lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 00h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À rebrousse-poil

Un monde de chiens

<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

S'il fut une époque où ils me laissaient indifférente, ils m'ont transmis la rage depuis quelque temps. Ne m'écrivez pas pour me dire que le vôtre est d'une race à part; les chiens des autres, c'est à peu près comme les enfants des autres... Sauf exception, j'ai développé une aversion pour le genre canin depuis un an, même si je partage mon toit avec un cynophile qui se prend pour un bouvier bernois.

Selon les statistiques, les chiens ne sont pas plus nombreux qu'avant, mais plus mal élevés, on peut le supposer. Si l'on se fie aux permis octroyés par la Ville, 14 % des ménages à Montréal, contre 22 % à Laval, en ont au moins un. Et c'est sans compter les chiens sans médaille.

Tiens, notre voisine d'en face en possède deux, qu'elle laisse japper de l'aurore à la brunante dans sa cour. Le petit, surtout, toujours dans les hautes fréquences, a été mitonné je ne sais combien de fois à toutes les sauces coréennes par mon esprit sadique. Délicieux, le steak de chien, paraît-il, et légèrement sucré selon les Coréens qui ont souvenir d'en avoir mangé avec du kimchi, une marinade de chou pimentée. Je me remettrais à bouffer de la viande rien que pour lui faire la peau, l'animal.

J'ai averti la propriétaire plusieurs fois, puis porté plainte auprès de l'arrondissement, la Ville a ouvert un dossier, lui a servi une remontrance, le chien jappe toujours, devinez pourquoi. Et les amendes, c'est pour les poulets? Notez que si le(s) chien(s) jappe(nt) après 16h30, c'est le Service de police qui s'en charge.

À la campagne (30 % des foyers en Estrie et 35 % dans les Laurentides), ça se corse. Toutes les libertés sont permises en vertu d'une loi tacite qui fait du chien l'équivalent d'un système d'alarme et d'un fidèle berger de roman alpestre. C'est la loi du plus fort, pire que sur un chantier de construction.

En plus de japper tardivement lorsque son maître n'y est pas, le chien du voisin, un berger belge qui doit faire dans les 30-40 kilos, s'élance vers les promeneurs sur la route et il a sauté sur une de mes amies au printemps dernier. Nos relations de bon voisinage n'ont pas dégelé depuis. Le maître du berger m'a expliqué que je pouvais l'appeler avant d'aller faire une promenade pour qu'il attache son chien... et m'a suggéré de lui donner un coup de pied s'il se jetait sur moi. Sans commentaire.

À la plage? Cet automne, dans le Maine, nous sommes tombés sur le Pet Friendly Month à l'auberge. Toute la journée, deux clébards se sont égosillés dans leur chambre, laissés seuls par leur propriétaire. J'ai failli japper lorsque je l'ai croisée le lendemain d'une sieste avortée et d'une nuit agitée. Mais je sais me tenir, surtout lorsque mon maître me passe la muselière.

«Sartre avait bien raison: l'enfer, c'est les autres. On vous demande d'assujettir votre propre liberté à celle du chien», me confirme le Dr François Lubrina, qui a publié maints ouvrages tant sur les chiens que sur les chats. «Ne vous faites pas d'illusions; le problème, ce n'est pas le chien, mais le propriétaire. Ces gens-là auraient des enfants et ils ne seraient pas mieux élevés. Les théories du Dr Spock ont été un désastre pour les enfants, et les chiens aussi. Beaucoup de gens sont dépassés. Un chien a besoin d'être élevé. C'est un animal de meute et de hiérarchie. S'il ne trouve pas son maître, il devient le maître. Et n'oubliez pas que tous les chiens ne sont pas équilibrés, il y en a beaucoup de névrosés.»

J'en dirais autant des maîtres, qui leur ressemblent forcément, tout le monde (et son chien) sait cela. Combien de petits chiens, le genre d'avortons même pas bons pour nourrir quatre personnes, ai-je croisés depuis un an, mollement installés dans des poussettes de bébé? Assez pour me demander si on n'assiste pas à un phénomène inquiétant de dérive de l'instinct de reproduction.

