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Bons pauvres, mauvais pauvres

Le président du Comité de développement social du bureau de Centraide de Québec, Marc De Koninck, déposait cette semaine un rapport sur les préjugés envers le pauvres intitulé Un préjugé, c’est coller une étiquette. <br />
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Le président du Comité de développement social du bureau de Centraide de Québec, Marc De Koninck, déposait cette semaine un rapport sur les préjugés envers le pauvres intitulé Un préjugé, c’est coller une étiquette.
Selon l'organisateur communautaire Marc De Koninck, certaines réactions négatives suscitées par le mouvement des indignés seraient à l'image de l'affaiblissement de la lutte contre la pauvreté au Québec

Québec — Le président du comité de développement social du bureau de Centraide de Québec, Marc De Koninck, est convaincu que l'image négative des pauvres et en particulier des assistés sociaux freine les efforts de lutte contre la pauvreté. Un document de réflexion lancé cette semaine aborde le problème de front.

En entrevue, M. De Koninck souligne à quel point les réactions au mouvement des indignés l'ont frappé. Certes, il y avait de la «naïveté» et une certaine «gaucherie» chez les occupants, mais beaucoup de gens réagissaient vis-à-vis d'eux comme s'ils leur avaient «enlevé quelque chose», note l'organisateur communautaire.

«Il y a un monsieur qui a écrit une lettre dans le journal pour dire qu'il avait hâte de profiter de Noël dans le quartier Saint-Roch avec son enfant, mais qu'il ne pouvait pas le faire tant que les indignés étaient là. Voyons donc!»

Intitulé Un préjugé, c'est coller une étiquette, le document de réflexion de Centraide souligne que de nos jours, «le travail est perçu comme l'instrument de mesure privilégié du mérite et de la réussite personnelle». Or pendant qu'ils occupaient, les indignés ne travaillaient pas, justement.

La sortie de Centraide n'a pas manqué de susciter des réactions. «Il y a quelqu'un qui m'a demandé pourquoi ça ne me choquait pas que des gens sans travail soient allés camper avec les indignés alors que cette journée-là, ils auraient pu aller porter un C.V.».

La question, dit-il, témoigne bien de la «pensée magique» qui fait croire que c'est facile pour les assistés sociaux de se remettre au travail. «Il y a beaucoup de mythes à défaire. Comme cette mentalité très forte du "Quand on veut, on peut". C'est pas juste une question de vouloir. Quand on travaille avec des personnes en situation de pauvreté, on se rend compte que la somme des défis au quotidien pour eux est tellement importante...

«Si on n'est pas capable de répondre aux besoins essentiels de ses enfants au quotidien, comment on se mobilise avec succès dans une recherche d'emploi?», lance cet organisateur communautaire qui travaille depuis 26 ans en milieux défavorisés.

«Quand elle était ministre de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne a déjà dit que c'était une minorité de gens sur l'aide sociale sans contrainte à l'emploi qui était capable de réintégrer le marché du travail sans un accompagnement significatif.»

Or la société tient un double discours: «On leur demande de se mobiliser, de se prendre en main et en même temps, on leur coupe l'herbe sous le pied en les traitant d'incompétents et en attaquant leur estime d'eux-mêmes.»

Ces perceptions négatives ne sont pas nouvelles, convient-il, mais elles lui semblent plus marquées par le courant actuel «d'individualisme» et seraient plus «virulentes» qu'auparavant.

Pour illustrer la force des préjugés, M. De Koninck, comme beaucoup de ses collègues, aime bien citer la chanson Les pauvres de Plume Latraverse. «Les pauvres ont pas d'argent, les pauvres sont malades tout l'temps / Les pauvres sont su'l' Bien-être, les pauvres r'gardent par la f'nêtre / Les pauvres ont du vieux linge sale, les pauvres, ça s'habille ben mal / Y sentent la pauvreté, c'en est une vraie calamité. Les pauvres... Mais y ont tous la T.V. couleur»

Tout est dans la dernière ligne. Le document de réflexion de Centraide souligne à ce propos la tendance que nous avons parfois à juger ceux à qui l'on donne.

«Les pauvres n'ont pas droit au plaisir, au beau, au divertissement. C'est presque à cette condition, semble-t-il, que l'on accepte de leur fournir une aide pécuniaire, peut-on lire. Du moment que nous payons, il semble que nous achetons du même coup le droit de juger l'autre, sans égard à ses besoins réels, et peut-être même de nous attendre à ce qu'il soit moins heureux que nous.»

D'emblée, déplore M. De Koninck, deux catégories s'imposent dans la pensée collective: le bon pauvre et le mauvais pauvre.

«Si les travailleurs de White Birch [une papetière de Québec menacée de fermeture] perdent leur emploi, les gens vont être pleins de sympathie pour les travailleurs qui risquent de se retrouver sur l'aide sociale, alors que quelqu'un qui est sur l'aide sociale depuis 30 ans et dont les parents étaient sur l'aide sociale...»

