dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Noms anglophones d'entreprises - Les commerces doivent se conformer à la Charte

L'OQLF veut plus de français dans l'affichage

Lors d’une marche qui s’est déroulée la fin de semaine dernière à Montréal, les manifestants réclamaient que les commerces s’affichent en français.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Lors d’une marche qui s’est déroulée la fin de semaine dernière à Montréal, les manifestants réclamaient que les commerces s’affichent en français.
Bravo aux Farine Five Roses, Lunetterie New Look et Rôtisseries Scores. Mais bonnet d'âne à tous les Future Shop et autres Best Buy qui continuent leurs activités sans qu'un descriptif en français soit accolé à leur nom d'entreprise. À ces récalcitrants, l'Office québécois de la langue française (OQLF) envoie le message qu'il leur faudra changer. Mais pas question de sanctions pour le moment.

L'OQLF a lancé hier une campagne de sensibilisation pour convaincre les entreprises dont la marque de commerce ne comporte aucune inscription en français de se conformer à la Charte de la langue française. Celle-ci permet l'utilisation d'une marque de commerce unilingue anglaise, mais impose dans ce cas que le nom soit accompagné d'un terme descriptif ou d'un slogan en français.

La campagne publicitaire est dotée d'un budget d'un peu plus de 500 000 $. Des messages seront diffusés à la télévision et sur le Web jusqu'à la mi-février. La présidente de l'OQLF, Louise Marchand, effectuera en parallèle une tournée d'information pour convaincre les entreprises de suivre le modèle adopté par le farinier et les lunetiers cités plus haut (des subventions sont offertes aux petites entreprises pour faciliter les changements — jusqu'à 50 000 $). Les conseillers de l'OQLF travailleront de leur côté avec les compagnies pour déterminer des délais de correction «raisonnables».

Car l'approche sera courtoise: «souplesse, collaboration et non-confrontation» sont les mots d'ordre de cette campagne. En entretien avec Le Devoir, Mme Marchand défend cette méthode. «Lorsqu'une infraction est signalée, nous réussissons dans 98 % des cas à corriger la situation sans transférer le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales. On fait donc le pari que les entreprises vont accepter de se conformer [à la Charte].»

Quand on lui demande pourquoi plusieurs entreprises connues n'ont jamais eu de problème avec ces manquements aux dispositions de la Charte, Louise Marchand répond qu'elles ont «souvent bien collaboré et que [leur nom] est un peu le dernier retranchement. On a mis des efforts dans beaucoup de secteurs: on est rendu là».

L'OQLF n'a pas de statistiques précises sur le nombre d'entreprises visées par cette campagne. «Mais quiconque se balade en ville peut voir qu'il y a beaucoup de travail à faire», mentionne Mme Marchand. Cette dernière estime que le quart des plaintes qui parviennent à l'Office concernent l'affichage.

Pourquoi payer?

Les mesures annoncées hier par l'OQLF ont été mal reçues par le Mouvement Québec français (MQF), qui organisait une manifestation sur le même thème la semaine dernière. «On offre de payer jusqu'à 50 000 $ aux entreprises pour qu'elles respectent la loi 101: va-t-on dédommager les entreprises qui ont décidé de respecter la loi?», demande notamment Mario Beaulieu, président du MQF.

Dans une lettre transmise à la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, M. Beaulieu vilipende la campagne de l'OQLF. «Les entreprises qui violent la loi devraient payer l'amende prévue par la loi [jusqu'à 20 000 $] plutôt que de se voir récompenser d'une subvention», dit-il.

M. Beaulieu se questionne aussi sur le sens du «délai raisonnable» octroyé aux entreprises pour se conformer à la loi. «La loi 101 a été adoptée en 1977. Il nous semble qu'un délai de 34 ans était une échéance plus que raisonnable.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • VITRILLOLA - Inscrite
    14 novembre 2011 05 h 27
    Renforcement majeur
    Oubliez ça ! Le gouvernement Charest ne commencera pas à jouer aux justicier de la langue à travers la rue Green, à Ouestmont. S'il ne l'a jamais fait, dopé au laxisme pur avec ce dossier, ce n'est pas en fin de régime qu'il commencera une croisade de la lalangue à dos de chameau. La ministre St-Pierre encore plus terreuse qu'Harel, Louise Harel à côté rayonne comme une boîte de crayons couleurs prisma color, ne touchera jamais à cette boîte de pandore, pas même un point de presse. L'affichage et maintenant la langue de travail, surtout dans la fonction publique québécoise, on l'a vu dans une manchette retentissante au DEVOIR la semaine passé, seront des enjeux pour Legault ou... Duceppe. Dites-vous une chose, le parti libéral n'en fera jamais assez pour contenter les anglophones historiques et les autres qui préfèrent parler l'américain plutôt que le français et même leur propre langue. Si ça ce trouve, il faudra éventuellement changer nos noms de famille, parce que trop francophones et donc puluant pour les regards chastes de notre minorité sacrée et nos nouveaux arrivants cosquistador. Mais, un renforcement du français dans l'affichage ne doit juste devenir un français de façade, derrière la porte du commerce, ça ne doit pas être Shakespear qui nous accueille, mais plutôt Molière, Racine ou Corneille, l'auteur comme le chanteur, au choix.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roger Sylvain - Inscrit
    14 novembre 2011 05 h 57
    Et ça recommence...
    Je me souviens d'un temps pas si lointain où la rue Sainte-Catherine affichait presqu'exclusivement en français.Les noms de la majorité des magasins étaient À LOUER, À VENDRE ou VENTE DE DÉMÉNAGEMENT.

