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Lettres - Les indignés de la langue et ceux de la finance

Marcel Dupont - Le 24 novembre 2011  28 novembre 2011  Actualités en société
Lors de son passage à Paris, le maire Labeaume s'est indigné de voir tant d'affiches en anglais dans la capitale française.

Et il a parfaitement raison. La France doit donner l'exemple pour protéger le français. Maintenant qu'il est revenu chez nous, notre maire va certainement continuer de s'indigner s'il remarque des choses semblables chez nous. Il va sans doute surveiller l'affichage des commerces, l'usage du français au Salon de la femme, au Festival d'été, à la parade des jouets et que sais-je encore. Comme nous sommes chanceux d'avoir un premier magistrat aussi vigilant! L'avenir nous appartient.

Il y a aussi les indignés de la finance qui ont été chassés de la place de l'Université du Québec, comme ceux d'une majorité des villes d'Amérique du Nord. Ces indignés manifestaient pourtant paisiblement. Notre maire a montré beaucoup d'énergie à faire croire que le message avait été compris et qu'il fallait passer à autre chose. Si le message a été compris, il serait intéressant de voir où et comment. Y a-t-il quelque chose de changé dans le monde de la finance depuis le début des manifestations? Faudrait-il en conclure que les occupations pacifiques ne sont pas suffisantes pour faire changer les choses? Ce serait extrêmement dommage que l'on doive sombrer dans les manifestations violentes pour faire comprendre le message.

***

Marcel Dupont - Le 24 novembre 2011
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 novembre 2011 11 h 50
    Aux indignés de la langue française
    Les Québécois sont comme une petite île francophone au milieu de l'Océan...Pacifique anglophone. Cette île est grugée par chaque vague douce ou féroce. Elle est destinée à devenir une partie de l'Océan si d'autres fortifications législatives ne sont pas mises en place pour aider la résistance et contrer vagues et marées qui ne vont pas cesser, avec ou sans la séparation qui ne peut pas construire de murs anti-vagues.

    Une alternative à la résistance à l’anglicisation est de faire comme les anciens Canadiens-français devenus des Américains anglophones : Arrêter de ramer à contre-courant et embarquer dans le melting pot anglophone américain avec le drapeau canadien.
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