Des «écolos» et des gens d'affaires unis pour le transport en commun
Bien qu'ils n'aient pas l'habitude de monter au créneau ensemble, des organismes environnementaux regroupés au sein de l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec (Transit) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se sont associés pour demander au ministre des Transports, Pierre Moreau, de mettre en veilleuse le développement autoroutier de manière à favoriser les projets de transport en commun.
Au cours des cinq prochaines années, le ministère des Transports du Québec (MTQ) prévoit investir 16,9 milliards de dollars dans son réseau routier, dont 5,4 milliards pour la construction ou le prolongement de nouvelles routes. Pendant ce temps, seulement 2,9 milliards seront consacrés aux transports collectifs.
Dans une lettre expédiée hier au ministre Moreau, le collectif Transit et la FCCQ, appuyés par l'Association pour la santé publique du Québec, signalent que les besoins pour le maintien des infrastructures de transport collectif sont importants. Dans la grande région de Montréal, des investissements de 10,3 milliards seront nécessaires d'ici 2020 pour maintenir les services actuels, rappelle-t-on.
Mieux vaudrait renoncer pour l'instant aux nouveaux projets routiers, estiment les trois partenaires qui évaluent à trois milliards les sommes qui pourraient être dégagées pour le transport collectif. «Quand le toit coule, on ne doit pas s'occuper d'agrandir la maison. Avec les cinq milliards qu'on compte mettre dans le réseau routier, le Québec est en train de se construire des annexes pendant que le toit coule», a illustré Christian Savard, directeur général de Vivre en ville et représentant de Transit, un collectif créé en août dernier. M. Savard souhaite que des projets comme le Train de l'Est et le Rapibus, à Gatineau, ne soient pas arrêtés, même s'il reconnaît que de nouvelles sources de financement devront être trouvées.
Compte tenu de l'état des finances publiques et de l'équilibre budgétaire visé par le gouvernement, Québec doit donc établir une priorité dans ses projets, convient la présidente-directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand. «Si on continue à avoir trop de nouveaux projets à court terme, sans investir dans ceux qu'on connaît et qui sont à risque aujourd'hui, on va se retrouver avec un étranglement dont on n'a pas les moyens, explique-t-elle. Il faut faire la réfection de ce qui est en péril actuellement.»
Au cours des cinq prochaines années, le ministère des Transports du Québec (MTQ) prévoit investir 16,9 milliards de dollars dans son réseau routier, dont 5,4 milliards pour la construction ou le prolongement de nouvelles routes. Pendant ce temps, seulement 2,9 milliards seront consacrés aux transports collectifs.
Dans une lettre expédiée hier au ministre Moreau, le collectif Transit et la FCCQ, appuyés par l'Association pour la santé publique du Québec, signalent que les besoins pour le maintien des infrastructures de transport collectif sont importants. Dans la grande région de Montréal, des investissements de 10,3 milliards seront nécessaires d'ici 2020 pour maintenir les services actuels, rappelle-t-on.
Mieux vaudrait renoncer pour l'instant aux nouveaux projets routiers, estiment les trois partenaires qui évaluent à trois milliards les sommes qui pourraient être dégagées pour le transport collectif. «Quand le toit coule, on ne doit pas s'occuper d'agrandir la maison. Avec les cinq milliards qu'on compte mettre dans le réseau routier, le Québec est en train de se construire des annexes pendant que le toit coule», a illustré Christian Savard, directeur général de Vivre en ville et représentant de Transit, un collectif créé en août dernier. M. Savard souhaite que des projets comme le Train de l'Est et le Rapibus, à Gatineau, ne soient pas arrêtés, même s'il reconnaît que de nouvelles sources de financement devront être trouvées.
Compte tenu de l'état des finances publiques et de l'équilibre budgétaire visé par le gouvernement, Québec doit donc établir une priorité dans ses projets, convient la présidente-directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand. «Si on continue à avoir trop de nouveaux projets à court terme, sans investir dans ceux qu'on connaît et qui sont à risque aujourd'hui, on va se retrouver avec un étranglement dont on n'a pas les moyens, explique-t-elle. Il faut faire la réfection de ce qui est en péril actuellement.»
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