    La Loi 101 cause des dommages énormes à l'économie montréalaise avec des fermetures de magasins,fuites de capitaux,exode de sièges sociaux et les pertes d'emplois qui viennent avec.

    Montréal nest pas une Ville unilingue francophone et elle ne l'a jamais été.La forcer à le devenir c'est de lui enlever sa spécificité,sa nature,son âme.
    Le Québec se targe d'être distinct du reste du Canada et voudrait être reconnu comme tel mais est incapable de reconnaître la specificité bilingue de Montréal.
    Encore un double standard.Le Québec est distinct mais Montréal n'a pas le droit de l'être.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    14 novembre 2011 06 h 18
    Pour un visage français de Montréal
    L’Office québécois de la langue française lance une campagne de sensibilisation auprès des entreprises affichant des marques de commerce dans une autre langue que le français en leur demandant d’y ajouter un générique français.
    Un compromis bien timide.

    On constate aisément tout cet affichage commercial en anglais, surtout à Montréal. Or, le problème dit-on, c'est que ces noms sont des marques de commerce protégées par les lois sur la propriété intellectuelle via l’Office de la propriété intellectuelle du Canada.
    Au Canada, si on désire enregistrer un nom à titre de marque de commerce, cela doit se faire au fédéral.

    http://www.ic.gc.ca/eic/site/cipointernet-internet

    Au Canada aussi, il y a une loi sur les langues officielles, dont le français.
    La Charte de la langue française oblige les commerces d'utiliser leur marques de commerce françaises, s'ils en ont une. Encore faut-il qu'ils les enregistrent ainsi.
    Réf : Charte de la langue française, règlement sur l’affichage public et la publicité commerciale :

    25. Dans l'affichage public et la publicité commerciale, peuvent être rédigés uniquement dans une autre langue que le français:

    4° une marque de commerce reconnue au sens de la Loi sur les marques de commerce (L.R.C. 1985, c. T-13), sauf si une version française en a été déposée.

    Au Canada on n'oblige pas l'enregistrement de marques dans les 2 langues officielles.
    Si on le faisait, le problème d'affichage en anglais à Montréal serait résolu en grande partie.

    Il est indécent que pour à peine quelques centaines de dollars une entreprise multinationale puisse protéger un nom dans une autre langue que le français et l’afficher impunément à la grandeur du Québec.

    Il faudrait interpeller le Commissaire aux langues officielles à ce sujet. Afin qu’il exerce son pouvoir sur cet organisme fédéral : Office de la propriété intellectuelle du Canada. De cette façon la
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Etienne Merven - Inscrit
    14 novembre 2011 07 h 22
    Mais quelle connerie!
    Au nom de quoi faut-il exiger qu'une entreprise étrangère ou canadienne qui est constituée en société est est connue sous un nom particulier change de raison sociale?
    La raison sociale, c'est ce qui permet de reconnaître une entreprise donnée. La changer porterait à confusion.
    C'est comme si on exigeait que « John Cobbler » change son nom pour « Jean Cordonnier » pour avoir le droit de vivre au Québec.
    Plus répressif que ça, tu meurs! Le Québec n'est pas une province policière quand même!
    J'encourage les entreprise visées à faire de la résistance et à contester même cette loi idiote en cours.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois - Inscrit
    14 novembre 2011 07 h 30
    OQLF est une farce de la dinde
    J'ai déposé une plainte il y plus trois ans pour le non respect de l'affichage, et un certain Denis m'a fait comme réponse que si il appliquait la loi au commerce il serait en faillite. Je suis allé hier et rien n'a changé. Aucun service en français et tout l'affichage est en chinois. De plus OQLF me demande d'identifier les produits qui ne sont pas dans ma langue, mais comment pourrais-je le faire? Quand elle fait l'inspection elle se limitera seulement aux produits mentionnés dans la plainte, elle fermera les yeux sur les autre produits en magasin qui ne réponde pas au critère de charte de la langue française. OQLF c'est la farce de la dinde et pay
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Simard - Abonné
    14 novembre 2011 08 h 02
    Les dépendantistes en faveur de l'anglicisaiton du Québec
    Roger Sylvain et Eutienne Merven, deux Canadianistes impénitents, montrent encore comment leur option politique vise à faire disparaître la nation francophone en Amérique. Plus rétrograde que ça tu meurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    14 novembre 2011 08 h 16
    «Une de perdue et 10 de retrouvées»
    À tous les anglosaxons et les «francosaxons» : notez que vous vivez en terre québécoise francophone : cette terre qui est ouverte à tous, mais qui, pour des questions de raison et de d'histoire est une terre qui est et demeurera francophone.

