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Lettres - L'intimidation à l'école serait quasi universelle

Michel Magnant - Le 2 décembre 2011  5 décembre 2011  Actualités en société
Des enquêtes sociologiques faites sur l'intimidation dans certaines écoles secondaires américaines démontrent deux visions contraires du problème: quand ce sont les étudiants eux-mêmes qui sont interrogés, de 40 à 60 % d'entre eux admettent avoir été intimidés au moins une fois au cours de l'année précédente.

Mais lorsque ce sont les administrateurs scolaires qui sont interrogés, leur vision de l'intimidation est qu'elle est virtuellement inexistante! Il y aurait donc un clivage entre l'image de l'école accueillante maintenue par les autorités et la réalité beaucoup plus dure des cours d'école. Ce qui en conclusion démontrerait que recourir aux autorités scolaires, qui refusent de voir le problème pour y mettre fin, serait une pure perte de temps. Quand François Legault parle d'abolir les commissions scolaires, il pourrait trouver ici un motif supplémentaire de le faire: c'est qu'elles sont déconnectées!

***

Michel Magnant - Le 2 décembre 2011
 
 
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  • Pierre Girard - Abonné
    5 décembre 2011 04 h 50
    Les autorités scolaires de foutent du bien-être des enfants en général.
    Il y a des exceptions mais l'exception ne fait pas la règle.

    Pierre Girard
    qui, pendant 4 ans, de 1992 à 1996 a essayé de mettre sur pied un organisme appelé "PROMOTION ET PROTECTION DES DROITS DES JEUNES ET ADOS EN MILIEU SCOLAIRE". Ma famille en a payé le gros prix pendant 4 ans jusqu'à ce que je fasse une plainte contre Pauline Marois, alors ministre de l'éducation, à la DPJ en 1996 (elle recevait toutes mes plaintes à son bureau de son comté de Longueuil).
    http://affaire-ecole.horsdutemps.info/Plainte_Maro
    http://affaire-ecole.horsdutemps.info/

    Comment pensez-vous que les adultes du milieu scolaire, incapable d'agir correctement avec nos enfants pour certains d'entre eux, les protègent?

    Vous pensez que vos enfants sont respecté et considéré comme des personnes à l'école? Sauf exception, la réponse est NON! Nos enfants sont de la chaire à fric pour beaucoup trop d'adulte à l'école du secteur publique.

    Vous n'avez pas idée des horreurs d'adultes de milieu scolaire envers nos jeunes ados que nous pourrions vous présenter qui figurent dans ces dossiers :
    http://affaire-ecole.horsdutemps.info/DossierEcole

    TOUT LE MONDE S.EN FOUT. C'est bien plus facile de fermer les yeux, comme pour le 11 septembre où c'est si facile de vérifier que c'est une arnaque monumentale pour nous faire accepter leurs foutues guerres de domination du monde.

    La population est généralement incapable de voir clair ni d'être objective sur les grandes questions géopolitiques où ce sont des guerres de pouvoir injuste avec un tas de mensonges d'arrière plan à la 11 septembre qui mènent le monde, alors COMMENT POUVONS-NOUS PENSER QUE NOS ENFANTS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES ÊTRES HUMAINS À PART ENTIÈRE AVEC DES DROITS?

    FAUDRAIT SE RÉVEILLER et en finir avec les guerres et intimidations de tout ordre.

    Deux choses sont infinies: l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue. (Albert
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    5 décembre 2011 06 h 00
    Intimidation ou leadership?
    Dans un espace humain donné, les jeunes, comme les adultes, doivent trouver leur place. Il y en a qui prennent plus d'espace que d'autres, et que ça dérange certains, c'est normal. Se disputer, s'affronter, se confronter est sain.

    Le problème commence quand quelqu'un décide que l'autre n'a pas le droit à son espace. À la limite, l'intimidateur dira "Bon débarras!" lorsqu'il apprendra le suicide de sa victime.

    Deux choses. Premièrement, il faut apprendre aux enfants à prendre leur place dans la société. Je me souviens, par exemple, d'une petite qui était un tel leader qu'elle menait sa grande soeur par le bout du nez. Son père a dû expliquer à la grande qu'elle n'avait pas à obéir à sa soeur. Aujourd'hui, elle est une sportive de haut niveau.

