Langue française chez les cadres - La Banque Nationale refuse la contrainte
Québec — La Banque Nationale opte pour l'«encouragement actif» auprès de cadres unilingues anglais pour qu'ils se mettent au français. En outre, elle demandera à son cadre John Cieslak de suivre des cours en cette matière, mais ne compte pas lui imposer une date butoir à laquelle sa maîtrise de la langue de Molière serait vérifiée. L'institution financière a fait cette annonce hier midi alors que la grogne à l'égard de cette situation grandissait. Le Devoir révélait par exemple hier que l'animateur et humoriste Guy A. Lepage, un client de la BN, était si mécontent de ce fait qu'il songeait carrément à en retirer ses avoirs. Un mouvement de boycottage a aussi été lancé sur Facebook.
Joint hier, le Directeur principal des affaires publiques à la BN, Claude Breton, a justifié ainsi l'absence d'échéance imposée à son cadre: «À la Banque, on marche avec le dialogue et non la contrainte. On ne doute pas de la bonne volonté de M. Cieslak.» Ce dernier est premier vice-président à la direction, Technologie de l'information, Approvisionnement et Performance organisationnelle à la BN. M. Breton ajoute qu'il est «évident que ça va prendre des résultats», mais que cela ne devrait pas poser problème avec ce type de personne qui vit «avec le devoir de performance à tous les jours». M. Breton ignorait toutefois hier à partir de quand M. Cieslak entamerait son apprentissage du français.
Dans un communiqué, M. Breton a soutenu qu'il y aurait à la BN une «mise en place progressive de façons de faire assurant le renforcement du déroulement des réunions et des échanges en français au Québec». Du reste, la BN était montrée du doigt hier pour avoir enfreint la loi 101 à Montréal dans certaines des succursales; d'autres soutiennent qu'elle a placé des publicités uniquement en anglais à l'université d'Ottawa. Ces allégations sont non fondées, au dire de M. Breton. Malgré tout, une attention aux questions d'affichage sera portée, a annoncé M. Breton hier, et ce, même si à titre de banque à charte fédérale, elle n'est pas soumise à la loi 101. On procédera donc à une «intensification du suivi des contrats externes relatifs à l'affichage afin d'assurer le respect des politiques d'affichage de la Banque prévoyant la prédominance du français au Québec et le respect des directives des sites hôtes à l'extérieur du Québec».
Le critique péquiste en matière d'Institution financière, François Rebello, aurait préféré qu'à l'instar de la Caisse de dépôt, la BN donne une date butoir à ses cadres unilingues et les soumette à des tests. À ses yeux, il serait ridicule qu'on laisse au cadre le soin de prendre des cours de français pendant une longue période sans que rien ne se passe. «Faut que ce soit rapide, parce que les employés n'ont pas à être pénalisés.» Quant au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, il a plaidé pour une application élargie de la loi 101 aux institutions fédérales.
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Avec La Presse canadienne
Joint hier, le Directeur principal des affaires publiques à la BN, Claude Breton, a justifié ainsi l'absence d'échéance imposée à son cadre: «À la Banque, on marche avec le dialogue et non la contrainte. On ne doute pas de la bonne volonté de M. Cieslak.» Ce dernier est premier vice-président à la direction, Technologie de l'information, Approvisionnement et Performance organisationnelle à la BN. M. Breton ajoute qu'il est «évident que ça va prendre des résultats», mais que cela ne devrait pas poser problème avec ce type de personne qui vit «avec le devoir de performance à tous les jours». M. Breton ignorait toutefois hier à partir de quand M. Cieslak entamerait son apprentissage du français.
Dans un communiqué, M. Breton a soutenu qu'il y aurait à la BN une «mise en place progressive de façons de faire assurant le renforcement du déroulement des réunions et des échanges en français au Québec». Du reste, la BN était montrée du doigt hier pour avoir enfreint la loi 101 à Montréal dans certaines des succursales; d'autres soutiennent qu'elle a placé des publicités uniquement en anglais à l'université d'Ottawa. Ces allégations sont non fondées, au dire de M. Breton. Malgré tout, une attention aux questions d'affichage sera portée, a annoncé M. Breton hier, et ce, même si à titre de banque à charte fédérale, elle n'est pas soumise à la loi 101. On procédera donc à une «intensification du suivi des contrats externes relatifs à l'affichage afin d'assurer le respect des politiques d'affichage de la Banque prévoyant la prédominance du français au Québec et le respect des directives des sites hôtes à l'extérieur du Québec».
Le critique péquiste en matière d'Institution financière, François Rebello, aurait préféré qu'à l'instar de la Caisse de dépôt, la BN donne une date butoir à ses cadres unilingues et les soumette à des tests. À ses yeux, il serait ridicule qu'on laisse au cadre le soin de prendre des cours de français pendant une longue période sans que rien ne se passe. «Faut que ce soit rapide, parce que les employés n'ont pas à être pénalisés.» Quant au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, il a plaidé pour une application élargie de la loi 101 aux institutions fédérales.
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