    Le combat pour la langue est tout et la lâcheté et la faillite d'entreprises récalcitrantes n'est rien.

    À ceux qui règnent en peureux, nous vous disons que vous avez échoué. «Une entreprise lâche de perdue et 10 bonnes entreprises francophones de retrouvées.»
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Delisle-Gagnon,Valérie - Abonné
    14 novembre 2011 08 h 18
    Quel Mess !
    Bon bon bon.. je vois dans les commentaires que l'article porte à la confusion ! Un commentaire parle d'exode des magasins hors de montréal.. n'est-ce pas un peu fort ? Ce que l'on demande aux entreprise ce n'est pas de changer leur "raison sociale" comme le dit Etienne mais bien d'y joindre un descriptif en français, et ce pour respecter les francophones qui ne parle pas anglais. Ensuite on dit qu'il faut respecter la spécificité bilingue de Montréal, et bien justement ! Pourquoi accepter que pratiquement toutes les entreprises de la rue St-Laurent proposent un affichage qu'en anglais !?? Comment expliquer que chez Urban Outfitters, par exemple, aucun livre n'est disponible en français et que leur site web soit fermé au québec depuis plus d'un an sous prétexte qu'ils doivent se conformer à "des exigences linguistiques" ? Ce n'est pas si long traduire un site web tout de même ! Comment peut-on dire que l'on respecte le bilinguisme de Montréal si seul l'anglais y est prédominant ?
    Et par dessus tout ça, je pense qu'il faut distinguer grosse multinationale et petite épicerie asiatique ! On ne peut pas demander a une mini boutique chinoise de traduire tout ce qu'elle vend ! On peut par contre lui demander d'avoir au moins un employé qui parle français suffisamment pour répondre aux questions ... Il est vrai que nous somme depuis quelques années devant des choix importants qui rallient respect des autres et respect de notre identité nationale mais moi je suis tannée de me faire regarder de haut quand je demande de me faire servir en français dans une grande chaîne de magasin à Montréal !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Delisle - Abonné
    14 novembre 2011 08 h 33
    La loi du Laissez faire du Parti Libéral.
    Ce parti passera à l'histoire pour avoir laisser une ville comme Montréal disparaître de la carte des grandes villes francaises du monde. Avec un taux de près de 50% de parlants francais, la métropole quebécoise se meurt. Montréal s'anglicise parce que le peuple ne réagit plus et ne fais rien pour garder sa langue vivante. On en est revenu aux années d'avant 1976, alors que les francophones parlaient en anglais aux vendeurs de magasins pour les accomoder, idem dans les restaurants. Avec la politique de "la persuasion" sans coercition, comme les libéraux l'ont toujours fait, notre langue se meurt. Vous en connaissez beaucoup de lois qui fonctionnent uniquement avec de la persuasion? Si je ne paie pas mes impôts cette année, vont-ils essayer seulement de me persuader de les payer? Vous en connaissez beaucoup de commerces qui ont eu des amendes pour ne pas avoir respecter la loi dans l'affichage, et même après de moults avertissements?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Leclaire - Abonné
    14 novembre 2011 09 h 22
    Bien commun
    "Au nom de quoi faut-il exiger qu'une entreprise étrangère ou canadienne qui est constituée en société est est connue sous un nom particulier change de raison sociale?"

    Au nom du bien commun du peuple québécois.

    Michel Leclaire
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Oleg Ciobanu - Inscrit
    14 novembre 2011 09 h 45
    marque de commerce
    C'est stupide!
    Les entreprises investissent beaucoup d'argent pour bâtir un marque du commerce.
    Imaginez-vous que le "Cirque du Soleil" est obligé de traduire son nome en "Sun cirqus" quand il est allé aux États Unis.