    La deuxième, il faut que les adultes, parents, et grands-parents, profs, etc. soient près des jeunes et de leurs émotions. Je me souviens d'une scène au parc: j'accompagnais mes petits-enfants qui jouaient dans des modules et une petite fille faisait est excercices à la barre fixe qui démontraient une habileté certaine. Je la félicitai. Elle me sourit, puis durcit son visage en disant à ma petite-fille qu'elle n'avait pas d'amis et qu'elle n'en aurait jamais.

    Je ne suis pas intervenu dans la dynamique, mais j'ai rapporté le fait à ma fille. J'avais été aux premières loges dans une scène d'intimidation entre enfants de quatre ans!
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    5 décembre 2011 07 h 46
    Un oubli
    Au Québec, on a oublié depuis les années 60, cette phrase du plus grand révolutionnaire qui ait existé : « Aimez-vous les uns, les autres ».
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  • François Ricard - Abonné
    5 décembre 2011 07 h 50
    Le respect
    Le respect ne s'ordonne pas. Mais il s'enseigne.
    J'ai grandi à une époque où j'ai appris à vouvoyer mes parents(père. mère. oncles, tantes) Et à plus fortes raisons les étrangers qui étaient plus âgés que moi.
    Cet exercice m' a petit à petit instillé un sens du respect pour l'autre, une prise de conscience de l'importance de l'autre. C'était un apprentissage de la civilisation par l'usage des civilités.
    Puis, pour soi-disant permettre à l'enfant de mieux s'épanouir, on a voulu, dès le bas âge, le traiter en adulte.
    Bien sûr, on leur dit qu'il faut respecter l'autre. Ils le savent.
    Mais la véritable formation implique plus que le savoir. Il faut le savoir, le savoir-être et le savoir-vivre. Les deux dernières parties de cette exigence sont totalement absentes dans la majorité de nos foyers aujourd'hui. Et, avant de s'en prendre aux commissions scolaires, il faudrait d'abord amener les parents et les enseignants à changer.
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  • Observer - Inscrit
    5 décembre 2011 09 h 04
    Trouver sa place... foutaise?
    Ce genre d'observation empeste le behavioriste mal digéré à plein nez et renvoie aux origines du cro-magnon. Les travaux de Darwin? Attention aux transpositions, parcequ'à ce rythme on serait tenté de prétende qu'il faisait bon d'être de confession juive en plein centre de Berlin dans les années 30!

    Trouver sa place, oui. Encore faut-il que le climat s'y prëte. Si défit il y a, ne doit-il pas être à la mesure de celui ou celle qui l'affronte? La jeunesse n'a pas toujours les moyens d'évaluation pour y voir clair. Dans un monde normalement constitué ce serait aux 'adultes' d'appuyer ses rejetons et non l'inverse. Je crois que la jeunesse est en déficit de ses adultes occupés à faire je ne sais trop quoi. En tout cas pas à réfléchir plus qu'il s'en faut.

    En parlant de réflection, en voici peut-ëtre un début:
    http://agora.qc.ca/Documents/Suicide--Une_vie_pour

    Bonne lecture.
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  • Maryam - Inscrite
    5 décembre 2011 09 h 17
    L'argent et toujours l'argent
    Dans une école plus il y a d'élèves plus l'enveloppe est épaisse et c'est la raison pour laquelle on garde les indésirables.
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    5 décembre 2011 10 h 43
    Oui au respect
    Bravo M. François Ricard, le respect s'enseigne à la maison et à l'école.
    C'est les adultes qui doivent enseigner le respect aux petits, enfants et ados et c'est un travail qui devrait faire parti du quotidien de chaque adultes.