Pourtant assure-t-il, la plupart veulent s'en sortir. «Moi, ça fait 26 ans que je travaille en milieux défavorisés et il y a des centaines de groupes communautaires qui font la même chose. La description qu'on fait des pauvres à travers les préjugés, elle ne colle pas à la réalité! Les gens disent: "Moi j'ai pas de préjugés, mais j'en connais, des pauvres, qui fraudent le système." C'est sûr! Dans toutes les sphères de la société, il y en a qui profitent du système!»

Dans la population, M. De Koninck sent moins de sensibilité à la question de la pauvreté qu'à celles de l'environnement ou de la lutte contre le cancer, par exemple.

«La flamme n'est pas là.»


Alors qu'au début des années 2000, le Collectif pour l'élimination de la pauvreté avait réussi à rallier l'Assemblée nationale à un objectif ambitieux, M. De Koninck constate aujourd'hui de la «timidité» dans notre regard sur les solutions. On s'en tient, dit-il, «aux bonnes vieilles recettes, comme aider les gens à se retrouver un emploi».

Pourquoi? Le rapport fournit des pistes. «Quand ton voisin est en difficulté, si tu n'as pas vraiment d'estime pour lui, as-tu envie de l'aider?»

D'emblée, dans l'hostilité envers les assistés sociaux, il se demande s'il n'y aurait pas d'abord «la peur», le «besoin de marquer qu'on est différent d'eux». Bref, un sentiment opposé à celui de l'empathie.

Lorsqu'on lui fait remarquer que les gens sont quand même généreux et que la guignolée a eu cette semaine un bon succès, il rétorque que les résultats sont heureux, mais qu'il faut les prendre pour ce qu'ils sont.

«Ce n'est pas par nos dons qu'on va changer quelque chose de fondamental à la pauvreté. [...] Là où c'est inquiétant, c'est si on construit autour de cette image qu'on est vraiment une société solidaire qui se serre les coudes pendant les moments difficiles. Les moments difficiles, c'est 12 mois par an.»
 
 
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  • Moteur - Inscrit
    3 décembre 2011 04 h 30
    Le BS!
    Sur le BS, tu as plus de problèmes quand tu déclares des revenus de travail que si tu faisais des trucs en dessous de la table!

    C'est quoi le message? Ta boite aux lettres se rempli aussitôt de lettres et formulaires à remplir pour être certain que l'employeur sache que tu es sur le BS!

    1) Un peu plus de discrétion, surtout au début, serait apprécié!

    2) Avant d'obliger les individus à assister à des ateliers complètement débiles sur comment se trouver une job, il serait préférable de consulter leurs CV!

    3)Des programmes sous la forme d'une gradation dans les activités, seraient socialement plus rentables qu'une gagne de pitbulls qui savent juste gaspiller du papier en dédales administratifs à n'en plus finir!

    Exemple, des propositions à un jour semaine pour ne pas isoler les gens, ce qui me semble une priorité, puis on passe à 2 jours. 3 jours...et c'est un travail en entreprise adapté aux compétences de l'individu. Des incitatifs pour les employeurs qui intègrent une formation dans autre chose que cueillir des fraises et la chaine de montage, serait aussi à considérer.

    ''Comme un million de gens...la la la!''
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    3 décembre 2011 04 h 59
    À Québec, on a vu que les préjugés, c'est aussi une question de manipulation
    J'ai visité le campement et fait mon propre petit reportage.

    J'ai constaté, comme des journalistes du Soleil, que les gens à Occupons Québec étaient en grande majorité des personnes étudiantes ayant souvent des emplois et d'autres des travailleurs ordinaires. Un ami, par exemple, travaille de nuit dans un dépanneur. Certains travaillaient parfois 12 heures dans une journée, mais se rendait au campement après. Très très peu étaient sur l'aide sociale et, dans leur cas, c'était des gens très engagés dans l'entraide avec les personnes itinérantes.

    Les préjugés en question, dans ce cas, proviennent à mon avis assez directement d'une radio à Québec et d'un certain chroniqueur de Québécor dont je tairai les noms, qui n'ont pas hésité à déclarer ses préjugés pendant des semaines sans égard à vérifier les faits. Ces animateurs et animatrices ont un agenda politique et un objectif aussi de créer de la bisbille et ils sont prêts à dire n'importe quoi en conséquence.

    Donc, ce sont des préjugés, mais aussi de la manipulation. En bout de ligne, par contre, ce sont aux gens à ne pas se laisser manipuler. Si des animateurs et chroniqueurs vous mentent (oui oui, des mensonges conscients), devriez-vous continuer à les écouter?
    --

