Trois alpinistes portés disparus depuis 13 jours en Colombie-Britannique - L'équipe d'experts en spéléologie entame enfin ses recherches
Photo : Jacques Nadeau
Le frère d’Yves Laforest, Jean, croit fermement que les trois disparus ont pu trouver refuge dans une caverne ou une crevasse.
L'équipe de cinq experts québécois en spéléologie mobilisée par la famille et les amis des alpinistes Yves Laforest et Michel Bastien, disparus en Colombie-Britannique depuis treize jours, a finalement été transportée hier par hélicoptère dans les montagnes pour commencer une ultime opération de secours.
Les spéléologues sont arrivés dimanche en Colombie-Britannique, mais aucun hélicoptère n'était disponible pour les transporter aux abords de la rivière Incommappleux et ainsi leur permettre d'entamer leurs recherches. Hier après-midi, le service de lutte contre les incendies de la Colombie-Britannique a finalement offert un appareil aux spécialistes pour une période de quatre jours.
Cette expédition est entièrement financée par les amis et la famille des aventuriers, ainsi que par le Fonds Yves Laforest, basé à Montréal, qui a coordonné la mise sur pied de l'équipe de spécialistes québécois et dont les fondateurs travaillent nuit et jour pour amasser des dons.
La GRC a en effet annoncé dimanche aux familles qu'elle abandonnait les recherches, affirmant qu'elle avait utilisé, en vain, toutes les ressources à sa disposition pour retrouver les trois membres de l'expédition qui manquent à l'appel depuis le 30 juillet. «La GRC a fait un travail exceptionnel, d'envergure et irréprochable au niveau du terrain qu'ils ont ratissé», a confirmé hier en conférence de presse la coordonnatrice aux communications du Fonds Yves Laforest, Catherine Zekri.
«Par contre, ils ne considèrent pas que ça vaut la peine de continuer les recherches dans les sections qui n'ont pas été faites, a-t-elle ajouté. La famille pense de son côté que ça vaut la peine de poursuivre, à cause des cavités qui bordent la rivière.»
Possibilité de survie
Les familles des alpinistes Laforest et Bastien et les experts québécois croient que les deux hommes et la Française qui les accompagnait ont peut-être pu se réfugier dans une des cavernes ou crevasses qui bordent la rivière. La découverte de leurs trois gilets de sauvetage est d'ailleurs perçue comme un signe qu'ils sont toujours en vie. Selon Mme Zekri, les trois amis auraient volontairement quitté leurs gilets, qui ont été retrouvés ensemble, pour envoyer un signal aux équipes de secours.
Mme Zekri souligne aussi que le Français Martin Champagneur, qui prenait part à l'expédition, et qui a été secouru par la GRC le 5 août, a aperçu les trois alpinistes vivants avant qu'ils ne soient emportés par le courant. M. Champagneur a eu davantage de chance que ses amis et a pu s'accrocher à un tronc d'arbre peu après que les canots eurent chaviré.
«Martin a pu voir Yves Laforest s'agripper à un canot, et les deux autres membres de l'expédition sont passés à dix centimètres de lui avant de continuer. Ce qui nous laisse croire qu'ils sont toujours en vie, c'est que l'équipe contrôlait la situation, dans le sens où ils n'étaient pas inconscients, ils étaient présents d'esprit et ils se parlaient», explique Mme Zekri.
D'après elle, les trois explorateurs peuvent survivre plusieurs jours sans nourriture grâce à l'eau qui les entoure. Les eaux qui coulent dans la rivière proviennent de glaciers dans les montagnes. Cependant, les feux de forêt qui font présentement rage en Colombie-Britannique et qui réchauffent l'atmosphère empêcheraient les trois personnes de souffrir d'hypothermie.
Elle ajoute qu'aucun corps n'a été retrouvé sur les bords de la rivière, qui ne fait que 60 km.
Les experts à l'oeuvre
Le secteur de la rivière où ont chaviré les membres de l'expédition forme un canyon, d'où la possibilité pour eux de se réfugier dans une caverne, mais aussi une source de difficultés pour les secours. Les spéléologues doivent descendre les parois rocheuses pour inspecter une cinquantaine de cavités qui se trouvent sur une distance de 2 km.
«C'est un travail qui est très épuisant, soutient Mme Zekri. Descendre la paroi est assez facile, c'est remonter avec la corde qui demande un gros effort.» Elle pense que les spéléologues vont mettre environ quatre jours pour visiter les différents lieux où pourraient se trouver les aventuriers disparus.
Cette opération de secours nécessite beaucoup de fonds et Mme Zekri estime les dépenses à plus de 10 000 $ par jour. Les familles aimeraient également avoir un second hélicoptère à leur disposition pour effectuer des recherches sur un plus grand secteur. À ce sujet, elles attendent une offre de la part du gouvernement de la Colombie-Britannique ou les fonds nécessaires pour louer un appareil. Mme Zekri invite le public à contribuer à la cause en téléphonant aux numéros suivants: Fonds Yves Laforest: (514) 702-1176 ou (514) 387-0077 ou en consultant le site Internet www.yveslaforest.ca.