    Souvant les parents sont blâmé mais la majorité des professeurs de cette génération ont oublié que l'apprentissage du respect ce fait à chaque minute dans la vie d'un jeune.
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  • SNost - Abonné
    5 décembre 2011 10 h 50
    Intimidation omniprésente
    L'intimidation est omniprésente dans les écoles primaires et secondaires, tout comme le sont la camaraderie. On ne peut éviter cela, c'est la nature humaine, mais la marginalisation quasi complète de certains élèves par leurs pairs, par intimidation violente ou de façon plus subtile, doivent être détectés, car c'est la source de grande détresse.
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  • Lise Moga - Inscrite
    5 décembre 2011 11 h 22
    @François Ricard
    J'approuve absolument votre analyse...
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  • Horace Blunt - Inscrit
    5 décembre 2011 12 h 14
    Commentaire d'un homme qui se rapellent encore trop bien de son passage au secondaire
    @François Ricard On m'a aussi enseigné le respect et respectueux, je l'étais lors de mon entrée à l'école secondaire. Le problème, c'est que lorsque l'on est respectueux envers les autres jeunes, ces derniers voient ce trait de caractère comme une faiblesse et le respectueux devient également la victime.

    Peu importe la confiance en soi, la force de caractère, le respect de soi-même et des autres... quand on devient la cible reconnue par les autres jeunes comme étant "attaquable" il est trop tard. Heureusement pour moi, j'étais grand, beau et fort, des qualités superficiels qui ont permis de compenser ma faiblesse, ce trop grand respect des autres, et je n'ai pas souffert... ce qui n'est malheureusement pas le cas pour toutes les victimes.

    Depuis la fin de mon secondaire, je suis maintenant assez vieux pour avoir vu dans d'autres sphères de la vie adulte comment se jouait le cycle de l’intimidation/respect et, oui, il y en a aussi. Toutefois, je suis encore assez jeune pour me rappeler de mon secondaire et, jamais, au grand jamais je n'ai vu plus terrible violence psychologique que celle j'y ai observée à l'époque : intimidation en groupe, ridiculisation sans fin, menaces de sévices physique et même menaces de mort sont choses tellement courantes qu'elles en sont banalisées. Elles sont pourtant DÉVASTATRICES !

    Et ne me parlez pas des techniciens en éducation spécialisée qui "surveillent" les jeunes. Leurs actions sont complètement risibles et entrent même dans le cycle de l'intimidation. Tellement souvent confrontés aux petits " bums", ils finissent par lier une certaine amitié qui détruit leur autorité et renforcent le sentiment de puissance des jeunes intimidateurs.

    Je suis des plus heureux que cette période dégueulasse (école primaire et secondaire) de ma vie soit passé. Je n'en retiens rien de bon sauf le fait que jamais mes enfants n'auront à mettre les pieds dans une école qui a trop de point commun avec un péniten
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    5 décembre 2011 12 h 55
    L'intimidation, une évidence mais pourtant...
    Pourquoi ce clivage entre ce que disent les jeunes et ce que disent les autorités ? Absence de responsabilisation et de véritable connexion entre ces deux groupes. Les jeunes sont dans le bain et le savent ce qui se passe car l'intimidation ne se fait pas en affichant des pancartes ou des néons en dirigeant l'attention des surveillants sur les situations problématiques. Cela se passe en douce, rapidement, hors de vue. Tout le monde peut se rappeler de cas d'intimidation dans son enfance. Les enfants ne sont pas que tout ''cute''. Les enfants peuvent être cruels car jusqu'à un certain âge, l'empathie ne fait pas partie de leur schème de pensée. Ils ne peuvent pas se mettre à la place de l'autre ce qui explique bien des écarts de conduite. Exemple de mon passé, en quatrième année, j'avais donc environ 9-10 ans ... un fils d'agriculteur était dans nos classes. Et bien, parce qu'il n'avait pas l'eau courante chez lui, il ne pouvait se laver aussi souvent que tous les autres. Systématiquement, pendant des semaines, il s'est fait tabasser après l'école parce qu'il ''puait''. Jamais un seul surveillant ne s'est pointé. Un soir, il a décidé d'en planter un sur place. Il a frôlé l'expulsion. C'était il y a 30 ans de cela. À ce que je vois, rien ne change vraiment et le clivage des perceptions entre jeunes et autorités n'a pas changé non plus. Solutions : l'intervention/délation systématique, l'implication/responsabilisation réelle des parents/jeunes/autorités et le courage de sévir. Ce sont des comportements inacceptables et il faut arrêter de tout banaliser et surtout être proactif pour éviter d'autres drames inutiles. Quel gâchis.
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  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit
    5 décembre 2011 13 h 10
    Deux dangers qui minent la réflexion
    1. La mauvaise habitude du rappel idéalisé du «bon vieux temps». Sachons nuancer : qui voudrait vraiment faire croire que l'intimidation n'existait pas, que le respect lié au vouvoiement est un gain moral? Le bon père de famille du temps jadis qui s'exprimait avec ses poings; les haines familiales créées par les tensions entre l'autorité du parent et le désir d'autonomie de l'enfant; la loi de la violence instituée à l'école, entre élèves, mais aussi par le bâton de l'institutrice, la fessée, le bonnet d'âne : la situation a bien changé, mais n'accuse pas une perte au bilan.