    nb: je n'étais dans le campement. Je visitais une heure ou deux par semaine question de faire mes propres rapports indépendants pour des médias communautaires et alternatifs.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    3 décembre 2011 05 h 42
    «Étais-je «BON» ou «MAUVAIS» ?
    Pire encore...je n'ai pas été qu'UNE fois «m..... B.S». mais deux fois! «Repire» encore...et ce, après avoir «brassé des millions$» Ouache...vous dites!? Sûr que, contrairement à d'autres êtres humains bénéficiaires de l'Aide dite Sociale, j'y ai eu ma part de responsabilités, pour un jour, «être tombé sur le B.S.». Je me rappelle si bien cette 1ère journée de «ma prise d'habit», en attente dans une courte file de nouveaux bénéficiaires, la mine déconfite, le moral dans les talons, la dignité «au bord de la crise et de l'effondrement» me voilà chanceux. Hein?! «Vous madame, postée devant moi, une diplômée universitaire qui venez, comme moi, comme nous, vous inscrire et revêtir cet habit si peu souhaité de «Maud... B.S.!?» «Moi qui n'ai, comme seul diplôme, celui d'ex-détenu de prison et de pénitenciers ou à l'ultime celui de la vie («Pis» quelle vie à part ça!) Après que cette dame m'aie eu partagé ses souffrances «de se retrouver aussi bas dans «son» échelle sociale», je m'y suis senti chanceux. Ma «rechute», par contre, ( vous vous rappelez...2 fois «B.S.») j'en ai trouvé le fond profond en tabarnouche moi qui pensais qu'ENFIN...j'en «étais sorti!» Le «B.S.» ce ne serait pas comme...un peu l'hôpital, la prison, le pénitencier...À savoir? On SAIT (ça...pour sûr) quand on y entre mais je n'y ai, à date, vu de panneau indicateur annonçant ce si souhaité et réconfortant : «SORTIE»
    Monsieur De Koninck, à vous mille mercis! Une partie de ce que vous décriez si JUSTEMENT me fait peur en même temps que je sens, que je sais que ma dignité, elle, tiendra le coup voire le coût. Mercis Monsieur De Koninck pour TOUT ce que vous avez fait et faites. «Ça» sent bon!
    Mes respects Madame Porter,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain publié «en devenir»
    Saint-Valérien de Rimouski
    http://www.unpublic.gastonbourdages.com
    Site anglophone en construction: http://www.myfreedomhurts.com
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    3 décembre 2011 06 h 55
    Enfin! Que plus de gens outillés parlent pour eux fait du bien!
    Votre constat représente effectivement une réalité troublante dans le quotidien pour celui qui est sensible à la misère d'autrui.

    Je me souviendrai toujours de cette journée de novembre à Montréal-Nord, où pressée d'aller acheter quelque chose à la pharmacie avant d'aller chercher mon garçon au service de garde, et ce, après une journée de travail, j'ai croisé Stéphane dans le stationnement du Centre d'achat.

    Timidement, à une distance d'une voiture environ, en baissant le regard, il m'avait tendu la main pour avoir de l'argent, Je lui ai fait signe et lui ai dit que je reviendrai en sortant ... De loin, à une distance de 4 voitures, au moment où je m'apprêtais à marcher sur la chaine de trottoir face à la porte d'entrée du centre d'achat, j'ai entendu légèremnt sa voie, mais ce fût comme un cri de détresse qui s'est rendu à mon coeur. J'ai cru entendre : « On s'est bien, moi je ne suis pas important ... je mérite de me faire cracher dessus!» J'ai cru rêver et avoir mal entendu. Pour moi, un être humain ayant beaucoup plus de valeur que tout bien matériel ou satut, je me suis arrêtée dans mon pressé quotidien et suis retournée le voir sur-le-champ. Je lui ai demandé ce qu'il avait dit pour m'assurer que j'avais bien entendu. Et bien oui malheureusement! J'avais bien entendu. Quatre personnes lui avaient craché dessus parce qu'il avait osé demander de l'argent pour manger. Il pleurait en sanglotant, tout en me racontant ces faits inhumains. Le désespoir et la croyance qu'il était sans valeur m'a fait craindre que cela lui enlève tout goût à la vie et l'espoir d'une vie meilleure. Je ne pouvais m'en aller en le laissant penser qu'il ne valait rien. Alors je lui ai dit que pour moi, il était important et de m'attendre, que je reviendrai le voir en ressortant du centre d'achat.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    3 décembre 2011 06 h 57
    Suite 2 : Enfin! Que plus de gens outillés parlent pour eux fait du bien!
    Je ne suis pas tellement pour donner de l'argent, car les gens en souffrance s'en servent souvent pour oublier leurs souffrances et se suicider à petits feux, et je ne veux pas être celle qui les maintient allumés. Alors, ce que je fais la plupart de temps, c'est d'aller avec la personne en besoin acheter de la nourriture dans un endroit proche d'où on est. Malheureusement, il n'y avait aucune épicerie dans ce secteur et il disait être refusé d'entrer au restaurant. Il ne restait donc qu'un dépanneur. Mon Dieu qu'il était gêné! Je lui ai dit de prendre ce qu'il voulait et que j'allais payer. Et bien! Il a pris une simple sandwich et un petit berlingot de lait, sans plus. J'ai dû insister pour qu'il en prenne plus afin d'avoir de quoi manger un peu plus longtemps, comme prendre du fromage, des noix, etc. Pour ce qui est de gâterie, ce fût un refus total de sa part. Comme si je n'avais pas à lui payer en plus, un peu de plaisir dans la vie. Comme s'il n'avait le droit qu'à juste l'essentiel pour se nourrir. Et l'essentiel pour nourrir l'âme lui? Qu'en fait-on? J'ai vraiment dû insister en choisissant moi-même diverses gâterie et en les mettant de force dans son sac ... des genres de petites douceurs qu'on aime bien ce payer de temps en temps.