Jusqu'aux magasins pour animaux qui vendent des costumes d'Halloween afin de transformer Pépette ou Bibitte en fantôme, en squelette ou en princesse. Bientôt, on finira par donner des biscuits en forme de nonosse aux enfants et des susucres aux chiens. Sans parler des gyms, des hôtels, des restos et des salons de beauté qui sont apparus sur la planète canine.

«Tu comprends, nos chiens, ce sont nos enfants», m'a dit une amie dernièrement. Je suis pour tous les transferts affectifs possibles, je comprends l'anthropomorphisme et je ne mange pas mon prochain. Mais il y a un os: ces enfants, mal élevés ou non, restent des citoyens passifs dont les droits se font de plus en plus agressifs et les comportements agressants.

Vos gueules, les mouettes

J'ai une autre amie vivant seule, possédant un Yorkshire très bien de sa personne (ses enfants soupçonnent même qu'ils vont se marier!), qui a décidé d'utiliser les grands moyens pour faire taire le chien du voisin qui aboyait du matin au soir dans son immeuble. Elle l'a enregistré durant une heure. Puis, pendant toute une journée, elle a fait jouer l'enregistrement en boucle, le son à la puissance maximale.

Comme elle s'y attendait, le voisin est venu cogner à sa porte:

— Vous avez un nouveau chien?

— Non, c'est le vôtre, je l'ai enregistré pour vous faire entendre ce que ça donne.

Elle n'a plus jamais entendu le chien japper. Je trouve le procédé intelligent, même s'il s'adresse au cerveau reptilien du voisin. Il faut parfois apprendre à parler le langage des bêtes.

Comme le dit mon vétérinaire, il est regrettable de devoir en arriver là et le manque de civisme est à mettre dans les pertes et profits du bon voisinage.

Pour ma part, je songe désormais à apprendre à mordre, le seul moyen de se défendre efficacement contre les chiens, prétendait le biologiste et zoologiste autrichien Konrad Lorenz.

Comme disait l'autre: un chien mord un homme, c'est un fait divers, un homme mord un chien, c'est un scoop. Allons-y pour le sensationnalisme.

cherejoblo@ledevoir.com

Twitter.com/cherejoblo

***

Et les zestes

Feuilleté: le livre Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien?, de Serge Ciccotti et Nicolas Guéguen (Dunod). De la psychologie humaine à la psychologie animale, le chemin est parfois bien escarpé. On nous explique que les chiens ressemblent à leur maître (comme les vieux couples finissent par se ressembler), pourquoi on trouve horrible de manger du chien (mais moins que de voir un frère et une soeur s'embrasser sur la bouche), on nous explique pourquoi les relations sociales sont facilitées par la présence des chiens (sauf avec les voisins), pourquoi il y a de la cruauté envers les animaux, de quelle façon ils influencent notre rythme cardiaque... Un tas d'études à lire et qui vont dans le sens du poil.

Reçu: Anthologie d'éthique animale. Apologies des bêtes, de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, professeur invité à l'Université McGill. Le philosophe et juriste réunit 180 auteurs autour de la question de l'éthique animale et du comportement des hommes à leur égard, de l'Antiquité à nos jours. Pythagore, Voltaire, Sade, Hugo, Colette, Claudel, Yourcenar, André Comte-Sponville y vont tous de leurs réflexions, tant sur le végétarisme que sur la cruauté, les corridas et l'élevage industriel, nos droits et devoirs envers les animaux, qu'ils soient domestiqués, encagés, emprisonnés ou en liberté. À lire: l'anthropologue Claude Lévi-Strauss sur l'épidémie de la vache folle, l'arroseur arrosé qui tente de transformer des herbivores en cannibales. Le philosophe Jacques Derrida écrit: «Si tous les jours passait sous vos yeux, lentement, sans vous laisser le temps de la distraction, un camion rempli de veaux sortant de l'étable pour aller à l'abattage, pourriez-vous encore, pendant longtemps, manger du veau? [...] Il faudra donc, peu à peu, réduire les conditions de la violence et de la cruauté envers les animaux, et, pour cela, sur une longue échelle historique, aménager les conditions de l'élevage, de l'abattage, du traitement massif, et de ce que j'hésite à appeler un génocide, là où pourtant le mot ne serait pas si inapproprié.»

