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Intimidation à l'école - Québec doit agir sur les réseaux sociaux

Le PQ propose de faire fermer les comptes Facebook des agresseurs

Le Parti québécois veut que Québec intervienne pour fermer les pages Facebook d'intimidateurs et propose d'allouer plus de ressources aux écoles pour s'assurer que bourreaux et victimes soient suivis par un professionnel.

Quelques jours après le suicide d'une jeune fille de 15 ans victime d'intimidation en Gaspésie, l'opposition officielle dresse un bilan négatif du plan d'action contre la violence dans les écoles, mis en place par le gouvernement il y a trois ans et muni d'une enveloppe de 17 millions. «Les contacts que j'ai dans les commissions scolaires me disent que tous les intervenants sont super conscients et font des efforts, a expliqué le porte-parole péquiste en matière d'éducation primaire et secondaire, Sylvain Gaudreault. Mais ils manquent de ressources et sont impuissants devant ce qui se passe sur Facebook.»

Le parti propose d'adopter un plan similaire à celui que possède la France depuis mai dernier. Le ministère français de l'Éducation, via l'organisme e-Enfance, contacte les administrateurs de Facebook pour demander la fermeture des comptes des élèves qui tiennent des propos haineux en ligne.

La présidente de l'organisme de prévention Institut Pacifique, Shirlane Day, est également d'avis que le gouvernement doit agir rapidement pour lutter contre l'intimidation, particulièrement celle sur Internet. «L'enfant subit de l'intimidation en classe, à la sortie des classes, dans l'autobus, mais désormais, on ajoute aussi le soir et la nuit, avec les médias sociaux. Il n'y a plus de pause. Et en plus, c'est viral.»

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a affirmé en Chambre que le gouvernement est bien au fait de l'initiative française. «Ça fait partie des discussions et nous suivons de près les actions du gouvernement français, qui a lui-même reconnu toutes les difficultés pour arriver à ce contrôle des pages Facebook parce qu'il y a quand même plusieurs embûches.»

Comment le milieu scolaire s'attaque-t-il à l'intimidation? L'intervention concrète se gère par école, d'après leur code de vie. À cela s'ajoutent les différents programmes que les commissions scolaires proposent aux écoles. «On en fait l'affaire de tous: des écoles, de la commission scolaire, des parents, et on travaille avec des partenaires comme les maisons de jeunes et les policiers», explique le responsable des communications à la Commission scolaire de Montréal, Alain Perron.

Il faut plus, estime le PQ: Québec doit injecter des fonds dans les écoles pour que des professionnels fassent un suivi en continu des cas d'intimidation dans les écoles. Selon ce plan, victime et bourreau auraient des rencontres individuelles régulières, afin d'éviter que des jeunes «puissent passer à travers les mailles du filet».

Le professeur titulaire à l'UQAM et psychologue à l'hôpital Rivière-des-Prairies Réal Labelle juge que les projecteurs sont trop mis sur l'intimidation. Il rappelle que la santé mentale aussi doit être une préoccupation. «L'intimidation, c'est comme une étincelle. Pour que le feu prenne, il faut qu'il y ait autre chose derrière. Quand un enfant change de comportement, on devrait vite le signaler.»
 
 
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    2 décembre 2011 05 h 57
    Un vrai Protecteur de l'élève (nommé par le Protecteur du citoyen) et une imputabilité concrète et légale des directions d'école, voici la solution de base!
    Il est certain que plusieurs interventions de toutes nos communautés seront nécessaires et sont forts louables de la part de personnes ne travaillant pas dans les écoles publiques du Québec, mais là n'est pas la source du problème, car il y aura toujours des évènements ou situations problématiques nouvelles à régler dans une école publique. La question est: Qui est imputable d'agir pour la protection de tous les élèves ?