    Vous savez quoi ... j'en suis encore touchée et récompensée. En sortant, il ne cessait de me remercier, il avait le soleil dans yeux et un beau sourire, malgré ses dents qu'il lui manquait. Je lui disais que c'était la moindre des choses que je partage avec lui ce que la vie me donne si généreusement. Je l'avais également référé à une centre d'aide, une mission; j'ai toujours des cartes avec les adresses et no. de tél. sur moi.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    3 décembre 2011 07 h 01
    Suite 3 : Enfin! Que plus de gens outillés parlent pour eux fait du bien!
    Vous savez quoi ... j'en suis encore touchée et récompensée. En sortant, il ne cessait de me remercier, il avait le soleil dans yeux et un beau sourire, malgré ses dents qu'il lui manquait. Je lui disais que c'était la moindre des choses que je partage avec lui ce que la vie me donne si généreusement. Je l'avais également référé à une centre d'aide, une mission; j'ai toujours des cartes avec les adresses et no. de tél. sur moi.

    On s'est dit au revoir, je lui ai donné l'argent pour qu'il puisse se rendre en autobus au centre d'aide. J’étais sur le point de traverser le boulevard et de retourner à ma voiture lorsque soudain, j'entends crier mon nom : Chantal ! Je me suis retournée et c'était Stéphane qui revenait vers moi pour me parler. Il m'a dit :« Tu sais ...je voulais te dire ... aujourd'hui ... tu m'as sauvé la vie et tu m'as apporter beaucoup de bonheur .... aujourd'hui ... tu sais ... c'est ma fête ... et je pensais m'offrir la mort en cadeau. Merci beaucoup! Aujourd'hui, c'est la plus belle fête que je n'ai jamais eue grâce à toi. Je prends l’autobus et je m'en vais à la mission.»

    J'étais sous le choc, bouleversée par ce que je venais d'entendre et soulagée d'avoir écouté mon coeur. Je lui ai naturellement fais un beau câlin de bonne fête et lui ai donné mes petits bisous d'amour sur les joues, tout en lui disant de prendre bien soin de lui ... que pour moi et sûrement pour d’autres, il était important.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    3 décembre 2011 07 h 02
    Suite 4 : Enfin! Que plus de gens outillés parlent pour eux fait du bien!
    Heureuse de mon action, j'arrive à la maison ... police, rubans jaunes et attroupement de voisins devant chez moi. Mon voisin d'en face, dont je tairai le nom par respect, venait de se suicider avec une carabine au sous-sol de sa maison parce qu'il était malade depuis un bon moment déjà, en souffrance physique (il avait une plaie ouverte sur la colonne avec du pu qui en sortait depuis des mois, etc.) et psychologique et que son médecin ne trouvait pas urgent d'en prendre soin, et ce, malgré les recommandations de l’infirmière du CLSC.

    L'impuissance face au fait de n'avoir pas été mise au courant et ma colère face à ce système public québécois qui priorise les mieux nantis et ceux qui ont de bons contacts pour passer avant tout le monde, me rappelle la nécessité d'être indignée et d'agir pour faire changer les choses.
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  • Denis Paquette - Abonné
    3 décembre 2011 07 h 56
    Qui peut dire ce que nous reserve l'avenir, qu'est ce que la pauvreté et qu'est ce que la richesse
    Si la pauvreté est souvent le produit du mauvais sort,
    Nous acceptons également de dire que parfois elle est le produit d’une culture »bougon ».
    Combien de gens nous disent qu’il est plus payant de rester chez eux, combien de gens nous disent que la débrouillardise est ce qui compte.
    Mais nous convenons également que le salaire minimum est également trop bas pour être incitatif
    Mais nous convenons qu’il y a des gens qui s’enrichissent a partir des bas salaires offerts.
    Mais nous convenons également, qu’il y a des régions ou il y a du travail que pour les gens qualifiés
    Mais nous convenons qu’il y a également la maladie et la malchance et des gens à la limite de ce qui est viable
    Mais nous convenons comme nous disait l’ancien testament qu’il y a de bonnes et de mauvaises années
    Mais nous convenons que nous sommes en périodes de crises et que tout coute plus cher et que tout augmente
    Mais nous convenons qu’il y a des gens âgés licenciés avec de maigres pitances et ont de la difficulté à garder leur maison
    Mais nous convenons que depuis quelques années les taxes excédent les couts de la vie
    Mais nous convenons que la vie est une jungle planifiée pour les nantis et les gens en santé et que les autres sont laissés pour compte
    Mais nous convenons que la mondialisation n’arrange pas les choses et que tôt ou tard nous en subirons les conséquences
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  • AGL - Inscrit
    3 décembre 2011 08 h 06
    Remerciements pour la liberté
    Souvent, ceux qui gueulent nous déplaisent, surtout s'ils sont loin des standards dans leur quotidien. La vision à court terme de toute situation me fait dire que les standards - qui offrent généralement une fondation et une régulation sociale - finissent par nous tuer.

