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Pourquoi ?

Pourquoi a-t-on besoin de nos jours d'être informés en temps réel, de minute en minute, de ce qui flotte dans la tête des gens? Pourquoi devrait-on twitter et facebooker sans quoi, aux yeux des «modernes», on se rangerait dans la catégorie des gens périmés, surannés, voire obsolètes? Les pensées qui nous trottent dans la tête et qu'on s'empresse de transcrire en cent quarante caractères pour diffusion à la terre entière contribuent-elles à la réflexion sans laquelle aucune lumière ne risque de luire au fond du tunnel qu'est notre avenir à tous en ces temps d'exténuation collective?

Mais que font donc les membres des réseaux sociaux de leur vie en dehors de leurs hochets technologiques, consommateurs effrénés de temps? Dorment-ils, mangent-ils, aiment-ils, lisent-ils des livres, rendent-ils visite à leurs parents, ont-ils l'occasion de perdre leur temps dans un silence et une inaction sans lesquels ils ne sont plus en mesure d'être face à eux-mêmes? Que devient la condition humaine dans sa tragédie porteuse de sens à travers ces réseaux inextricables où la quête spirituelle semble évacuée?

Pourquoi devrait-on être exposé avec moult détails à toutes les dérives humaines, à toutes les monstruosités commises, à toutes les aberrations des fêlés de la planète, chaque heure du jour où que ce soit, à travers les continents? Pourquoi devrait-on savoir que des femmes troublées ou cinglées expédient des lettres d'amour au docteur Turcotte, l'assassin de ses deux petits enfants? Quel enseignement personnel peut-on retirer des actes des déviants sinon que l'horreur est intimement liée à la nature humaine et qu'à cet égard elle se terre en chacun de nous?

Pourquoi les cataclysmes universels que furent le communisme et le nazisme, responsables de la mort de centaines de millions de personnes, n'ont-ils pas purgé les idéologues de tout acabit qui ont succédé aux Staline et Hitler du XXe siècle et sévissent toujours malgré leurs paraphes au bas des déclarations des droits de l'homme?

Pourquoi les privilégiés que nous sommes en Occident avons-nous sans vergogne tendance à nous comparer aux damnés de la terre, victimes sacrificielles de notre inconscience et de notre sentiment de supériorité déguisé en rectitude politique? Notre indignation théâtralisée selon le modèle de la télé-réalité appartient davantage à la démocratie émotionnelle qu'à un véritable sens de la justice et de l'altruisme. Pourquoi notre agitation, expression d'un désarroi aussi sourd que douloureux, se présente-t-elle sous les oripeaux d'un combat pour le progrès alors qu'elle repose avant tout sur une vision nombriliste du monde?

Au Québec, nos aïeux ont bûché les forêts, labouré les terres, se sont usés en usine pour assurer à leurs descendants une vie meilleure et ont prié pour les voir sortir du «né pour un petit pain». Pourquoi alors avons-nous rompu les liens générationnels, les solidarités traditionnelles qui étaient les leurs et pratiquons-nous l'ingratitude, reniant les jours simples d'hier pour des ersatz de pacotille qui grisent sans laisser d'empreintes? Pourquoi nous déchirer entre nous avec une cruauté renouvelée qui nous porte à poignarder ceux que, hier, nous portions aux nues?

Pourquoi tant de détestation de nous-mêmes, tant de rancune, de blessures à vif que l'on révèle au regard des autres, tous ces autres qui débarquent, leurs bagages remplis de repères culturels dont ils ont vite la nostalgie devant le spectacle de nos luttes fratricides? Pourquoi s'intégreraient-ils à un peuple à la recherche d'une identité jamais accomplie et à la besace morale à peu près vide? Pourquoi adhéreraient-ils à une langue qu'ils constatent malmenée et qui les marginaliserait davantage? Pourquoi résisteraient-ils à l'anglais, ce passeport aux mille visas qui leur ouvre l'Amérique du nord au sud du 45e parallèle?

Pourquoi considérer que ceux qui nous dirigent ou espèrent le faire sont marqués au fer rouge de l'infamie, de l'incompétence, de la corruption ou de la fourberie sous couvert de prétention à la transparence? Pourquoi ce flirt permanent avec une forme de délinquance sociale à laquelle on attribue volontiers des vertus que l'on refuse de reconnaître aux serviteurs publics, aux élus, à tous ceux qui consentent à travailler à l'intérieur des structures sociales façonnées depuis des décennies?

Pourquoi se méfier de ceux qui préfèrent l'action politique à la rue, qui manifestent du scepticisme devant les vendeurs de formules toutes faites, des charlatans de la pensée magique, des simplificateurs à outrance et des sauveurs en réserve de l'État? Pourquoi cette fascination pour l'homme providentiel (oubliée, la femme, dans cette élaboration psychopolitique) sinon par une référence encore et toujours à la culture religieuse qui nous a façonnés et dont nous nous croyons (quelle illusion!) libérés?

