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Le sexe des anges

Pendant tout l'été, j'ai fréquenté le petit dépanneur situé à l'angle des rues Cartier et Gauthier. Ce quartier situé à l'est du parc La Fontaine a toujours été francophone à 100 %. Pourtant, la dame qui me servait parlait à peine français. Plus étrange encore, le présentoir de journaux offrait d'abord le National Post, le Globe and Mail et la Gazette. Pour se procurer les titres français, il fallait fouiller dans les rangées inférieures. On se serait cru à Ottawa.

Cela fait déjà plusieurs années que je constate la bilinguisation progressive de la métropole. Lorsque j'en parle à mes amis, plusieurs se contentent de hausser les épaules comme si les dés étaient jetés. Même surprise lorsque je découvre que l'anglais est la langue de travail de ce petit snack-bar de l'avenue du Mont-Royal. La serveuse française parle anglais à deux employés immigrants. Même scénario dans une succursale de la Brûlerie Saint-Denis qui n'hésite pourtant pas à jouer la carte française dans sa publicité. Des détails, direz-vous. Mais, additionnés à tant d'autres, ils tracent le portrait d'une métropole de plus en plus «full bilingue».

Il faut vivre dans un autre monde pour croire que la crise que traverse le Parti québécois ne concerne que les souverainistes. C'est plutôt l'avenir même du nationalisme québécois qui est en jeu. C'est pourquoi la comparaison avec la disparition de l'Union nationale dans les années 70 est boiteuse. Le parti de Daniel Johnson («égalité ou indépendance») est disparu en passant le flambeau à un parti nationaliste et souverainiste, le PQ. Face à l'implosion annoncée de ce dernier, on ne voit poindre aucun successeur un tant soit peu nationaliste, surtout pas François Legault qui a choisi de demeurer coi sur le débat identitaire comme l'a souligné le politologue Christian Dufour.

Si tel devait être le cas, nous serions vraiment à la fin d'une époque. Pendant 50 ans, notre vie politique fut le fruit d'un affrontement entre deux nationalismes. Les Lesage, Bourassa, Ryan défendaient un Québec qui cherchait sa place dans un Canada conçu comme un pacte entre deux nations. S'il y a un programme politique qui a échoué et qui est mort et enterré, c'est bien celui-là. Le bilan de deux référendums a montré que toute revendication identitaire, même défendue par des fédéralistes loyaux, faisait le lit des souverainistes. Ce fut la grande leçon de Meech qui signa la mort définitive d'un projet qui remontait à Henri Bourassa.

Plus étrange encore, le nationalisme semble devenu une notion étrangère à nombre de souverainistes. Le Québec regorge en effet de souverainistes qui rêvent avant tout d'un Québec vert, sans pauvreté, démocratique ou féministe. Cette «autre politique», comme on dit, n'a malheureusement pas besoin de l'indépendance du Québec pour progresser.

Étrangement, la plupart de ces souverainistes n'ont rien à dire sur l'anglicisation de la métropole. Même le Nouveau Mouvement pour le Québec reste bizarrement silencieux sur ce sujet devenu, dit-on, trop sensible. Rien à dire non plus face à l'anglicisation des milieux de travail qui pourrait conduire à une lente acadianisation des Québécois. Rien à dire sur les 50 % d'immigrants qui choisissent de fréquenter le cégep anglais alors que l'application de la loi 101 au cégep serait une évidence presque partout ailleurs dans le monde. Rien à dire non plus lorsqu'ils constatent l'effondrement de l'enseignement de l'histoire nationale et sa presque disparition au cégep — certains ne sont-ils pas allés jusqu'à suggérer d'enseigner notre histoire en anglais? Rien à dire lorsque le gouvernement de Stephen Harper brandit les symboles archaïques et insultants de la monarchie et du colonialisme britannique. Ceux-là peuvent bien se gargariser de démocratie qui ne réclament même pas la tête d'une députée qui, perversion suprême du jeu démocratique, ne parle pas la langue de ses électeurs. Je ne connais pas un peuple au monde qui se méprise au point d'accepter une telle aberration.

Au fond, tout se passe comme si, mondialisation oblige, une partie des souverainistes, et avec eux les partisans de François Legault, s'étaient résignés sans le dire à la lente, mais confortable, louisianisation du Québec, à son recul inexorable au sein du Canada. Un reflux démographique et politique qui ne s'est jamais démenti en 250 ans. Tout se passe comme si, après la reddition des nationalistes fédéralistes, une partie des souverainistes étaient devenus non-pratiquants, comme ces catholiques qui n'ont jamais mis les pieds dans une église. Cela ne les empêche évidemment pas de disserter sur la démocratie et le mode d'accession à l'indépendance, comme d'autres discutent du sexe des anges. Elle est là la crédibilité perdue des souverainistes.

Ce qui est en jeu dans la crise actuelle, ce n'est pas tant l'avenir du mouvement indépendantiste que celui du nationalisme qui en fut et en sera toujours le vivier essentiel. Si la source se tarit, comment ne pas trouver creux les débats sur l'indépendance? Il s'agirait pourtant que les 40 % de souverainistes des sondages se remettent à pratiquer pour que l'idée redevienne actuelle. Mais, il faudrait pour cela que l'étendard souverainiste soit autre chose qu'un cache-sexe destiné à dissimuler notre résignation.

