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Polygamie - La liberté de religion comporte des limites

Yolande Geadah - Essayiste, auteure d’Accommodements raisonnables. Droit à la différence et non différence des droits  2 décembre 2011  Actualités en société
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Photo : Illustration Christian Tiffet - Le Devoir

Le récent jugement de la Cour suprême de Colombie-Britannique concernant la polygamie a conclu que la loi canadienne interdisant cette pratique portait une atteinte «minimale» à la liberté de religion et que cette limite est justifiée par les préjudices inhérents au mariage polygame causés aux femmes et aux enfants.

En réponse à la première question concernant la constitutionnalité de la loi, le juge Bauman a conclu que cette loi est compatible avec la Charte et conforme aux obligations internationales du Canada d’assurer l’application du principe de l’égalité des sexes. Il a toutefois exclu les mineures de 12 à 17 ans des pénalités prévues par la loi. Il a ajouté que l’interdiction de la polygamie vise à prévenir les préjudices collectifs associés à cette pratique, et qu’il est urgent de poursuivre cet objectif. En réponse à la seconde question qui lui était posée concernant les conditions d’application de la loi, le juge a conclu que l’interdiction de la polygamie n’exige pas l’implication de mineures ni l’existence d’un contexte de dépendance, d’exploitation ou d’abus d’autorité.

Jugement éclairé et courageux

Il faut saluer cette décision courageuse et espérer qu’elle soit maintenue par la Cour suprême fédérale, quand la cause sera portée en appel par les chefs religieux de la communauté mormone de Bountiful, comme on peut s’y attendre. Ce jugement éclairé s’appuie sur de nombreuses études démontrant les conséquences sociales négatives associées à la polygamie, quel que soit le contexte social et juridique qui l’entoure. Autrement dit, le fait de légaliser ou de décriminaliser la polygamie, comme le réclament certains défenseurs de la liberté absolue, n’élimine en rien les préjudices découlant de cette pratique.

L’importance de cette décision dépasse la petite communauté mormone de Bountiful. Elle concerne également les membres des communautés immigrantes issues de pays africains ou musulmans, où la polygamie est légalement admise. Aujourd’hui, le Canada, comme la plupart des pays occidentaux, fait face à une croissance de la polygamie, liée à la l’immigration en provenance de ces pays. La crainte exprimée par le jugement voulant que l’abrogation de cette loi risque de favoriser une augmentation substantielle de la polygamie au pays est donc justifiée. Même pratiquée à faible échelle, la polygamie pose de nombreux défis dans une société qui défend le principe de l’égalité des sexes. Cette situation soulève des questions complexes, liées aux droits des femmes et des enfants, qui ne peuvent être ignorées plus longtemps.

Une atteinte à la dignité des femmes

Tel que reconnu par ce jugement, les préjudices associés à la polygamie sont multiples et souvent de nature systémique. Cela signifie que la polygamie n’est pas réformable et qu’il n’existe pas de «bonne polygamie», comme certains voudraient le croire.

Premièrement, il faut reconnaître que la polygamie est le plus souvent un enfer pour la première épouse, comme le laisse entrevoir le drame de la famille Shafia. La première épouse décédée avait consigné dans son journal personnel les souffrances et les humiliations subies avec l’arrivée d’une nouvelle épouse. Cette réalité est amplement documentée et confirmée par les multiples témoignages de femmes, issues de divers contextes, engagées dans une union polygame.

L’arrivée d’une nouvelle épouse, généralement plus jeune et plus désirable, entraîne des tensions et des conflits familiaux entre les femmes et entre les enfants de chacune. Des études révèlent que la polygamie accroît de façon significative les risques de violences et de sévices sexuels ou autres à l’égard des femmes et des enfants, comme en témoignent les nombreux cas d’abus rapportés à Bountiful. On retrouve, dans toute société polygame, bon nombre de femmes engagées dans de telles unions qui souffrent de symptômes du stress post-traumatique, de dépression et de tendances suicidaires.

Deuxièmement, la polygamie est caractérisée par une asymétrie dans les rapports entre les sexes. Alors que les hommes peuvent avoir plusieurs épouses, les femmes sont tenues à l’exclusivité. L’union polygame place les coépouses en compétition entre elles pour l’accès aux ressources familiales, à l’attention du mari et à ses faveurs sexuelles. Au sein de ces familles, le statut des femmes étant déterminé par la préférence du mari et par le nombre d’enfants de chacune, ce dernier détient un pouvoir démesuré sur elles. Les coépouses doivent donc obéir au mari et satisfaire toutes ses exigences si elles veulent éviter la répudiation, les humiliations et les violences. Cette situation porte clairement atteinte à la dignité des femmes.

