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La place des femmes

Lise Payette   9 décembre 2011  Actualités en société
À la douce mémoire des féministes disparues
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 décembre 2011 06 h 18
    Voir tout ce qui n'est pas là
    Le premier grand exploit des féministes, c'est je crois d'avoir pris conscience de tout ce qui n'était pas là dans un monde qui depuis longtemps s'était forgé avec ces absences qui n'avaient même pas de nom. Cela demande beaucoup d'intelligence, surtout d'être les premières. La plupart du temps, on voit ce qui est, ce qui est donné à voir. Ces femmes ont vu ce qui manquait.

    De même, madame Payette a le réflexe de le faire pour le drame de Polytechnique:
    "Trop de questions sont restées sans réponse parce que notre société n'a pas eu le courage de faire face au débat qu'il aurait fallu faire, aux responsabilités qu'il aurait fallu assumer; il était tellement plus simple de parler de la folie du tueur que du droit des femmes d'être partout."

    Nous vivons dans un monde construit de toutes pièces en opposition avec la nature qu'il fallait dominer, maîtriser. Un monde sans les femmes et cela doit changer.
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  • Brian Carey - Abonné
    9 décembre 2011 06 h 55
    Quel visou quand même!
    et vous n'avez pas besoin d'arme d'épaule ou de poing pour toujours viser dans l'oeil grâce à votre plume, que ce soit pour rendre hommage à l'auteur de L'euguélionne ou dénoncer le commerce des armes ou la violence.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    9 décembre 2011 07 h 49
    « Un monde sans les femmes, cela doit changer» !
    Je suis 100% pour que les femmes aient leurs place dans ce monde humain en devenir et imparfait...
    Ce qui me blesse profondément est que tout ces mouvements féministes radicales ont oublier de mentionner que sans la femme, ni la femme, ni l'homme ne serrait!!!
    Ces femmes ont relégués au dernier rang le statut de femme enceinte, allaitant, éduquant, alors qu'en fait, sans cette complémentarité l'homme ne serait!!
    Une autre bataille oubliée, le nom de l'enfant et sa descendance devrait être celui de la mère qui l'a mit au monde et pas celui qui croit être le père!!
    Ce n'est pas en reniant cette «obligation naturelle» qu'on vas faire avancer la reconnaissance des autres possibilités tout aussi présente chez la femme ou l'homme.
    Il me semble que le nouveau féminisme reconnu comme complémentaire est plus ouvert à cette définition, plus «humaine» que doctrinaire....
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  • Yvon Bureau - Abonné
    9 décembre 2011 08 h 55
    Des personnes, avant tout et tous.
    Nous tendons, si imparfaitement et si lentement, à habiter le pays de la PERSSONNIE.

    En ce qui regarde les crimes d'honneur, disons qu'ils font déshonneur à notre humanité. Coupables de tels crimes, pourquoi ces personnes de sexe masculin n'avouent pas leur culpabiité et qu'elles ne font pas face aux conséquences de leurs actes ? En plus de faire crime, mentir est honteux et peureux.

    Parlons de PERSONNES.

    Commençons nos conférences par Chères personnes.
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 décembre 2011 09 h 48
    Faux, évidemment

    "Ces femmes ont relégués au dernier rang le statut de femme enceinte, allaitant, éduquant, alors qu'en fait, sans cette complémentarité l'homme ne serait!!", dit M.Kamps.