***

crioux@ledevoir.com
 
 
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    9 septembre 2011 05 h 06
    CACHÉ CE "FREIN" QUE JE NE SAURAIS CACHÉ
    Pour l'instant la danse à 10$ c'est plutôt les fédéralistes qui la font en se tortillant autour du poteau sur la scène politique au Québec. Personnement, je crois que le cache-sexe souvrainiste redeviendra à la mode, et plus vite qu'on le crois. Je connais même des anglophones de souches qui n'aiment pas ce que Montréal est en train de devenir, citant Toronto qui n'est plus le Toronto d'antant comme exemple. Il est claire que l'identité québécoise roule sur le frein à bras depuis que les libéraux ont pris le pouvoir en 2003, et plus particulièrement depuis son deuxième mandat. En attendant le retour en force de l'option souvrainiste, le billinguisme montréalais du moins dans ma famille on en fait notre affaire, si bien que notre commerce, très prisé au coeur du Plateau, affiche un écriteau, bien à la vue comme dirait Harpeur, non pas devant un portrait de la reine, mais devant la caisse-enregistreuse, et qui stipule en terme très claire : "SERVICES IN FRENCH ONLY" !

    C'est tu assez sexy pour vous, ça, monsieur Rioux ?
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  • Gilles Gagnon - Abonné
    9 septembre 2011 05 h 45
    L'indiiférene tranquille.
    Enfin un journakiste qui décrit les francophones du Québec d'aujourd'hui avec une précision chirurgicale. Moi qui est devenu séparatiste dans les années 50 lors d'un cours séjour dans les Forces Armées alors qu'un francophone était un moins que rien, je suis complètement découragé. Les Québecquois sont devenus amorphes, comme paralysés, complètement incapable de s'indigner. Ils ont beau recevoir des claques sur la geule à répétition, zéro réaction. Le parti qui pourrait monter aux barricades et démontrer que nous avons encore un peu de coeur au ventre, se détruit lentement mais sûrement. Nos forces sont divisés. En fait, j'ai perdu le compte des partis et des mouvements qui voudraient faire l'indépendabce mais aucun d'eux n'est foutu de parler des vraies affaires comme on dit. Le Québec tend l'autre joue jour après jour. Seulement la conduite méprisante de nos républicains du nord à Ottawa devrait nous mettre hors de nous. Toutes les situations dont vous parlez dans votre article devraient être dénoncées avec véhémence. Hélas, je n'entends ni ne lis rien excepté dans la Devoir. Et encore, on pourrait être plus incisifs. C'est comme si nous n'étions plus capable de réagir. Paralysés. Pire, il est même mal vu de s'indigner. Encore des éternels pleurnichards qui déchirent leur chemise. Jamais vu ça depuis 60 ans. Comme vous dites si bien, un jour nous serons de fiers Louisianais et nous l'aurons amplement mérité.
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  • Rock Beaudet - Abonné
    9 septembre 2011 06 h 09
    Ajustement
    Vous écrivez: «Le Québec regorge en effet de souverainistes qui rêvent avant tout d'un Québec vert, sans pauvreté, démocratique ou féministe. Cette «autre politique», comme on dit, n'a malheureusement pas besoin de l'indépendance du Québec pour progresser.»
    Faux! Les québécois sont aussi et avant tout pro-égalité homme-femme, pro-Paix, pro-guay, pro-français et même pour plusieurs pro-laïc; ce que n'est pas du tout le ROC et nécessite donc que ceux-ci avec les nationalistes porte drapeau s'unissent pour faire l'indépendance du Québec...
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    9 septembre 2011 06 h 58
    La croix et la bannière!
    Que de clichés, ressassés, d'une autre époque!
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    9 septembre 2011 07 h 08
    La réalité réelle
    Vous êtes immigrant. Peu importe d'où. Vous migrez en Amérique. Canada, États-Unis, peu importe, c'est l'Amérique. Quelle langue parlerez-vous? Pour certains des Québécois qui vous accueillent, l'anglais est la langue de la majorité dominante; pour vous, immigrant, c'est tout simplement la langue internationale. Et ceux qui vous entourent, francophones ou pas, la parlent aussi. Alors? ...

    Le nationalisme québécois est une bataille contre l'histoire. Elle peut se gagner. Mais il est aussi un combat contre la géographie. Et ce combat est solitaire, car la lointaine France ne compte plus vraiment dans le monde. Voyez nos artistes: autrefois pressés d'être «reconnnus» outre-atlantique, les voilà, réalistes, tournés vers les USA.

    Quant à l'élection d'une députée unilingue anglaise, il marque moins la résignation linguistique que l'humour d'un peuple qui a jaugé, depuis belle lurette, le poids d'un député dans notre système politique.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    9 septembre 2011 07 h 34
    Un petit chef-d'oeuvre !
    Courtemanche parti, il nous reste Rioux.
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  • Gaetan Turcot - Inscrit
    9 septembre 2011 07 h 37
    Superbe analyse
    Je l'ai lue 2 fois tellement c'est bon. C'est la meilleure analyse que j'ai lue jusqu'ici sur la crise actuelle. Faut peut-être venir de l'étranger pour voir ce que nos savants analystes ici ne voient pas.
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  • Georges Paquet - Abonné
    9 septembre 2011 07 h 39
    Insulter les Québécois pour les intéresser à sa cause.
    Méthode, évidemment dépassée, de nos vieux profs qui, pour réveiller ceux qu'on appelait les distraits, les rêveurs, les têtes de linottes , leurs lançait de sévères admonestations, menaces et réprimandes. Les tannants et les "têtes en moyeu de charettes" étaient invités à se calmer ou à se retrouver chez le frère Supérieur.

