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Des sanctions plus sévères pour contrer la maltraitance d'animaux

Le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil, a fait connaître hier le projet de loi 51 visant à donner du mordant à la Loi sur la protection sanitaire des animaux en haussant notamment les amendes et les pénalités contre les personnes qui infligent de mauvais traitements aux animaux.

Par exemple, les propriétaires ou gardiens qui compromettront la sécurité et le bien-être d'un animal par des mauvais traitements pourraient se voir infliger une amende variant de 2000 $ à 25 000 $ pour une première infraction, ou encore de 6000 $ à 75 000 $ pour une récidive si le projet de loi est adopté sous sa forme actuelle. Les amendes dans le cas d'une première infraction varient actuellement de 200 $ à 1200 $, et dans celui d'une récidive de 600 $ à 3600 $.

Le projet de loi donnera également au ministre le pouvoir de fermer un chenil s'il juge que des animaux qui s'y trouvent sont maltraités.

En plus de prolonger la durée d'une ordonnance interdisant à un contrevenant d'être propriétaire ou d'avoir la garde d'animaux — à l'heure actuelle fixée à «une période n'excédant pas deux ans» —, à «une période jugée appropriée», le projet de loi 51 prévoit l'ajout de pouvoirs réglementaires du gouvernement, notamment pour fixer le nombre maximal de chats ou de chiens qui peuvent être gardés dans un lieu ou par une même personne, et pour établir les normes relatives à l'euthanasie d'un chat ou d'un chien.

«Je suis convaincu que ces nouvelles mesures, combinées avec les efforts de tous les partenaires, nous permettront d'agir encore plus efficacement pour contrer les pratiques abusives et pour renforcer la protection des animaux de compagnie», a déclaré Pierre Corbeil.

Usines à chiot

La Humane Society International-Canada a accueilli favorablement les amendes plus salées prévues dans le projet de loi. «On est vraiment encouragés par l'augmentation des amendes. Je pense que les Québécois sont fatigués que leur province soit perçue comme celle des usines à chiots», a affirmé la porte-parole de l'ONG, Lauren Scott.

De son côté, le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, André Simard, a noté que «le projet de loi correspond à première vue à ce qu'on attendait [c'est-à-dire] de revoir ou de préciser non seulement les amendes et les sanctions, mais aussi les responsabilités des gens qui font des élevages ou qui ont la garde d'animaux». «[Mais] je veux vraiment prendre le temps de le regarder pour faire mes premiers commentaires sur le contenu», a souligné le député de Kamouraska-Témiscouata.

Ce dépôt fait suite à une série de cas de maltraitance d'animaux révélés au fil des derniers mois. Le dernier en liste: celui de 600 chiens vivant dans des conditions exécrables découverts à la mi-septembre dans une ferme de l'Outaouais. Dans son rapport annuel intitulé «Canadian Animal Protection Laws Rankings», l'Animal Legal Defense Fund a désigné le Québec comme la «meilleure province pour être l'auteur de mauvais traitements envers les animaux» de l'année 2011.
 
 
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  • Roland Berger - Abonné
    7 décembre 2011 10 h 00
    Il a raison
    Le gouvernement Charest a raison d'intervenir. On ne va tout de même pas tolérer que les animaux domestiques soient traités comme le sont les vieux et les vieilles des « décentres » d'accueil. Bravo !
    Roland Berger
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  • northernbud - Inscrit
    7 décembre 2011 10 h 15
    Pas assez
    Encore une fois on est en mode réaction. C'est de l'action en amont qu'il faut.
    Les animaleries ne devraient pas avoir le droit de vendre des chiens et des chats sans pedigree. Il y en a des milliers qui attendent dans les couloirs de la mort, abandonnés qu'ils sont dans les refuges pour animaux. Cette situation est inadmissible.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    7 décembre 2011 11 h 49
    Et les enfants du Québec eux ! Vous savez ... ceux qui ont des parents qui n'ont pas les moyens de les protéger et de les défendre.
    Plus ça change plus c'est pareil. La protection des animaux a été mis en place bien avant la protection des enfants.