Trouvé: sous «cinophagie» que Paris avait un marché au chien durant la guerre franco-prussienne de 1870. «Les boucheries de viande de chien furent nombreuses à Paris: le marché au chien se tenait alors rue Saint-Honoré», peut-on lire dans Wikipedia. Incidemment, on ne trouve presque plus de chiens à Paris depuis que le maire Bertrand Delanoë a appliqué des règlements plus stricts (180 euros pour les crottes sur le trottoir). «Le Parisien préfère ne pas avoir de chien plutôt que de se promener avec son petit sac et de ramasser les crottes. C'est contraire à l'esthétique», m'a fait remarquer le Dr François Lubrina. Si Paris peut se débarrasser de ses crottes (et de ses chiens), Montréal est certainement capable d'appliquer les règlements pour assurer la tranquillité du voisinage.

Aimé: ce vieux classique du comportement canin et félin, Tous les chiens tous les chats, du biologiste autrichien Konrad Lorenz, publié en français en 1970. Les bêtes changent moins que les humains, du reste. Et les anecdotes de cet amoureux des animaux domestiques sont à la fois instructives et savoureuses. «Les chiens peuvent se rendre assez impopulaires en venant interrompre la conversation des adultes, et un chien qui a appris à laisser les gens tranquilles ne manquera pas d'acquérir l'estime générale» [on pourrait lire «enfant» à la place de «chien» et la phrase resterait valable], écrit le zoologiste qui a reçu le Prix Nobel de médecine en 1973.

***

«La fameuse phrase, si fausse, "les animaux sont tellement meilleurs que les hommes", me rend toujours triste et songeur. Car il n'en est rien.» - Konrad Lorez, Tous les chiens tous les chats

«Je déteste les gens qui ont un chien. Ils sont lâches et n'ont pas les tripes de mordre les gens eux-mêmes.» - August Strinberg

«Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme.» - Pierre Desproges
<br />
Combien de petits chiens, le genre d’avortons même pas bons pour nourrir quatre personnes, ai-je croisés depuis un an, mollement installés dans des poussettes de bébé?<br />
<br />
<br />
 
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • - Abonné
    4 novembre 2011 06 h 02
    Et si...
    Si les propriétaires qui anthropomorphisent leur jappeux de compagnie le font, quelque part, faut voir plus loin: ce sont leurs enfants? Ah fiou! Ils ne se reproduiront pas et finalement la quiétude finira bien par arriver.
    L'idée de l'arroseur arrosé est particulièrement efficace dans le cas dont vous faites part, et mérite bien de s'en souvenir, le cas échéant.
    D'autre part, pour moi, les jappements inconsidérés sont de la même école de discipline que ces infâmes laisses rétractiles, qui finalement ne sont laisses que d'esprit. Une laisse sert à contrôler l'animal près de soi, pas de le laisser gambader plus loin.
    J'ai eu un chien et la première chose que j'ai fait, c'est de nous dresser, l'un pour l'autre, auprès d'un homme admirable, expert entre les experts, qui arrivait à dresser n'importe quel animal, à quatre (ou deux) pattes. Par respect pour les autres, et surtout pour avoir un compagnon agréable. Me semble que c'est le minimum par respect pour son animal de compagnie, et pour les autres.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie-Josée Gagné - Abonné
    4 novembre 2011 08 h 25
    Ville de Québec - de la police à la SPA
    Bonjour Josée,
    Impossible d'écrire plus vrai que votre papier de ce matin. Je ne savais trop si je devais me délecter par sa pertinence ou m'enrager pour avoir trop vécu de telles situations. Permettez-moi d'ajouter une information qui m'a laissé de glace cet été. Je vis au centre-ville de Québec. J'appelle la police pour signifier qu'un chien aboie depuis plusieurs heures. On me répond que ce n'est plus la police qui prend en charge de tels appels mais plutôt la SPA (Société protectrice des animaux). On me donne le numéro. J'appelle. Les bureaux sont fermés; il est 20h. Sur le message de la boite vocale, un numéro d'urgence. Je le compose. Un homme me répond, me dit qu'il est occupé, me demande mes coordonnées téléphoniques pour me rappeler plus tard. Il ne m'a jamais rappelé. Le lendemain, j'ai croisé le propriétaire du chien et ce dernier sur le trottoir. Comme il est souvent dit au Québec ces mois-ci, nous avons parlé des vraies affaires. La prochaine fois qu'un chien s'égorge à force de japper, je crois que j'appelle le cabinet du maire. Je suis certaine qu'ils auront une solution à me proposer...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Massicotte - Inscrit
    4 novembre 2011 09 h 29
    solitude humanisante
    L'expression ''HANDICAPÉ CANIN'' est sérieusement à considérer !

