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Et l'aventure se poursuit en force

Photo : Newscom
Un colloque? Attention, il y a colloque et colloque. Au-delà d'une communication donnée ou entendue, les rencontres de savoir sont les occasions offertes pour l'élaboration de réseaux. Et on peut parfois même se retrouver à l'extérieur du cercle connu des connaissances. D'autres y découvriront même matière à concevoir plus grand. Sur ce sujet, les Entretiens Jacques-Cartier sont exemplaires.

On sait qu'il ne faut pas «sortir» le maire Gérald Tremblay: l'avait-on amené à Lyon à l'occasion des Entretiens Jacques-Cartier qu'outre les propos ayant mené à des ententes de collaboration après discussions avec Gérard Collomb, son homologue lyonnais, il avait surtout entrevu un projet pour sa ville. Montréal se retrouvait ainsi articulée par un réseau de transport public où tramways et trolleybus sillonnaient la ville. Et ce, dans un futur presque immédiat.

Une autre fois, Philippe Couillard, alors ministre en poste et homme fort du gouvernement Charest, a dévoilé sa tactique de communication: accepter toute question, admettre que ça allait mal, que le problème était pris en charge et que demain, là aussi, les choses iraient mieux.

Et Montréal en lumières, cet événement rassembleur pour les jours tristes de février, serait-il tel qu'on le connaît s'il n'y avait pas à Lyon, normalement dans les quelques jours qui suivent la conclusion des Entretiens, cette Fête de la lumière, où projections, illuminations et concerts transforment les places, rues et édifices d'un centre-ville?

Rencontres

Habituellement, une rencontre de savoir est constituée d'une succession de communications entrecoupée de périodes où on échange avec quelques autres experts dans le même domaine. Mais un Alain Bideau a vu plus grand: des colloques, oui, mais des occasions d'échanges à portée plus vaste que le champ des disciplines mises en thématique.

Car aller à Lyon, ce n'est pas seulement communiquer, c'est aussi être reçu. Et être reçu à Lyon ne consiste pas à se partager un simple buffet avant de rapidement retourner aux affaires courantes. Non, on déguste, on se réjouit et les réseaux se tissent. Et, en retour, que ce soit pour la région Rhône-Alpes, la communauté du Grand Lyon, le SYTRAL ou l'une ou l'autre des universités et écoles de cette région, il y a, comme il y aura, connivence avec un organisme québécois correspondant: la Communauté métropolitaine de Montréal, des villes, la Société de transport et aussi l'UQAM, Concordia, McGill ou l'Université de Montréal.

Et on va même encore plus loin: Ottawa ne reçoit-elle pas cette année une délégation hors territoire pour y faire le point sur La biologie synthétique à la croisée de la science et de la politique? Et à Québec, au Musée de la civilisation, ne sera-t-il point question de L'habitat adapté: modalités de production, de gestion et de soutien aux personnes?

Fort bilan


D'ailleurs, cette année, et comme toutes les trois années maintenant, au moment où les Entretiens se déroulent de ce côté-ci de l'Atlantique, Alain Bideau est fier de présenter un bilan lourd: 29 colloques, du jamais vu. Et constatez, sans tenir compte du niveau d'expertise des participants, le tour de force réalisé en 2011: un minimum de 2500 participants et de 775 conférenciers issus de près de 30 pays se retrouveront, début octobre, à Montréal, Québec et Ottawa pour intervenir sur des sujets touchant les affaires économiques, politiques, scientifiques, sociales et culturelles.

Et le Centre Jacques Cartier, l'organisme qui chapeaute la manifestation, vise encore plus loin quand il est question des futurs colloques: «Vers la fin 2012, informera ainsi Alain Bideau, nous pourrions en tenir un au Laos avec l'Institut Mérieux et l'AUF. Il se peut aussi que nous en tenions un à l'Université de Moncton en 2013. Nous réfléchissons également à 2017, alors qu'on célébrera le 30e anniversaire du Centre, le 375e de la ville de Montréal et le 150e du Canada.»

On voit donc grand. Et on se réjouit, comme le fait Pierre Marc Johnson, devenu depuis 2008 président du Centre, de la nature même de l'entreprise: «Il s'agit de rencontres informelles et extrêmement stimulantes... J'ai rarement vu quelqu'un de mauvaise humeur au cours des Entretiens! S'il s'agit bien de rencontres académiques au cours desquelles on discute de questions scientifiques de pointe, il y a aussi tout un volet culturel.»

En fait, on le constate, les Entretiens, ces vingt-quatrièmes, comme ceux qui les ont précédés, se formulent selon une philosophie où les spécialisations, certes, sont mises à l'affiche, mais elles le sont en étant inscrites dans un cadre plus large. Cela est évident quand on parle de culture: s'il n'y avait pas ces rencontres à Lyon, y aurait-il une sculpture de Michel Goulet dans la ville sise au confluent du Rhône et de la Saône?
 
 
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