    Mais à l'opposé de ces bon souverainistes d'aujourd'hui, les profs et les élites avaient des choses importantes à dire et à proposer à leurs semblables. Quand les Péquistes et Bloquistes se vantent, à chacun son tour, de demander à ceux qui les ont élus ce qu'ils désirent comme comportement et comme ambitions de la part de leurs députés et de leur parti, il ne faut pas se surprendre que les citoyens cherchent ailleurs des leaders, des politiciens inspirants, des projets personnels et des orientations emballantes pour la société.

    Cessez donc de mépriser vos semblables, et dites donc clairement si vous voyez une différence entre souveraineté et indépendance, et surtout sur quoi exactement porterait le prochain référendum que les personnages politiques sages et réalistes entrevoient comme seul instrument pour demander, encore une fois aux Québécois si, comme le Bloc québécois et autres souverainistes, en 2006, ils applaudissent à la "reconnaissance des Québécois comme nation dans un Canada uni", ou s'ils exigent autre chose de leurs élites.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    9 septembre 2011 07 h 54
    De quelle planète il vient ce monsieur "blogueur"?
    D'ou venez-vous cher monsieur, pour dire des âneries pareilles? "Que des clichés ressassés"! Complètement déconnecté ce monsieur! Est-il venu à Montréal ces dix dernières années! Ce genre de propos imbéciles vient justifier parfaitement l'excellent texte de M.Rioux sur l'attitude défaitiste du peuple québécois actuellement.
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 septembre 2011 08 h 03
    Le nationalisme n'est pas que l'affaire des souverainistes
    "Il faut vivre dans un autre monde pour croire que la crise que traverse le Parti québécois ne concerne que les souverainistes. C'est plutôt l'avenir même du nationalisme québécois qui est en jeu", dit C.Rioux.

    Mais les exemples de manquements qu'il donne ne concernent que les regroupements politiques qui se veulent ou se prétendent souverainistes.

    Que dire aussi du nationalisme absent dans les médias, chez les journalistes, chroniqueurs, éditorialistes; chez les acteurs économiques, chez les intellectuels?

    Le nationalisme n'est pas que l'affaire des souverainistes; pourtant, il n'y a qu'eux qu'on accuse de ne pas s'en préoccuper correctement.
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  • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit
    9 septembre 2011 08 h 05
    Petit Québec : fromage ou vision de soi
    Réalité historique, sociologique et culturelle, mais non politique.

    Notre refus de venir au monde, de se prendre pleinement en main tient de la mollasserie. Faire son deuil du pays qui nous habite, c’est choisir la médiocrité, la facilité. C’est laisser la peur nous envahir et nous paralyser.

    C’est refuser de se faire confiance. S’anesthésier à son nous historique pour se consacrer exclusivement à son moi immédiat. À l’âge adulte et à la maturité, c’est préférer l’adolescence chronique.

    Revendiquer ses droits sans assumer ses devoirs et les risques inhérents à courir. Blâmer les autres, jouer à la victime. Préférer la cage dorée et confortable, la vie enchaînée du chien bien nourri à celle du loup libre et fidèle à sa nature.

    Je porte en moi la conviction que le Québec est notre Maison et que nous avons le devoir d’y assumer nos responsabilités face à nous-mêmes et à notre territoire.

    En jouant notre partition au concert des nations, nous exercerons ainsi notre solidarité internationale. Liberté, égalité, fraternité me semble toujours une vision inspirante.

    Présentement, au Québec, est-ce le rêve qui inspire la réalité, ou la réalité qui tue le rêve ?
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  • Raymond Vaillancourt - Abonné
    9 septembre 2011 08 h 24
    Bravo !
    Voilà un excellent tableau de la réalité actuelle que peu de gens veulent voit ! La tolérance a un prix qui va nous coûté la vie comme nation .
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  • Paule Savignac - Abonnée
    9 septembre 2011 08 h 32
    Je suis né là... Comment expliquer les choses?
    Oui, je suis né à deux pas de la rue Gauthier coin Cartier... que de vie dans ce quartier, que d'amis, de jolies petits triplex, que de souvenirs d'enfance... Je tombe des nues à votre témoignage!

    Comment expliquer qu'un dépanneur offre en façade des journaux anglais? Serait-ce que le quartier est devenu anglophone? J'en doutes beaucoup, mais dites-moi...

    Serait-ce que le propriétaire du dépanneur fait un geste politique contre les nègres-blancs que nous sommes encore? Difficile à croire... Après tout il doit bien les vendre ses journaux en imposant son anglais... Dites-moi...

    Serait-ce que les francophones encore probablement très majoritaires (?), sont ravis de sortir devant l'étranger leur peu d'anglais pour mieux «pratiquer»? étrange comportement en effet, devant tout se battage publicitaire du type «Parlez-moi en français, svp». Toujours le genou à terre, toujours colonisé? cela ne disparaîtra-t-il donc jamais... Dites-moi...

    Dans tous les cas de figure, le recul est bien plus effrayant qu'on pense!
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    9 septembre 2011 08 h 38
    Y a-t-il un maire?
    Avant de ramener ce débat au niveau national, qu'en est-il au niveau municipal? Qu'en disent le maire de Montréal, les maires d'arrondissements et les instances municipales? S'ils s'en foutent, comment pourrait-on envisager un meilleur avenir? Cette ville est sens dessus-dessous à tous les niveaux, gestion, voirie, transport, rien n'est coordonné dans un plan d'ensemble pour se sortir du marasme.

    Une ville narcissique, elle se dit belle de ses laideurs, elle se dit vivante de sa morosité, elle se dit culturelle de par sa langue qu'on y parle de moins en moins.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    9 septembre 2011 08 h 55
    Tant qu'on en parle il y a de l'espoir.

    Ce n'est pas que je ne sois pas inquiet face à l'avenir en ce qui nous concerne.