    2. Plus typiquement québécoise est cette propension à crier à l'État. Qu'est-ce que le gouvernement peut et doit faire, quand on sait bien que l'essentiel s'apprend à la maison? Trop de parents ne font que réitérer la relation qu'ils ont vécu avec leurs propres parents. D'autres ne prennent pas le temps de véhiculer une vision du monde à leurs enfants, et ne font que s'en servir pour projeter hors d'eux-mêmes la poursuite de leurs ambitions sociales.

    Comment l'État, les commission scolaires, les enseignants, peuvent-ils réagir? Comme si les enseignants manquaient de boulot, alors qu'ils doivent déjà faire croire aux élèves qu'ils leurs enseignent des choses «intéressantes et utiles» tout en devant parfois recevoir les parents et les convaincre qu'ils s'occupent adéquatement de leurs enfants.

    Comme si le gouvernement pouvait par quelque programme que ce soit modifier la culture. Il faudrait exiger de passer un examen avant de permettre à un couple de faire un enfant...

    L'école n'est que le lieu où apparaissent les symptômes d'une situation plus générale. Microcosme des inégalités, des différences, des jeux de pouvoirs. Mais aussi des solidarités, des ouvertures. Il faut encourager le travail des enseignants, réduire la taille des classes. Fortifier au niveau social les liens de la communauté. Surtout : ne pas exiger de miracle
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    5 décembre 2011 13 h 25
    @ François Ricard
    Vous faites un lien un peu rapide entre le vouvoiement et le respect de l'autre. Les formules de politesse (ce que vous appelez des civilités) sont pour la plupart factices, et elles ne sont aucunement un gage de respect. Sur cette tribune, par exemple, j'en ai vu écrire (sous d'autres articles) en vouvoyant les autres commentateurs, et malgré cela, ils leur manquaient de respect par la nature de leurs propos. J'ai vu des professeures à qui les élèves disaient : Bonjour Madame vous allez bien ? en la voyant, juste avant de l'appeler la grosse vache dans son dos. inversement, je suis professeure de cégep, j'interdis à mes étudiants de m'appeler Madame et de me vouvoyer, et pourtant, personne ne me manque de respect dans ma classe, ni ne manque de respect aux autres étudiants.

    À mon école secondaire, on nous imposait aussi généralement d'appeler les professeurs Madame et Monsieur, de les vouvoyer, de plus, à chaque année le directeur insistait sur l'obligation de respecter nos camarades de classe, et ÇA N'EMPÊCHAIT ABSOLUMENT PAS L'INTIMIDATION. Les "civilités" ne sont qu'une habitude destinée à dorer les apparences, sans effet sur le respect sincère et véritable.
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  • tohi1938 - Inscrit
    5 décembre 2011 13 h 53
    Bien sûr que l'intimidation est omniprésente!
    Pour qui, provenant d'une autre Province, conduit sur les routes du Québec, il est clair que la rage au volant, la forme la plus connue d'intimidation, est largement à la mode, sinon même encouragée au Québec.
    De fait, si on doit se plaindre ou dénoncer l'invraisemblable attitude des conducteurs Québécois qui mettent en danger la vie de ceux et celles qui essaient de respecter les limites de vitesse pourtant bien en évidence de la Belle Province, les obstacles juridico-policiers sont tellement nombreux que la seule conclusion à laquelle on puisse arriver c'est que l'intimidation est érigée en système.
    De ce fait, si cela arrive dans les écoles pourquoi s'étonner que les enfants ne fassent qu'imiter leurs parents au volant?
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  • Elize - Inscrite
    5 décembre 2011 15 h 35
    Inadmissible
    L’intimidation à l’école est inadmissible et les différents intervenants scolaires ne doivent pas fermer les yeux et laisser faire…, « ça va passer »… Au contraire, il y a des possibilités que cela dure plusieurs années! Ils doivent agir d’une manière ferme et immédiatement contacter la police, pas la DPJ. Les victimes et leurs familles doivent porter plainte et les témoins doivent témoigner…