    Lers chiens traînent leur humain partout : magasins, club vidéo, marché Jean-Talon, épiceries...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Western Girl - Inscrite
    4 novembre 2011 10 h 55
    Trop drôle
    Il est trop drôle votre article. Dommage que le sujet ne le soit pas du tout. C'est vrai ce que vous écrivez par rapport au fait que les maîtres font les chiens. Ma voisine de cour a une chienne épatante. Ses enfants le sont tout autant. Un peu plus loin, une autre voisine a un chien qui la mène par le bout du nez. Même chose pour ses enfants. L'autorité, on l'a ou on l'a pas. Le problème c'est que bien des mous ressentent le besoin d'avoir un chien. Quelque part, on devrait faire passer des tests aux gens pour déterminer s'ils sont qualifiés ou non pour avoir des chiens ou des enfants. ;)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Geoffroi - Abonné
    4 novembre 2011 12 h 52
    Notre univers
    « Que sert à l'homme de conquérir l'univers s'il ne peut empêcher son chien de chier par terre. »

    Claude Blanchard
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    4 novembre 2011 13 h 45
    et le pipi sur le terrain d'autrui
    n'est-ce pas l'affront suprême que de voir le voisin, chien en laisse, regarder en l'air alors que le sale cabot pisse sur ton terrain? La prochaine fois, je sortirai de la maison et annoncerai au pauvre innocent que j'irai me vider la vessie sur ses fleurs le lendemain matin, histoire de garder de bonnes relations de voisinage.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    4 novembre 2011 13 h 46
    Dégeu
    Cette phrase me soulève le coeur :«Tu comprends, nos chiens, ce sont nos enfants». Répugnant !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • moring22 - Inscrit
    4 novembre 2011 15 h 35
    Tant d'intolérance
    Mais pourquoi tant d'intolérance et de méchanceté? J'avoue que je vis dans un milieu anglophone et qu'ici tous les chiens sont heureux et bien élevés. Personne n'aurait même l'idée de laisser son chien mourir d'ennui dans la cour ou sur un balcon, et tout le monde fait marcher son chien au moins 1 à 2 heures par jour. Ces deux simples règles assurent des chiens calmes quand on les laisse à la maison. J'ai un chien que j'adore. Je cours avec lui, je prends de longues marches avec lui, nous faisons même des démonstrations chorégraphiques dans des résidences de personnes âgées. Il va sans dire qu'il est super bien élevé. Je suis toujours blessée par les commentaires comme les vôtres, car, oui, mon chien est mon grand ami. On n'a pas le même langage, mais on fait tous les deux de grands efforts pour se comprendre. Des regards méprisants comme le vôtre, j'en rencontre malheureusement à l'occasion, mais je fais tout en mon pouvoir pour montrer à quel point un chien peut apporter du bonheur autour de lui, chez les humains. D'habitude, les gens sont convaincus quand ils nous voient aller ensemble mon chien et moi. Ce qu'il faut c'est changer les mentalités des humains, pas cracher sur les chiens. La mentatlité des anglophones est "le chien fait partie de la famille". Vous devriez voir le résultat : des chiens gentils, calmes et sans problème de comportement. Chez les francophones : "le chien est un objet, une distraction qu'on entrepose dans un coin et dont on peut se débarrasser en tout temps". Un chiens maltraité et négligé va tenter de se faire entendre. Il faudrait avoir plutôt pitié d'eux et tenter de sensibiliser la population à la bonne manière de les éduquer (renforcement positif et gestion de l'environnement du chien). Voici quelques bonnes écoles : http://www.guidescanins.com, http://www.coeurcanin.com, http://www.joellehamelin.com.
    La prochaine fois, informez-vous avant d'aborder un sujet sur lequel vous ne savez absolument
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Caroline Jarry - Abonné
    4 novembre 2011 23 h 49
    trop drôle, oui
    J'ai ri aux larmes en lisant votre papier. Quelle verve dans l'aversion! Je vous soupçonne d'en avoir rajouté un peu, juste pour le plaisir...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • GD Verdi - Inscrit
    5 novembre 2011 08 h 07
    Vous dites « élevé »?
