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    Hydroélectricité - Hydro-Québec est fière de ses réalisations

    «Nous sommes l'une des régions les plus favorisées au monde!»

    17 septembre 2011 |Claude Lafleur | Actualités en société
    Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec
    Au Québec, nous bénéficions d'une situation privilégiée du fait que nous disposons d'une source d'énergie qui est à la fois sécuritaire, fiable, renouvelable et d'un coût avantageux: l'hydroélectricité. Voilà ce qu'énonce Thierry Vandal, président-directeur général d'Hydro-Québec, à l'aube du colloque L'hydroélectricité au cœur de la nouvelle donne énergétique, qui se tiendra les 3 et 4 octobre dans le cadre des Entretiens du Centre Jacques Cartier.

    À l'emploi d'Hydro-Québec depuis quinze ans (et p.-d.g. depuis six ans), M. Vandal observe que, malgré tous ceux qui contestent le développement de l'hydroélectricité, la société d'État n'en continue pas moins de mettre en service de nouveaux barrages, qui assurent l'approvisionnement nécessaire à nos besoins actuels et futurs. «Quoi qu'en disent certains, remarque-t-il, sur le terrain, les gens savent faire la part des choses.»

    Ainsi, grâce à ses nouvelles centrales, Hydro-Québec sera en mesure de répondre sans problème à une éventuelle demande en énergie si un jour roulent des centaines de milliers d'automobiles électriques.

    Les tarifs les plus bas

    D'entrée de jeu, Thierry Vandal souligne que nous avons l'avantage de disposer de barrages munis de grands réservoirs d'eau — et non de centrales au fil de l'eau — puisque ceux-ci permettent d'emmagasiner l'eau de pluie. Or, compte tenu des effets des changements climatiques annoncés — on prévoit qu'il pleuvra davantage dans le Nord du Québec — nos barrages accumuleront cette eau pour générer encore plus d'électricité.

    «Lorsque nous regardons les grands enjeux énergétiques de l'heure à l'échelle de la planète, poursuit le patron d'Hydro-Québec, ce qui préoccupe tout le monde, ce sont la sécurité de l'approvisionnement énergétique, les questions écologiques et le coût de l'énergie.» Or l'hydroélectricité est une source d'énergie pour laquelle les approvisionnements sont assurés et continuellement renouvelés et qui, sur le plan écologique, place le Québec dans l'avantageuse position de n'avoir pas à recourir à des combustibles fossiles pour produire son électricité. «Voilà pourquoi nous avons les tarifs qui sont la moitié de ceux de Toronto et le tiers de ceux de Boston, souligne fièrement le p.-d.g. d'Hydro-Québec. Nous sommes l'une des régions les plus favorisées au monde!»

    Vingt ans de développement fulgurant


    Au début des années 1990, relate le patron d'Hydro-Québec, nous avons terminé la deuxième phase de la Baie-James, puis, en 1994, on a lancé le projet Sainte-Marguerite 3 (SM3), sur la Côte-Nord. Par la suite, il s'est écoulé quelques années, le temps de mettre en place les conditions qu'il fallait pour lancer d'autres projets, comme celui de la Toulnustouc, amorcé en 1999. Puis, la Paix des braves, conclue en 2002, a permis d'entreprendre le projet Eastmain à la baie James. En 2004, Hydro-Québec a mis en chantier Péribonka, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, puis la centrale de la Chute-Allard en 2005, en Mauricie. L'année 2007 marque le début des travaux d'Eastmain-1-A-Sarcelle-Rupert, qui seront achevés l'an prochain. Enfin, en 2009, le projet de la Romaine s'est amorcé. «Tout cela sur une période de vingt ans!», lance avec satisfaction Thierry Vandal.

    «Ce qui nous a permis de mener tous ces projets, poursuit-il, c'est la conclusion de partenariats avec les communautés autochtones et les MRC locales.» Il considère ainsi que ceux qui s'opposent à tout développement de l'hydroélectricité n'ont guère d'influence. «Le discours des opposants ne colle pas réellement à la réalité du terrain, dit-il. En réalité, les citoyens sont capables de faire la part des choses.»

    Une combinaison extraordinaire

    Les projets réalisés à ce jour font en sorte que le Québec dispose de toute l'énergie électrique nécessaire. «Par exemple, nous n'aurons aucun problème à alimenter les véhicules électriques», indique M. Vandal. Un million de voitures électriques nécessiteraient environ trois milliards de kilowattheures par année, dit-il. «Or c'est l'équivalent d'une centrale comme Eastmain 1, qu'on a mise en service il y a quelques années déjà.»

    Pour lui, l'éolien est une «belle forme d'énergie renouvelable» qui complète à merveille l'hydroélectricité. En effet, puisque nos centrales hydroélectriques sont dotées de réservoirs, explique-t-il, l'apport de parcs éoliens, répartis correctement sur le territoire, constitue une combinaison très intéressante. Toutefois, jamais l'éolien ne remplacera l'hydroélectricité, puisqu'il ne produit que durant 30 à 35 % des heures au cours d'une année, et ce, de façon imprévisible. «Étant donné le potentiel hydro dont on dispose au Québec, note M. Vandal, personne ne songerait à abandonner le développement hydroélectrique pour se consacrer entièrement à l'éolien.» Il précise que, dans les développements futurs d'Hydro-Québec, l'éolien devrait représenter environ 10 % des mégawatts générés. «La volonté du gouvernement du Québec — que nous avons intégrée dans notre plan de développement stratégique — est de poursuivre le développement hydroélectrique en ajoutant des parcs éoliens dans une proportion de 1 pour 10», dit-il.

    M. Vandal rapporte en outre que, d'après les travaux du groupe Ouranos, qui cherche à déterminer l'impact des changements climatiques sur notre territoire, le Nord du Québec devrait se réchauffer et devenir plus humide. «C'est dire que les apports hydrauliques sont appelés à augmenter, ce qui signifie davantage de précipitations et plus d'eau pour nos centrales hydroélectriques, indique-t-il, ce qui devrait nous permettre de produire davantage d'électricité.»

    Tout compte fait, le grand patron d'Hydro-Québec considère que nous nous trouvons dans une situation extrêmement enviable tant au présent que pour l'avenir. «Lorsqu'on regarde à très long terme, dit-il, la combinaison de l'hydroélectricité produite par nos barrages à réservoir et de l'éolien — une combinaison absolument extraordinaire — devrait nous mener très très loin!»

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    Collaborateur du Devoir












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