    Dès la maternelle,certains enfants vivent déjà des difficultés à l’école publique et eux ne peuvent malheureusement pas parler comme une adolescente.Ces enfants parlent davantage par leur comportement problématique qu’on étiquette toujours en premier lieu comme étant intrinsèque à eux-mêmes au lieu de se regarder, de faire une introspection, de travailler à trouver sa source qui est plus souvent qu’autrement extrinsèque à l’enfant (ce qui peut effectivement concerné un situation familiale difficile,mais aussi une dynamique malsaine de groupe en classe,à la récréation et/ou au service de garde,mais aussi dans la relation avec l’enseignant,une difficulté d’adaptation à son nouveau milieu qui le perturbe au lieu de le rassurer,des besoins de bases non comblés,un trouble d'apprentissage,etc) et face à la caste fermée qu’est l’école publique pour un réel partenariat avec les parents des élèves,ces derniers sont bien impuissants et démunis devant ce Goliath qui est même réuni en Association des commissions scolaires du Québec,à nos frais,afin de se protéger de leur commune inaction. Que voulez-vous que les parents fassent lorsque l’élément déclencheur des difficultés de leur enfant se situe à la seule école publique du coin où ils ne sont pas considérés comme partenaires et même souvent exclus,et qu’ils n’ont aucune protection en dehors de la fuite?

    Ceux qui s’en sortent sont ceux qui ont une bonne direction d'école,et sinon,ceux qui déménagent loin ou ceux qui ont les
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  • Jean Michaud - Inscrit
    2 décembre 2011 07 h 46
    Donnez l'exemple
    NOUS demandons à nos Politiciens d'intervenir?? Quels exemples nos politiciens nous renvoient à la télé et dans les médias?? Quand j'entend un politicien traiter exemple: son adversaire de traite, de girouette ou de parrain de la mafia, quand je li certains de vos commentaire exemple, traiter M. Harper de hitler, je me demande qui donne l'exemple?? Que des questions...

    En terminant, fermer un compte facebook, la personne peut facilement s'en prendre un autre et continuer, exemple qu'il ne faut rien demander à nos politiciens.
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  • Pierre Girard - Abonné
    2 décembre 2011 07 h 53
    À Waterloo, un directeur qui avait trouvé une solution pas pire...
    Pendant 4 ans, de 1992 à 1996, j'ai essayé de partir un organisme du nom de : "PROMOTION ET PROTECTION DES DROITS DES JEUNES ET ADOS EN MILIEU SCOLAIRE".

    Ce serait beaucoup trop long de raconter cette saga ici, et je me retrouverais aussi certainement avec plein d'enseignant(e)s enragé(e)s contre moi. Ce que je peux dire est ce qu'un directeur de l'école primaire de Waterloo avait trouvé pour aider les enfants.

    Ce qu'il avait mis sur pied était simple et cela demandait la collaboration de tout le monde : tout personnel scolaire avec même le concierge de l'école si c'était nécessaire, les parents et ou grand parent ou voisin même.

    Ce directeur incitait tous les enfants en difficulté à dire ses problèmes à une ou des personnes de son choix avec qui il ou elle se sentait à l'aise. Ça pouvait être un enseignant d'une autre classe ou le concierge ou le directeur ou un voisin demeurant proche de chez lui ou un parent ou grand parent ou whatever. Ensuite la personne impliquée se rendait à la direction de l'école et un petit comité cherchaient des solutions. Les problèmes pouvaient être familiale, scolaire avec des camarades d'école ou encore envers un enseignant pas correct ou autre.

    Bref l'enfant était incité à demander de l'aide à une personne avec qui il se sentait en confiance. Ainsi il pouvait se sentir épaulé et ses solutions étaient ensuite mises en branle.

    J'avais fait une affiche pour que nos jeunes réalisent qu'ils avaient des droits, mais, sauf quelques psychologues, le milieu scolaire hyper syndiqué se sentaient attaqué de cette affiche, alors... Kaput mon affiche car ce qui avait principalement motivé mon action était que des adultes étaient souvent incorrects envers les jeunes et ados!

    http://horsdutemps.info/Affiche/affiche.htm

    J'ai aussi souvent vu le personnel scolaire prendre part pour les jeunes incorrects plutôt que de protéger les victimes.