    Si on regarde en arrière, ce sont ces personnes, les gens du même type que les indignés, qui nous ont procurés la liberté (si on peut croire que nous sommes libres suffisemment). Disons que ce sont ces personnes qui ont lutté à la place des autres, les 'standardisés', les gens qui se croient 'intégrés'. Et ils l'ont fait au péril de leur vie toujours. Cependant, on ne tue plus avec ses mains, ni les poulets que l'on mange, ni les gens qui visent à détruire les standards que la plupart croient, sans aucune perspective, devoir nous protéger.

    Nous ne cultivons plus le respect et le sacré de chaque vie. On s'auto-zigouille avec calme quand les fonctions corporelles n'y sont plus. Les pauvres et les indignés nous emmerdent. Les menteurs sont les bons et les rémunérés, avec limo fournie. Il y a des documentaires pour vous dire que vous êtes cyniques. Méchants que vous êtes!
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    3 décembre 2011 08 h 48
    La hargne des radios de droite de Québec

    Ce qui est étonnant, c’est la réaction des radios de droite de Québec. C’est incroyable, surtout à CHOI FM, le degré de hargne manifesté envers les indignés. Ça n’aurait pas été pire, je crois, si les indignés avaient été là spécifiquement pour s’opposer à cette radio. Lorsqu’on réagit si fortement contre un mouvement de gauche, c’est qu’on veut vraiment camper (sans jeu de mot) à droite.

    À bas le discours sur le partage des richesses et une société plus égalitaire. Vive le capitalisme sauvage, le chacun pour soi. Que les plus talentueux s’enrichissent librement et que les pauvres crèvent ou finissent en prison. Voilà le message qu’on pourrait déduire de ce genre de radio. Est-ce une anomalie ou alors la population de Québec en est vraiment rendue là?
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  • Darwin666 - Inscrit
    3 décembre 2011 08 h 57
    Excellente entrevue!
    ... et excellente analyse de M. De Koninck!

    «Lorsqu'on lui fait remarquer que les gens sont quand même généreux et que la guignolée a eu cette semaine un bon succès, il rétorque que les résultats sont heureux, mais qu'il faut les prendre pour ce qu'ils sont.»

    M. De Koninck a tout à fait raison! Merci à ceux qui ont donné, mais, l'objectif de la lutte à la pauvreté devrait être qu'on n'ait plus besoin de guignolée!

    http://jeanneemard.wordpress.com/2011/12/01/jeanne
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    3 décembre 2011 09 h 07
    Ne pas reconnaître sa chance .
    Quel effort avons-nous fait pour être intelligent , en santé dans un pays où nous sommes libre ? Bien des gens ne comprennent pas que le seul fait d'être né au Canada dans l'époque moderne est en soit un avantage ainsi que d'être relativement en santé , ce qui devrait nous inciter à être plus ouvert envers les démunis . L'aveugle n'a pas demandé à le devenir , ni les handicapés soit physique ou mental . En ce temps des fêtes réjouissons nous de ce que le destin nous a donné et partageons avec notre prochain sans attendre de retour .
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  • Jean Tremble - Inscrit
    3 décembre 2011 09 h 27
    Prie-dieu
    «Ce n'est pas par nos dons qu'on va changer quelque chose de fondamental à la pauvreté [...] »

    Afin d'accéder au Ciel, contrairement à la Justice sociale, la Charité publique permet d'économiser sur l'achat des indulgences...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    3 décembre 2011 09 h 46
    Pauvreté et travail.
    Il y a la pauvreté dû au fait que les gens ne travaillent pas. Des gens qui travaillent cependant et qui doivent fréquenter quand même les banques alimentaires pour subsister font partie de ce lot.

    C'est une simple mathématique! Quand le coût de la vie qui ne cesse de grimper et les salaires qui stagnent ou montent d'une façon dérisoire par rapport au coût de la vie finit par faire grossir le nombre de pauvres dans la société.
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    3 décembre 2011 10 h 15
    Bons riches, mauvais riches
    Sur l'avenue du mont-royal dans l'arrondissement du Plateau ce trouve plusieurs succursales de la SAQ, et devant l'entrée de chacune d'elles, un sans-abrit en quête d'un pécule ou d'une poignée de change, comme on dit par chez-nous. Les bras chargés de bouteilles de spiritueux ou de vins de bons crus, j'ai vu des riches qui donnaient jusqu'à un billet plié dans le creux de la main du miséreux comme j'ai surtout vu des riches, les bras plein à boire, crier d'une voix au ton accusateur :"T'as juste à travailler comme moi !" et passer son chemin.
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  • André Michaud - Inscrit
    3 décembre 2011 10 h 27
    Aptes et inaptes
    Évidemment on ne peut considérer de la même façon un malade mental ou un grand malade qui ne peuvent travailler et quelqu'un en pleine santé qui a besoin d'un grand coup de pied au cul....et hélas, on en connait tous au moins quelques uns. Certains sont des voisins, d'autres des amis...et dans tous leurs comportements ils agissent comme si les autres leur devaient quelque chose..!!! Si on les invite à souper, ils ne penseront même pas à aider pour la vaisselle..!! Difficile d'être sympathique à ce genre de personnalité!!