Inégalités sociales

De plus, des études montrent que l’écart d’âge important entre un mari polygame et ses épouses subséquentes n’est pas fortuit, mais inhérent à tout système polygame. En effet, pour compenser le déséquilibre numérique causé par le fait d’autoriser un homme à s’adjoindre plusieurs femmes, la polygamie entraîne une pression pour le recrutement de jeunes femmes, parfois mineures, pour satisfaire la demande d’épouses multiples d’hommes beaucoup plus âgés qu’elles, ayant parfois l’âge de leur père ou de leur grand-père. Cette situation encourage la traite humaine de jeunes femmes et de fillettes à des fins de mariages polygames. En témoigne le cas de Bountiful, où le transfert de jeunes filles parfois mineures par-delà les frontières canado-étasuniennes, entre diverses communautés mormones, est assez fréquent.

Par ailleurs, on constate aussi que ce sont surtout les hommes plus âgés et issus des classes les plus favorisées qui ont la possibilité de prendre plusieurs épouses, ce qui accroît leur statut et leur pouvoir au sein de leur communauté. Les hommes des classes moins favorisés et les jeunes ont alors de la difficulté à trouver une épouse. Le cas des lost boys, chassés de leur communauté mormone ou obligés de la quitter pour fonder un foyer, illustre de façon flagrante la violation des droits des jeunes gens dans le système polygame. Cet effet pervers du déséquilibre numérique prend toute son importance dans un contexte où le mariage et la famille déterminent le statut des individus. Ainsi, la polygamie se nourrit des inégalités sociales et contribue à les renforcer.

Droits des enfants

Troisièmement, les droits des enfants issus de familles polygames sont très souvent niés. La polygamie étant associée à un taux de natalité élevé, le modèle de famille polygame n’est pas économiquement viable. Dans les faits, un mari polygame parvient rarement à assumer ses responsabilités familiales envers toutes ses épouses et leurs enfants. Par conséquent, dans la plupart des cas, l’union polygame contribue à accroître la pauvreté des femmes et des enfants, souvent laissés sans ressources suffisantes.

En cas de séparation, le droit des enfants à une pension alimentaire de la part de leur père est rarement respecté quand ce dernier à d’autres enfants à nourrir. Des études démontrent également que la polygamie a des conséquences négatives sur le développement scolaire et affectif des enfants, surtout ceux des premières épouses. Le nombre très élevé d’enfants au sein des familles polygames entraîne également un risque plus élevé d’accidents, de négligence et de lacunes dans les soins de santé offerts aux enfants.

Il est clair que les nombreux préjudices causés aux femmes et aux enfants associés à la polygamie sont fréquents et systématiques plutôt qu’accidentels. On peut donc affirmer sans se tromper que la polygamie est non seulement contraire au principe de l’égalité des sexes, mais qu’elle porte gravement atteinte à la dignité des femmes, et qu’elle viole leurs droits et ceux de leurs enfants.

Une illusion juridique

À la suite de ce jugement, de nombreuses objections se font entendre décriant la criminalisation de la polygamie. Les personnes qui préconisent l’abrogation de la loi interdisant la polygamie, au nom du respect de la diversité culturelle, soutiennent que la clandestinité contribue à isoler les femmes, aggravant ainsi leurs problèmes. Cette position généreuse mais simpliste occulte les réalités pénibles de la polygamie. Elle repose sur une illusion juridique, croyant que les préjudices associés à la polygamie disparaîtront avec la loi qui l’interdit.

Vouloir réduire la polygamie à une question de liberté sexuelle, comme le font ceux qui la comparent à l’adultère ou au mariage homosexuel, est une erreur de jugement. La réalité étant que la polygamie, contrairement à l’adultère ou au mariage homosexuel, est non seulement en contradiction flagrante avec le principe de l’égalité des sexes, mais qu’elle est indissociable des nombreux préjudices et des violations de droits qui en découlent.

