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Arts et liberté - Après le numérique

Hervé Fischer est un électron libéré

Il y a déjà longtemps que «le courant passe» entre Hervé Fischer et les arts numériques. Celui qui est devenu, au fil des ans, le théoricien, et même le philosophe, du secteur s'y intéresse en fait depuis les années 1980, alors qu'il arrivait ici après avoir quitté son poste à la Sorbonne. «Dès 1984, j'ai mis la main sur un des premiers Mac vendus au Québec, raconte-t-il au bout du fil. C'est avec cet appareil que j'ai coordonné d'ici le projet de "roman télématique" Marco Polo parrainé par Italo Calvino et Umberto Eco. Le Devoir s'était d'ailleurs rapidement engagé dans le projet à l'époque.»

Fischer a continué à jouer l'électron libre en fondant la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal avec Ginette Major, dès l'année suivante, et organisé dans le Vieux-Port, à compter de 1986, avec elle toujours, l'exposition Images du futur, qui allait s'imposer durant 11 années comme un rendez-vous aussi unique qu'incontournable. Au total, plus de deux millions de visiteurs se seront frottés là aux «arts technologiques», qui deviendront bientôt les «arts numériques». «Chaque été, nous invitions là une trentaine d'artistes numériques venus d'un peu partout à travers le monde», souligne Fischer. Ce qui a fait plus ou moins de l'événement l'ancêtre de la Société des arts technologiques (SAT).

Paradoxe


Depuis le tournant du millénaire, et même s'il s'est engagé dans des organismes comme Hexagramme ou l'Observatoire international du numérique à l'UQAM, c'est surtout dans des livres qu'Hervé Fischer a poursuivi sa réflexion sur l'impact des technologies numériques sur la société moderne.

«Il s'agit d'un impact considérable, poursuit-il. Il se fait sentir à tous les niveaux: sur nos valeurs, sur la culture, sur les rapports sociaux, on le voit de plus en plus, mais aussi sur l'économie et l'art qui se dématérialisent chaque jour un peu plus. Bref, le numérique est devenu incontournable: il a littéralement transformé nos vies.» Fischer a signé là-dessus une série d'articles dans Le Devoir, qui ont par la suite été publiés aux PUL sous le titre Les défis du cybermonde. Quand on y ajoute son célèbre Choc du numérique publié il y a déjà 10 ans chez VLB, on peut mesurer l'importance et le côté visionnaire du personnage.

Pourtant, aussi incontournable que soit le numérique, il n'a pas empêché Hervé Fischer de revenir, surprise!, à la peinture, comme pourront le voir ceux qui assisteront à la conférence qu'il prononcera au Musée de la civilisation à Québec. «C'est un paradoxe, je l'avoue. Je ne renie pas l'art numérique, il me fascine toujours autant. Mais j'ai choisi de revenir à la peinture en m'inspirant de certaines icônes numériques comme les codes à barres, par exemple. Au début, j'en éprouvais une certaine gêne, je l'avoue, mais maintenant, après avoir testé la réception de mes oeuvres à l'étranger, j'assume.»

Vivement une exposition!
 
 
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