    Le travail est la base de la société. Les gens qui travaillent sont le sel de la terre. Sans eux rien est possible. Dévaloriser le travail serait catastrophique!

    Mon père , avec une 4i`année primaire, a eu un petit salaire toute sa vie, mais il se levait chaque matin à 5h30 pour aller travailler. Il était trop fier pour dépendre des autres, et il m'a communiqué cette valeur.

    Il faut agir auprès des jeunes et les empêcher de rentrer dans le cercle viscieux de la dépendance économique. Les gens dépendants pendant plusieurs années deviennent trop "mous " pour intéresser un employeur...ils nuisent plus qu'ils aident!!

    Comme partout ailleurs il faut fixer un temps maximal pour les aptes au travail et mieux encadrer ces gens pour les forcer à étudier ou travailler et faire leur part dans la société au lieu de jouer les parasites.

    Par contre les malades et les femmes avec des très jeunes enfants auraient besoin parfois de plus d'aide...
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  • Jacques Anar - Inscrit
    3 décembre 2011 10 h 36
    Navrants et insignifiants!
    Depuis aussi longtemps que je me souvienne, il y a eu des pauvres. Même la Superstar le disait. Je vois comme une espèce de rage des bourgeois non pas face à la pauvreté mais face aux pauvres eux-mêmes. "Les criss de BS..."
    Les pauvres? Ceux qui n'ont même pas les moyens de s'endetter à 150% ? Ceux qui sont "différents", ce qui est le pire qu'on puisse faire à une société insignifiante? Depuis la "fondation" du BS que je me fais un plaisir de rappeler aux bourgeois que celui-ci n'a rien à voir avec la charité. Il existe pour acheter à vil prix la paix sociale. Ça coûte trop cher? Les Corporates Werlfare Bums sont bien autrement voraces.
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  • Sand 700 - Inscrite
    3 décembre 2011 10 h 47
    L'INFORMATION ET LA CONSCIENTISATION !!
    C'est par cette voie que la population doit se questionner sur l'existence des pauvres. Pourquoi des gens sont-ils pauvres, comment se vit cette pauvreté, quelles sont les actions de la société, des gens au pouvoir, nos élus, dont un des mandats est de faire des lois, de légiférer???

    Les indignés l'ont crié, pancartes à l'appui, les 99% en ont assez que leurs voix ne soient pas entendues.

    Il est bien évident que dans ce 99%, il y a la classe moyenne et moyenne élevée, qui paie taxes et impôts de toutes sortes, qui travaille beaucoup et qui n'a aucun lobbyiste pour faire changer le cours des lois mais subit, travaille et paie...

    Diviser pour mieux régner a toujours été efficace pour les élites, les oligarques qui se maintiennent au pouvoir et aident leurs «z'amis» par des retours d'ascenseurs ( voir contrats de toutes sortes venant des fonds publics), fiscalité avantageuse, etc...

    Les autres, ceux qui ne sont pas dans ces clans, vivent leur quotidien et paient...

    Tous ces gens devraient être indignés que la pauvreté existe sous toutes formes alors que des avantages indus sont fournis aux «z'amis» et que des lois, fiscales ou autres, entravent une redistribution plus équitable de la richesse.

    Nos élus, de tout palier de gouvernement, devraient être interpellés, via Internet ou autre, afin qu'ils rendent des comptes sur l'utilisation des fonds publics. Les dépenses des gouvernements, faites par nos taxes et impôts de toutes sortes, devraient être scrutées à la loupe par une majorité de la population afin de connaître l'orientation des dépenses et ainsi porter un jugement éclairé sur une redistribution équitable pour toute la société.
    Nous n'en sommes pas encore là...!!
    La majorité des gens sont pris dans leur quotidien et la pauvreté de plusieurs de nos concitoyens se perpétue tout autant que les préugés.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    3 décembre 2011 10 h 56
    Combattre la pauvreté, c'est le rôle de l’État - v2
    L'article mentionne que...

    «La guignolée a eu cette semaine un bon succès, il rétorque que les résultats sont heureux, mais qu'il faut les prendre pour ce qu'ils sont. «Ce n'est pas par nos dons qu'on va changer quelque chose de fondamental à la pauvreté.» -IP

    Monsieur De Koninck a parfaitement raison quand il affirme que :

    «Ce n'est pas par nos dons qu'on va changer quelque chose de fondamental à la pauvreté.»

    Et ce n'est certainement pas en s’évertuant à propager cette totale illusion qu'est cette culture arriérée de la charité publique, qu'on y changera quelque chose non plus.