    Mes enfants ont payé le prix de mes actions car faut pas to
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    2 décembre 2011 08 h 38
    Réagir aux agresseurs
    Les gens faisant de l'intimidation s'attendent à des personnes qui ne réagissent pas, il faut montrer aux victimes que c'est par des réactions, comme dire qu'on va porter plainte à l'administration de l,école que les intimidateurs arrêtent .

    Lutter contre ces intimidateurs est une cause à mon avis perdue, ces gens ont toujours existé (et ont des profils variés et parfois très stables) mais par contre informer les jeunes victimes pour qu'elles se sortent de ces situations les aideraient surement beaucoup, car bien souvent elles ne disent rien.

    L'épée de Damocles depuis toujours ça marche aussi. C'est un contexte qu'on trouve dans le travail également, dans le harcèlement moral entre employés les victimes ne disent rien, mais en cas de réaction, et pourquoi pas très dure de type judiciaire, pénale et autres, ça s'arrête et c'est totalement justifié de le faire. Il faut faire valoir ses droits, et c'est souvent aussi un signal pour les autres.

    Marc Lemieux,
    B.A.A, Psychanalyste
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    2 décembre 2011 09 h 16
    @ Jean Michaud
    ''traiter M. Harper de hitler'' ils peuvent le traiter s'ils veulent, il a tous les pouvoirs
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  • Pierre Girard - Abonné
    2 décembre 2011 09 h 27
    Ajout à mon premier commentaire
    J'avais présenté un important mémoire aux États Généraux sur l'Éducation en 1996.

    Notre saga s'est terminé en fin septembre 96 par une plainte à la DPJ, sous huissier, contre Pauline Marois, alors ministre de l'éducation (elle recevait toutes mes plaintes sur son bureau de comté de Longueuil depuis le début de son ministère) parce que du personnel scolaire s'en prenait incorrectement à nos enfants puisque je faisais des plaintes et des actions en haut lieu. Cela remettait des personnes du milieu scolaire trop en question et cela réveillait des animosité pour quelques unes de ces personnes.

    Voici la lettre de plainte avec le reçu de livraison du huissier : http://affaire-ecole.horsdutemps.info/Plainte_Maro

    Comme par miracle, à partir de ce moment là, nos 2 enfants n'ont plus jamais été importuné par des adultes du milieu scolaire; ceci après 4 ans où on a dû les changer d'école plusieurs fois pour les protéger; pas de camarade de classe, mais d'adultes qui avaient peur de perdre des pouvoirs et de devoir changer leurs manières de faire avec nos enfants.

    On a appris de cette expérience où on a reçu beaucoup de témoignages corsés d'enfants -suicidaires parfois- et de parents en difficulté d'écoute des autorités scolaires, qu'un système scolaire c'est quelque chose d'ancré quasiment dans le béton, et que ça ne se change pas comme ça.

    J'étais parfois reçu par les hautes autorités du ministère de l'éducation et aussi par le directeur de la DPJ de la Montérégie, en cachette (après 17 heures quand tout le monde était parti), parce que ces situations en milieu scolaire sont trop explosive et que cela risque de dégénérer et ou d'exploser. Tant que cela reste caché, que cela ne s'ébruite pas trop, ils pensent que cela sauve leur système. Du moins c'est mon opinion né de cette expérience douloureuse.

    Les solutions les plus simple comme de ce directeur de Waterloo, sont certainement les meilleures.