Pourquoi enfin cette méfiance pour le bonheur affiché, pour une gaieté communicative, pour l'enthousiasme devant le défi? Pourquoi faudrait-il pratiquer la dérision instantanée, rire de tout à tout prix alors que s'est abattue sur nous une tristesse qui s'apparente au fond à la peur d'être heureux malgré l'adversité?


denbombardier@videotron.ca
 
 
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  • Pierre Girard - Abonné
    12 novembre 2011 06 h 23
    Pourquoi tant d'hommages aux soldats le 11-11-11 en souvenir de l'armistice 1918
    alors que bien plus de civils (femmes et enfants) meurent dans les guerres?

    Je vais vous dire pourquoi, Madame Bombardier. Parce que le sens de la paix n'a pas encore pris le dessus sur les idéaux guerriers. Parce que le monde se fout des civils tués dans les guerres. Parce que nous ne sommes pas encore des êtres responsables véritablement évolués.

    Pourquoi l'information médiatisé est-elle si...?

    Albert Einstein - Comment je vois le monde (1934)
    La pire des institutions grégaires se prénomme l'armée. Je la hais. Si un homme peut éprouver quelque plaisir à défiler en rang et aux sons d'une musique, je méprise cet homme... Il ne mérite pas un cerveau humain puisqu'une moelle épinière le satisfait.

    Pierre Girard
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  • Lisedo - Inscrit
    12 novembre 2011 06 h 25
    Conscience, peur et bonheur......
    Un texte profond, intense, révélateur, Mme Bombardier. Merci ! Il rejoint cet espace intime en nous où l'humilité et la conscience ont droit de parole. Pour nous rappeler ces vraies bontés et solidarités qui rendent le monde meilleur. Pour nous faire voir ces peurs et ces séductions qui nous éloignent de notre humanité et de notre simplicité. Parce que vous le dites bien, la vraie vertu et le vrai bonheur sont en chacun de nous, loin de ces technologies et discours réducteurs qui nous encombrent si souvent maintenant.....Avec leur mouvement incessant qui perturbe ce silence nécessaire pour acquérir ces autres formes de sagesse et de tolérance. De celles qui permettent plus de gratitude et de noblesse dans l'action. Et oui, malheureusement, au travers de ces insanités, les repères ancestraux s'estompent et se font banaliser à outrance. La nature humaine est-elle vraiment en progrès, est-ce ce qu'on veut nous faire croire ?