    Mais je me dis que tant qu'on en parle il y a de l'espoir.

    Mais il ne faut pas cesser de parler de ce qui nous inquiète, comme le fait Christian Rioux.

    Moi ce que j'aimerais ce serait qu'il y ait plus gens qui s'expriment et qui s'impliquent, plus de gens qui disent ce qu'ils souhaitent et ce qu'il veulent.

    J'entends trop de Québécois dire qu'ils aimeraient bien que le Québec soit in dépendant mais qui ajoutent qu'ils doutent que les gens le veulent vraiment. Mais ils ne disent pas ce que, eux, ils veulent. C'est comme si ça dépendait toujours des autres.

    Je m'étonne par exemple qu'il n'y ait pas plus de gens qui y aillent de leurs commentaires dans Le DEVOIR.

    Nous avons plein d'occasions de nous exprimer. Profitons-en.
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  • Geneviève Laplante - Abonnée
    9 septembre 2011 09 h 02
    Le sexe des anges
    Ayant vécu trois ans au Nouveau-Brunswick, je me suis toujours appliquée à exiger des services en français de tous les comptoirs fédéraux. Ainsi, je m'entêtais à demander des timbres en français, à la Poste, prétendant ne pas comprendre un seul mot d'anglais. Le résultat était celui que je voulais : on devait requérir les services d'un Acadien ou d'une Acadienne, des colonisés comme nous, mais fiers comme nous ne le serons jamais, hélas.

    Merci de ce coup de chapeau à Gil Courtemanche.
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  • Denis Paquette - Abonné
    9 septembre 2011 09 h 05
    il y a un politicien qui a dit un jour que nous dépendions de la main de dieu peut etre avait-il raisonu
    Oui M. Rioux, avec la mondialisation, les québécois abandonnent leur nationalisme ou si vous voulez leur appartenance, ou leur vision de clan
    Qu’arrivera-t-il, personne ne le sait
    Est- ce que les gens des pays arabes le savent, Non, ils sont comme nous, ils se cherchent, et cherchent à savoir comment se définir, comment définir autrement leur appartenance.
    Le monde d’aujourd’hui, est un monde, ou ceux qui dirigent sont tellement riches et puissants, que personne n’ose pas leur déplaire, voilà notre sort et ce dont nous souffrons
    La position de M. Legault ne me surprend pas, il essaie seulement de garder sa tête hors de l’eau, mais y arrivera-t-il, y arriverons-nous
    Tôt ou tard il faudra bien que le monde ressemble à l’économie qui nous fait vivre, la question est comment y parvenir
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    9 septembre 2011 10 h 10
    Une bonne tranche de la population québécoise existe en autant qu’elle consomme
    Surprenant et désolant de constater que cette désaffection de soi, de ce que nous sommes comme culture unique en Amérique du Nord, est survenue en moins d’une génération (20 ans environ).

    C’est comme si une frange de Québécois se contentent de leurs situations de consommateurs tout juste bons à se procurer de l’avoir au lieu d’être.

    Mais je reste malgré tout optimiste. La servitude volontaire ne conviendra jamais certains esprits libres. Il faut faire en somme que ces «certains» redeviennent multitudes.

    Il y a des jeunes qui, et contre toute espérance, cherchent à prendre la relève, ne les étouffons pas… cf le texte de Lise Payette du 5 nov. 2010 : aux abonnés seulement :

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/310296/ta
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  • Magali Marc - Inscrit
    9 septembre 2011 10 h 33
    vieille rengaine
    M. Rioux,
    Je vous apprécie comme journaliste et je respecte vos convictions souverainistes mais quand vous me sortez la vieille rengaine de "la- disparition -du- français- de- Montréal- comme- raison- de- faire- l'indépendance- au- plus- vite" vous ne me convainquez pas du tout!
    D'abord, moi j'habite dans le quartier Côte-des-neiges, supposément multiculturel et le dépanneur du coin, tenu par une famille coréenne dans laquelle la première génération baragouine le français tandis que les plus jeunes le parlent couramment et à merveille, offre plus de journaux francophones qu'anglophones. Pour avoir enseigné pendant des années le français langue seconde à Montréal, je peux vous assurer que la majorité des entreprises au Centre-ville de Montréal se conforme à la Loi 101 et paye des cours de français à ses employés pour conserver leur certificat de francisation! L'anglicisation de Montréal est un figment de votre imagination. Une expérience fugace estivale (période de visites touristiques) qui ne veut rien dire du tout.
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  • Magali Marc - Inscrit
    9 septembre 2011 10 h 34
    vieille rengaine II
    Songez à cet incident en 2006 au Collège Dawson au cours duquel les journalistes de Radio Canada étaient sur place avant les autres et interviewaient en français les étudiants pourtant au bord de la panique qui réussissaient néanmoins à décrire leur expérience dans un français très acceptable! Évidemment, vous allez dire que tous les francos sont rendus dans les CEGEP anglophones! Mais la réalité qui vous échappe c'est que les jeunes anglophones s'expriment très bien en français, au point que les jeunes francophones voudraient être aussi bons dans la langue de Shakespeare.
    Si vous cherchez encore à occulter les vrais problèmes du Québec (corruption, vieillissement, chômage, endettement) en agitant l'urgence de la question nationale comme le font depuis cinquante ans les nationaleux de tout poil, j'espère sincèrement que vous ne réussirez pas! Cette rengaine nationaliste ne prend plus. Surtout pas quand elle vient du PQ qui a été au pouvoir de longues années et qui aurait pu en profiter pour faire valoir l'enseignement du français - et de l'histoire - dans les écoles (vous vous souvenez de l'approche par compétences de Mme Marois?)
    À bon entendeur salut!
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 septembre 2011 11 h 26
    Magali Marc,
    je n'aurais pas aimé que vous m'appreniez le français.
    Car vous ne le lisez pas très bien.
    Nulle part dans ce texte de M.Rioux il n'est question de "la- disparition -du- français- de- Montréal- comme- raison- de- faire- l'indépendance- au- plus- vite" , vous l'avez projeté de vos certitudes, sans être réceptif au texte.
    Vous m'inquiétez.
    Vous vous exprimez avec force mais cela ne démontre pas que vous avez bien compris ce qu'on vous dit.
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  • Raven - Inscrit
    9 septembre 2011 11 h 35
    @Rock Beaudet
    Les québécois sont aussi et avant tout pro-égalité homme-femme, pro-Paix, pro-guay, pro-français et même pour plusieurs pro-laïc; ce que n'est pas du tout le ROC

