement allaient à contre courant du discours scérosé de cette église, mais rencontraient les besoins des citoyens. De plus, le mouvement de libération sexuelle et autres des années soixante a renforcer cette rupture... politique.

    Mme Bombardier a vécu "une enfance dans l'eau bénite" selon le titre de sa bio, mais à la lire on voit que quelque chose d'elle-même est resté dans le bénitier...

  • Democrite101
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 09h39
    Rigueur, ou reste catho sans rigueur. À madame Bombardier de choisir

    «nouveaux clercs d'une laïcité devenue une sorte de religion ».

    Manque de rigueur sémantique, ici, madame Bombardier.

    La laïcité est une option politique (entre compatriotes), non un religion (avec un extra-terrestre).

    La rigueur du débat doit être ici comme ailleurs sauvegardée, sinon on tombe dans le délire populiste, du jaunisme.

    La religion, en tant que choix métaphysique individuel, permis par notre société démocratique, doit être vécue dans les lieux de culte. Comme la pétanque: pas dans la rue ou les magasins, mais sur un court ou derrière sa maison privée.

    Jacques Légaré

  • Marc O. Rainville
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 11h23
    Entre le niquab et le g-string...
    ... je choisis la mini-jupe ! J'espère que ça ne fait pas de moi un clerc de la laïcité ? J’aurais plutôt tendance à me voir comme un humaniste séculier pratiquant.

  • Marc O. Rainville
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 13h19
    ''Noël, fête de la vie, doit-il se vivre sur ce coin de terre développé par nos pères ...''
    Peut-être rappeler également la contribution au développement de ces mêmes terres à ceux et celles qui les occupaient avant les Blancs, à savoir les habitants de ce grand pays, nomades et sédentaires, que l'on nomme Indiens, sauvages ou autochtones. Je me demande bien dans mon ignorance ce que la crèche a écrasé comme représentations spirituelles et identitaires de ces nations animistes.

  • Marc O. Rainville
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 14h38
    ''(...) la communion autour de repas extravagants arrosés de vins qui grisent l'esprit.''
    À Noël, je descends rue Saint-Catherine près de la Place des festivals. J'espère ne pas y retrouver cette jeune indignée de 25 ans qui campait avec nous pendant l'occupation du square Victoria. Elle campe maintenant sur un terrain vague. Le matin, elle démonte sa tente et va mendier en ville. Elle n'a pas d'aide sociale parce qu'il lui manque un document; son ancienne Caisse ne parvient pas à documenter la fermeture de son compte. Si elle s'y trouve, je vais l'inviter à partager un restant de bouteille de Ginger Ale, le seul luxe que je suis en mesure de me payer cette année.
    Marc O. Rainville B.S.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 12 décembre 2011 16h25
    À Marc O. Rainville
    Ben alors, vivement la nouvelle année! Je me la souhaite et je vous la souhaite meilleure que celle qui s'éteint. Ça ne devrait pas être trop difficile...

    Céline Andrée Massicotte

  • Monique Girard
    Abonnée
    lundi 12 décembre 2011 17h02
    Les québécois et la chanson de Brel: les Vieux!
    Beaucoup de choses ont été écrites à la suite de l'article de Mme Bombardier. Il me vient juste à l'esprit cette chanson de Brel intitulée Les Vieux. À un moment donné, il dit à propos des Vieux: qu'ils marchent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin. On pourrait remplacer les Vieux par les québécois. Est-ce qu'on devrait s'excuser d'être encore là?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 12 décembre 2011 18h02
    À Monique Girard
    Le liens que vous faites entre la chanson de Brel et la situation des Québécois est pour le moins bizarre et inapproprée: la vielliesse est un état, entendons-nous, incurable et hadicapant auquel personne n'échappe sauf par la mort elle-même. Alors, voulez-vous nous dire qu'être Québécois francophone est un genre de handicap grave et mortel? Au Québec nous représentons 80% ou - d'une population qui frôle les 8 millions: rien à voir avec la proportion de vieux en France avant-hier ou aujourd'hui.

