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Travail d'enquête - La recherche préliminaire a ciblé 42 pays

Marguerite Mendell<br />
Photo : Marguerite Mendell
Marguerite Mendell, présidente du comité scientifique du FIESS, et son équipe travaillent depuis des mois à assembler, colliger, concentrer, fusionner et résumer des milliers de pages de rapports de recherche, d'études de cas et de recherches sur le terrain, afin d'alimenter les discussions autour des cinq thèmes du Forum. Un travail de titan!

On attend plus de 1200 participants au FIESS 2011. Tous ces gens seront invités à une trentaine d'ateliers portant sur les cinq thèmes du Forum. Ils y entendront relater des expériences présentées par des gens de terrain provenant de 42 pays. Autant de sources d'inspiration pour ces acteurs de l'économie sociale et d'occasions de mise en commun d'expériences et de réseautage.

«C'est un travail faramineux mais fascinant, s'exclame Marguerite Mendell, présidente du comité scientifique du FIESS. Le Chantier de l'économie sociale possède un comité de relations internationales qui participe depuis longtemps à des échanges entre divers pays. Dans les dernières années, tout s'est accéléré et plusieurs pays ont exprimé le voeu de venir au Québec pour partager l'expérience de l'économie sociale qui se pratique ici. De plus, l'économie sociale et solidaire est aujourd'hui sur le devant de la scène au niveau international», et c'est ainsi qu'est née l'idée de ce Forum, nous dit-elle.

Pour ne citer qu'un exemple de la place occupée par l'économie sociale et solidaire: récemment, l'Équateur s'est doté d'une nouvelle Constitution en y enchâssant l'article 309, qui stipule que: «Le secteur [...] comme la finance populaire doit être considéré comme stratégique et doté d'un cadre normatif spécifique et adéquat à sa dynamique, qui reconnaisse sa nature et logique d'organisation et de fonctionnement différente des formes d'entreprise du secteur privé et l'emporte sur sa subordination à la logique du capital.» On comprend alors l'intérêt international d'échanger et de partager sur le sujet.

Mesures législatives


Les ateliers proposés par le FIESS s'articulent autour de cinq thèmes: territoire et développement local, innovation et entrepreneuriat collectif, finance et commerce solidaires, emploi et travail et, finalement, sécurité et souveraineté alimentaires. Le comité scientifique présidé par Mme Mendell est composé de chercheurs issus du milieu universitaire et de représentants d'organisations canadiennes et internationales. Sont nés de cette collaboration les documents de travail portant sur les cinq thèmes du Forum, une recherche transversale et six études de cas.

«Au départ, les thèmes avaient été déterminés par le comité de programmation. Pour nous, il s'agissait donc de trouver les intervenants prêts à s'engager dans ce projet, qui a nécessité plusieurs mois de préparation», explique Mme Mendell.

On voulait donc faire une synthèse, un état des lieux des enjeux et des défis entourant les thèmes du forum. Les textes abordent de manière générale les différentes problématiques, tout en y incluant des exemples pertinents. De ces textes ressortent aussi les enjeux liés aux relations entre les pouvoirs publics et la société civile. Avec ces documents, on ne veut surtout pas imposer une vérité, mais offrir une mise à jour aux participants et nourrir les discussions et les débats.

«Concrètement, on est arrivé à une étape où on a besoin d'un environnement politique qui soutient, qui fournit des mesures, qui facilite et qui accompagne. Si c'est un ministère qui décide de tout, ça ne fonctionne pas. La meilleure façon de faire, c'est de le faire ensemble,» explique Marguerite Mendell.

Les différents paliers gouvernementaux seront présents au Forum. «Le Forum est organisé en partenariat avec les ordres de gouvernement municipal et provincial, la Ville de Montréal sera très présente puisque, depuis 2009, il existe un partenariat entre Montréal et le Chantier de l'économie sociale, alors que, au niveau provincial, c'est un plan d'action qui est mis en place. Le gouvernement fédéral sera moins présent, dans le sens où il n'existe pas de politiques publiques exprès émanant de ce gouvernement», ce qui est très important pour Mme Mendell.

«Quand on fait une cartographie des politiques publiques et qu'on regarde les diverses mesures, on comprend que ça va de politiques fiscales, de politiques d'achat et de la législation jusqu'à l'enchâssement dans une Constitution. Il y a une grande diversité de manières d'agir partout dans le monde.»

Au Québec


Ici au Québec, on aurait tendance à opter pour des mesures législatives. Mais au niveau québécois, on est à faire une relecture pour modifier les lois sur les associations de l'économie sociale: on n'a plus maintenant que des associations caritatives, mais aussi des organisations à but non lucratif très présentes sur le terrain, il faut adapter les lois à cette réalité.

Le Forum est une activité solidaire en soi, parce qu'il y a certains milieux comme le Québec où on a des avantages historiques, mais il existe aussi de petits pays où tout commence à se mettre en place. Une activité comme le Forum peut fournir une aide importante dans le simple fait que des gens viennent ici et peuvent voir ce qui se passe ailleurs.

Et Marguerite Mendell de conclure: «La grande thématique, c'est vraiment la collaboration. Nous ne sommes pas des chercheurs enfermés dans nos bureaux dans des universités, on a voulu des gens qui connaissent le terrain, des gens engagés qui donnent envie aux autres d'en faire autant.»

***

Collaboratrice du Devoir
 
 
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