Laxisme des autorités

L’argument du libre-choix ou du «consentement» des femmes ne tient pas davantage la route. On sait que dans les sociétés polygames, il est très difficile sinon impossible pour les femmes de divorcer ou d’empêcher leur mari de prendre une nouvelle épouse, ou encore de refuser un homme déjà marié. La rhétorique libérale invoquant la liberté individuelle pour légitimer cette pratique, au nom de la tolérance, crée une perte de sens. Elle ouvre la voie à des politiques aberrantes et contraires à l’égalité des droits et aux intérêts stratégiques des femmes à long terme.

Au Canada, de nombreuses femmes mormones ou immigrantes issues de sociétés polygames, qui savent de quoi il en retourne, soutiennent que la polygamie porte gravement atteinte à leur dignité humaine et à leurs droits, ainsi qu’à ceux de leurs enfants. C’est pourquoi nombre d’entre elles sont très inquiètes du laxisme actuel des autorités canadiennes qui ferment les yeux sur cette pratique, sous prétexte de ne pas stigmatiser les membres des communautés concernées. Ces femmes se sont mobilisées pour lutter contre la polygamie et ont lancé une campagne intitulée «Stoppons la polygamie au Canada» (voir: stoppolygamyincanada.com).

Il est donc urgent de se mobiliser en solidarité avec elles pour proposer des mesures appropriées, visant à mettre un terme à cette pratique, dans le respect du droit des femmes et des enfants, qui sont après tout des citoyennes et des citoyens à part entière.

***
Yolande Geadah - Essayiste, auteure d’Accommodements raisonnables. Droit à la différence et non différence des droits

***

NDLR: Des paragraphes de ce texte avaient été inversés lors de la mise en ligne. Nos excuses. La version exacte est maintenant rétablie.


 
 
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  • Jihad Nasr - Inscrit
    2 décembre 2011 06 h 42
    Il y a aussi des limites à la démagogie
    Comme d'habitude, Yolande Geadah ne fait que nourir les préjugés les plus dangeureux chez les gens au Québec à travers des insinuations, des amalgames et des affirmations gratuites. Son cheval de bataille demeure l'islam et les musulmans. Elle projette ses fantasmes sur les autres sans penser aux conséquences de ses propres affirmations gratuites.

    Quelques unes sautent aux yeux: "On retrouve, dans toute société polygame"! Il y a maintenant des sociétés polygames? Qui sont-elles ces sociétés? Le fait que la polygamie soit légale ou qu'un très faible pourcentage de gens la pratiquent, autorise "l'essayiste" à parler de sociétés polygames?

    "Aujourd’hui, le Canada, comme la plupart des pays occidentaux, fait face à une croissance de la polygamie, liée à la l’immigration en provenance de ces pays"!! Sur quoi se base une telle affirmation? Sur des chiffres solides, ou bien sur de la pure spéculation s'inspirant d'un douteux instrument: j'en connais quelques uns, ou j'en ai entendu, ou j'en connais quelques un qui en connaissent!

    Finalement, en visitant le site fondé par Nancy Mereska dont Yolande Geadah semble être fière, on se rend compte que ce n'est qu'un site anti-islam.
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  • France Marcotte - Abonnée
    2 décembre 2011 07 h 56
    M.Nasr, êtes-vous polygame?
    À partir de combien de cas de polygamie peut-on raisonnablement selon vous commencer à s'inquiéter?

    Vous omettez commodément d'autres passages du texte:

    "Au Canada, de nombreuses femmes mormones ou immigrantes issues de sociétés polygames, qui savent de quoi il en retourne, soutiennent que la polygamie porte gravement atteinte à leur dignité humaine et à leurs droits, ainsi qu’à ceux de leurs enfants."

    Ces femmes elles-mêmes réclament leurs droits à une existence digne.
    Un seul cas de mariage polygame tel que décrit par madame Geadah serait un cas de trop.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    2 décembre 2011 08 h 27
    Non, M. Nasr!
    Je ne suis pas d'accord avec vous, M. Nasr. L'auteure défend les femmes et les enfants, et si l'Islam s'en trouve écorché, c'est peut-être que l'islam permet une interprétation par les Musulmans qui fait que les femmes sont cévalorisées. Mais cette interprétation, naturellement, n'est pas obligatoire. J'imagine que dans nombre de familles musulmanes, les femmes en mènent large et tiennent tête au "chef de famille"!

    La dévalorisation des femmes n'est pas l'exclusivité de l'Islam, par contre. Dans la plupart des religions et sectes, ce sont des hommes qui ont le contrôle, ce sont des hommes qui "prophétisent", avec la conséquence qu'une vision rétrograde des relations homme-femme prévaut.