    Lise Des Ormeaux
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  • Normand Carrier - Abonné
    12 novembre 2011 07 h 17
    L'instantané évite la réflexion profonde .......
    Cette course a l'instant présent et a l'instantané permet de vivre dans un monde idéal sans que l'on ait a se poser les questions en profondeur ... Cela semble un paliatif aux misères de cette vie ou aux peurs a vouloir y faire face ..... Il est plus facile de regarder les arbres devant nous que de regarder la foret dans son ensemble et de l'analyser en profondeur ....
    Cela nous amène a choisir des héros ou des sauveurs instantannés basés sur l'apparance , le look et le superficiel mais jamais sur les qualitées intrinsèques ... Cette situation nous mène a faire des mauvais choix ou l'on manque de perspective et dans lequel la mémoire fait souvent défaut .... On oubli l'histoire et surtout que l'histoire est un perpétuel recommencement ..... Cela seul l'expérience et la mémoire le permettre .....
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  • Odebel - Inscrite
    12 novembre 2011 07 h 55
    Votre Pourquoi? un réveil souhaité
    J'aime votre papier et votre plume. J'aime votre questionnement, car il est vrai. Pourquoi, en effet, ne nous parle-t-on et ne nous montre-t-on pas davantage la beauté du monde. Pourquoi ne nous dit-on pas que ces horreurs ne forment qu'un faible pourcentage d'humains (1, 2, 3 % de la population?) et que les 98 % restant sont sains et à la recherche du bonheur, que leur quête existentielle ne se résume pas à agir par pur mécanisme. C'est Gurdjieff qui disait « l'Homme croit agir alors qu'il est agi » victime en quelque sorte de la publicité trompeuse, victime des idées toutes faites, victimes des automatismes de toutes sortes. Nous reprochons aux religions de ne croire qu'en un seul Dieu, le leur bien sûr, et de posséder La Vérité, la leur bien sûr, alors que dans tous les domaines, c'est la même règle qui prévaut, les partis politiques incapables de voir au-delà de leur propre parti, les scientifiques et universitaires, incapables de voir au-delà de leur paroisse? Pourquoi, Madame, pourquoi cet abêtissement? Pourquoi s'apprête-ton à éliminer 70 000 phoques faisant partie de notre belle nature, parce que nous nous croyons les maîtres de l'univers? La Terre ne nous appartient pas. Nous appartenons à la Terre.
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  • Marie Labelle - Abonné
    12 novembre 2011 08 h 03
    Tout simplement...merci
    Vos questions sont d'une grande pertinence. Malgré l'effroi que me procure la recherche de réponses... vos interrogations m'apportent une sorte d'apaisement. La dérision, cette terrible violence sournoise que nous nous inligeons quotidiennent, n'a pas sa place dans votre magnifique texte. Persitez et signez. Votre plume me donne des ailes ce matin et ce, malgré sa gravité.
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  • Francois Dorion - Abonné
    12 novembre 2011 08 h 04
    Un peu d'ordre
    Mme Bombardier, votre commentaire d'aujourd'hui révèle une perplexité que j'espère honnête.
    D'abord, permettez-moi de vous signales que comparer Staline èa Hitler est un belle figure de propagande, mais ne correspond pas èa la réalité; lors de la chute de l'Union Soviétique, le KGB a ouvert la bilbiothèque de Staline; surprise, la majorité des ouvrages étaient des ouvrages religieux. Il ne faut pas oublier que c'était un ancien élève des Jésuites, et qu'il avait considéré s'engager dans les ordres religieux étant jeune; Lénine le considérait comme un bandit et une crapule, ce qui est une assez bonne recommandation, car Lénine était quant a lui un monstre.
    Ce qui nous permet de référer èa la siituation du Québec; il y a eu ici aussi un monstre léniniste qui persécutait les religieux, mëme sous le couvert de la religion parfois; un traître sans qui le Labrador serait Québécois; un homme qui cachait sa descendance car il savait que ses actions étaient mauvaises et craignait qu'ils soient incapables de continuer sur sa lancée s'il les révélait. Cet homme s'appelait Duplessis, son fantôme rôde encore au Québec et c'est le devaoir de chaque citoyen de refuser l'oppression et de choiri le bonheur, ce qui ne peut s,atteindre que dans le respect des autres et de leur travail, de leurs bonnes oeuvres.
    François Dorion
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  • Andre de Calgary - Inscrit
    12 novembre 2011 08 h 46
    Parce que
    Si j`ose ce commentaire moi le champion de la faute,c`est que je suis maintenant convaincu que le moment est venu de touner la page sur la religion pequiste et se degage des eveques qui admettons le ont un discour plus vitriolique que la moyenne.
    Il y a beaucoup de reponses dans les questions que vous posez mais l`alternative politique actuelle ne devrait pas etre confondue avec l`attitude generale du Quebecois(e) moyen.J`aime croire que votre attitude est un appel au depassement de sois-meme plutot qu`un jugement sans appel.
    De toute facon,que Dieu benisse notre Bombardier jusqu`a ce que vous me deplaisiez pour une raison ou pour une autre...
    Andre Giasson
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  • Michele - Inscrite
    12 novembre 2011 08 h 58
    La convergence des gribouilles
    Le domaine des communications a drôlement changé depuis les années 60, ce autant dans la qualité que la quantité. C'est pourquoi, de nos jours les utilisateurs doivent sélectionner leurs sources et considérer le public visé.

    Tout ce qu'on lit ou voit n'est pas nécessairement véridique. Les journalistes, du moins ceux qui ont leur carte de presse, doivent plus que jamais vérifier les informations puisées ci et là.

    Néanmoins, en raison de l'effect addictif exercé par certains médias, il est peut-être temps que la société agisse et ramène dans le vrai monde ces personnages virituels. Ceci pourrait se faire via la responsabilisation civile en imposant aux utiliateurs des médias sociaux des travaux communautaires équivalant aux nombres d'heurs passées dans leur monde virtuel.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    12 novembre 2011 09 h 20
    Généreuses questions
    Un sage a dit : ça prend de généreuses questions pour recevoir des réponses consistantes. Merci. Attendons de vos réponses.

    Une anecdote, parlant de ceux qui veulent tout savoir tout de suite et qui veulent tout voir…
    Un psychologue m’a raconté qu’il n’ÉCOUTAIT les nouvelles qu’une fois par jour, le matin, à RC, 08H00.

    Commentaire : à force de voir les nouvelles, elles deviennent vite des vieillelles ! Des nouvelles sans réflexion, qui n'ont pas mûri.

    Vivent les nouvelles mûries ! Et leur mûrissement !
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  • ncomtois - Inscrit
    12 novembre 2011 09 h 28
    Courage
    Madame Bombardier, merci de votre lucidité et de cet amour éperdu sans lequel vous ne prendriez jamais la peine d'écrire d'une telle façon. Vous êtes une femme de courage et de conviction et c'est ce dont nous avons besoin par-dessus tout. Le coeur est la source de toute véritable intelligence.
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  • Hubert Lavigne - Inscrit
    12 novembre 2011 09 h 54
    Ça ne va pas bien la petite madame .......
    Vous vous êtes levée du mauvais pied ce matin Madame Bombardier ; POURQUOI tout généraliser???

    huby
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  • michel lebel - Inscrit
    12 novembre 2011 10 h 17
    L'Homme nouveau!
    Pourquoi? Pourquoi? Parce que l'Homme prend beaucoup de temps à devenir Homme. Il est encore un sous-Homme. Il résiste au changement, il veut rester un loup, demeurer le loup de l'Homme. Mais sa condition de vie et de survie est la conversion. Le Christ l'a dit il y a plus de 2000 ans! Mais l'Homme ancien résiste à devenir un Homme nouveau! S'il ne le fait pas, sa survie est en jeu, il disparaîtra. L'homme demeure toujours libre de ses choix. Mais une liberté fort difficile et douloureuse à exercer dans le bien.