    - Vous êtes complètement à côté de la plaque M. Beaudet. Ce baser sur des sondages non représentatif ne suffit pas pour affirmer ce genre d'affirmation. La population du Québec n'a jamais été consultée directement par voie de référendum sur ces délicates questions. Je crois que vous seriez très surpris du résulta.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    9 septembre 2011 11 h 45
    États généraux de la NATION QUÉBÉCOISE
    L'ENSEMBLE DES QUÉBÉCOIS devraient être invités à des États généraux de la NATION QUÉBÉCOISE, sous un parapluie multi-partiste. Il faut ouvrir le dialogue à TOUS les Québécois qui se questionnent sur l’avenir du Québec, souverainistes, indépendantistes, nationalistes, fédéralistes, de droite, de gauche, de centre, etc. Il faut que ce soit un exercice citoyen pour tous les citoyens.
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    9 septembre 2011 11 h 57
    Mais pourquoi encourager le dépanneur non-francophone ?!
    Mais M. Rioux, alors que vous argumentez sur Montréal qui s'anglicise, vous encouragez cette anglicisation en allant à ce même dépanneur TOUT L'ÉTÉ. Un Acadien aurait tout simplement refusé d'aller à cet endroit et trouvé un autre dépanneur qui le servait mieux en français. C'est que je fais moi-même.

    Autre chose : je vis à Verdun, et même si il y a une forte communauté irlandaise anglophone, j'ai très rarement eu de problèmes à parler français avec eux. Ce sont avec les immigrants que j'ai eu le plus de problèmes. Pourquoi? Raisons gouvernementales, j'imagine, mais aussi parce que les Québécois n'arrêtent pas de leur parler anglais pour qu'ils soient plus confortables, et ce, même si les immigrants en question parlent français !

    Quand les Québécois arrêteront de considérer leur langue comme une nuisance et une honte, qu'il faut se battre à garder juste pour ne pas s'enfoncer encore dans l'humiliation, les immigrants vont vouloir parler français. J'ai vécu en Acadie à côté des anglophones. Je suis allé à plusieurs reprises aux États-Unis. Cela m'a convaincu que parler français me donne la chance d'avoir une vie plus belle et plus juste. C'est pour cela que contrairement à ce que M. Rioux dit de l'Acadie, les Acadiens risquent de parler français plus longtemps que les Montréalais. Car contrairement aux Montréalais, les Acadiens ont un orgueil !
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    9 septembre 2011 12 h 26
    Le nationalisme étroit nous mène où?
    "le nationalisme semble devenu une notion étrangère à nombre de souverainistes. Le Québec regorge en effet de souverainistes qui rêvent avant tout d'un Québec vert, sans pauvreté, démocratique ou féministe. Cette «autre politique», comme on dit, n'a malheureusement pas besoin de l'indépendance du Québec pour progresser."

    Cette citation démontre à quel point nos "nationalistes" ont rétrécit le débat. Si j'ai adhéré au projet souverainiste c'est parce qu'il était porteur d'un projet de société progressiste. À l'époque dire que nous étions des nègres blancs avait un sens social et démocratique que le nationalisme étroit n'a pas. Aujourd'hui un discours comme celui de M. Rioux me fait me demander ce que je fais dans cette galère où on veut nous vendre un projet d'avenir par la culpabilisation. Le nationalisme étroit sinon obtu contenu dans ce texte est un véritable repoussoir. M. Rioux allez rejoindre les vieux curés, Duplessis et autre nationaleux qui vous ont précédé.
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  • Magali Marc - Inscrit
    9 septembre 2011 12 h 42
    Réponse à Mme Marcotte
    Chère Mme Marcotte,
    Vous devez être bien jeune pour ne pas savoir lire entre les lignes!
    Vous lisez:
    "C'est plutôt l'avenir même du nationalisme québécois qui est en jeu"
    Ce qui est en jeu dans la crise actuelle, ce n'est pas tant l'avenir du mouvement indépendantiste que celui du nationalisme ... Il s'agirait pourtant que les 40 % de souverainistes des sondages se remettent à pratiquer pour que l'idée redevienne actuelle".
    Et vous ne voyez pas que M. Rioux fait le lien entre la question linguistique (le français fout le camp) et la question nationale-indépendantiste (les souverainistes ont baissé les bras)?
    Ce ne sont pas des cours de français que je vous donnerais mais des cours de lecture!
    Vous aussi vous m'inquiétez! Vous ne vous souvenez pas des discours du genre: il faut faire l'indépendance pour sauver le français et empêcher la louisiannisation du Québec! Alors vous avez la mémoire courte ou vous n'étiez pas née en 1981! M. Rioux a au moins raison sur un point: les cours d'histoire du Québec font gravement défaut!
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  • Philippe Girard - Abonné
    9 septembre 2011 13 h 23
    Et Charest de nous chanter...
    L'économie, l'économie, l'économie....
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  • Bernard Gervais - Abonné
    9 septembre 2011 13 h 27
    Un éternel combat
    Félicitations M. Rioux. Encore une excellente chronique.