    PG
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  • Kris13104 - Inscrit
    2 décembre 2011 10 h 29
    société soit disant évoluée?
    «Il faut plus, estime le PQ: Québec doit injecter des fonds dans les écoles …..
    Le professeur titulaire à l'UQAM ….. rappelle que la santé mentale aussi doit être une préoccupation. » Il conviendrait d’ajouter «santé sociale»

    Soyons clair, n’en déplaise aux bonnes âmes qui suggèrent qu’il faut comprendre la jeunesse et les travers de certains jeunes : il s’agit de morts, de comportements susceptibles de générer des séquelles. Il s’agit de délinquance, voire de crime en cas de mort ou de coups et blessures, et la jeunesse ne peut être pas une circonstance atténuante devant la réalité des faits. C’est inadmissible dans une société qui se dit évoluée.
    Les mesures destinées à endiguer cette violence sont inefficaces, sans quoi celle-ci cesserait, or elle est en expansion.
    Les interventions de psy. divers, de policiers, d’éducateurs vont dans le bon sens mais sont très insuffisantes. Les sanctions actuelles sont inopérantes, pire, elles sont perçues par les agresseurs, souvent avec arrogance, comme des avantages. Elles sont donc contre-productives.
    Pourtant, ce ne sont évidemment pas tous les élèves qui sont agresseurs.
    D’évidence, l’origine de ce problème tient en grande partie d’un manque d’éducation, ce qui implique la responsabilité des parents des élèves agresseurs. «Malheur au pays dont le roi est un enfant ..» l'Ecclésiaste.
    Ce n’est pas aux élèves de fixer les normes, de se blanchir de leurs erreurs même les plus graves. Il faut leur apprendre entre autre le respect de règles de vie en commun, la politesse, les égards dus aux autres. Cette éducation est un apprentissage qui découle d'une contrainte.
    Les sanctions des conduites déviantes doivent être sévères, lourdes et spectaculaires pour servir d’exemples.
    «La peur du gendarme est (le plus souvent) le début de la sagesse)
    Pourquoi pas une action général auprès de l’ensemble du monde scolaire, efficacement médiatisée,
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  • Stephane Rene Gallant - Inscrit
    2 décembre 2011 10 h 29
    Deux poids, deux mesure ?...
    À propos de l’ intimidation à l’ école, je suis d’ accord avec Charest… il faut se poser des questions ; mais il faut se poser les bonnes questions !

    Comment ça se fait que ceux qui ont les pouvoirs d’ imposer des conséquences claires aux intimidateurs font semblant de ne pas connaître les solutions simples à appliquer et agir maintenant au lieu de se poser des questions ?
    Est – ce possible qu’ il y ait des politiciens qui font de la politique pour mettre en place les conditions gagnantes pour laisser se détériorer ou démolir brique par brique les institutions publics afin que leurs donateurs du privé puisse en profiter… parce qu’ ils ne sont pas assez intelligents pour s’ enrichir honnêtement ?
    Ou est – ce possible qu’ on soit gouverné par des savants imbéciles qui, sincèrement, ne comprennent pas que pour responsabiliser les parents des intimidateurs, il faut leur faire savoir qu’ ils devront s’ occuper d’ inscrire leurs enfants dans une autre école ou les garder chez eux s’ ils ne parviennent pas à le raisonner avant la troisième récidive ( ou même avant… selon la gravité du cas ) ?
    Et sur quoi se basent ces autres savants imbéciles qui disent qu’ il ne faut surtout pas culpabiliser ceux qui intimident et, donc, banalisent la souffrance des jeunes qui se font intimider ?
    Car n’ est – ce pas quand on a honte de nos mauvaises actions qu’ on les changent ? Allo ! ‘Y a t- il un esprit dans la caboche ? Combien de jeunes suicidés va – t – il falloir compter avant que tout ce beau monde ayent le courage de regarder la réalité en face même si ça veut dire après qu’ on va devoir se battre ( mais pour la bonne cause ) pour changer les choses !?... ( Voir suite... )
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  • Stephane Rene Gallant - Inscrit
    2 décembre 2011 10 h 39
    deux poids, deux mesure... ( suite )