    En ce qui concerne le récent drame, le suicide de Marjorie, qu’est ce que la police attend pour agir envers la ou les intimidateurs et agresseurs… C’est une infraction au code criminel appelée « voies de faits ». Cette disposition comprend toutes les formes d’agression, allant des menaces verbales jusqu’aux infractions plus sérieuses comme les agressions physiques et il y a eu agression physique.

    Je pense que si les personnes responsables devaient assumer leurs responsabilités, y faire face…, les intimidateurs, agresseurs et harceleurs corrigeraient leurs comportements, en tout cas ils y penseraient deux fois, leurs amis qui applaudissent aussi, sans oublier leurs familles qui ne sont pas nécessairement informées de ce qui se passe à l’école. D’ailleurs l’école devrait informer les familles de victimes et d’agresseurs, faire part des comportements inadéquats aux parents. Peut-être que les menaces via FB seraient moindres, elles auraient beaucoup moins leur raison d’être puisqu’une suite serait donnée. La prise de position demeurerait mais le ton serait sans doute différent, moins agressif.
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  • Tao - Inscrit
    5 décembre 2011 17 h 37
    Une hypothèse qui en vaut une autre…
    Les enfants d'aujourd'hui ont été "élevés" par les enfants de la génération "moi je fume du pot pis écoeurez-moé pas". Ils (les "hippies") se sont révolté contre leurs parents mais n'ont rien mis à la place. Beaucoup n'ont pas élevé leurs enfants ("ça s'élève tout seul", "les enfants savent mieux que les adultes ce dont ils ont besoin", etc.).
    Leurs enfants ont eu des enfants et n'ont pas su quoi faire avec eux. Aujourd'hui, si on questionne les jeunes, ils veulent un couple heureux, des enfants (plus qu'avant), et la paix. Mais ils ne savent pas comment s'y prendre pour les obtenir, pour créer le monde dont ils rêvent. Simultanément, les intimideurs de tout poil ont pris le dessus. Car quand on n'a plus de repère, il reste deux choix : on s'écrase, on s'efface, on se soumet, ou on écrase les autres par égocenrtrisme.
    On a réussi en deux générations à développer une culture de la délinquance (le cinéma n'aide pas à s'en sortir, fini les idéaux qui suscitaient l'émulation — non, aujourd'hui, plus tu es "trou de…", plus tu as tout ce que tu veux — idem dans les vidéoclips et dans la "culture" rock ou hard ou rap ou ce que tu voudras). Pensez à nos escrocs financiers arrêtés dans les dernières années…
    Va falloir un jour que quelqu'un reprenne le contrôle (collectif si possible), sinon c'est un nouvel Hitler qu'on aura.
    Commencez pas aider vos enfants, tout est là !
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  • François Ricard - Abonné
    5 décembre 2011 18 h 33
    @Elize
    Il y a des centaines de personnes qui ont invectivé et menacé celle qui a eu une altercation avec celle qui s'est suicidée. Faut-il légalement interpeller toutes ces personnes et les condamner soit à la prison soit à une amende? Ou, légalement. ont-elles le droit de le faire? Alors qui aurait le droit de faire des menaces et qui n'aurait pas le droit de le faire?
    J'imagine que l'on pourrait toujours demander aux commissions scolaires de s'occuper de cela....
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    5 décembre 2011 19 h 05
    L'intimidation de boucs émissaires
    Pas sûr qu’une direction scolaire exclusive verra mieux les situations non pas tant d'intimidation mais de sélection par un groupe de jeunes d'un enfant-adolescent qui se distingue par sa différence et devient de fait une cible bouc émissaire ou mouton noir de prédiction.