    Quand est-ce que le gouvernement va voir à protéger nos enfants contre les Goliaths que sont rendues nos institutions publiques,nos syndicats et autres lobbys? La destruction psychologique que nos enfants vivent est aussi grave que la maltraitance physique envers les animaux, sauf que cela ne parait pas à l'oeil nu. On le voit par les problèmes de comportements, la difficulté de concentration, les difficultés de socialisation (l'agressivité envers lui-même ou envers les autres, repli sur soi, etc.), les échecs scolaires, les fragilités sur la santé physique, la consommation de drogue, le décrochage scolaire, l'itinérance, les problèmes de santé mentale, le suicide, etc. ... et la banalisation de tous ces éléments par nos politiciens.

    C"est vrai! C'est tellement banal et si peu visible pour celui qui ne veut pas voir...Continuons! Fermons les yeux et laissons détruire notre belle jeunesse sans rien faire mesdames et messieurs les politiciens.???

    Quand est-ce qu'un député ou une députée va proposer un projet de loi pour amender la Loi sur la protection de la jeunesse et la rendre applicable pas juste envers les parents ou les tuteurs des enfants, mais aussi envers tous ceux à qui les parents et les tuteurs confient leur enfant en leur déléguant leurs responsabilités, dont celui de veiller que son développement ne soit pas compromis.

    À quand le projet de loi pour un Protecteur de l'élève qui est nommé et relève du Protecteur du citoyen?Car le Protecteur de l'élève nommé selon la Loi sur l'instruction publique(LIP) est nommé et payé par chaque commission scolaire et est en fait le Protecteur de la commission scolaire et a pour but d'étouffer le plus de plaintes possibles en ignorant et en épuisant les parents qui veulent que leur enfant ait droit à l'instruction telle que la LIP l'oblige.
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  • Carl-Dave Tremblay - Inscrit
    7 décembre 2011 12 h 04
    Un bon dédut!
    Je suis très content de ce qui s'en vient dans ce dossier et j'espère vraiment que le et les ministres vont autoriser le dossier!

    @northernbud, je suis d'accord avec vous, ce serait l'idéal, les dossiers concernants les traitements des animaux sont vraiment arriérés et révolus!
    Mais, vous savez comme moi, les gouvernements se font une joie de jouer avec la lenteur dans l'avancement de lois, dossiers, ect..
    Ils se garantissent des points pour plutards, je suppose, sinon il n'auraient plus rien à faire et à proposer pour se faire élires!;)
    J'espère que je me trompes mais, je ne crois pas.

    Bref, bravo pour cette petite avancement de "traîne pantouffes"!
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  • Daniel Pontbriand - Inscrit
    7 décembre 2011 16 h 17
    Un début
    C'est un début, mais il faudrait ajouter : la chasse, le piégage, le trappage, les abattoirs qui se plient à des rituels religieux, halal, etc... Toutes des formes de cruauté envers les animaux. Mais nous ne sommes pas encore sortis du bois...
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 décembre 2011 19 h 48
    La mort en héritage
    L'ironie de M.Berger a tristement des accents de vérité.

    Tant mieux si les animaux sont mieux traités; leur cas est plus facile à cerner, quoique, derrière les portes closes des maisons...
    Le plus simple là aussi serait que personne n'ait d'idées malveillantes, les animaux domestiques sont si vulnérables. Et pourquoi serions-nous au Québec plus cruels qu'ailleurs? Comment expliquer ce fait s'il s'avère véridique?

    J'ai toujours eu un chat. Comme pour les humains la fin de vie des animaux cause problème. Quand ils sont vieux, on sait que ça finira mal. La mort est inévitable en bout de vie; on ne sait toujours pas comment y faire. On repousse la question de génération en génération.
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