    Au contraire de votre propos intrigant (s'agit-il de pessimisme ou de misarabilisme politique?), l'une des choses qui nuit peut-être à la composante linguistique de l'identité québécoise ne serait-ce pas justement une confiance... démesurée dans l'avenir du français, qui serait assuré par la loi 101. Mais... de quelle partie de l'identité québecoise parlez-vous au juste. Du Canadien-Français CATHOLIQUE? Disons que rien qu'à voir on voit bien que cette "race" est en voie d'extinction, mais... bien que Pâques soit encore loin, ce peuple a ressurgi de ces cendres, intégrant depuis des lunes des immigrants de toutes origines et religiions. Peut-être devriez-vous élargir un peu ou même beaucoup votre vision, vos horizons.

  • Marc O. Rainville
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 19h23
    Têtes de Turcs
    @Céline A. Massicotte et Monique Girard... Merci. Au moins, je n'ai pas de dettes ! Il me vient à l'esprit moi aussi la chanson de Brel intitulée Les Vieux, ceux-là qui marchent en s'excusant. On pourrait remplacer les vieux par les immigrants, les autochtones ou, pourquoi pas, les b.s.

  • henri gabrysz
    Inscrit
    lundi 12 décembre 2011 21h10
    moi si j,étais toi marc o rainville
    je chercherais désespérement ta jeune indignée, même partager ginger ale, bon bon... et puis pourquoi ne pas chercher plein d,espoir même un petit emploi, ça fait aussi du bien et ça permet bien des choses, k

  • Monique Girard
    Abonnée
    lundi 12 décembre 2011 21h44
    Je m'excuse!
    @Céline Massicotte
    En bonne québécoise, je m'excuse! Je m'excuse de n'avoir pas été assez claire et de préciser que c'était simplement le bout de phrase de la chanson de Brel qui me venait à l'esprit. Je ne faisais aucun parallèle avec les vieux. Mon propos ne se veut ni intrigant, ni misérabiliste mais peut-être je l'admets, pessimiste. Il m'arrive d'être pessimiste à certaines heures à propos de notre belle langue et de notre culture. Je m'excuse donc de n'être pas tous les jours une éternelle optimiste. Je vous souhaite un Joyeux Noël et une belle année dans l'allégresse, la paix et le respect des autres!

  • Suzanne Chabot
    Inscrite
    mardi 13 décembre 2011 06h51
    Un monde qui se meurt

    Vous appartenez, Mme Bombardier, à un monde qui se meurt. La maladie a gagnée le christianisme, il est en rémission. Il se meurt de ses contradictions interne, ne mettez pas la faute sur les autres.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 13 décembre 2011 22h54
    Qu'est-ce que je risque?
    À SUZANNE CHABOT: un monde se meurt, un autre renaît.

    Quel hasard que nous nous retrouvions ici, n'est-ce pas?

    ICI, je sais que le modérateur (ou la modératrice) se grattera peut-être la tête, et se demandera de quoi je parle. D'où mon titre. Mais tout de même, je me réfère au blogue de M. Deglise, à son texte qui, photo à l'appui, traitait de cette jeune femme qui se dénudait pour contester le nouveau "régime" égyptien, puisque c'est là que j'ai croisé Mme Chabot. Donc...

    En Égypte aussi quelque chose meurt et peut-être renaît. Depuis nos derniers échanges deux autres femmes journalistes ont été agressées sexuellement, françaises, cette fois-ci, lors de manifestations citoyennes. Et encore une fois ni le nouveau régime ni même les frêres musulmans ou les représentants de l'armée à qui certains rebelles reprochent son pouvoir, n'ont jugé bon de souffler mot. Tout cela est normal me direz vous, dans les circonstances et les femmes égyptiennes continuent de sortir, acompagnées ou pas sans problème. comme vous l'avez écrit. Quant à ces histoires... ne serait-elles que faits divers?

    Peut-être que finalement, en Égypte d'où vous nous écrivez, rien ne meurt et rien ne renaît...

  • Suzanne Chabot
    Inscrite
    mercredi 14 décembre 2011 08h08
    Un monde qui se meurt parce que les Québécois le veulent bien

    Il est très évident que le catholicisme est en déclin, c'est assez évident. Mme Bombardier accuse ses concitoyens de ne pas défendre les traditions catholiques, elle les traite quasiment de lâches, mais elle oublie que, peut-être, les gens n'en veulent plus, justement. Elle n'a de cesse de nous renvoyer à notre passé et elle veut que nous nous unissions sur cette base, tous ensemble, mais elle oublie que les Québécois se sont soulevés contre l'Église et que cette entreprise de rejet n'est pas terminée... et que c'est peut être pas pour rien.