    Il n'y a pas une place pour OQLF dans la société moderne.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • J Maurais - Abonné
    14 novembre 2011 10 h 03
    Le français et son image de marque
    Les entreprises sont-elles obligées, lorsqu’elles affichent une marque de commerce, d’y adjoindre une description en français ? Voici ce qu’écrivait le Conseil de la langue française en 2000 :


    Le Conseil … a étudié sérieusement la possibilité d'imposer l'ajout d'un terme générique en français, lorsque la marque de commerce est rédigée dans une autre langue. En effet, la réglementation actuelle sur l'affichage ne prévoit pas d'obligation en ce sens. Lorsqu'il n'existe pas de version française, une entreprise a le droit d'afficher une marque de commerce rédigée uniquement dans une autre langue. Selon l'hypothèse étudiée par le Conseil, un établissement serait tenu d'ajouter un terme comme « magasin », « entreprise », « boulangerie », « quincaillerie », etc., devant une marque de commerce libellée en langue étrangère, lorsque cette marque de commerce sert à identifier un établissement commercial.

    Pour un commentaire plus élaboré, voir : http://linguistiquement-correct.blogspot.com/
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    14 novembre 2011 10 h 09
    À Madame Louise Marchand, présidente de l'Office québécoise de la langue française.
    Madame Marchand,

    J'aurai bien compris que vous n'avez pas un travail de tout repos. Protéger la langue française au Québec, tout en gardant une harmonie ou paix sociale. Un travail qui vous oblige à marcher sur de œufs continuellement. Pas évident.

    J’ai toujours eu comme principe que le respect ça se gagne. Je pense, donc, que si les francophones du Québec méritaient d’être respectés par les anglophones et les allophones, il n’y aurait pas de menaces à la langue française aujourd’hui, et votre travail ne serait donc pas nécessaire.

    Malheureusement, ce n’est pas le cas.

    J’ai été sidéré dernièrement de vous entendre donner en exemple de conformité aux exigences du Québec des corporations comme : Farine Five Roses et Lunetterie New Look.

    Je suis bien prêts à vous croire que ces marques de commerces sont conformes, mais de là à les citer comme exemples de conformité et d’exemples à suivre, il y a tant qu’à moi une sacré marge.

    Tant qu’à moi, ces corporations sont absolument minimalistes dans leurs conformités, et ces corporations ouvrent toute grande la porte à d’autres corporations existantes, ou à venir, avec leurs gros noms anglophones accompagnés d’une ridicule description française écrite 5 fois plus petit; ou pas écrite du tout.

    Pourquoi, Madame Marchand, quand vous parler d’exemples à suivre, vous ne citez pas des corporations comme :

    Bureau en gros (Staples)
    La Source (The Source)
    Dormez Vous (Sleep Country Canada)

    Pourquoi ?

    Est-ce une question d’œufs, Madame ?

    Au Plaisir,

    JL
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • J Maurais - Abonné
    14 novembre 2011 10 h 28
    Rien ne sert de courir...
    Il aura fallu 11 ans pour que l'Office mette en oeuvre une recommandation du Conseil de la langue française :
    QUE l'Office de la langue française exerce davantage son rôle de service et de soutien à la francisation des noms d'entreprises et de l'affichage des établissements commerciaux, en proposant, aux établissements qui s'identifient par une marque de commerce, une série de mesures visant à accroître la présence du français dans leur affichage.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kris13104 - Inscrit
    14 novembre 2011 10 h 33
    Gouvernance?
    Si une loi existe, le moins que puisse faire une gouvernance est de la faire respecter avec toute la force de la puissance publique, sans tenir compte de toute autre considération destinée à l’affaiblir.
    Cela posé. Il ne faut pas non plus tomber dans un systématisme stupide : il serait ridicule d’exiger le changement d’un nom de marque existante dans une autre langue que le français; par contre, exiger (et s’en assurer) que les services soient au moins bilingue, que les annonces diverses le soient aussi, c’est le minimum à imposer.
    En revanche, il est regrettable que les partisans du français mènent un combat de sanctuaire au lieu de s’activer pour démontrer l’intérêt du Canada à être un pays bilingue, en particulier face aux Etats-Unis, et à promouvoir les avantages et les mérites du français. Les résultats seraient sans doute bien meilleurs pour leurs actions.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pie Leclerc - Inscrit
    14 novembre 2011 10 h 38
    Donner un pouce, prendre une verge
    Je me souviens... d'avoir marché dans les rues de Montréal à la fin des années 1980 pour protester et sonner l'alarme contre les entourloupettes juridico-réglementaires de Robert Bourassa en matière de langue d'affichage.

    Son but avoué était que l'on devait "respecter" les droits linguistiques de la minorité anglophone. Avec les années à Montréal, dans l'affichage, on est subtilement passé de plus petits caractères en anglais à égalité anglais-français. Nous sommes revenus à l'unilinguisme anglais au niveau des raisons sociales. Et je ne mentionne même pas la difficulté de se faire servir en français. Le français a reculé sur toute la ligne au nom du respect de droits linguistiques. Give them one inch and they take a yard !

