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À l'Université de Montréal - «Pour abattre les frontières»

Le Forum international des universités publiques réunit 21 établissements du monde

Le secrétariat général du Forum international des universités publiques est hébergé à l’Université de Montréal.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Le secrétariat général du Forum international des universités publiques est hébergé à l’Université de Montréal.
Depuis quatre ans, le Forum international des universités publiques (FIUP), qui réunit 21 établissements à travers le monde, définit des enjeux communs à partir desquels peuvent être élaborées des activités de formation, d'enseignement et de recherche. Ces activités mettent à contribution les professeurs-chercheurs des établissements membres ainsi que leurs étudiants.

Fondé en 2007 à Montréal, le FIUP vise d'abord à mettre en réseau les universités publiques afin qu'elles partagent leurs forces et échangent leurs connaissances.

«Nous avons les mêmes préoccupations, affirme Serge Brochu, vice-recteur adjoint aux relations internationales de l'Université de Montréal. Nous devions avoir un endroit pour échanger entre nous afin de mieux évoluer.»

La vingtaine d'établissements membres sont issus des pays industrialisés et des pays en développement, de l'Université de Buenos Aires à l'Université Paris-III en passant par l'Université de Pékin. Ceux-ci sont déjà réputés pour l'importance qu'ils accordent au progrès social et à la recherche. Mais, à l'heure où les problèmes sociaux se mondialisent et où le financement public connaît des ratés dans certains pays, les universités publiques ont senti le besoin d'avoir une tribune pour énoncer leurs valeurs communes et trouver les moyens de mieux servir celles-ci.

Un pont entre l'enseignement et la recherche

Parmi les valeurs énoncées en rapport avec leur rôle, ces universités s'engagent à «abat-tre les frontières entre l'enseignement et la recherche, entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée et entre les différentes disciplines», peut-on lire dans un document du FIUP. L'«indépendance» des universités publiques par rapport à des intérêts économiques particuliers leur permet d'aborder ces questions «de manière objective et bénéfique pour tous».

Mais cette indépendance économique est parfois fragile. Le FIUP a d'ailleurs été fondé sur la base de cette préoccupation commune: la question du financement des universités publiques, qui sera aussi débattue à la 5e Rencontre annuelle des membres à Prague, début novembre.

«Nous ne sommes pas les seuls à avoir des problèmes de financement, note M. Brochu, qui dirige le secrétariat général du FIUP, hébergé à l'Université de Montréal. Dans certains pays de l'Europe, c'est aussi difficile, sinon pire. Comment accueillir l'ensemble des étudiants, pas seulement les riches? Que faire pour mieux servir les connaissances? Ça fait partie des grands défis contemporains.»

Tout en se préoccupant de la survie de leur mission d'é-ducation démocratique, les universités publiques s'allient pour élaborer des program-mes d'études et des partenariats de recherche.

«On n'a pas encore établi de programme de recherche, mais c'est ce que nous voulons faire», note M. Brochu. La dernière rencontre annuelle des mem-bres a d'ailleurs permis de définir deux thèmes de recherche communs qui ont suscité un consensus: la santé mondiale, qui fera l'objet d'une rencontre d'experts à Prague, avec la participation du Dr Slim Haddad, du Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal; et l'eau.

«Comment faire de la recherche sur l'eau, sa valeur, sa distribution et sur toute la dimension sociale qui s'y rattache?», indique M. Brochu.

Formation des jeunes chercheurs

Même si le volet de recherche est encore à définir, le FIUP mène déjà des activités qui préparent le terrain. Outre ses rencontres annuelles, qui permettent de dégager et débattre des enjeux communs, le FIUP organise aussi annuellement une école doctorale. Les sujets abordés jusqu'ici: la gestion de crise internationale, l'agroénergie et le développement durable, la planification urbaine et régionale dans les mégapoles, la diversité culturelle.

Les sessions spécialisées sont animées par des chercheurs issus des universités membres. «Cela favorise le développement de réseaux internationaux de jeunes chercheurs», en plus de former ceux-ci, indique M. Brochu.

Même si l'idée derrière le FIUP remonte à 2004, au moment du 125e anniversaire de la fondation de l'Université de Montréal, l'organisation comme telle est jeune et dispose de peu de moyens. Mais le FIUP est bien déterminé à faire de la recherche commune (en développement) son prochain cheval de bataille, après avoir lancé ses activités autour de la gouvernance et de la formation.
 
 
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