    À la limite, je n'irai pas jusqu'à dire que la réflexion de l'auteure est antireligieuse. Je l'invite à poursuivre dans ce sens.
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  • celljack - Inscrit
    2 décembre 2011 08 h 28
    10 000 ans d'histoire de l'humanité
    Sur une vaste majorité de l'histoire de l'humanité, la polygamie a pu être pratiquée librement par ceux qui voulaient le faire, indistinctement des religions et des cultures.

    À ma connaissance, il n'existe pas de "société" où les gens sont obligés d'être polygames.

    Je crois que derrière toutes les raisons du monde qui peuvent pousser quelqu'un à critiquer la polygamie, il y a un mal social personnel caché.
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  • René Bolduc - Abonné
    2 décembre 2011 08 h 42
    Que de mauvaise foi
    Est-ce que Jihad Nasr pourrait avoir le courage de ses convictions et annoncer vraiment ses couleurs en défendant de pied ferme la polygamie?

    Est-ce que Jihad Nasr pourrait au moins s'attaquer aux véritables arguments de Yolande Geadah, à savoir que la polygamie est une atteinte à la dignité des femmes, crée des inégalités sociales et contrevient aux droits des enfants?

    On attend.
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  • michel lebel - Inscrit
    2 décembre 2011 08 h 55
    L'universalité des droits
    Inutile d'insister, l'interdiction de la polyygamie est un progrès pour le droit des femmes et ceci, quelque soit le pays. La liberté de religion ne peut être le fondement de qui n'est pas un droit. Il importe que ce "non-droit" ait une consécration universelle. L'Homme, malgré les différences historiques et culturelles, demeure un. Dans le domaine des droits de l'Homme, le relativisme n'a pas sa place. Sinon, tout peut devenir permis et se justifier. L'Homme est un, je le répète.


    Michel Lebel
    Ancien professeur de droits et libertés de la personne
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  • Yvon Bureau - Abonné
    2 décembre 2011 09 h 43
    Merci
    Merci M. Lebel pour votre commentaire. Nécessaire.

    Nous, les humains, nous sommes Un. Avons au quotidien à le devenir par nos actions cohérentes avec nos valeurs humanistes, avec ténacité et avec fierté.
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  • Pierrot66 - Inscrit
    2 décembre 2011 10 h 30
    Je suis poly
    Je serais poli. Est-ce que la polyandrie existe au Canada ?

    Il faut aussi questionner ce terme.
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  • Sebastian Sajaroff - Inscrit
    2 décembre 2011 11 h 09
    Les vraies priorités
    Si on veut vraiment s'occuper des femmes et des enfants, on devrait
    combattre la violence au foyer, les pédophiles, les kidnappeurs d'enfants,
    les violeurs et d'autres criminels du genre.

    Les cas d'enfants ou de femmes violées, abusées, exploitées, etc.
    se comptent par dizaines de milliers au Canada.

    Allez sur
    http://femmes.ftq.qc.ca/modules/pages/index.php?id
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  • Camille - Abonnée
    2 décembre 2011 12 h 14
    De quel bord la démagogie exactement ?
    M. Nasr,

    C'est non à la polygamie au Canada. Quel est votre problème exactement ?

    Pourquoi toujours jouer la carte de la victimisation des musulmans et de l'Islam ? Ne peuvent-ils faire face à l'argumentaire de la décision de la Colombie-Britannique dont il est question ici ?
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  • EdouardLT - Inscrit
    2 décembre 2011 19 h 04
    Et les relations respectueuses à plusieurs?
    Je crois qu'un billet sur cette décision qui ne parle pas de polyamour et des interventions de gens qui vivent des relations à plusieurs de façon égalitaire (la Canadian Polyamory Advocacy Association) est incomplet au point de se demander si l'auteure porte des oeillères. C'est qu'il n'y a pas que les sectes et religions qui peuvent pousser les gens à vivre l'amour à trois ou plus. De nombreux témoignages touchants de gens qui vivent la non-monogamie dans le respect et au bénéfice de tous - adultes de l'union et enfants élevés par ces adultes, s'il y en a - sont de plus en plus accessibles et plusieurs ont été présentés durant le processus de C-B dont l'auteure parle.

    De l'abus des femmes et enfants, il n'y en a pas dans le mariage à deux? Il est où, le problème: dans l'union célébrée de gens qui veulent vivre ensemble, ou dans les actes déjà criminels que certains maris pourraient poser?