    ...Il faut être clair dans le message pour que les gens et les jeunes comprennent clairement même si ça veut dire ne pas être politiquement correct ! Un slogan, par exemple, pourrait servir à supporter le message contre l’ intimidation… du genre : » C’ est à leurs buts qu’ on reconnaît les trous-du-culs…; et, les héros, on les reconnaît à leurs idéaux d’ aider leur prochain ! »
    Mais les petits lâches préfèrent rester des zamis avec tout le monde ; pendant que les grands lâches s’ amusent à jouer les brutes avec les plus gentils ou petits… surtout s’ ils sont moins nombreux qu’ eux… c’ est moins épeurant dans ce temps là ! De vrais futurs politiciens corrompus...
    du genre à abandonner ceux qui n’ ont pas encore le droit de vote !
    Les conséquences contre l' intimidation à l' école ne devraient pas être plus douces que celles contre l' intimidation contre les députés... ; et, même si les jeunes non pas encore le droit de vote, ce n' est pas une raison pour utiliser deux poids... deux mesure !

    ...Stéphane René Gallant, de Drummondville

    P.S. Et c' est une bonne suggestion que d' avoir un Protecteur de l' élève ( nommé par le Protecteur du citoyen )... et une imputabilité concrète et légale des directions d' école.
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  • Hélène Roy - Abonnée
    2 décembre 2011 10 h 42
    Faites ce que je dis, pas ce que je fais!
    Si les victimes d'intimidation ne disent rien, c'est sans doute qu'elles sont, peut-être confusément, conscientes que les comportements de dévalorisation de l'autre sont "payants et valorisés" par la société et largement utilisés dans les médias. Entre autres, la radio-poubelle fait son pain et son beurre de l'insulte, du bitchage. On y tourne en ridicule n'importe qui et son père! Et c'est payant pour la "crotte d'écoute"! Les shows d'humour, que ce soit à la radio, télé, sans parler d'Internet, ont aussi largement recours à la formule. C'est particulièrement dévastateur lorsque ce sont des personnes réelles qui sont prises à partie et non plus seulement des personnages de fiction.
    Les jeunes entendent le discours "Respecte ton voisin", mais voient en même temps l'usage de la dévalorisation qu'en font les adultes pour se fabriquer des succès faciles : bitche ou tourne en ridicule tout ce qui sort de la norme et du conformisme le plus étroit et tu seras populaire et, si tu es assez habile pour monnayer tes "talents", tu feras de l'argent!
    Bel exemple! Comment voulez-vous que les jeunes s'y retrouvent quand ils voient leurs parents se bidonner en écoutant la Radio X, le show du gros cave, RBO, Gérard D. Laflaque (eh oui! même Gérard; on peut tourner en ridicule avec classe, ce n'est qu'une question de niveau...), etc., etc., etc.
    La dévalorisation de l'autre est devenue en quelque sorte un outil de promotion sociale que nous tolérons. Il semble que seuls les enfants et les adolescents n'y aient pas droit...
    Le remède? Le code civil et le code criminel protège pourtant l'intégrité des personnes :
    CCQ, art. 32. Tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l'attention que ses parents ou les personnes qui en tiennent lieu peuvent lui donner.
    CCQ, art. 35. Toute personne a droit au respect de sa réputation et de sa vie privée.
    De l'ouvrage pour les avocats? Encore une fois, une solution réservée aux mieux nantis?
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  • Observer - Inscrit
    2 décembre 2011 11 h 33
    Et OC Transpo?
    Suite aux événements à Oc Transpo, voici une des nombreuses recommandations:
    'Nous recommandons de définir la violence en milieu de travail non seulement en tant que violence physique mais aussi psychologique, telle que l’intimidation, le houspillage, les taquineries, les railleries ou tout autre acte ou propos qui peut blesser psychologiquement ou isoler une personne sur les lieux de travail. Il s’agit d’une reconnaissance élargie du fait que la violence non physique peut être aussi dévastatrice que la violence physique.'