    Michel Lebel
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  • Andre Vallee - Abonné
    12 novembre 2011 10 h 41
    Pourquoi?
    Pourquoi certain(e)s ont-ils(elles) si peur des questions de Denise Bombardier? Ça fait trop réfléchir? Ça dérange? Ça joue trop sur la conscience? (mais, c'est quoi ça la conscience?)
    Pourquoi Fernand Dumont n'est-il pas une référence sociale et nationale?
    Ces deux personnes ne représentent pas les intérêts financiers ni le Bras Canadien, ni les illusions du bonheur.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 novembre 2011 11 h 32
    Un tourbillon de questions
    On entre dans ce texte avec un peu d'appréhension ( on n'est jamais trop prudent) et une certaine innocence.

    Une fois arrimé (ou harponné) à la première phrase, hop, on est entraîné comme dans une machine à laver, on en perd ses repères et on en sort fourbu mais propre propre propre, à genoux en train de dire merci madame.

    Je n'aime pas être traitée ainsi, quel qu'en soit le motif.

    Ce doit être la preuve qu'il me reste encore un peu de bon sens, preuve que cette époque peut produire toutes sortes de fruits.
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  • charlot12 - Inscrit
    12 novembre 2011 11 h 34
    Qui se souviendra ?
    Sans doute parce que les baby-boomers n'ont pas reçu les valeurs que vous mentionnez dans votre article. Les polyvalentes que votre génération a institué s'étaient coupées de nos traditions et de notre véritable histoire. Il m'a fallu plusieurs années avant de découvrir l'histoire même de mon village, marquée par la grève de Domtar en 1968 ou encore d'accéder à l'autobiographie du Père Georges-Henri Lévesque, le véritable responsable de la révolution tranquille au Québec.
    Ne savez-vous pas, Mme Bombardier, que c'est par le silence que l'on tue la mémoire des Hommes ? Cela ne sert-il pas également à notre assimilation ?
    Les valeurs que l'on a transmises aux baby-boomers furent celles de l'argent et de la reconnaissance à tout prix. Nous avons sacrifié à ce prix famille, amis et pays.
    Sans doute êtes-vous la dernière en cette province à nous rappeler les valeurs de nos ancêtres et en qui nous pouvons retrouver nos racines. Mais, comme tant d'autres, qui se souviendra de vous lorsque vous aurez rejoint vos aieux ?
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  • German Gutierrez Escudero - Inscrit
    12 novembre 2011 11 h 59
    sous peine d’être damné.
    Merci Madame Bombardier de dire des choses qu’on ne peut pas, comme immigrant, exprimer, sous peine d’être damné.
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  • Norisna Cazangian - Inscrit
    12 novembre 2011 12 h 49
    C'est un francais impeccable!
    Madame Bombardier, votre force es le bon francais. C'est un plaisir sans aucun doute delire vos articles, mais dans l'article d'aujourd'hui il y a beaucoup de questions. et bien coherentes. Si vous acceptez ma suggestion, je vous demande de decortiquer cet article en posant chaque question en profondeur. En attendent je pourrais en repondre deux:1)" Pourquoi a-t-on besoin de nos jours d'être informés en temps réel, de minute en minute, de ce qui flotte dans la tête des gens? " Simplement pour etre present, pur etre vivant, pour ne pas tomber dans l'indiference, pour savoir ce qu'il passe a nos cotes,pour aider, pour critiquer de facon constructive, pour profiter de notre vie au complet, pour partager,2)"Pourquoi tant de détestation de nous-mêmes, tant de rancune, de blessures à vif que l'on révèle au regard des autres, tous ces autres qui débarquent, leurs bagages remplis de repères culturels dont ils ont vite la nostalgie devant le spectacle de nos luttes fratricides? Pourquoi s'intégreraient-ils à un peuple à la recherche d'une identité jamais accomplie et à la besace morale à peu près vide? Pourquoi adhéreraient-ils à une langue qu'ils constatent malmenée et qui les marginaliserait davantage? Pourquoi résisteraient-ils à l'anglais, ce passeport aux mille visas qui leur ouvre l'Amérique du nord au sud du 45e parallèle?" CE SONT DES INTERESSANTES QUESTIONS, JE DEMANDE LA COLLABORATION DES FORISTES POUR REPONDRE CES QUESTIONS. MERCI
    Norisna
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  • Gilles Normand - Inscrit
    12 novembre 2011 12 h 51
    Une page d'anthologie
    Permettez madame Bombardier que je joue un peu dans les plate-bandes des internautes pour vous dire que votre article est tout sim-plement à mon humble point de vue un chef-d'oeuvre! aussi bien par la forme que par le contenu. À lire et à relire pour sa lucidité et sa pertinence. Une bouffée d'air frais journalistique pour la pensée...élargie!
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    12 novembre 2011 13 h 41
    Que de questions
    Une seule petite remarque : il est possible d'être sur Facebook quelques minutes par jour et de prendre aussi le temps d'aimer, de dormir, d'entrer en soi et de creuser vos autres questions.