    Le juge tente de patiner en disant que tant qu'il n'y a pas marriage ou vague cérémonie, c'est correct. Donc les polyamoureux peuvent vivre leur amour, mais pas de façon officielle, et les maris de Bountiful peuvent abuser de femmes et enfants tant qu'ils ne célèbrent plus de marriage, c'est ça?
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    3 décembre 2011 21 h 39
    @Jihad Nasr
    Je me joins à Madame Camille : pourquoi toujours jouer la carte de la victimisation des musulmans et de l'islam ? Comment pouvez-vous prétendre que Madame Geadah s'en prend ici à l'islam alors qu'il y a UNE communauté religieuse désignée dans le texte et qu'il s'agit des MORMONS ?

    Je reprend également les mots de Monsieur Nadeau : "si l'Islam s'en trouve écorché, c'est peut-être que l'islam permet une interprétation par les Musulmans qui fait que les femmes sont dévalorisées."

    Peut-être sentez-vous que l'islam est visé malgré qu'il ne soit aucunement mentionné parce que vous savez pertinemment que l'islam brime les droits des femmes ? (Monsieur Nadeau, je suis consciente qu'ici, je ne reprends plus vos paroles, vous estimez qu'une interprétation de l'islam qui dévalorise les femmes n'est pas obligatoire, de mon côté, j'estime qu'un islam qui ne dévalorise pas les femmes n'est plus du vrai islam car ça implique de laisser de côté des passages du coran très clairs et des éléments de la vie de Muhammad qui montrent qu'il ne considérait pas les femmes comme les égales des hommes).
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    3 décembre 2011 21 h 42
    @EdouardLT
    Il ne me semble pas que l'auteure blâme ici ceux qui vivent autrement qu'en mariage monogame, au contraire, elle souligne la différence entre l'adultère et le mariage homosexuel d'une part, et les mariages polygames d'autre part. Vous parlez de l'union célébrées de gens qui veulent vivre ensemble : si vous lisez attentivement l'article, vous verrez qu'elle dénonce précisément des situations (pas exceptionnelles) ou les femme ne SOUHAITENT PAS vivre en polygamie, mais qu'elles n'ont guère le choix. On ne peut donc pas parler de gens qui veulent vivre ensemble.
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  • Democrite101 - Inscrit
    4 décembre 2011 20 h 13
    Polygamie, la malbouffe conjugale et sexuelle


    À Nasr:

    Vous défendez l'islam et les mulsulmans ? Limitez-vous à défendre la personne humaine, surtout si c'est une femme, et encore plus une femme musulmane.

    L'Islam est indéfendable et insoluble dans une société moderne, respectueuse des droits de la personne et de l'égalité homme-femme :«Un avertissement pour les hommes doués de sens (...) Prends un faisceau de verges, frappes-en ta femme» (Coran, sourate 38, verset 42-43).

    Accédez aux Lumières arabes. Vous devez espérer avec nous que le printemps arabe ne soit pas trahi par les islamistes de tout crin, dont l'Islam modéré est à l'égal du soft fascisme de notre bon vieux catholicisme québécois d'antan.

    À ÉdouardLT:

    Le polyamour. C'est une excellente voie, accessible aux hommes et aux femmes en toute égalité, à résoudre la libido qui, elle, ne respire pas du tout au même rythme que l'amour et son engagement dans la vie de famille. Libido et amour sont rigoureusement distincts, n'ont pas le même rythme, sont de nature différente et ne supportent pas les mêmes règles. La polygamie pour les concilier, et au seul profit du mâle, fut une très mauvaise solution, comme pour un séminariste faire des push-up pour éviter de se masturber...

    Il faut lire l'excellent «Amours» de Jacques Attali qui fait excellemment le tour de la question. Sans compter l'oeuvre d'Andréa de Nerciat (1739-1800), le vrai grand érotique hédoniste, et l'ouvrage scientifique de Gaëtan Brulotte «Oeuvres de chair». Cette science, cet art d'aimer nous font sortir à la fois du mariage monogame et polygame, tous deux des éteignoirs de l'Éros qui est, par nature, turbulent, fantasque et indocile. L'amour, au contraire, est dans sa durée doux et fidèle. Rien à voir avec l'amour malheureux, nécrophile et sadique des Évangiles.

    Voilà enfin pourquoi tout Éros et tout Amour doivent être lavés des vieilles conceptions où les religions et les philosophies puritaines (de Platon à Filkenkraut) l
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