    Et pour solutionner le problème l'OQLF suggère des campagnes de "sensibilisation" ? Non mais ... Autant dire aller à la chasse au buffle avec un tire-pois ! Ces campagnes s'apparentent à des codes d'éthique volontaires qu'on s'empressent de bafouer parce que non-contraignants. La seule solution consiste à relever considérablement le niveau des amendes pour non-respect de la loi. L'argent c'est désormais le seul langage que ces corporations comprendront. Money talks...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mario Bélanger - Abonné
    14 novembre 2011 11 h 06
    Paris, the City of light / la Ville lumière (1)
    par Mario Bélanger

    Passer quelques jours à Paris, la Ville lumière, représente toujours une aventure agréable pour un Québécois. Promenades dans des foules bariolées. Visite de monuments et de musées grandioses, si riches d'histoire. Et ces pâtisseries qui titillent les narines... Et cette langue que l'on partage avec nos cousins français...

    Une langue commune? Oui, ça parle toujours français à Paris. Ça cause même beaucoup. On y comprend presque tout (sauf les menus dans les restaurants, mais ça c'est une autre histoire...).

    Par contre, ce qui surprend de plus en plus le Québécois moyen qui se balade dans les rues de Paris, c'est la quantité d'affiches et de messages qui sont présentés en anglais.

    Voici des exemples concrets, notés en quelques jours seulement. (Des photos sont disponibles pour les sceptiques!) Des chaînes d'alimentation s'appellent : Leader Price ou Food on the Go. Des restaurants s'affichent fièrement : The Thistle Pub, The Frog and Rosbif, Euro Fried Chicken Restaurant, Web café Milk, Waffle Factory (gaufres) ou New Hong Kong Food. Certains renseignements sont écrits en anglais seulement : Happy Hours (équivalent de notre 5 à 7), Take Away Corner, Hot and Cold Drink, Chicken Spices = Tasty. Goûtons maintenant aux friandises : Hollywood Sweet Gum, Crispy Snax, les chocolats Milka. Ça fait tellement international!

    (...)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mario Bélanger - Abonné
    14 novembre 2011 11 h 08
    Paris, the City of light / la Ville lumière (2)
    (...)

    Dans les commerces de l'habillement, c'est l'apothéose : Cowboy Dream (vêtements américains), Best Mountain (vêtements de sport), Hippy Market (vêtements colorés), Outlet Stanbridge (vêtements pour hommes), Miss June (vêtements pour femmes), Smoking Collection (toxedos), Paris French Capital T-Shirt, Shoestore (magasin de chaussures)...

    Toujours à Paris, des salons de coiffure ont choisi de s'appeler : Space Hair ou Totally Hair. Un magasin d'instruments de musique a pour nom Guitar Street. Le slogan de la chaîne de magasins Carrefour est : Basic is Beau Tiful. Pour rapporter un petit cadeau, allez au Souvenir's Factory Paris. Besoin de matériel de bureau? Il y a ce qu'il vous faut au Office Depot. Vous voulez changer de l'argent? C'est possible au Money Grant Currency Exchange. Et on n'a rien dit des : Sex Shop, Subway, McDonald, etc.

    Vos enfants veulent s'amuser? Amenez-les à la KidExpo. Vous voulez une voiture? N'oubliez pas que la Yaris est la « Toyota made in France ». Pour faire un sondage, la firme Opinion Way peut vous offrir un contrat. À la radio RTL2, on invite les gens à écouter « l'équipe du grand morning ». En diffusion le matin, bien sûr!

    Pour faire un tour de ville en autobus à Paris, le touriste a le choix entre : L'Open Tour ou bien les Cars rouges, dont la publicité bien apparente est : « Enjoy a Sightseeing Tour of Paris ».

    (...)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mario Bélanger - Abonné
    14 novembre 2011 11 h 09
    Paris, the City of light / la Ville lumière (3)
    (...)

    Certains diront, avec raison, que les Québécois n'ont pas de leçon à donner aux Français avec leurs Canadian Tire, Freedom, Subway, Curves, Comfort Inn, Yellow, Home Hardware...

    C'est vrai. Mais admettons que de voir l'anglais s'étaler avec autant de profusion dans la capitale internationale de la Francophonie, ça cause un choc. Ça inquiète! L'affichage en français, on le sait au Québec, c'est une corde sensible...

    Pourquoi Paris se maquille-t-elle avec autant de mots anglais? Un charme exotique passager? Un complexe d'infériorité par rapport à la langue de Barak Obama? Les commerces qui affichent en anglais font-ils de meilleures ventes? Une Française interrogée signalait qu'en partie, ce pourrait être le fait de commerces dirigés par des propriétaires étrangers, qui jugent que c'est plus simple d'utiliser le baragouin anglais quand on s'adresse à des visiteurs du monde entier dans une grande ville touristique comme Paris.