    Vivre vraiment le moment présent n'est surtout pas se laisser happer par la vitesse et la fébrillité ambiante. La recherche effrénée du bonheur dans les événements extérieurs à soi, voilà la façon sûre d'éviter la conscience et la sérénité. Oui le monde va mal, mais nous pouvons très bien en avoir compassion et même une certaine souffrance, sans perdre une sérénité qui tient d'abord à la présence au moment présent, le passé n'étant plus et le futur n'étant pas encore. La seule réalité est l'instant. Vivons-le car il passera comme passent les roses.
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 novembre 2011 13 h 58
    Une tentative de réponse à tous ces "pourquoi..."
    Ma réponse probable à toutes ces questions sera double.
    1- Les lamentations de Jérémie ont survécu à toutes les modes. À tous ces pourquoi, il faut répondre: Parce que le monde change. Parce que le progrès et les découvertes nous obligent à relever de nouveaux défis. Que vous soyez ambassadeur, président ou ministre, on ne dicte plus ses textes à une secrétaire soumise. On écrit soi-même ses messages sur son ordi. On va sou-même chercher son café. Que l'on soit ministre, président ou ambassadeur, on est soumis à la règle de la transparence et de l'obligation de rendre compte.

    2- On ne s'attend pas à une réponse à tous ces pourquoi, parce que notre obligation n'est pas d'observer le monde avec une certaine distance, mais d'y participer activement aujourd'hui et maintenant. En d'autres mots. Chialer après ceux qui chialent ne nous mènera nul part. En d'autres mots, nous sommes exposés "... avec moult détails à toutes les dérives humaines, à toutes les monstruosités commises, à toutes les aberrations des fêlés de la planète, chaque heure du jour où que ce soit, à travers les continents..." parce que c'est la vie. Et que le courage, c'est de voir et comprendre avant d'agi, d'aider ou de condamner.

    Pourquoi faudrai-il que nous ne soyons pas des citoyens du monde, adultes, responsables et capables de comprendre, de juger et d'agir en conséquence?
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 novembre 2011 14 h 06
    Approfondir plus vite
    Pour ne s'en tenir qu'à la première partie du texte (cela peut est suffisant quand on veut bien comprendre chaque chose), il n'est pas vrai de dire que twitter et facebook servent uniquement à exhiber son vécu par le menu. D'autres s'en servent à d'autres fins, plus étonnantes et plus créatives.
    Et il y a aussi le fait que les gens "ordinaires" n'ont jamais autant écrit.
    Écrire beaucoup, souvent, a des vertus incommensurables. Plus on écrit, plus se développent des capacités cognitives qu'on ne savait pas posséder.
    Et voilà, que, plutôt que de bêtement gazouiller, on se met à pouvoir approfondir plus vite.
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  • Geoffroi - Abonné
    12 novembre 2011 14 h 12
    Pourquoi...ce pessimisme?
    Votre pessimisme sur "Nous" est de plus en plus intolérableé
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  • Jerome Mailloux Garneau - Abonné
    12 novembre 2011 14 h 32
    Ceci pourrait expliquer cela.
    Rien à ajouter sinon que cet article jetterait ainsi un éclairage sur un autre lumineux constat que Mme Bombardier faisait le 2 octobre 2004... Ceci ne justifie pas du tout cela, mais l'explique un peu... À vous de juger.

    Denise BOMBARDIER -- 2 octobre 2004 Actualités en société :

    LES NOUVEAUX DÉCROCHEURS
    Ce ne sont pas ceux auxquels on fait généralement référence. Ces décrocheurs d'un nouveau type sont des gens hautement scolarisés, cultivés, intellectuellement curieux et qui oeuvrent même parfois en politique, dans le journalisme et l'enseignement. Ils ont décroché des journaux et se contentent de jeter un oeil distrait et irrégulier au journal télévisé. Au petit écran, dont ils usent avec parcimonie, ils recherchent des documentaires, des films et de ces émissions d'échanges d'idées qui se font si rares.
    Ils ont tous été, par le passé, des consommateurs d'information, mais la vie leur a appris que l'histoire et les histoires sont terriblement répétitives. (...)