    En ce qui a trait à l'Égypte, je vous ai déjà répondu que, pour l'instant, c'est bonnet blanc, blanc bonnet. Rien n'a vraiment changé. Il faut attendre un peu pour voir ce qui va se passer. Je n'ai en rien défendu l'ancien régime, ni le régime actuel, ce n'est pas parce que je vis en Égypte que je suis en accord avec ce qui se passe. Au contraire, j'ai dit que j'espère que les choses vont s'améliorer.

    Quant à ces histoires viols, ce sont, à mon avis, j'en ai aucune preuves, mais je ne suis pas la seule à le soupçonner, des actes commis par des policiers en civils contre des journalistes occidentaux pour les intimider. Il est quand même étrange qu'une des femmes journalistes a avoir été violée, a été violée dans un commissariat de police, de la même manière exactement que les deux qui l'ont été lors des manifestations. Les policiers, ici, ce sont les pires des agresseurs sexuels, c'est connu qu'il utilisent cela comme torture et intimidation. Il ne faut pas vous laisser aveugler. Ils n'agressent pas seulement les femmes, mais aussi et surtout les hommes. Cette situation a été maintes fois dénoncée.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 14 décembre 2011 14h24
    Ce qui va se passer?
    Pour qu'il se passe quelque chose, il faudrait que la "nouvelle autorité" le veuille, mais elle jamais dit un seul mot sur les agressions de ces femmes où il y avait, sinon des preuves des témoins, dont des policiers justement, dans le premier cas. Juste un silence qui questionne la soudaine prise de parole de ces hommes de pouvoir pour se désolidariser de cette jeune femme (on ne parle jamais du jeune homme à ses côtés, un ami: révélateur) qui s'est dénudée: elle n'était pas de la révolte, parole d'honneur! Les viols dénoncé eux, n'ont pas d'importance, car comme vous, madame, ces officiels remettent sans doute d'office en question la parole de ces femmes. Mais qui ment? Vos propos à leur sujet sonttrès nébuleux... Et les témoins? Des traîtes et des abjurateurs de la foi musulmane? Conclusion: pas d'enquête.

    Résumons: vive les dictatures, même mises au pouvoir par un mouvement populaire(ou élue comme en Russie) et à bas les démocraties, dont les diverses instances sont FAILLIBLES, puisque non religieuses. Et à bas surtout le droit de parole, dont vous usez si bien ici. Qu'adviennent l'intégrisme, le baillon et le couteau sur la gorge.

    REVENONS AU SUJET... Vous affirmez "Les Québécois se sont soulevés contre l'Église". Quand ça? Ils ne se sont jamais soulevés, et même non pratiquants une bonne partie d'entre eux se dit toujours catholiques. Ils sont tout simplement passé à autre chose, surtout les jeunes. C'est ce que j'appelle renaître, rien de facile.

    Prisonnière de votre défense de l'islam, vous oubliez ces groupes de femmes égyptiennes qui s'organisent contre le harcèlement et les agressions d'ordre sexuel généralisés et impunis, et ce jeune homme condamné à la prison pour avoir "insulté" l'armée. Les policiers ici sont tous des violeurs? Et les médias, les groupes de femmes? Vous vous déshonorez, mais quelle importance l'honneur de l'islam est sauf croyez-vous.

    POINT FINAL

  • Suzanne Chabot
    Inscrite
    jeudi 15 décembre 2011 05h58
    Droit de réplique

    Vous me prêtez, Mme Massicotte, des propos et des intentions qui ne sont pas les miennes. Vous avez tout faux, du début à la fin

    Je pense qu'il n'est pas pertinent que je vous réponde dans le détail, étant donné que cette discussion à propos de l'Égypte n'a rien à voir avec le texte de Mme Bombardier, à moins qu'il y ait effectivement un lien que je ne comprends pas.

    En tout cas, je suis certaine que nous auront l'occasion de discuter de ces sujets plus amplement lorsqu'il y aura des articles à propos de l'Égypte pour lesquels nous participerons toutes les deux à la discussion.

  • Le Devoir
    Auteur
    Le  Devoir
    jeudi 15 décembre 2011 07h50
    Fin des commentaires
    Merci.

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