    77 recommandations en tout (réf. http://www.psac-ncr.com/cttees/hs/jury-oc-transpo- )

    Ce texte découle de gestes de supposés ADULTES et non pas d'enfants. Alors avant de jeter la pierre, adultes, le sommes-nous tant que ça? Que penser d'une communauté qui a besoin de se faire reprendre de cette façon? Vivons-nous sans l'avouer dans un asile inversé? Les enfants sont des spécialistes du 'voir au travers des trous de serrures', pas surprenant que certains comportements des 'grands' leur transpirent dessus.
    Pour les enfants, étant donné qu'il ne faudra pas compter sur certains parents qui s'épivardent à qui mieux mieux, parfois à se construire une 'carrière', alors il faudra donc les remplacer en réintroduisant quelque part la notion d'autorité. Pas le pouvoir qui étouffe du pied sans raison, mais bien l'attentive, ferme si besoin, main tendue au bon moment. Ce devrait être l'affaire de tous mais moeurs contemporains oblige, on devra se contenter de l'école pour commencer. Tout un contrat car l'enfance a besoin d'attention continue et perssistante. Ça, c'est pas la saveur du mois.
    PS. Pour les familles, au rythme actuelle on aura bientôt besoin d'une 'armée' d'intervenants pour faire ce qui était possible malgré tout, il n'y a pas si longtemps, à 2 seulement. Vive le progrès.
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    2 décembre 2011 12 h 35
    Une vraie discussion
    Ne faudrait-il pas profiter de l'intérêt actuel pour ce sujet pour amorcer une véritable réflexion collective sur les rapports des adultes envers les enfants commençant par les parents et les enseignants.
    Se moquer d'un enfant , de son accent, de sa façon d'être, de son physique ou lui démontrer presque ouvertement qu'on ne l'apprécie pas sont des comportements que l'on ose pas dénoncer car cela n'est pas très grave.!! Au contraire l'enfant construit son identité sur la perception qu'on lui renvoie.
    Les adultes sont censés montrer l'exemple!

    Les enfants méritent-ils d'être écoutés?
    Les enfants ont-ils droit au respect ?

    Commençons par une auto-critique et certainement que nous trouverons ensemble des solutions pour que cesse l'intimidation
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  • NELLIGAN2 - Inscrit
    2 décembre 2011 13 h 29
    Histoire vécue
    J'ai vécu un genre d'intimidation il y a 40 ans,dans ce temps, on n'avait aucun moyen de se défendre, seulement que nos poings.....je propose une solution miracle: le directeur de l'école et les professeurs doivent inciter les élèves à dénoncer les intimidateurs, devrais-je dire dénonciation secrète, par la suite faire comparaître l'élève effronté et menaçant devant le comité de l'école avec la présence d'un policier en uniforme, et l'avertir que si il continue à intimider , des sanctions graves seront appliquées à son endroit, par la suite , si il ne veut rien savoir et se rebelle contre l'autorité, une mise en demeure sera envoyé aux parents de l'élève et au directeur de l'école par un avocat stipulant que des poursuites monétaires pour dédommagement seront envisagées, je vous jure , que les parents du petit "bum" en puissance vont commencer à éduquer leur petit enfant roi, et ils réaliseront qu'ils n'ont jamais éduquer leur enfant,négligence totale, les parents sont les plus à blâmer....Les parents sont supposés être des modèles pour leur enfant, si le père est violent, imaginer le fils
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    2 décembre 2011 13 h 36
    Prévention auprès des Victimes
    En plus de condamnation de type renvoi du harceleur de l'école suite à une plainte de la victime, car il faut encourager les victimes à porter plainte via de la prévention qui dans les écoles serait facile à faire, des dommages et intérêts seraient de bonne augure, de quoi se payer une playstation III la victime sera ravie, taper au portefeuille ça marche assez bien.

    Marc Lemieux,
    B.A.A, Psychanalyste
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    2 décembre 2011 14 h 39
    La disparition du sacré
    Tout part de l'appauvrissement du sacré dans l'éducation. Pas le sacré ritualiste, réducteur, oppresseur et sectaire, mais le sens du sacré universel qui nous porte à faire le bien et non le mal.