    VOIR CET HYPERLIEN POUR LA SUITE DE L'ARTICLE :
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
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  • Geoffroi - Abonné
    12 novembre 2011 15 h 03
    « Pourquoi tant de détestation de nous-mêmes...»
    Franchement Madame, vous continuez d'être ridicule avec notre Nous. Une si belle plume au service de quoi!/?* Vous ne proposez aucune solution!/?*

    Moi j'en ai une plutôt efficace: prenez chaque jour une longue marche tout en respirant profondément et lentement par le nez. Résultat garanti.
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  • Jean-Pierre Grisé - Abonné
    12 novembre 2011 15 h 07
    @Georges Paquet
    Je suis tout a fait d accord Monsieur Normand sur ce texte de Madame Bombardier. Quant a Georges Paquet,il devrait arreter de chialer sur a peu pres tout car comme il le dit si bien,ca ne mene nulle part. Faites-en votre moto. Jean-Pierre Grise abonne
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  • Robert Morin - Inscrit
    12 novembre 2011 15 h 16
    C'est une mauvaise journée Mme Bombardier, c'est tout !
    Vous avez mis vos lunettes noires pour rédiger ce papier. Vous avez besoin d'un peu de repos c'est tout.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    12 novembre 2011 15 h 51
    La masse anxieuse fait rouler l’économie
    Nous sommes dans une culture de l’immédiateté ou la vertu de la patience s’étiole. Jadis, dans les années 1970 on commandait un article chez Sears et on était heureux de l’obtenir 3 mois plus tard, et de nos jours on télécharge quelque chose sur internet et si ça prend plus que 20 secondes on s’impatiente. On s’habitue à cette présence de l’immédiat dans nos vies. On nous fait croire qu’il nous faudrait être branchés en tout temps, ce qui est faux assurément.

    Je crois que cette empreinte de l’immédiateté correspond aussi à un niveau d’anxiété relativement élevé au sein de la population mondiale où les nouvelles en permanence nous bombardent d’images plus déprimantes les unes que les autres, et même si c’est la vérité, si brillante soit-elle, tout comme le soleil elle peut avoir ses bienfaits, mais aussi finir par nous brûler. Je ne suis pas certain que tous les gens ont un système nerveux conçu pour supporter cette pression contemporaine. Et pourtant!

    Cette immédiateté accompagne à merveille l’anxiété étant un état déstabilisant où on tente de se rééquilibrer intérieurement par la recherche des plaisirs. La surconsommation et l’hyper accès au crédit on formé
    un merveilleux duo ayant transporté plus d’un dans la spirale de l’anxiété : plus on est anxieux, plus on cherche des exutoires, et ainsi de suite. Je ne dis pas que tout est conçu à dessein, mais le marketing contemporain sait parfaitement utiliser les mécanismes de cette anxiété pour mousser les ventes de leurs produits.

    À la télé on a souvent une trame sonore compressée, dont les rythmes sont rapides, conçus pour exciter les sens, dont le rythme cardiaque.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 novembre 2011 16 h 30
    Écrivains publics
    Parfois, il m'arrive de plaindre les écrivains dits professionnels.

    Ils bûchent tout seuls dans leur coin, coupés du monde, sur un projet qu'ils devront soumettre au jugement d'un éditeur peu importe le temps qu'ils auront mis dessus, puis, avec un peu de chance ils verront le fruit de leur travail trôner sur le rayonnage d'une obscure librairie.

    Pendant ce temps les écrivains "amateurs" prennent du poil de la bête sans prétention. Ils écrivent en continuelle interaction (ou non) avec les autres, ils sont toujours publiés (à moins d'être censurés), ils sont publiés presque sans délais, et plus ils s'améliorent plus ils risquent d'avoir des lecteurs.

    Je suggère donc aux écrivains sérieux, s'ils ne veulent pas perdre la main et se voir supplantés par les écrivains publics, de se couvrir d'un pseudonyme et d'entrer, à l'occasion du moins, dans cette danse fascinante qui n'en sera que plus riche et complexe.

    (Tant qu'à passer sa journée à écrire, pourquoi ne pas faire ses gammes ici?) :)
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  • Geoffroi - Abonné
    12 novembre 2011 17 h 30
    Pourquoi pas!
    « Il y a ceux qui voient les choses telles quelles sont et qui se demandent pourquoi. Moi je les vois telles qu’elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ! »
    de Marc Levy
    Où es-tu ?
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 novembre 2011 17 h 48
    Jean-Pierre Grisé ne sait pas lire...
    La preuve c'est qu'il pense que je chiale alors que je dis justement que les multiples questions de Mme Bombardier équivalent à un chialage sur tout ce qu'elle ne parvient plus à comprendre ou à maitriser.
    Je dis qu'un texte comme celui de Mme bombardier, on peut en trouver un à tous les 10 ou 15 ans, à chaque fois que les nouvelles technologies, les nouveaux rapports sociaux et les nouvelles attitudes des autorités en place nous obligent à nous impliquer autrement dans notre société qui fort justement ne cessera pas d'évoluer.
    Le peuple n'a jamais été parfait, les politiciens non plus et les chroniqueurs encore moins...
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  • André Michaud - Inscrit
    12 novembre 2011 18 h 01
    @ Piere Girard
    Einstein avait connu les nazis, je comprends son peu d'enthousiame pour de tels militaires..de sanguinaires envahisseurs!