    En effet, cet attrait de l'anglais semble loin d'être aussi débordant dans les autres régions de France. Par contre, les Parisiens, trop pressés par leurs occupations, n'ont pas le temps de s'en offusquer. The show must go on in the City of light...

    ===========
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Richard - Inscrit
    14 novembre 2011 11 h 09
    @ MM Simard et Leclaire


    M Simard: On a pas le droit d'avoir une opinion différente de la votre ? Pourquoi utilisez-vous des mots péjoratifs comme "dépendentiste" et "rétrograde" pour qualifier les gens qui ne pensent pas comme vous ?
    Je pense sincèrement que cette hargne fait souvent mal paraître ceux qui supportent votre option politique, et qu'on peut y trouver une des causes du déclin de sa popularité.

    M. Leclaire: vous voulez dire le bien commun du peuple Québecois tel que vous l'imaginez. Pourtant, le peuple Québecois inclut manifestement les anglophones de souche, qui ont des droits et des intérêts, eux aussi, et dont vous ne sembler pas tenir compte. Le peuple Québecois inclut de toute façon un grand nombre de personnes qui ne partage pas vos vues. Dont le soussigné et apparemment plusieurs autres qui ont contribué à la discussion aujourd'hui. Peut-être qu'il me manque d'information, mais je n'ai pas vu sur quoi vous basez votre affirmation et je n'ai pas vu ce qui vous permet de percevoir ce qu'est le bien commun du peuple Québecois mieux qui moi.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hullois - Abonné
    14 novembre 2011 11 h 10
    Que c'est bien dit
    «La loi 101 a été adoptée en 1977. Il nous semble qu'un délai de 34 ans était une échéance plus que raisonnable.»

    En effet, la plupart des coupables sont venu s'installer APRÈS que la loi soit en place.

    Et venez pas me dire que de devenir «Lunetterie New Look» au lieu de «New Look» a causé des fardeaux financiers indus à cette compagnie. La loi est assez permissive, c'est inacceptable de ne même pas vouloir donner ce petit peu!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ragazzino - Inscrit
    14 novembre 2011 11 h 30
    Poussez, mais poussez égal
    Lisez et relisez le commentaire de Madame Delisle-Gagnon, elle a vu juste.

    On ne parle ici de modifier complètement la dénomination sociale d'une entreprise («raison sociale» est un terme à éviter), mais bien d'y ajouter un descriptif en français. C'est tout et ce n'est surtout pas sorcier.

    Que Montréal soit une ville bilingue depuis longtemps, soit, il n'y a rien de plus vrai. Mais l'affiche unilingue anglophone serait alors tout aussi déplorable que l'affichage unilingue francophone. Or, le français est la langue majoritaire du Québec, dont Montréal fait partie (une ville qui se targue d'être une «métropole francophone»), mais aussi une langue minoritaire au Canada et en Amérique du Nord. Toute langue minoritaire du monde se voit protéger par des mesures législatives. Ce n'est pas unique au Québec. Il y a des règlements d'affichage en Catalogne, en Écosse, en Irlande, au Pays Basque, etc.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Eric Casteuble - Abonné
    14 novembre 2011 15 h 27
    La Mauvaise Voie
    Honnêtement, je ne vois pas à quoi cela sert. Que ça soit Future Shop où Les boutiques Future Shop, cela ne change rien. En toute franchise, rajouter une explicative française devant un nom anglais ne changera pas du tout la situation linguistique à Montréal.
    Ce n’est pas parce qu’un magasin fait un effort minime pour prétendre qu’il fonctionne en français que c’est nécessairement le cas. Le vrai changement sera quand les francophones de Montréal prendrons leur courage par les deux mains et obligerons tout le monde de parler français, que ça soit en magasinant, dans les services, ou dans la rue en général. Le vrai changement viendra quand les francophones auront une véritable prise de conscience en matière linguistique et non pas des petits râlements à l’égard des sémantiques de la loi 101.
    D’ailleurs, une statistique troublante publiée par OQLF nous montre que si servie en anglais, trois francophones sur cinq n’exigeraient pas d’être servi en français. Voilà le vrai problème. Je n’ai pas de sources pour confirmer ma prochaine affirmation mais je crois dur comme fer qu’environs 80% des francophones à Montréal n’exigeront pas l’usage du français au travail, dans les services, ou dans la rue s’ils sont abordés en anglais.
    L’anglais prend beaucoup trop de place dans une ville qui prétend être francophone, que cela soit dans le service, le privé ou de tous les jours. Alors oui, il est vrai que la loi sur l’affichage doit être respecté, mais ce n’est pas cela qui assura la place du français au sien du Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Naturelebo - Inscrit
    14 novembre 2011 16 h 23
    ENFANTILLAGE
    Moi, je dois respecter les lois, sinon, on ne me donne pas de l'argent pour m'adapter à la loi.