    Ce qu'on pourrait appeler mieux avis à la presse, l'intimidation de boucs émissaires est un processus effectivement généralisé dans les cours d'écoles, les classes et les corridors des écoles. C'est une tragédie oubliée depuis la création de l'école publique universelle procurant sur papier le savoir pour tous: lire et compter mais sans considérer l'état des relations entre les enfants ou adolescents.
    Une partie des problèmes scolaires de jeunes est le résultat de cette persécution scolaire, l'échec devant les mathématiques, l'analphabétisme sont occasionnés relativement par l'intimidation d'un -chef- et de ses admirateurs.

    Les autorités scolaires se fichent du vécu des jeunes ne considérant que leurs résultats académiques les séparant à ce moment entre brillants et cancres sans autre observation.

    Le plus sinistre consiste à dire noir sur blanc qu'une partie notable des sans abris ont été des boucs émissaires dans leur passé idem pour des assistés sociaux c'est bien pourquoi le sujet dérange parce qu'il décrit des vies détruites dans la vie future adulte ou par le suicide.

    C'est qu'être intimidé comme bouc émissaire attaque au cœur l'estime de soi.

    Le suicide de la jeune Marjorie Raymond cache un sujet plus grave qu'on ne le pense généralement. Celui qui écrit ici malgré certaines apparences contraires en parle d'expérience passé à chaque jour dans le sens traumatique du terme.
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  • Turbine - Abonné
    5 décembre 2011 19 h 46
    Et si ce n'était que cela...
    L'école a le dos large. Des profs se font intimider aussi. L'auto d'un prof a explosé à un école primaire. Dans une autre école, il y a une liste noire, des parents membres des Hells... La p'tite qui sort de l'université fait quoi quand un homme de 300 livres lui dit qu'il sait où elle reste... L'école est limitée dans ses gestes et surchargée de problèmes sociaux à gérer. En 20 ans, le paysage a changé radicalement. L'école doit faire tout ce qu'elle peut pour enrayer cette violence. C'est totalement inacceptable. Mais elle n'y arrivera pas tout seule, c'est certain. C'est rendu trop gros...
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  • Democrite101 - Inscrit
    6 décembre 2011 06 h 34
    Intimidation et rites de passage

    Je souhaiterais que les psycho-pédagogues inventorient et inventent toutes sortes de rites de passage afin de canaliser l'agressivité, qui est naturelle, des enfants et ados. Qu'ils soient affectés à chacun et à tout âge, en toute connaissance de cause, afin que la violence entre les enfants ne perdure pas pour remplacer la violence institutionnelle (qui fut bannie). «Voici ton rite de passage. Il est pénible, et fais-le».


    Professeur 30 ans à des jeunes de 17 à 20 ans (je me limite donc à mon expérience), l'un des plus beau rite de passage serait de faire en canot Montréal-Québec, et pour les étudiants universitaires plus âgés Montréal-Gaspé. On rirait de moi si je le proposais tant l'archaïsme culturel résiduel dans notre culture est encore puissant d'inertie.

    À tout un chacun, psychologue ou éducateur, à en inventer d'autres et très nombreux. Car il faut laisser à chaque enfant ou ado le choix de son rite de passage. Le petit gros sanguin a le même besoin de rite de passage que le jeune sportif bilieux et compétitif, mais le type de l'exercice doit être radicalement différent.