    Cependant nos gars du 22ième n'ont rien à voir avec ces militaires. Ils ne sont pas de ces militaires qui vont piller, détruire, violer les femmes...ce ne sont pas des disciple d'Atillah! Ils vont protéger, aider à construire...

    Je vous invite à visionner le dernier film de L'ONF sur les gars du 22iè en Afghanistan pour avoir une vison plus réaliste de notre armée. Une armée qui va dans des missions de l'ONU comme à Chypre, en ex-yougoslavie, Rouada, Afghanistan, Haiti, pour aider au maintient de la paix, à la construction de routes, écoles..

    Pourquoi croyez-vus que 80% des femmes afghanes ont peur que toutes les troupes de la coalition partent. Parce que sans protection les talibans brûlent les écoles et lapident les femmes impies qui osent étudier.. elles voient nos militaires comme des protecteurs, pas comme des ennemis..

    Nos militaires sont des braves. Il ne faut pas confondre lâcheté et pacifisme. Ceux qui se cachaient pour ne pas combattre le nazisme étaient des poltrons. On arrête pas le nazisme avec des voeux pieux et la pensée magique de certain poteux! Nos militaires risquent leur vie pour les autres, par pour revenir avec de gros magots suite à la corruption, ou pour devenir maitre de ces pays...
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 novembre 2011 07 h 00
    idebek
    «Pourquoi s'apprête-ton à éliminer 70 000 phoques faisant partie de notre belle nature, parce que nous nous croyons les maîtres de l'univers»

    Parce qu'il sont 5 millions dans le Golfe et que chaque phoque bouffe 8 kilos de poissons par jour.
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  • Marc L - Abonné
    13 novembre 2011 09 h 24
    Pourquoi tant de questions ?
    Se peut-il que le nombre de questions que vous avez soulevé soit très révélateur de l'état d'esprit de plusieurs personnes ? Se peut-il que plusieurs sentent que nous vivons dans un monde où l'argent et le pouvoir sont les seules valeurs importantes. Martelés par la publicité, nous avons besoin des bidules électroniques les plus récents, qui servent à envoyer à l'univers entier des tweets bouleversants d'insipidité... mais n'est-ce pas ce que nos as du marketing veulent que nous fassions ? La voracité des financiers a provoqué une crise dont nous peinons à sortir. Les banques et les pétrolières nous tondent avec la bénédiction des autorités. Nos supposés lucides veulent que nous soyons toujours plus productifs et compétitifs et du même souffle nous reprochons aux parents de ne pas être présents pour leurs enfants ! Nous considérons les politiciens à peu près aussi crédibles que les vendeurs d'autos usagées, mais regardez la série d'acrobaties auxquelles se livrent les libéraux au Québec depuis quelques années, sous la direction de M. Charest ! Regardez au fédéral, M. Harper, un prétendu défenseur de la moralité, mais pour lui et sa gang, l’honnêteté et la transparence s'est pour les autres; girouettes, profiteurs, manipulateurs, les mots ne manquent pas pour décrire la classe politiques actuelle.

    Votre discours comme le mien ne sont pas dégoulinant d’optimisme, c'est presque une vérité de la Palisse que de dire que notre société traverse une crise des valeurs, mais qui sont ceux qui voudraient remettre en cause les valeurs de notre société ? Présentement l'Homme n'est plus qu'un outil, tout comme la Terre n'est qu'un entrepôt de ressources à exploiter, qui voudrait changer cet état de chose ? Les financiers et les industriels profitent au maximum de notre système actuel; ils veulent notre bien, ils vont l'avoir ! Nous devons nous poser des questions, mais les réponses ne sont peut-être pas dans le libér
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  • Marc L - Abonné
    13 novembre 2011 09 h 42
    Quelques mots manquants
    La fin de mon commentaires a été coupée, elle aurait dû se lire comme suit:

    "...Nous devons nous poser des questions, mais les réponses ne sont peut-être pas dans le libéralisme économique !"

    Pour le webmestre: Le compteur de la boîte de commentaire devrait être ajusté pour éviter de tronquer inutilement les textes de vos commentateurs. Merci !
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    13 novembre 2011 11 h 42
    Bella
    "Au Québec, nos aïeux ont bûché les forêts, labouré les terres, se sont usés en usine pour assurer à leurs descendants une vie .." Un chauvinisme vraiment risible.

    Les autres pays se sont construits comment et pourquoi? Nous avons tellement bûché et si peu replanter que nous préférons nous scandaliser de la déforestation de l'Amazonie, l'Afrique et des pays en voie de développement. Et quand nous avons replanté, c.était une seule essence pour les dizaines d'autres abattues.

    Pour une personne qui préfère se fermer les yeux sur une démocratie corrompue à tous le niveaux et qui dédaigneusement a ridiculisé le peuple québécois exigeant une commission d'enquête, je doute fort de votre sens altruiste de la justice. Une partisane Libéral qui envers et contre toute probité va jusqu'à banaliser le crime organisé, pour ne pas le légitimer, sous prétexte que ça crée de l'emploi. Vous suggéré même au premier ministre de cautionner son refus d'une commission d'enquête en expliquant pourquoi la vertu peut être l'ennemi du bien.

