Desjardins monte résolument à bord du transport alternatif
Le Mouvement Desjardins a lancé, il y a environ un an, un programme de transport durable en fonction duquel les employés sont encouragés de diverses façons à recourir aux modes de déplacement alternatifs. Loin de s'arrêter là, cet établissement financier entend faire en sorte que cette initiative s'applique éventuellement au réseau des caisses, en dépit des complications logistiques prévues.
À Montréal, ce sont déjà quelque 8 % des employés du Mouvement qui ont adopté le covoiturage dans leurs déplacements du travail au domicile, depuis le lancement du programme.
Conseiller en développement et responsable du programme de transport alternatif chez Desjardins, Pascal Laliberté situe la raison d'être et le contexte du projet: «Chez nous, on a mis en place une politique de responsabilité sociale et de développement durable, à l'intérieur de laquelle sont posées plusieurs actions, notamment sur les plans de la consommation responsable et de l'économie de papier, par exemple; il y a plusieurs volets à l'intérieur de celle-ci, dont celui du transport. Cet engagement s'inscrit vraiment dans la volonté de l'entreprise de "Changer le monde un geste à la fois", et le plan de transport s'inscrit dans une pareille vision.»
Il en décrit les principaux axes: «Il y a quatre volets appartenant à chacun des modes de transport alternatifs: celui du vélo et de la marche [transport actif], celui du transport collectif, celui du covoiturage et un autre qui touche surtout les déplacements d'affaires.» Pour ce dernier, il donne un exemple et mentionne un projet en voie de réalisation: «On a créé le service de la navette Desjardins, qui transporte les employés entre Lévis et Montréal dans le cadre de leur travail. Bientôt, on va aussi annoncer un abonnement corporatif à Communauto pour les déplacements d'affaires.»
Le personnel visé et les efforts consentis
Il cerne la portée du programme: «Pour l'instant, on cible les employés du Mouvement et, en 2012, comme on dit à l'interne, on va "descendre cela" au réseau des caisses, même si l'opération devient un peu plus complexe parce que, dans chacune d'elle ou dans chaque région où elles se situent, il y a un fonctionnement particulier; on est donc en train de voir comment déployer le plan de transport dans ces milieux.»
Pour le moment, le personnel tire des avantages réels de cette initiative: «Par exemple, si quelqu'un veut obtenir un rabais de 50 % sur un abonnement au Bixi, il peut consulter les différentes annonces qui figurent sur notre portail Internet et profiter de cette offre ou d'une autre en communiquant avec nous. Cet automne, on proposera des campagnes d'abonnement à l'essai de trois mois pour le transport collectif. On a mis également sur pied un site Internet via lequel les gens peuvent nous rejoindre pour transmettre leurs commentaires.»
Dans ce sens, le Mouvement s'efforce d'avoir des infrastructures de qualité dans tous ses édifices pour les gens qui se déplacent en transport actif: «Au printemps 2012, le Complexe Desjardins sera doté de vestiaires et de douches et, actuellement, la plupart de nos édifices possèdent de telles installations et, si tel n'est pas le cas, on conclut des ententes avec des partenaires externes pour remédier à la situation.»
Il résume: «On s'efforce d'avoir un package global de différents modes de transport qui, tous ensemble, se présentent comme une solution compétitive à l'auto occupée de façon solo. On est déjà en mesure d'offrir des choses très structurées à nos employés pour chacun des volets et il ne nous reste qu'à compléter l'enrobage.»
Un avenir prometteur
Un premier bilan des activités sera dressé en octobre prochain pour mesurer véritablement l'impact obtenu, mais déjà le responsable du dossier fournit des indications positives sur la réponse des travailleurs: «On voit qu'il se passe quelque chose et que ça bouge. À l'interne, les gens commencent à nous connaître et on profite de plus en plus d'une bonne notoriété. C'est bon signe, parce que c'est quand même gros, Desjardins; malgré tous les réseaux d'information en place, on ne réussit pas toujours à rejoindre le maximum d'employés malgré tous les efforts fournis, mais je dirais que, après un an, on est très satisfait des résultats engendrés et que cela augure très bien pour les prochaines années.»
Pascal Laliberté revient finalement sur le partenariat avec Communauto, qu'il explique plus en détail: «C'est un abonnement corporatif. À titre d'entreprise, on s'abonne au service. Par la suite, nos employés vont pouvoir à leur tour devenir membres en vertu de cette entente-là et pourront utiliser simultanément jusqu'à 30 voitures pour leurs déplacements d'affaires; ils pourront partir du Complexe pour se rendre à une réunion à Anjou ou à L'Assomption, au lieu de prendre un taxi ou de louer une voiture. Communauto devient un mode de transport superintéressant pour les déplacements courts et urbains d'une durée de trois à quatre heures.»
«On essaie d'avoir le plus d'options possible à présenter à nos employés dans tous les modes de transport existants. Il est vrai qu'on travaille beaucoup sur le transport alternatif mais, dans le cas de l'auto, sur laquelle les gens ont mis fortement l'accent au cours des
30 dernières années, on s'efforce d'avoir une offre intéressante en stationnements, même si le contexte est plus difficile dans une ville comme Montréal. On essaie de créer des solutions de rechange qui soient simples, efficaces et économiques pour faciliter les déplacements de nos employés et, comme entreprise, on s'applique à jouer notre rôle corporatif pour tenter de réduire les problèmes de congestion et de pollution liés à l'automobile.»