    Une infraction = une amende

    20 000$ une fois envoyé à Futur Shop, je suis certain qu'ils agiront avant la seconde amende et s'ils ne veulent pas de cette réalité, qu'ils laissent la place à d'autres entreprises, je ne crois pas que ce soit leur souhait.

    Une marque, un slogan... sérieusement, c'est vraiment bon au niveau du marketing justement, moi je pense que les commerces vont embarquer !!!

    Cependant, il ne faut pas exagérer, ça fait 2 ans que j'habite Montréal et jamais au grand jamais je n'ai pas été servi en français dans des entreprises aux noms anglais, JAMAIS...

    Il y a un danger de démission (dépression) si on exagère la situation. C'est pour cela qu'on doit arrêter de dire que Montréal va s'angliciser, à force de se dire pourri, on finit par se croire pourri... c'est la même chose au niveau linguistique.

    Finalement, je travaille avec le Public à pointe-St-Charles et je peux vous assurer que j'entreprends toute conversation en français seul et seulement, pas un BONJOUR-HI, c'est bonjour point final et je me suis aperçu que beaucoup d'anglophones naturellement me parlent en français. Tandis qu'un bonjour-hi donne comme le choix psychologique linguistique.

    Même je me souviens un jeune enfant de 5-6 ans anglophone qui ne parlait pas français voulait savoir white in french, blanc je lui ai dit, il l'a répété tout fier de ce nouveau mot et ensuite, ce fut pink in french, je lui ai répondu rose et encore là, il était tout fier de ce nouveau talent !!!

    Bref, il faut convaincre la PERSONNE, mais l'ENTREPRISE se doit d'être prise à l'adulte et être sanctionné si la loi est violée... et non pas subventionnée.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    14 novembre 2011 17 h 26
    Que Montréal soit une ville bilingue depuis longtemps, soit, il n'y a rien de plus vrai.
    Cette affirmation de ragazzino est TOTALEMENT FAUSSE. Promenez-vous dans le métro et vous verrez que tout l'affichage est pratiquement juste en français, et ce n'est qu'un exemple. Les délibérations à l'hôtel de ville aussi, comme à Québec et à l'assemblée nationale: un unilingue anglophone s'y perdrait. Que les services soient offerts dans les deux langues, c'est autre chose.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André/Andrés 71 - Inscrit
    14 novembre 2011 17 h 47
    L'argent n'a pas de langue...
    Le gouvernement québécois se fait complice des WASP francophobes canadiens. Leur excuse évoquée est que les investisseurs étrangers anglophiles vont s'en aller si on applique strictement la loi 101 (toute édentée qu'elle soit) FAUX! Voyez ce qui se passe dans le ROC avec le prétendu bilinguisme canadian :
    Bilinguisme : Graham Fraser s'inquiète des compressions au fédéral
    Mise à jour le mardi 18 octobre 2011 à 12 h 53 HAE
    www.radio-canada.ca
    Bilinguisme au Canada ??? Un Canada bilingue ? Vraiment ?
    Désolé mon ami mais vous vivez dans un monde imaginaire. Très probablement le "Fédéralistan"

    Le français est le dernier souci des anglophones du "Rest Of Canada" (ROC). La réalité est beaucoup plus glaciale que les lunettes roses imaginaires de votre "Wishfull Thinking".
    Les données les plus récentes (2010) de Statistiques Canada nous proposent plutôt les résultats suivants : Population de langue maternelle française au Canada

    Pourcentage de la population / Nombre de francophones
    Terre-Neuve et Labrador 0,4 % / 2,033
    Ile du Prince Édouard 4,2 % / 6,039
    Nouvelle Écosse 3,7 % / 34,865
    Nouveau Brunswick 32,7 % / 246,231
    Québec 79,6 % / 6,175,050
    Ontario 4,2 % / 559,057
    Manitoba 4,0 % / 49,856
    Saskatchewan 1,8 % / 18,972
    Alberta 2,0 % / 75,164
    Colombie britannique 1,4 % / 63,506
    Yukon 3,9 % / 1,342
    Territoires du Nord Ouest 2,4 % / 1,044
    Nunavut 1,3 % / 434

    Total Canada 22,1 % / 7,233,593
    Total Canada Moins le Québec 4,1 % / 1,058,543
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André/Andrés 71 - Inscrit
    14 novembre 2011 17 h 48
    Bilinguisme canadien... mon oeil (suite)
    1,058,543 francophones hors Québec mon cher ami ! 14.6 % de tous les francophones du Canada

    Et Attention ! Nous parlons ici de langue maternelle.
    Pour la langue réellement parlée, avec l'assimilation fulgurante vers l'anglais ailleurs au Québec vous divisez ces données par deux ! Minimum !
    D'ailleurs, ce sont les francophones hors Québec qui affichent le plus haut taux de bilinguisme au niveau de l'ensemble du Canada : 84 % du nombre mentionné ci-haut.