    Personnellement, je demeure convaincu que la plupart des Québécois tiennent à préserver le français. Après tout, c'est ce qui fait notre identité. Sans cela, nous serions au plan culturel semblables aux Américains, comme l'est déjà beaucoup le reste du Canada, malgré le drapeau unifolié et les portraits de la reine.

    Cependant, compte tenu de la puissance de la culture américaine sur notre continent et de la mondialisation, cette préservation du français au Québec - et surtout à Montréal - demande des efforts constants et de tous. La loi 101 ne suffit pas. Les citoyens doivent aussi s'impliquer, être aux aguets.

    Cependant, combien de francophones sont prêts à le faire ? Beaucoup continuent de parler un français assez piètre et ont encore ce réflexe colonisé de s'adresser en anglais à des immigrants, mêmes à ceux qui parlent déjà notre langue ou tentent de l'apprendre. De plus, beaucoup - sans doute les mêmes - préfèrent rester passifs et laisser les autres aller au combat !

    Il faut dire que le gouvernement, que nous avons à Québec depuis 2003, n'est guère mieux, lui qui n'a pas fait grand chose jusqu'ici pour favoriser le français afin, comme on s'en doute bien, de ne pas trop heurter sa seule clientèle électorale vraiment fidèle !
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  • benoitethier - Inscrit
    9 septembre 2011 13 h 34
    Tout à fait juste M. Rioux !
    J'ai vécu la même expérience lors de mon retour à Montréal après un exil de 20 ans à Ottawa. Durant cet exil, je revenais 2 à 3 fois par mois à Montréal et je constatais bien la percée de l'anglais sur le plateau notamment, mais comme je ne vivais pas ici, je ne le réalisais pas vraiment.
    À mon retour définitif en 2001, il y a 10 ans, j'ai fréquemment reconnu des situations que je vivais à Ottawa avec la langue anglaise. Or comme j'y étais habitué, il m'a fallu un peu de temps pour le réaliser vraiment. J'ai donc arrêté de fréquenter l'ouest de St-Laurent comme quand j'étais plus jeune : il n'était quand même pas question que je doive vivre comme à Ottawa dans ma propre ville !
    Les années ont passé et maintenant, on doit faire la constatation qu'il faudra bientôt se rendre à PAT, j'exagère à peine, pour se retrouver dans un quartier francophone. La mythique séparation de la rue St-Laurent se déplace toujours plus à l'est. HOMA devient de plus en plus branché et avec ce phénomène y débute l'invasion de l'anglais comme ce fut le cas sur le plateau, il y a une dizaine d'années. Le plateau aujourd'hui semble majoritairement peuplé de Français émigrés ici et d'Anglophones. En tout cas, ce sont les deux dialectes qu'on y entend le plus quand on s'y promène !
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 septembre 2011 13 h 38
    M.Patenaude
    Quel est d'après vous le définition que C.Rioux donne dans ce texte du mot nationalisme; il me semble à moi qu'il n'est pas défini précisément.
    À part que de dire qu'il est étroit, qu'en dites-vous exactement?
    Peut-être que le mot patriotisme conviendrait mieux?
    Le patriotisme à la manière des Français ou des Américains envers leurs pays, ou un autre mot qui décrit l'amour et l'attachement à son coin du monde, est-ce étroit, selon vous?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    9 septembre 2011 14 h 00
    Moi aussi, j'habite Côte-des-Neiges
    Et dans plusieurs petits commerces, on ne peut pas me servir en français. Dans le resto Cora près de chez moi, on me donne régulièrement des menus en anglais. Les employés parlent entre eux en anglais chez Metro, même les francophones. Et j'ai déjà été confronté à un adolescent, livreur de la Gazette (qui était au départ un journal en français, souvenons-nous-en), qui voulait que je m'abonne à son journal mais ne parlait pas un mot de français.
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  • Robert Charette - Inscrit
    9 septembre 2011 14 h 04
    Nationalisme et liberté
    Le véritable crise politique au Québec, à mon avis, vient du fait que le PQ a lui-même cessé de s'identifier à l'autre nationalisme dont parle Christian Rioux et, incapable d'assumer la nécessité de préparer l'indépendance préconisée, et d'abord et avant tout d'en parler avec franchise, prétend dorénavant à une ''gouvernance souverainiste''. Or celle-ci apparaît plutôt aux yeux des indépendantistes, vu les mandats passés du PQ au pouvoir, comme un retour au mythique nationalisme fédéraliste dont le programme a déjà échoué et ne peut que perpétuer la stagnation actuelle.
    @ Pierre-R. Desrosiers
    « La réalité réelle (...) Le nationalisme québécois est une bataille contre l'histoire. Elle peut se gagner. (...) Voyez nos artistes: autrefois pressés d'être «reconnus» outre-atlantique, les voilà, réalistes, tournés vers les USA. »
    … Et c'est bien ce « réalisme » du pragmatisme économique états-unien et ses raisons aveugles qui gangrènent notre monde devenu de plus en plus matérialiste ! Qu'est-ce que la liberté humaine dans la bataille du nationalisme québécois dont vous parlez, sinon le refus du fatalisme que nous prêche l'idéologie de la mondialisation capitaliste présente et sa négation des identités différentes des États nationaux dans leur souveraineté politique ?
    « Quant à l'élection d'une députée unilingue anglaise, il marque moins la résignation linguistique que l'humour d'un peuple qui a jaugé, depuis belle lurette, le poids d'un député dans notre système politique. »
    … mais qui ne sait plus que rire stupidement face à la réalité qui le diminue, au lieu d'essayer de la changer.
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  • taro - Abonné
    9 septembre 2011 14 h 09
    Se faire hara kiri en anglais
    J'ai relu votre texte deux fois, il correspond à ce que j'ai constaté depuis des lunes chez plusieurs Québécois. En effet certains électeurs, sont tellement anti-péquiste, qu'ils préfèrent mourir étouffer plutôt que d'admettre notre lente agonie en tant que peuple.

