Sherbrooke - Fin d'un long conflit au Roi du coq rôti
Photo : Source: Jocelyn Riendeau
Les syndiqués du Roi du coq rôti, lors d’une séance de piquetage en avril dernier
Les doux effluves de poulet rôti et de pommes de terre frites seront bientôt de retour au célèbre Roi du coq rôti de Sherbrooke: le lock-out qui durait depuis plus de 1200 jours a pris fin samedi, alors que les 43 employés de l'entreprise ont accepté à 94 % la proposition de règlement du ministère du Travail.
Le restaurant devrait rouvrir ses portes le 16 janvier prochain, 42 mois après le déclenchement du plus long conflit de l'histoire de la région. Le syndicat affilié à la CSN a obtenu que «d'importantes rénovations et réparations d'équipements» soient effectuées avant le retour des employés. Véritable institution en Estrie, le restaurant n'avait, de l'avis général, pas changé d'un iota depuis les années 1970.
Mais le plus gros changement découlant du conflit ne sera pas esthétique: le service de livraison du restaurant ne sera en effet pas de retour. Le directeur du service de la médiation du ministère n'a pas réussi à convaincre les propriétaires de revenir sur la décision annoncée en février 2009 de supprimer ce service.
Vingt-deux employés perdent donc leur emploi, mais obtiennent dans l'entente un dédommagement d'une valeur totale de 145 000 $. Les primes seront distribuées selon l'ancienneté — certains livreurs étaient là depuis une quarantaine d'années et pourront toucher un maximum de 17 000 $.
Le syndicat se félicite néanmoins d'avoir soutiré la garantie que tout service de livraison futur soit assuré par des syndiqués. La nouvelle convention empêche par exemple qu'un propriétaire livre lui-même des commandes spéciales, ou que des commandes soient envoyées par taxi. Le syndicat fait le calcul que le restaurant reviendra tôt ou tard à la livraison et ne s'appuiera pas seulement sur les commandes à emporter (il n'y a pas de salle à manger sur place).
L'entente accorde autrement des indemnités de 50 000 $ aux 43 employés, qui gagnent entre le salaire minimum et 22 $ l'heure. Des hausses salariales de 5 % à 13 % sont prévues dès maintenant, et d'autres suivront pour totaliser 9,75 % d'ici la fin de l'entente, en 2017. Les horaires de travail ont aussi été assouplis.
Le restaurant devrait rouvrir ses portes le 16 janvier prochain, 42 mois après le déclenchement du plus long conflit de l'histoire de la région. Le syndicat affilié à la CSN a obtenu que «d'importantes rénovations et réparations d'équipements» soient effectuées avant le retour des employés. Véritable institution en Estrie, le restaurant n'avait, de l'avis général, pas changé d'un iota depuis les années 1970.
Mais le plus gros changement découlant du conflit ne sera pas esthétique: le service de livraison du restaurant ne sera en effet pas de retour. Le directeur du service de la médiation du ministère n'a pas réussi à convaincre les propriétaires de revenir sur la décision annoncée en février 2009 de supprimer ce service.
Vingt-deux employés perdent donc leur emploi, mais obtiennent dans l'entente un dédommagement d'une valeur totale de 145 000 $. Les primes seront distribuées selon l'ancienneté — certains livreurs étaient là depuis une quarantaine d'années et pourront toucher un maximum de 17 000 $.
Le syndicat se félicite néanmoins d'avoir soutiré la garantie que tout service de livraison futur soit assuré par des syndiqués. La nouvelle convention empêche par exemple qu'un propriétaire livre lui-même des commandes spéciales, ou que des commandes soient envoyées par taxi. Le syndicat fait le calcul que le restaurant reviendra tôt ou tard à la livraison et ne s'appuiera pas seulement sur les commandes à emporter (il n'y a pas de salle à manger sur place).
L'entente accorde autrement des indemnités de 50 000 $ aux 43 employés, qui gagnent entre le salaire minimum et 22 $ l'heure. Des hausses salariales de 5 % à 13 % sont prévues dès maintenant, et d'autres suivront pour totaliser 9,75 % d'ici la fin de l'entente, en 2017. Les horaires de travail ont aussi été assouplis.
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