    C'est en réclamant de l'État une véritable justice sociale, exigeant du gouvernement qu'il prenne ses responsabilités face à cette violence sociale et économique qu'est l’abandon des plus défavorisés de la société dans leur misère.

    La culture de la charité publique, aussi dépassée que rétrograde, semble aussi être utilisée à dessin, afin de déculpabiliser la société de son irresponsabilité sociale pour maintenir l’inacceptable et tolérer l’intolérable.

    J'ai aussi entendu cette semaine Radio-Canada inciter les gens à donner leur « p’tit deux » qui vient du cœur.. » pour aider les pauvres à la «La grande guignolée des médias..

    Entendre ça en se levant...

    C’est bien pire le matin.

    Car si «tous» les Québécois, hommes, femmes, enfants, ados, bébés naissants et mourants, donnaient chacun leur «p’tit deux», le total de ces dons ne cumulerait que «14 millions», alors qu’à elle seule, l’abolition des catégories à l’aide sociale, qui signifie une augmentation des prestations pour personne seule de 574$ par mois à 873$ par mois, nécessiterait un montant de $750 millions par année.

    Christian Montmarquette
    Montréal

    «Contrer la pauvreté, c'est le rôle de l’État » :
    http://www.vigile.net/Contrer-la-pauvrete-est-le-r

    .
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  • Jacques Anar - Inscrit
    3 décembre 2011 11 h 19
    Navrants et insignifiants!
    La pauvreté fait mal. À ceux qui sont pauvres et à ceux qui sont assez imbéciles pour croire que ça ne peut jamais leur arriver. Être pauvre, c'est de ne pas pouvoir s'endetter à 150% pour faire comme le beau-frère? C'est de ne pas dérouler son tapis trois fois par jour devant Wal-Mart? Ne pas avoir été en mesure de célébrer comme il se doit le Black Friday?
    À ceux qui croient que le BS c'est le paradis, lâchez tout et installez-vous! Il y a toujours de la place. Et vous serez portés aux nues par nos radios-poubelles de Québec-la-Bourgeoise. Et vous apprendrez que le BS n'a pas été institué pour aider les pauvres mais pour préserver VOTRE paix sociale. C'est VOTRE BS qui nous coûte cher! C'est pour ça qu'une révolution est impossible au Québec. Mais les pétrolières et banques qui ne payent pas leur part, c'est pas grave. Les millions donnés aux copains du régime c'est super! Et votre connerie et votre pauvreté d'esprit ne se guériront pas par des dons!
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  • Moteur - Inscrit
    3 décembre 2011 11 h 35
    Une citation!
    À propos de ces marginaux souvent pas très riches pour pas dire pauvres!

    ''Seuls ceux qui sont assez fou pour penser qu'ils peuvent changer le monde, y parviennent!''

    C'était dans la bio de Steeve Job!
    Le maudit crotté qui sentait pas bon pis qui mangeait du foin! Comme semblaient dire ceux qui l'ont connu jeune!

    Je serais curieux de comparer une statistique sur ce que représente comme montant pour les contribuables, les frais causés par la corruption versus les sans emplois.

    Sur les radios de Québec, j'ai lu beaucoup de commentaires à propos du babouin au micro qui disait des trucs genres des parasites qui devraient se trouver une job au lieu de chialer! C'est juste qu'il n'était peut-être pas assez évolué pour faire le lien que sa journée de travail grassement payée, avait été basée sur leurs gestes! C'est rien ce qu'ils coutaient à la société si je compare à ce qu'ils ont généré en revenu médiatique!
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  • Pauvre Anonyme - Inscrit
    3 décembre 2011 11 h 38
    Voilà comment je me sens
    Bonjour, j'aimerais dire comment il est vrai qu'on est pauvre quand on est sur l'aide sociale. Je suis sur la solidarité sociale et j'ai une vie assez remplie de problèmes et je me sens découragé et coupable d'être sur l'aide sociale(solidarité sociale). J'ai trois maladies et ma femme en a quatre maladies. J'ai tombé recemment d'une quatrième maladie qui s'est guéri. Ouff. J'ai eu des périodes où j'ai tenté de recommencer de travailler. Maintenant, je suis sans aide et je touche un chèque qui négligent bien des affaires. Je n'ai ni internet, ni le cable, je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas. Je n'ai pas d'auto. En passant, je suis dans un café internet pour envoyer le message. Aujoud'hui, je peux me conter chanceux quand il me reste 50 $ à la fin du mois. Je fais tout un casse-tête pour courrir les rabais. Je ne vais jamais au restaurant. Je dis jamais mais, en réalité c'est plûtot 37$ pour 2 depuis le début de l'année. Je ne vais pas 4 fois par semaine au restaurant mais, 4 fois pas année. En général, les gens ne font jamais des marches à la pluie pour aller chercher de l'épicerie ou dans une tempête, ils ont des chars. Je tombe malade l'hiver... Les loyers sont beaucoup trop cher, il manque généreusement de logements sociaux. Si J'étais le gouvernement, je donnerais assez de sous pour vivre pour au moins avoir du transport. J'allais souvent dans les tempêtes de neiges vraiment malade pour me rendre à l'hopital en plein mois de Janvier à pied.
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  • Pauvre Anonyme - Inscrit
    3 décembre 2011 11 h 38
    Voilà comment je me sens Suite 2
    C'était 10 Km de marche. J'arrêterais de payer du monde à nous rendre cette aide plus difficile dans l'état qu'on est rendu.Prenez l'exemple de ceux qui se font couper pour des raisons bidons. On suit du monde pour trouver des personnes croches qui représentent 4%. Moi je suis une personnes qui fait tourner l'économie car, je représente un bon client à toutes les personnes qui ont une job grace à moi comme: pharmacien,médecin, infirmière,pdg,camionneur,etc... Je me sens coupable mais, arrêtez de nous bucher dessus. Voyez vous, je suis dans la misère. Tout ce que je vous dis est vrai. Pas une menterie. Ça m'étonnerait pas qu'on ne me croit pas et qu'on n'ait aucune compassion sur le message que j'ai publié. Aidez les gens si vous voyez de la misère. Merci.
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  • Maxdevoir - Inscrit
    4 décembre 2011 09 h 12
    Travailler et réfléchir...
    Si une partie de la classe moyenne juge les pauvres d'être les seuls responsables de leurs misères, peut-être que leur jugement se transformera en réflexion consciente lorsqu'ils se retrouveront un jour avec eux! Allez jeter un oeil à cet extrait vidéo (9 décembre 2010) du sénateur américain Bernie Sanders. http://youtu.be/pSD7rDdbgA4