    Nous sommes archi indivudialistes, la notion de bien commun a été évacuée partout à travers la planète. Pour les peuples minoritaires comme le nôtre c'est une catastrophe, car on ne pourra survivre en Amérique du Nord à moins de prendre conscience de notre fragilité et en ayant le courage de poser les gestes politiques qu'il faut pour ne pas mourrir en tant que peuple.
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  • Geoffroi - Abonné
    9 septembre 2011 15 h 02
    Un leader avec une stratégie nationale ou des années de parlottes provinciales
    Message amical aux purs et durs de la "saison des idées":

    « Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.»

    Xavier Emmanuelli
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Emmanuelli

    « Le sacrifice que l'on fait de soi-même en idée est une disposition préconçue à s'immoler en réalité »

    Diderot
    Éloge à Richardson
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  • Michel Simard - Abonné
    9 septembre 2011 15 h 29
    Les Québécois veulent disparaître
    Ne cherchons pas midi à quatorze heures : les Québécois ont choisi qu'ils ne voulaient plus être un peuple parlant français. Par leur négation d'eux-mêmes en 1980, en 1995 et en élisant 3 fois le Parti anglais du Québec et son chef, résident de Westmount-not-speaking-frogs'-idiom, ont manifesté leur lâcheté et ont définitivement capitulé devant l'anglicisation, parce qu'ils ont peur d'avancer, tout simplement.

    Il n'y a qu'à lire les propos haineux des tenants du Canada ici pour déceler comment les Québécois se détestent parce qu'ils parlent français. Alors, en pleutres, ils veulent devenir de bons Canadians parlant anglais, la vraie langue des vraies affaires. Mais ne parlez pas de cela, Elvis Gratton est loin d'être une caricature.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    9 septembre 2011 15 h 36
    M. Rioux, vous m'avez convaincue...
    et je suis difficile à convaincre... En fait, ce dont vous parlez je le qualifierais pour ma part d'auto-assimilation, phénomène dont on parle très peu et qui, pernicieux, existe pourtant

    À votre liste impressionnante j'ajouterais une boutique de photographie professionnelle tenue par un "de souche", dont les deux employés sont des immigrants anglophones: une des deux faisait un effort pour dire quelques mots de français. J'ai été servi par le patron lui-même car je désirais une photographie de passeport, et bien que je me sois adressé à lui en français, bien sûr, tout à coup il s'est mis à me donner les consignes en anglais! Tout ça rue st-Denis... Et j'ai vu de mes yeux une jeune caissière, elle aussi "de souche", qui dans un super marché s'adressait en anglais à une cliente noire, n'ayant pas imaginé qu'elle pouvait être francophone, et même de souche, car LES SOUCHES SONT MULTIPLES. Et que dire de ceux qui, preuves à l'appui, n'écoutent plus que des médias anglo?

    Mépris ou besoin d'être "aimés"?

    Je voyais les états généraux de l'indépendance se dérouler entre nous pour analyser l'état de la société québécoise, comprendre pourquoi notre option stagne. À l'automne j'en ai fait la promotion, bien avant la vague orange, sur les forums du Devoir, mais sans le moindre écho. Si je m'oppose toujours à une idée des états généraux de l'indépendance ouvers à tous, c'est à cause du thème lui-même, qui à mon avis serait source de cacophonie ou de d'infiltration, mais aujourd'hui je me dis pourquoi pas des états généraux DE LA NATION QUÉBÉCOISE? Reste à savoir par qui et comment ils seront organisés. Par les gens du NMQ, dont le porte-parole, M. Desjardins, semble voir le français, sujet très sensible et complexe, comme une pustule de l'histoire sur le dossier.

    D'ici là, M. Rioux, on a besoin de journalistes comme vous, car à moyen ou long terme le Québec sera français ou ne sera pas.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 septembre 2011 16 h 01
    Faut retourner au début, au temps des Canadiens-français du Québec
    Nous sommes partis de Canadiens-français nationalistes à Québécois, ce qui inclus nos Anglophones québécois, reconnus par Ottawa comme nation qui devient automatiquement, multiculturelle et bilingue.

    Qu'est-ce que nous avons à faire avec nos ex-colonisateurs de Westmount, pour former une nation québécoise avec eux ? Ce que nous voulons protéger, c’est notre langue française et notre culture francophone, pas une nation québécoise bilingue.

    Les Québécois, sauf 12 %, ne veulent pas sortir du Canada, même ceux qui se disent souverainistes. Faut donc que nos partis souverainistes changent, s'ils ne veulent pas disparaître, leurs options constitutionnelles de simple souveraineté "séparation du Canada" à nationalisme français de Canadiens-français, dans le Canada parce que la simple séparation est une chimère avec 88 % de Québécois qui ne veulent pas sortir le Canada du Québec...logique. Inutile d’attendre de graves injustice d’Ottawa pour espérer pomper le québécois francophone fédéraliste, afin qu’il devienne séparatiste.