    Vous êtes au "Le Devoir" ce qu'est Bella est à Cormoran. C'est certainement pour votre seule facilité à écrire que Le Devoir publie vos textes; ce n'est certes pas leur cohérence et la vérité de vos propos qui tiennent plus de sauts d'humeur.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    13 novembre 2011 13 h 02
    Et paf...
    ... dans les dents des lobbyistes populaires qui campent au Carré Victoria!
    ''Notre indignation théâtralisée selon le modèle de la télé-réalité appartient davantage à la démocratie émotionnelle qu'à un véritable sens de la justice et de l'altruisme. (...) Pourquoi faudrait-il pratiquer la dérision instantanée, rire de tout à tout prix (...)''
    La dérision atteint ici des sommets.
    L'histoire retiendra pourtant que ce camp qui a connu deux étés indiens ne fonctionne pas en vase clos. Des centaines d'étudiants souvent accompagnés de leurs professeurs viennent y puiser l'inspiration qu'ils ne trouvent pas ailleurs et certainement pas dans les livraisons hebdomadaires moroses de la chroniqueuse .
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  • Jean de Cuir - Abonné
    13 novembre 2011 15 h 29
    Question !
    Une pensée en action! Que regarder de la vie? Ici, c'est le côté sombre. Voir : la tristesse qui s'apparente ... à une peur d'être heureux; les méfiances; le marquage au fer rouge...; une langue malmenée; les ersatz de pacotille; la vision nombriliste du monde des privilégiés occidentaux; les paraphes au bas des déclarations des droits de l'homme des idéologues non purgés; l'horreur qui se terre en nous; ces temps d'exténuation collective; et la quête spirituelle semble évacuée? Et s'interroger. Pourquoi pas? Car, au terme de la vie, je peux constater que ça n'évolue pas assez vite au plan de la pensée. L'être humain s'invente. Certes. Pèse-t-on la portée de ce fait? Il est seul ici et dans l'immensité qu'il ne peut cerner. Il a à inventer une décision commune : qui est humain et que fera-t-il de son existence? Je ne vois pas poindre à l'horizon de réponse ou même de tentative. Se connaîtra-t-il par un regard sur lui-même? Depuis Socrate, la question demeure!
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    13 novembre 2011 18 h 25
    Obedel, les phoques et les morues
    M ou Mme Odebel dit : «Pourquoi s'apprête-ton à éliminer 70 000 phoques faisant partie de notre belle nature, parce que nous nous croyons les maîtres de l'univers?»

    Parce qu’un phoque adulte consomme 13 kg de morue par jour, donc 4 745 kg par année.
    Or il y a 6 millions de phoques dans l’Atlantique Nord-Ouest.
    Donc ces phoques mangent en une année 28 milliards de kg de poisson, soit 28 millions de tonnes.

    De quoi donner plus de 4 kg de poisson à chacun des 6 milliards d’humains vivant sur la terre.

    Il y a aujourd’hui 3 fois plus de phoques qu’il y a 20 ans.

    Et les morues sont presque toutes disparues.

    Aimez-vous la morue, Odebel?
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  • d.lauzon - Inscrit
    15 novembre 2011 11 h 48
    Défendre l'indéfendable
    Mme Bombardier,

    J'analyserai pas tout votre texte mais je vais en citer un extrait:

    "Pourquoi considérer que ceux qui nous dirigent ou espèrent le faire sont marqués au fer rouge de l'infamie, de l'incompétence, de la corruption ou de la fourberie sous couvert de prétention à la transparence?"

    A cela je réponds que grâce aux nombreuses sources d'informations qui nous proviennent de différents médias, les politiciens(es) sont débusqués plus facilement qu'à l'époque où il y avait seulement deux postes de télévision et un seul journal local. Ils ont de plus en plus de mal à faire passer leurs singeries et leurs mensonges car une armée de journalistes est là pour faire tomber les masques.

    Vous dénoncez ceux qui associent les politiciens(es) à l'incompétence et à la corruption. N'est-ce pas ce que l'on observe jour après jour? Êtes-vous aveugle à ce point?

    Si les politiciens avaient un haut niveau de compétence et pouvaient nous démontrer qu'ils se sont lancé en politique pour servir le bien commun, le cynisme envers eux ne serait pas aussi marqué. Bien sûr, il y a des exceptions, mais on parle d'une minorité.

    Moi aussi je pense que le journal Le Devoir vous donne la parole parce que vous maîtrisez bien la langue de Molière mais que vos propos ne correspondent tout simplement pas à la réalité.
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  • Sissidy - Inscrit
    16 novembre 2011 21 h 21
    commentaire
    Très bon texte. Je suppose que de se poser des questions est un signe de très grande sagesse. Ça amène à la profondeur, et je crois bien que c'est là que se trouve les réponses... très bien cachées dans le fond, très profond! Même qu'on peut passer une vie entière sans les trouver!
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