    Il est grand temps que vous lisiez les féministes monsieur. Leur pensée est tellement plus riche et complexe que vous semblez le croire.
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    9 décembre 2011 10 h 17
    Vous visez juste...
    Je suis un admirateur de soixante ans qui vous ''fréquente'' depuis aussi longtemps que connais ma compagne de toujours, soit tout près de quatre décennies. Notre société a effectivement pris beaucoup de temps avant de reconnaître que Lépine s'attaquait au ''droit des femmes d'être partout''. C'est son état perturbé qui lui a fait manifester sa frustration (illégitime, soit) par un geste aussi horriblement sordide. Mais reconnaissons que la proportion actuelle des femmes dans les facultés de génie (et dans beaucoup d'autres domaines) témoigne d'un progrès certain, sans qu'il faille pour autant cesser de promouvoir l'égalité et l'équité.
    Le débat a effectivement été passablement étouffé. Malheureusement et malencontreusement, en politique, le ''paraître'' a pris le pas sur ''l'agir'', et on a en plus l'audace de prétendre à la pratique d'un ''leadership'' dont la plus grande vertu consisterait à veiller sur l'intérêt public.
    Le seul point sur lequel notre opinion diverge, c'est autour de la question des armes à feu, un débat qu'on a évacué il y a vingt-deux ans. Quelle tribune médiatique accepte d'inviter des opposants au lobby du contrôle des armes à feu dont le discours truffé d'inepties demeure sans questionnement? Justifier l'inféodation des règles d'usage des armes à feu à la psychose des armes par le besoin (légitime) de donner un sens à la mort des victimes de Poly constitue une errance aberrante qui permet à nos dirigeants de fuir leurs responsabilités et de maintenir le débat, qui n'a jamais vraiment eu lieu, dans l'émotivité la plus aveuglante, ce qui n'est pas l'apanage d'une société qui aspire à la maturité. La peur des armes, ça se soigne en grande partie par la connaissance. Mais il faut pour cela remettre en question ses certitudes et surtout puiser le savoir nécessaire aux sources pures.
    Raymond Turgeon
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  • ysengrimus - Inscrit
    9 décembre 2011 11 h 08
    Inconditionnelle solidarité
    Elles ont tout mon respect

    http://ysengrimus.wordpress.com/2010/06/15/nous-fa

    Et mon inconditionnelle solidarité.
    Paul Laurendeau
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    9 décembre 2011 11 h 19
    UN SIMPLE MOT : MERCI
    Merci, Mme Payette, pour ce témoignage aux filles de poly, à Louky, à votre volonté de prendre votre place, vous les femmes dont je respecte et admire la différence depuis plus de quarante ans. Honneur à vous!
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 décembre 2011 11 h 31
    Éclairant pour tous
    Le droit de vote n'aurait été accordé aux femmes en Amérique (après une lutte mémorable de plus de 70 ans dont l'Histoire parle peu), seulement après que le monde financier eut complété son emprise sur les partis politiques.

    Voilà le genre de choses dérangeantes que peuvent nous apprendre les féministes.
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    9 décembre 2011 12 h 15
    Ah ces statistiques!
    Bonjour madame Payette,

    Ce n'est pas que les chiffres de ventes d'armes lors du Black Friday soient faux, mais le sens que vous leurs donner à travers la buée de psychose qui recouvre les lentilles de votre lorgnette en fausse la lecture.

    Le parc automobile du Québec ne cesse de croître et pourtant, le nombre de décès sur les routes diminuent et ce, sans qu'on ait criminalisé chaque geste relié à l'usage de l'automobile.

    Et malgré l'augmentation des ventes légales d'armes à feu en Amérique du Nord, les homicides ne cessent de régresser depuis le milieu des années soixante dix. En fait, les homicides diminue plus rapidement dans certains états américains qu'au Canada. Le Texas, souvent cité comme un fleuron du ''Far West'' à plus d'un égard, est un bon exemple qui témoigne de cette baisse sensible.

    Pour ne pas fausser le débat, il est plus sage de laisser les chiffres parler que de parler à leur place.

    Respectueusement,
    Raymond Turgeon
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  • Roland Berger - Abonné
    9 décembre 2011 13 h 43
    À Claude Kamps
    Il y a très longtemps que je n'avais pas lu une si cordée litanie de jugements moraux contre ces femmes qui tentent de libérer les hommes de l'image de macho qu'ils se croient obligés de donner. Dommage !
    Roland berger
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  • Francois Dorion - Abonné
    9 décembre 2011 14 h 12
    Déçue
    Souvent, les féministes les plus extrémistes sont des femmes mariées qui ont été déçues par leur mari. Elles ont vu leurs rêves de princesses de petite fille transforrmé en cauchemar par des hommes qui ne sont pas dignes de ce nom. Et douvent, les pires pig male chauvinists sont des hommes qui ont été déçus dans leurs attentes de déesses de leurs rêves de petits garçons devenus des hommes frustrés.
    Tout ça pour dire que la véritable place des hommes et des femmes est côte à côte, comme Sartre et Simone ou Malraux et Clara, et que l'éducation qui doit être donnée aux enfants sur le couple doit suivre ce modèle.
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 décembre 2011 16 h 53
    M.Dorion
    Le féminisme n'est pas qu'une affaire de couple, il faut se reporter à l'histoire des femmes qui est fascinante et méconnue.

