Pour venir en aide aux familles des alpinistes Laforest et Bastien - Leucan gratte les fonds de tiroir
L'organisme de soutien aux enfants atteints de cancer débloque 5000 $
8 août 2003
Actualités en société
Pour venir en aide aux familles d'Yves Laforest et de Michel Bastien qui recherchent les deux Montréalais le long de la rivière Incommapleux, en Colombie-Britannique, Leucan a débloqué un fonds de 5000 $.
«Plusieurs parents et amis des membres de l'expédition Sommet de l'espoir sont sur place et participent aux recherches par leurs propres moyens, mais leurs ressources financières sont bien sûr limitées», a indiqué hier Ginette Charest, directrice générale de Leucan, organisme de soutien aux enfants atteints de cancer.
Les deux hommes et une Française n'ont pas donné signe de vie depuis le mardi 29 juillet. Ce jour-là, ils avaient téléphoné à des enfants en vacances au camp de Leucan, comme ils le faisaient quotidiennement, pour dire qu'ils avaient atteint les sommets de Hope et de Charity et qu'ils s'apprêtaient à descendre la rivière Incommapleux longue de 60 kilomètres, dans deux kayaks.
Le 3 août, des proches de Laforest et Bastien ont signalé à la GRC de Vancouver qu'ils n'avaient pas reçu de nouvelles d'eux par la suite.
Des recherches ont été entreprises et Martin Champagneur, qui était du groupe, a été retrouvé le lendemain, le lundi 4 août.
Il a raconté aux policiers que les kayaks s'étaient renversés au début de la descente et qu'il n'avait aucune idée de ce qui était arrivé à ses compagnons.
Comme les recherches policières menées en hélicoptères n'ont rien donné, une trentaine de personnes ont décidé de mener des recherches en parallèle.
Dans un communiqué transmis hier par Leucan, Mme Charest précise que la conjointe de Michel Bastien, Geneviève, lui a dit que les services d'un expert en sauvetage, pilote d'hélicoptère, ont été retenus pour qu'il survole la région de la rivière où les kayaks ont chaviré la semaine dernière.
Mme Bastien lui aurait également signalé que la GRC s'apprêtait à larguer de son hélicoptère une embarcation pneumatique sur la rivière afin d'en explorer les berges plus à fond.
Mme Bastien et d'autres croient qu'après avoir chaviré les alpinistes auraient regagné la rive et installé un camp de fortune à l'intérieur des terres. Ils estiment que les eaux glacées de la rivière créent un microclimat trop froid pour demeurer en bordure du cours d'eau.
En outre, la directrice générale de Leucan a signalé qu'un psychothérapeute de l'équipe de Leucan avait été dépêché en Colombie-Britannique et qu'il y était déjà. Il verra à réconforter les parents et amis des alpinistes.
Leucan est d'autant plus sensible au sort d'Yves Laforest et de Michel Bastien que les deux hommes avaient établi des liens avec des enfants du camp d'été de Leucan, question de leur démontrer l'importance de faire preuve de courage, même dans des circonstances difficiles.
Yves Laforest constitue à lui seul tout un modèle. Il est le premier Québécois à avoir touché le sommet de l'Everest, en 1991, alors que le reste de son équipe avait abandonné.
«Plusieurs parents et amis des membres de l'expédition Sommet de l'espoir sont sur place et participent aux recherches par leurs propres moyens, mais leurs ressources financières sont bien sûr limitées», a indiqué hier Ginette Charest, directrice générale de Leucan, organisme de soutien aux enfants atteints de cancer.
Les deux hommes et une Française n'ont pas donné signe de vie depuis le mardi 29 juillet. Ce jour-là, ils avaient téléphoné à des enfants en vacances au camp de Leucan, comme ils le faisaient quotidiennement, pour dire qu'ils avaient atteint les sommets de Hope et de Charity et qu'ils s'apprêtaient à descendre la rivière Incommapleux longue de 60 kilomètres, dans deux kayaks.
Le 3 août, des proches de Laforest et Bastien ont signalé à la GRC de Vancouver qu'ils n'avaient pas reçu de nouvelles d'eux par la suite.
Des recherches ont été entreprises et Martin Champagneur, qui était du groupe, a été retrouvé le lendemain, le lundi 4 août.
Il a raconté aux policiers que les kayaks s'étaient renversés au début de la descente et qu'il n'avait aucune idée de ce qui était arrivé à ses compagnons.
Comme les recherches policières menées en hélicoptères n'ont rien donné, une trentaine de personnes ont décidé de mener des recherches en parallèle.
Dans un communiqué transmis hier par Leucan, Mme Charest précise que la conjointe de Michel Bastien, Geneviève, lui a dit que les services d'un expert en sauvetage, pilote d'hélicoptère, ont été retenus pour qu'il survole la région de la rivière où les kayaks ont chaviré la semaine dernière.
Mme Bastien lui aurait également signalé que la GRC s'apprêtait à larguer de son hélicoptère une embarcation pneumatique sur la rivière afin d'en explorer les berges plus à fond.
Mme Bastien et d'autres croient qu'après avoir chaviré les alpinistes auraient regagné la rive et installé un camp de fortune à l'intérieur des terres. Ils estiment que les eaux glacées de la rivière créent un microclimat trop froid pour demeurer en bordure du cours d'eau.
En outre, la directrice générale de Leucan a signalé qu'un psychothérapeute de l'équipe de Leucan avait été dépêché en Colombie-Britannique et qu'il y était déjà. Il verra à réconforter les parents et amis des alpinistes.
Leucan est d'autant plus sensible au sort d'Yves Laforest et de Michel Bastien que les deux hommes avaient établi des liens avec des enfants du camp d'été de Leucan, question de leur démontrer l'importance de faire preuve de courage, même dans des circonstances difficiles.
Yves Laforest constitue à lui seul tout un modèle. Il est le premier Québécois à avoir touché le sommet de l'Everest, en 1991, alors que le reste de son équipe avait abandonné.
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