    Chez les Grecs anciens, les plus brillants de l'Histoire..., l'exercice physique était plus de la moitié du temps scolaire... Mais pour Mozart et Glenn Gould, ce furent des jours, des jours et des milliers d'heures de piano. «Voici ton rite de passage. Il est pénible, et fais-le».
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  • Sissidy - Inscrit
    6 décembre 2011 21 h 59
    commentaire
    Même si je ne vois pas vraiment de quelle façon on peut remédier à ce fléau, oui, je suis très heureuse qu'on en parle... et je crois que la société devrait agir davantage pour sensibiliser contre cette forme de violence, d'agression qui trop souvent passe inaperçue, mais qui scrappe ou passe près de scrapper des vies. Que ce soit physique ou psychologique, les personnes victimes d'intimidation à grande échelle goûtent à une forme de mort de croissance de l'être et c'est une injustice flagrante pour se tenir debout en société par rapport aux autres qui n'ont jamais manqué de soutien de la part de leurs pairs. L'intimidation, c'est comme lapider quelqu'un, sauf que les blessures ne se voient pas. Et lapider quelqu'un, çca fait pas grandir; ça fait mourir!
    C'est ben beau être libre, mais il y a pas que les forts sans scrupules qui ont ce droit à la liberté. C'est pas eux après qui sont obligé de réparer les dommages... si seulement il sont encore réparable!
    Merci pour cet article.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    7 décembre 2011 08 h 33
    L'intimidation a besoin d'une associée pour ce faire...
    ...Mais encore ? Il n'a su, ne sait et ne saura être d'INTIMIDATION sans l'essentielle complicité de la méchanceté. Et la méchanceté de n'être que l'apanage, le propre des plus jeunes...?
    Porteur de 68 heureux grisonnants printemps, je suis capable de comportements méchants. Méchanceté qui peut se traduire jusqu'à de l'intimidation? À la limite: oui. Rien pour y trouver quelque fierté que ce soit. L'Homme et la Bête ou l'inverse. Il faut parfois à certains individus tout une vie pour en arriver à un sage apprivoisement de «sa» Bête. D'autres, comme moi, ont à expérimenter prison commune, pénitenciers et s'impliquer dans d'exigeantes essentielles thérapies pour ce faire.
    Que de visages de «pôvre» humanité que ceux garnissant...sic...l'intimidation!
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain publié «en devenir»
    Saint-Valérien de Rimouski
    http://www.unpublic.gastonbourdages.com
    Autre site en construction: http://www.myfreedomhurts.com
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    7 décembre 2011 13 h 03
    Commotion cérébrale et blessure au cou 1
    La mode de pousser brutalement dans le dos un collègue pour que sa tête aille heurter le fond de son casier est une aberration d'une extrême violence. Que ce soit une jolie jeune fille blonde ou 3 gars bien bâtis, le coup porté souvent de manière imprévisible peut causer de graves blessures au cerveau, à la mâchoire, à toute la structure osseuse du crâne et au cou.
    Il est possible et cela devrait être vérifiée via la jeune fille qui l'a frappée, que Marjorie ait subit une commotion cérébrale susceptible de la déstabilisé tout autant sur le plan physique que psychologique. C'est peut-être à une jeune fille profondément blessée dans sa tête qu'on a ordonné de retourner à l'école sous peine d'envoyer la DPG.
    Seul ou en groupe, ce geste est facile pour n'importe qui. La personne visée est seule dans le corridor et a le nez dans ses affaires, elle est occupée et concentrée. On la pousse violemment dans le fond du casier, parfois même ni vu ni connu.
    La société se préoccupe maintenant des dangers et des conséquences des commotions cérébrales dans les sports de contact, mais pas dans les cas comme celui de Marjorie. Ni les jeunes, ni les parents, ni les responsables de l'école ne sont attentifs à ce problème qui enlève mémoire, attention, concentration, et provoque une grande détresse, un sentiment d'incapacité dans les gestes quotidiens et une incompréhension de ce qui nous arrive.

    De plus, quand la tête est frappée, les os de la boite crânienne se déforment sous l'impact, la mâchoire peut luxer brièvement et devenir instable par la suite, les vertèbres cervicales sont contraintes soit à des compressions ou à des rotations brèves mais extrêmes causant des entorses multi-étagées.
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    7 décembre 2011 13 h 03
    Commotion cérébrale 2
    Les coups délibérés tel que celui qu'a reçu Marjorie de la part de sa collègue ne peuvent être sans conséquence. Un suivi serré est toujours nécessaire. Si cela arrive à un de vos enfants, emmenez-le voir un médecin spécialisé dans les sports. Il saura comprendre ce qui lui est arrivé. Il pourra informer l'école et recommander ce qui est le mieux à faire pour aider ce jeune dans la phase aigüe et sub-aigüe.

    Je suggère que l'école parle de ce sujet notamment dans les cours de biologie pour que chacun soit sensibilisé à ce phénomène. qu'il soit victime ou agresseur. Ce dernier ne pourra pas dire qu'il ne savait pas ce qu'il faisait et solliciter la tendresse du public à son égard, sans même amorcé l'ombre d'une excuse ou d'un remord sincère.
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