    Si l'on s'entendait, comme société, pour faire de l'entraide mutuelle quelque chose de précieux et de sacré, les enfants seraient probablement les premiers à embarquer dans le processus.
    À l'école en quatrième année, notre professeur avait décidé d'un jeu pour piéger les anglicismes. Nous avions toutes une banque de points et si quelqu'un entendait un anglicisme, il le dénonçait. Celui qui s'était fourvoyer devait donner un point à l’autre.
    Un jour, celle qu'on appelait "la grande échalote" et qui s'exprimait très peu a ouvert la bouche pour parler du tracteur de son père. "Tracteur" a sonné anglais à mes oreilles. Je l'ai rapporté au professeur qui ignorait que tracteur était un mot français. J'ai eu mon point, elle a perdu le sien. J'ai réalisé mon erreur quelques années plus tard. Je regrette toujours l'injustice que j'ai causée à cette jeune fille douce et trop grande selon les stéréotypes de l'époque.

    On nous avait engagées dans un processus de type gagnant/perdant, de critique et de dénonciation mutuelle.
    Les conséquences auraient été différentes si la consigne avait été celle-ci: si vous croyez entendre un mot anglais, courrez toutes les deux vers le dictionnaire et vérifier s'il est français ou anglais, vous aurez alors chacun un point.
    Tout le monde y aurait gagné, y compris l'habitude de l'usage du dictionnaire.

    Aujourd'hui, bien que l’école fasse de grands efforts pour améliorer la situation, c'est la société qui ne cesse de sacraliser la confrontation. On joue très peu au hockey bottine dans les rues et on hurle au colisée. Les politiciens sont des modèles de harcèlement, les courses de chars sont à l'honneur, les émissions de télévision nous enseignent comment humilier les autres avec un
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    2 décembre 2011 14 h 41
    Là où il y a du "bitchage", mettons de l'entraide.
    Nous et nos jeunes avons besoin d'un changement de culture.

    Cette jeune fille et sa gang d’amies qui n’ont cessé de harceler leur compagne forme une mini société. Elles doivent être engagées ensemble dans un processus où elles essayeront de comprendre et de réparer leur erreur. Pour ce faire, elles doivent être isolées de l’école comme elles ont isolé Marjorie qui ne pouvait plus supporter de s’y rendre. Les parents de ces filles doivent être tout autant responsabilisés et sollicités dans le concret.

    Un exemple de ce qui peut être fait. Ces jeunes filles retourneront chez elles pour travailler à leurs devoirs et leurs leçons. Leurs travaux seront supervisés par un enseignant libéré à cette fin grâce aux millions du gouvernement déjà remis aux Commissions scolaires. Les filles auront une obligation de résultat. Tant pis si elles coulent leur année, d’autres l’ont déjà fait, victimes de méchancetés similaires. Le soir, elles se rassembleront dans l’une ou l’autre des maisons de leurs parents, celle qui est la plus favorable ou à tout de rôle. Leur objectif consistera à écrire en groupe un petit roman, ou une nouvelle, ou une pièce de théâtre, qui illustrera comment elles auraient pu se comporter de façon heureuse avec Marjorie. Elles devront refaire l’histoire dans leur tête, mais en bien et en se consultant mutuellement.

    Cette démarche les aidera à comprendre le mal qu’elles ont fait, à se prendre en main, à gagner en estime de soi, à développer de nouvelles capacités de réflexion et d’expression et à réparer un tant soit peu cette catastrophe terrible qu’elles ont provoquée.
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  • Michele - Inscrite
    2 décembre 2011 14 h 54
    Et les parents dans tous ça?
    Fermez les comptes facebook et encouragez vos ados à aller jouer dehors.
    Encouagez vos ados à faire du bénévolat, du sport, de la musique, du théâtre , des devoirs tenez-les occupés.

    Lorsque votre ado refuse de s'impliquer, ne renouvellez pas l' internet. Ne lui payez pas un cellulaire, source d'intimidation.

    En tant que parents, passez donc du temps avec vos ados et cessez de les équper avec des médiums qui sont à la base de cette nouvelle forme d'intimidation.

    Bref, faites votre travail de parents et ne vous fiez surtout pas à la technologie pour vous remplacer et encore moins au gouvernement.
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