Catherine Zekri demande aussi au gouvernement du Québec, qui ne s'est pas encore manifesté pour venir en aide aux familles, de contribuer «à ce dernier espoir pour retrouver les alpinistes vivants».
Les spéléologues sont arrivés dimanche en Colombie-Britannique, mais aucun hélicoptère n'était disponible pour les transporter aux abords de la rivière Incommappleux et ainsi leur permettre d'entamer leurs recherches. Hier après-midi, le service de lutte contre les incendies de la Colombie-Britannique a finalement offert un appareil aux spécialistes pour une période de quatre jours.
Cette expédition est entièrement financée par les amis et la famille des aventuriers, ainsi que par le Fonds Yves Laforest, basé à Montréal, qui a coordonné la mise sur pied de l'équipe de spécialistes québécois et dont les fondateurs travaillent nuit et jour pour amasser des dons.
La GRC a en effet annoncé dimanche aux familles qu'elle abandonnait les recherches, affirmant qu'elle avait utilisé, en vain, toutes les ressources à sa disposition pour retrouver les trois membres de l'expédition qui manquent à l'appel depuis le 30 juillet. «La GRC a fait un travail exceptionnel, d'envergure et irréprochable au niveau du terrain qu'ils ont ratissé», a confirmé hier en conférence de presse la coordonnatrice aux communications du Fonds Yves Laforest, Catherine Zekri.
«Par contre, ils ne considèrent pas que ça vaut la peine de continuer les recherches dans les sections qui n'ont pas été faites, a-t-elle ajouté. La famille pense de son côté que ça vaut la peine de poursuivre, à cause des cavités qui bordent la rivière.»
Possibilité de survie
Les familles des alpinistes Laforest et Bastien et les experts québécois croient que les deux hommes et la Française qui les accompagnait ont peut-être pu se réfugier dans une des cavernes ou crevasses qui bordent la rivière. La découverte de leurs trois gilets de sauvetage est d'ailleurs perçue comme un signe qu'ils sont toujours en vie. Selon Mme Zekri, les trois amis auraient volontairement quitté leurs gilets, qui ont été retrouvés ensemble, pour envoyer un signal aux équipes de secours.
Mme Zekri souligne aussi que le Français Martin Champagneur, qui prenait part à l'expédition, et qui a été secouru par la GRC le 5 août, a aperçu les trois alpinistes vivants avant qu'ils ne soient emportés par le courant. M. Champagneur a eu davantage de chance que ses amis et a pu s'accrocher à un tronc d'arbre peu après que les canots eurent chaviré.
«Martin a pu voir Yves Laforest s'agripper à un canot, et les deux autres membres de l'expédition sont passés à dix centimètres de lui avant de continuer. Ce qui nous laisse croire qu'ils sont toujours en vie, c'est que l'équipe contrôlait la situation, dans le sens où ils n'étaient pas inconscients, ils étaient présents d'esprit et ils se parlaient», explique Mme Zekri.
D'après elle, les trois explorateurs peuvent survivre plusieurs jours sans nourriture grâce à l'eau qui les entoure. Les eaux qui coulent dans la rivière proviennent de glaciers dans les montagnes. Cependant, les feux de forêt qui font présentement rage en Colombie-Britannique et qui réchauffent l'atmosphère empêcheraient les trois personnes de souffrir d'hypothermie.
Elle ajoute qu'aucun corps n'a été retrouvé sur les bords de la rivière, qui ne fait que 60 km.
Les experts à l'oeuvre
Le secteur de la rivière où ont chaviré les membres de l'expédition forme un canyon, d'où la possibilité pour eux de se réfugier dans une caverne, mais aussi une source de difficultés pour les secours. Les spéléologues doivent descendre les parois rocheuses pour inspecter une cinquantaine de cavités qui se trouvent sur une distance de 2 km.
«C'est un travail qui est très épuisant, soutient Mme Zekri. Descendre la paroi est assez facile, c'est remonter avec la corde qui demande un gros effort.» Elle pense que les spéléologues vont mettre environ quatre jours pour visiter les différents lieux où pourraient se trouver les aventuriers disparus.
Cette opération de secours nécessite beaucoup de fonds et Mme Zekri estime les dépenses à plus de 10 000 $ par jour. Les familles aimeraient également avoir un second hélicoptère à leur disposition pour effectuer des recherches sur un plus grand secteur. À ce sujet, elles attendent une offre de la part du gouvernement de la Colombie-Britannique ou les fonds nécessaires pour louer un appareil. Mme Zekri invite le public à contribuer à la cause en téléphonant aux numéros suivants: Fonds Yves Laforest: (514) 702-1176 ou (514) 387-0077 ou en consultant le site Internet www.yveslaforest.ca.
Catherine Zekri demande aussi au gouvernement du Québec, qui ne s'est pas encore manifesté pour venir en aide aux familles, de contribuer «à ce dernier espoir pour retrouver les alpinistes vivants».
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