    Finalement, le nombre d'anglophones hors Québec qui ont une maîtrise suffisante du français pour s'en servir efficacement au travail se situe à 250,053 citoyens ! 0,96 % de la population anglophone canadienne hors Québec !

    84 % vs 0,96 % !  Méchant bilinguisme !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ragazzino - Inscrit
    14 novembre 2011 18 h 21
    @ Madame Massicotte
    Une révision de l'histoire de Montréal vous ferait le plus grand bien. Montréal n'a pas seulement été construite par les Français ou les Canadiens français. Les Anglais, les Écossais et les Irlandais sont aussi des peuples qui ont grandement contribué au développement et à l'épanouissement de la ville. Jetez donc un oeil sur le drapeau de la ville de Montréal qui vous en dit long sur son passé: le fleur de lys (français), la rose de la maison de Lancaster (anglais), le chardon (écossais) et le trèfle (irlandais). Il y a moins d'un siècle, il est clair que vous pouviez entendre de l'anglais à l'hôtel de ville de Montréal, tout comme à l'Assemblée nationale, où un député toujours le *droit* de s'exprimer en anglais s'il le désire.

    Le français et l'anglais se côtoient à Montréal depuis des siècles.

    En ce qui concerne Québec, elle était à la fin du siècle dernier 45 % anglophone. La présence anglophone à Québec remonte même avant la Conquête anglaise. Son hôtel de ville porte l'inscription «Town Hall». Voir Les Anglos : la face cachée de Québec de Louisa Blair pour en connaître davantage.

    Si vous ne connaissez pas l'histoire de votre propre ville ou de votre propre province, ce n'est pas mon problème...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Potvin - Abonné
    14 novembre 2011 21 h 08
    québec 45%??? anglais!!!!
    @ragazzino
    si la ville de Québec avait 45% d'anglophone a la fin du dernier siècle je me demande bien oû ils sont aujourd'hui?? évaporé peut-être?(comme vous sir)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ragazzino - Inscrit
    15 novembre 2011 11 h 29
    Monsieur Potvin
    Pardon, je voulais bien dire la fin du 19e siècle, puisque nous venons d'entamer le 21e.

    Oui, exode constant dans les premières décennies du 20e siècle jusqu'en dans les années 70, effectivement, à la suite des tensions politico-linguistiques que l'on connait tous. Sinon beaucoup de mariages interlinguistiques, où le français finit par l'emporter.

    «En 1861, le tiers de la population de Québec était composée d’Irlandais, soit 59 990 personnes, et 51 p. 100 d’anglophone.»

    Source: Commissariat aux langues officielles

    http://www.ocol-clo.gc.ca/html/stu_etu_062008_queb

    C'est aberrant à quel point certains Québécois ne connaissent absolument rien de leur propre histoire nationale.

    Le plus vieux journal en Amérique du Nord se nomme le Chronicle-Telegraph, le journal anglophone de Québec. La plus vieille société savante du Canada qui abrite une des plus belles bibliothèques au pays? La Literary and Historical Society of Quebec, chaussée des Écossais, à Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carl-Dave Tremblay - Inscrit
    15 novembre 2011 11 h 52
    Pas de couilles ces _____ chiots!!
    Je crois que si je m'ouvre un commerce, je vais l'afficher en english et je reçevrais une belle subvention au lieu d'une amende..
    Au Québec ou Quebec, on subventionne avec notre argent sans nous en parlés, pourquoi pas, nous ne sommes qu'une minorité visible maintenant et avons le dos large en plus du fait qu'on n'a pas de couille ici..! C'est pas comme en Australie avec la nouvelle réforme pour les musulmans!! Pu__ins de chiots politiciens!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Djemy Djemy - Inscrit
    16 novembre 2011 17 h 40
    @ ragazzino
    Que tentez vous de dire par la que Montreal fut construite par les Francais, Anglais, irlandais, Ecossais? que toutes ces autres langue ont le meme droit que la langue Francaise?

    a moins de mal vous comprendre, mais le but ici est de faire du Francais la seule langue on s'en fiche de ceux qui ont contribue de la construire on se soumet a la majorite n'es ce pas?

    sans vous parlez de la Louisiane juste ici dans votre pays au Canada (Columbie Britanique) les francophone de la bas parlent mieux Anglais que Francais. nous savons pourtant que les Francais ont ete les premiers a batir en colonie au Canada

    alors ici aussi (Quebec) les autres langue doivent se soumettre au Francais

    J'approuve ce que Madame Celine Massicotte a dit elle a raison
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
32 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012