    Aussi, si vous voulez comprendre ce que font les bons citoyens financiers de la Goldman Sachs

    http://www.dailymotion.com/video/xj6n7f_la-banque-


    Si la classe moyenne, nous, galériens du travail, arrêtions de "ramer" pour nous mettre à réfléchir en "trois dimensions", de nous reculer la face de ce qui se passe, de sortir de l'état d'hypnose et d'amnésie collective et devenions conscients que nous carburons et sommes principalement conditionnés à la gratification et à la punition socioéconomique et pour le bien de nos maître et tortionnaires oligarchiques - spéculatifs, financiers, économiques et politiques - qui nous donnent juste assez de fric et d'air pour que nous ayons l'impression que tout est sous notre contrôle. Oui, riches d'avoirs et pauvres d'esprit, mis à part celui d'être belliqueux, vaniteux et travaillant! Ils veulent s'assurer que les pauvres soient les boucs émissaires de notre pathologie mentale socio-économique. ils sont brillants ces cerveaux pragmatiques et mathématiques! Mais oui, nous, nous sommes les plus vaillants et les meilleurs...les meilleurs à faire fonctionner la prédation civilisée et sophistiquée! Peu importe la forme du système économique ou politique et leurs euphémismes esthétiques accolés, tant que la pulsion de prédation, le désir de domination, de cupidité et de possession seront tout juste derrière, la prédation civilisée (sophistiquée) perdurera. Avec joie ou colère, mais avec conscience, changeons les choses individuellement et collectivement pour voir ce que ça va donner...juste pour voir!
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  • D W - Inscrit
    4 décembre 2011 10 h 37
    les sophismes socialistes
    Le "droit au plaisir, au beau, au divertissement", c'est pour mettre dans la constitution de la république du Québec ?

    Fallait le dire plus tôt. Vite, un référendum !
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  • Daniel Berube - Abonné
    4 décembre 2011 16 h 10
    @ Chantal_Mino
    Texte très beau à lire et profond au sens relationnel... faire des calins à un pauvre de la rue... ça ne se voit pas tout les jours, et ce n'est pas tout le monde qui possède une humilité semblable. Vous avez tout mon respect face à ce geste.

    Je ne rajouterai qu'une phrase, afin de laisser entendre à ceux se croyant... d'un grade suppérieur à ceux les entourant, et sur lesquel ils se permettent de cracher: ...vous serez jugé de la même façon, avec les mêmes exigences que vous aurez jugé les autres, ceux vous entourant...
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    5 décembre 2011 05 h 51
    L'État la tête dans le sable face à la pauvreté.
    Il n'a pas énormément d'emplois au Québec et le PME ont de la difficulté à supporter les charges sociales de leurs employés.

    Le coût des choses essentilles à la vie a doublé et c'est les pauvres et la classe moyenne qui en paix le prix.

    Ce n'est pas à notre État de créer des emplois mais c'est à elle de nous laisser la chance dans créer.
    Ne jamais oublier que c'est nous qui payons les emplois de riche créer par notre État.
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  • Jocelyne Lavoie - Abonné
    8 décembre 2011 22 h 22
    Bons pauvres, mauvais pauvres.
    Super entrevue !!! Pourquoi ne retrouve-t-on pas la fonction partager sur Facebook pour cet article? Mes étudiantes en techniques de travail social sont sur Facebook, pas sur Twitter....!!!!!!!!!!
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