***
Collaborateur du Devoir
À Montréal, ce sont déjà quelque 8 % des employés du Mouvement qui ont adopté le covoiturage dans leurs déplacements du travail au domicile, depuis le lancement du programme.
Conseiller en développement et responsable du programme de transport alternatif chez Desjardins, Pascal Laliberté situe la raison d'être et le contexte du projet: «Chez nous, on a mis en place une politique de responsabilité sociale et de développement durable, à l'intérieur de laquelle sont posées plusieurs actions, notamment sur les plans de la consommation responsable et de l'économie de papier, par exemple; il y a plusieurs volets à l'intérieur de celle-ci, dont celui du transport. Cet engagement s'inscrit vraiment dans la volonté de l'entreprise de "Changer le monde un geste à la fois", et le plan de transport s'inscrit dans une pareille vision.»
Il en décrit les principaux axes: «Il y a quatre volets appartenant à chacun des modes de transport alternatifs: celui du vélo et de la marche [transport actif], celui du transport collectif, celui du covoiturage et un autre qui touche surtout les déplacements d'affaires.» Pour ce dernier, il donne un exemple et mentionne un projet en voie de réalisation: «On a créé le service de la navette Desjardins, qui transporte les employés entre Lévis et Montréal dans le cadre de leur travail. Bientôt, on va aussi annoncer un abonnement corporatif à Communauto pour les déplacements d'affaires.»
Le personnel visé et les efforts consentis
Il cerne la portée du programme: «Pour l'instant, on cible les employés du Mouvement et, en 2012, comme on dit à l'interne, on va "descendre cela" au réseau des caisses, même si l'opération devient un peu plus complexe parce que, dans chacune d'elle ou dans chaque région où elles se situent, il y a un fonctionnement particulier; on est donc en train de voir comment déployer le plan de transport dans ces milieux.»
Pour le moment, le personnel tire des avantages réels de cette initiative: «Par exemple, si quelqu'un veut obtenir un rabais de 50 % sur un abonnement au Bixi, il peut consulter les différentes annonces qui figurent sur notre portail Internet et profiter de cette offre ou d'une autre en communiquant avec nous. Cet automne, on proposera des campagnes d'abonnement à l'essai de trois mois pour le transport collectif. On a mis également sur pied un site Internet via lequel les gens peuvent nous rejoindre pour transmettre leurs commentaires.»
Dans ce sens, le Mouvement s'efforce d'avoir des infrastructures de qualité dans tous ses édifices pour les gens qui se déplacent en transport actif: «Au printemps 2012, le Complexe Desjardins sera doté de vestiaires et de douches et, actuellement, la plupart de nos édifices possèdent de telles installations et, si tel n'est pas le cas, on conclut des ententes avec des partenaires externes pour remédier à la situation.»
Il résume: «On s'efforce d'avoir un package global de différents modes de transport qui, tous ensemble, se présentent comme une solution compétitive à l'auto occupée de façon solo. On est déjà en mesure d'offrir des choses très structurées à nos employés pour chacun des volets et il ne nous reste qu'à compléter l'enrobage.»
Un avenir prometteur
Un premier bilan des activités sera dressé en octobre prochain pour mesurer véritablement l'impact obtenu, mais déjà le responsable du dossier fournit des indications positives sur la réponse des travailleurs: «On voit qu'il se passe quelque chose et que ça bouge. À l'interne, les gens commencent à nous connaître et on profite de plus en plus d'une bonne notoriété. C'est bon signe, parce que c'est quand même gros, Desjardins; malgré tous les réseaux d'information en place, on ne réussit pas toujours à rejoindre le maximum d'employés malgré tous les efforts fournis, mais je dirais que, après un an, on est très satisfait des résultats engendrés et que cela augure très bien pour les prochaines années.»
Pascal Laliberté revient finalement sur le partenariat avec Communauto, qu'il explique plus en détail: «C'est un abonnement corporatif. À titre d'entreprise, on s'abonne au service. Par la suite, nos employés vont pouvoir à leur tour devenir membres en vertu de cette entente-là et pourront utiliser simultanément jusqu'à 30 voitures pour leurs déplacements d'affaires; ils pourront partir du Complexe pour se rendre à une réunion à Anjou ou à L'Assomption, au lieu de prendre un taxi ou de louer une voiture. Communauto devient un mode de transport superintéressant pour les déplacements courts et urbains d'une durée de trois à quatre heures.»
«On essaie d'avoir le plus d'options possible à présenter à nos employés dans tous les modes de transport existants. Il est vrai qu'on travaille beaucoup sur le transport alternatif mais, dans le cas de l'auto, sur laquelle les gens ont mis fortement l'accent au cours des
30 dernières années, on s'efforce d'avoir une offre intéressante en stationnements, même si le contexte est plus difficile dans une ville comme Montréal. On essaie de créer des solutions de rechange qui soient simples, efficaces et économiques pour faciliter les déplacements de nos employés et, comme entreprise, on s'applique à jouer notre rôle corporatif pour tenter de réduire les problèmes de congestion et de pollution liés à l'automobile.»
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Collaborateur du Devoir