    Votre commentaire démontre que vous avez de belles heures de découverte devant vous...
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 décembre 2011 17 h 02
    M.Turgeon
    Avez-vous une fixation sur les armes?

    Ce sujet n'est pas le coeur du propos de madame Payette, elle en parle surtout pour dire que le registre des armes incarnait la victoire des femmes assassinées sur un monde armé, c'était une sorte de symbole, quoique utile, de la lutte contre la violence. Il était étroitement lié à la tragédie de la Polytechnique.

    À mon avis, la dernière phrase devrait vous interpeller d'avantage.
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    9 décembre 2011 18 h 08
    Mme Marcotte
    Je tiens à vous rassurrer cordialement. Non, je n'ai pas plus de fixation sur les armes que vous ne sauriez en avoir une à l'endroit du féminisme. Ma culture étendue des armes est très saine et ne s'apparente pas du tout à un culte. Certes, ma conjointe et moi pratiquons, entre autres, la chasse, la cueillette des champignons sauvages et nous cultivons un jardin bio.
    Madame Payette a ouvert la porte à la question des armes à feu, mais je suis bien à l'aise de discuter de presque tout, comme vous auriez dû le constater.
    Puisque la psychose des armes et la rectitude ont causé la fermeture des tribunes médiatiques à ceux qui s'opposant au lobby du contrôle, j'utilise le peu d'endroits qui restent où l'on peut défendre un point de vu avec une argumentation de qualité et ce, en évitant d'avoir recours à l'émotivité, un très mauvais maître.
    Vous ne me connaissez manifestement pas, mais on me reconnaît des valeurs de gauche, une grande sympathie à la cause féministe depuis ma tendre vingtaine, une solide sensibilité sociale. Et non, je ne vois vraiment pas en quoi la dernière phrase pourrait m'interpeler, ni de près, ni de loin.
    Raymond Turgeon
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  • Jacques Baril - Inscrit
    9 décembre 2011 18 h 21
    Jamais plus.
    « Le 6 décembre 1989 à Montréal
    Des mères découvrent en état de choc
    Que l’arme à retardement de l’envie
    Vient d’abattre leurs quatorze filles en plein vol
    Une mère seule apprend sans y croire
    Que son fils aimé est l’auteur du massacre »

    Élaine Audet, Sel et sang de la mémoire. Polytechnique, 6 décembre 1989, éditions Sisyphe, Coll. Poésie, Montréal, 2009, 80 p. ISBN : 978-2-923456-13-3.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    9 décembre 2011 23 h 58
    Place à l'honnêteté
    Si on analyse votre papier, on y retrouve d'abord un prétexte, la tuerie de Polytechnique, lequel vous assortissez de ce sous-entendu du Barbe bleue qui sommeille en tout homme.

    Vous poursuivez ensuite avec une larme de crocodile versée pour votre amie morte, vous laissant rongée de remords de l'avoir si peu fréquentée après vos jeunes années de combat de suffragettes victoriennes. Puis vous revenez sur votre thème de la place de la femme et on assiste au plus malhonnête raccourci intellectuel qui soit. Des hommes résistent encore à accorder une place aux femmes, remettent en question des gains faits de haute lutte, et même avec violence. Les mots sont lâchés, même échappés. Où cela se passe-t-il ? On le saura seulement plus loin, mais le mal est fait

    Vous ne faites aucune nuance entre les cultures et les pays où ces pratiques sévissent aux dépends des femmes, et ce même si cela se passe en Grande-Bretagne. Cela tendrait plutôt à prouver que les efforts d'intégration et de mélange des cultures sont insuffisants.

    Il m'apparaît au contraire évident que ces reculs que vous dénoncez avec raison ne se passent pas majoritairement ici. Les cas comme celui des Shafia ne font pas légions heureusement, alors que dans certains continents on retrouvera même des situations où on estime que la vie d'une femme a moins de valeur.

    Je pense même que vous le faites exprès pour entraîner dans la même eau sale tous les hommes indistinctement.

    En finale, un flahback sur les armes à feu et votre soupe violence-homme deux queues de la même chemise, larrons en foire, couple indissociable, est prête à servir.

    Votre but est-il de vous sanctifier par le martyre ou de provoquer les hommes ?
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