    Votre article est d'une méchanceté vitriolique et je vous dit : BRAVO! BRAVO! BRAVO! Je vous félicite d'avoir fait fi de la maudite rectitude politique et d'avoir ENFIN dénoncé de fléau. Un chien ne doit pas être « élevé » et c'est précisément ça le foutu problème! Un chien doit être dominé, dompté, maîtrisé. C'est le maître qui doit être... le maître. Pourquoi est-ce si compliqué? Le chien le réclame, de toute façon. C'est dans sa nature même. J'ajouterais que certains chiens ne sont pas fait pour être des animaux de compagnie, notamment les chiens qui sont programmés pour tuer tout ce qui bouge, les chiens dont les déjections sont comparables à des concombres anglais, les chiens qui dégagement en permanence une odeur de « chien mouillé » (les épagneuls, notamment) et, comme c'était le propos de votre excellent article, les chiens qui ont un système d'alarme en guise de cordes vocales. Merci, merci et encore merci!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Framtpon01 - Inscrit
    5 novembre 2011 08 h 28
    Bien triste réalité !
    Bien que l'article soit excellent, il est d'une réalité navrante ! Combien sommes-nous aux prises avec cette réalité. Nous demeurons dans un superbe endroit, sur le bord d'une rivière où la faune est très belle. Qu'avons-nous comme bruits de fonds ? 7 chiens qui peuvent aboyer selon leurs humeurs. Le voisin immédiat en possède trois et l'autre quatre ! L'un de ses quatre peut aboyer des heures et des heures, on ne parle pas ici lorsque les 7 chiens sont à l'extérieur... oublions le langage paisible des canards et des oiseaux. Pourtant ce sont d'excellents voisins. Tu ne veux pas que les bonnes relations se dégradent mais vivement que l'été soit terminé; le bruit sera amoindri ! En terminant de l'autre côté, nous avons la chance d'écouter une radio, sur volume élevé durant les belles journées ! Vive la paix et le silence de la nature ! Pourtant j'aimais les chiens, je ne veux plus rien savoir aujourd'hui. Cependant, on me répond que ce n'est pas le chien qu'il faut blâmer mais le maître...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Marc Fleury - Inscrit
    6 novembre 2011 12 h 37
    Coexistence pacifique
    Merci faire fi de rectitude pour dénoncer les excès de la gente canine et de ses maîtres. Lorsque je travaille dans mon jardin, je dois inspecter mes bottes, chaque fois avant d'entrer dans la maison, car je risque d'y apporter une belle crotte. Parfois, le nuage de mouches m'alerte juste à temps. Dernièrement, j'ai suivi l'énorme chien de mon voisin; heureusement, il est venu gentiment récupérer l'aussi énorme cadeau que son fidèle compagnon avait laissé sur la pelouse. Ce qui m'attriste le plus, c'est ce qui arrive à la pelouse du petit parc à côté de chez moi, où parfois des parents avec leurs enfants viennent s'installer pour regarder des feux d'artifices. Au printemps, le dégel s'accompagne d'une odeur de m ...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • observatrice - Inscrit
    7 novembre 2011 06 h 36
    tellement vrai
    J'habite le même quartier depuis 20 ans et je peux témoigner que le nombre de chiens a beaucoup augmenté depuis quelques années.
    Les jeunes célibataires ou couples sans enfants en ont un ou même deux et des gros en plus.J'avoue que je ne me serais pas encombré d'un toutou avant d'avoir des enfants.
    Je vois aussi de jeunes mamans se `faire tirer par un gros pitou`en tentant de garder l'équilibre avec la poussette. Est-ce vraiment nécessaire?
    Mais ce qui me dérange, c'est que beaucoup de maîtres les laissent à la porte des magasins à japper, à nous effrayer. En plus, certains les font leurs besoins dans nos fleurs sous le regard de leur maître qui quelques fois laissent leur petits sacs noirs sur le troittoir par terre devant notre porte.
    J'en ai marre! L'autre jour, il y avait un chien au club video qui tentait de lécher un bébé dans une poussette. Vraiment! et ils ont des droits ces pitous, selon leur propriétaire.
    J'aimerais que les psychanalystes nous analysent ce déplacement affectif....
    ps mes voisins ont un gros pitou super bien élevé que je n'entends jamais japper. Comme quoi, il y a des exceptions.
    Suzanne
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • DJE - Inscrit
    7 novembre 2011 13 h 02
    Article plein de mépri et de méchanceté gratuite!
    Les relations homme chiens ne sont pas parfaites certes, mais les relations humain-humain le sont ils davantage?

    Ne serait-il pas plus sage et respectueux d'indiquer aux propriétaires incompétents la route ver des écoles ou l'éducation canine leurs fourniraient les outils qui favoriserais l'enseignement des bon comportements à leurs amis à quatre pattes plutôt que de porté des jugements de valeurs qui ne changera rien au fait que nous les humain aimons les contacts avec les autres espèces qui peuples la terre?

    Si les chiens ont de si mauvais comportement c'est que leurs maîtres ont écouté à la lettre les Dresseurs de chien populaire qui inonde les ondes télévisuelles et qui prônes des méthodes de "dressage" violentes basée sur des études datant de plus de 30 ans. Pour vous rassurer les choses évoluent et même dans le milieu canin! La domination, la soumission ne fonctionnent pas à long terme et en plus elle peuvent être dangereuses! Les chien comme l'ensemble des mamifères sont des animaux comme l'humain doté d'émotions! Il faut en tenir compte au moment de l'ÉDUCATIONS de toutou. Mais tout les percées scientifiques ne serviront à rien si les propriétaires de chiens n'acceptent pas leur rôles d'éducateur responsables!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Frederique Malignon - Inscrite
    18 novembre 2011 15 h 52
    Ok sur le fond, mais un peu unilatéral non?
    Je comprend le fond, mais alors pas du tout, du tout la forme.
    Remplacez le mot chien par enfant et vous pourrez vaguement comprendre le sentiment d'absurdité totale que les maîtres de chien/chat vont ressentir à la lecture de ce papier.
    Oui, je qualifie mes chiens d'amis fidèles, voir "un peu comme mes kids" parfois, pourtant je n'ai pas un "cerveau reptilien".
    Il y a effectivement beaucoup de mauvais maîtres, c'est un fait.
    Il y a également beaucoup de gens qui font les choses bien et qui adoptent des chiens avec des problèmes comportementaux (exemple: ceux qu'on décide d'aller sauver à la SPCA plutôt que de les laisser crever là-bas) à qui cela prend énormément de temps et de patience de remettre sur le droit chemin.
    Alors pour ceux-là, merci de ne pas généraliser!
    À bon entendeur ;-)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marilyn Cormier - Inscrit
    25 novembre 2011 13 h 22
    Déception
    Mme Blanchette,

    Je vous lis depuis plusieurs années malgré mon jeune âge. J'ai toujours passé un bon moment en lisant vos textes et je vous trouve généralement réfléchie et pertinente. Mais qu'est-ce-que c'est que ce papier qui transpire la haine et le mépris? Sur les chiens mal élevés, on est d'accord. Mais une aversion du genre canin? Il est clair que vous n'avez jamais eu d'animal de compagnie et que vous ne comprenez rien de rien à la relation qu'on peut avoir avec le meilleur ami de l'homme (et de la femme). Dommage, vous ne savez pas ce que vous manquez.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
16 réactions
17 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012