    À la place de perdre notre temps à chercher des moyens impossibles pour sortir le Canada du Québec, concentrons-nous à améliorer la place « la présence » du français partout au Québec, spécialement à Montréal et sa banlieue pour devenir des Canadiens-français bilingues mais qui font respecter leur langue et leur culture en cherchant à en améliorer la présence dans le ROC et l« Nouvelle-Angleterre avec la présence de nos artistes et autrement.

    C'est comme dans nos sets carrés: Changez de côté, vous vous êtes trompés.
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  • Alex Trutnev - Abonné
    9 septembre 2011 16 h 08
    juste
    L'article reflète mon expérience personnelle - j'habite Montréal depuis 6 ans. Et surtout l'expérience de ma femme, native de Montréal, qui fouille le sol de la ville depuis sa tendre naissance. Pour la langue, la ville change beaucoup dans le sens qu'il y a de plus en plus d'anglais à tous les niveaux. Les récents rapports optimistes sur l'état du français en progression à Montréal nous ont étonnés. J'apprécie l'article, il y a bcp de sens dedans.
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  • Alex Trutnev - Abonné
    9 septembre 2011 16 h 17
    un autre dans la liste...
    Un restaurant coréen sympathique à midi, avec une propriétaire/serveuse/tout-en-un qui s'exprime en français approximatif, mais fait son effort. Ensuite, deux clients québecois, un monsieur, une madame, de souche probablement, souche francophone j'imagine, à entendre leur accent, entrent en parlant fort et avec conviction en français. Et tout naturellement du monde, la madame-cliente salue la fille-restaurateur en anglais, lui parle anglais, fait sa commande en anglais, en réussissant à parler à son compagnon en français.

    et voilà.
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  • Paul Verreault - Inscrit
    9 septembre 2011 16 h 23
    Enre deux joints tu pourrais faire "q'chose"!
    Et si les Québécois arrêtaient, un moment seulement, de chialer et décidaient de prendre leurs pleines responsabilités, en peuple adulte?
    ...T'as un gouvernement
    Qui t'voles à tour de bras (Les Québécois envoient près de
    60 milliards$/an au Gouvernement
    des Canadians)
    Blâme pas l'Gouvernement
    Mais débarasse-toi-s'en
    Couche-toi pas comme un chien
    Et sens-toi pas coupable....
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  • Crahenlas - Inscrit
    9 septembre 2011 16 h 37
    Enfin quelqu'un qui ose parler de ce sujet tabou!
    Je félicite M. Rioux d'avoir parlé d'un sujet devenu tabou à Montréal. J'habite dans un quartier en grande partie anglophone (le Mile-End) mais ça ne m'empêche pas de constater l'anglicisation de la région de Montréal, et ce un peu partout. Les exemples abondent, de l'est du Plateau à Chomedey, en passant par le Vieux-Montréal, où le grand nombre de touristes semble pousser bien des commerçants, incluant un café/resto bien en vue (O
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  • Michel Simard - Abonné
    9 septembre 2011 16 h 57
    La confusion des patentistes
    Gilles Bousquet mélange encore les genres, lui qui propose la capitulation de la nation québécoise et son incorporation dans le Dominion anglais du Canada. Ne pas se rendre compte que dans 10 ans, le Québec n'enverra plus que 15% ou 10% des députés à Ottawa, que les taux d'assimilation des Québécois hors Québec oscille entre 50% et 95%, que le français est voué à disparaître dans le cadre du Dominion du Canada, que les Québécois sont Québécois comme les Italiens sont Italiens, que les Québécois forment une nation peu importe ce qui arrive au Dominion du Canada et que le terme Canadien-français veut dire ancien Nouveau-Français-voué-à-la-disparition, c'est vivre de chimères, de rêves et de mensonges. C'est ce que tous les partis canadianistes (QLP, PLC, PCC, NDP, CAQ, ADQ) proposent : la marginalisation puis la disparition du français et de la nation québécoise.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    9 septembre 2011 17 h 43
    Au Québec, c'est en français que ça se passe!
    Un slogan qu'on devrait répéter à tous les jours:

    Au Québec, c'est en français que ça se passe!
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    9 septembre 2011 17 h 45
    CANCER CULTUREL 1
    Je voulais ajouter autre chose concernant l'anglicisation de Montréal. En tout cas, c'est vrai sur le Plateau. Chaque fois que ça parle anglais que ce soit dans la rue ou dans un commerce, chaque fois quand on se retourne pour voir, 9 fois sur 10, ce sont des jeunes autour de 25 ans. Vous pouvez ajouter aussi qu'ils ont tous un tatouage de "McGill" ou de "Concordia" sur le front. La frontière linguistique jadis que fut la rue de Bleury et qui permettait d'affirmer qu'à l'Ouest de cette rue c'est anglais et qu'à l'Est c'est français a fondu graduellement, notamment depuis 2003 pour disparaître comme telle, si bien que le déversement de l'anglais s'est répandu partout, et continu même aujourd'hui. Un peu comme le déluge du Saguenay avec la petite maison blanche comme résistance, voilà comment on doit voir la chose concernant cette vieille frontière linguistique qui n'existe à peu près plus, aujourd'hui. Cela dit, ce qu'il faut surtout comprendre ici, c'est que le Plateau, un peu comme le mile end avant lui (quartier adjacent), est devenu un quartier en pleine mutation qui tend vers un quartier dortoir d'étudiants anglophones. Pourtant l'UQAM domine le Plateau et non McGill et Concordia. Alors pourquoi n'entendons-nous pas le français en nette dominance ? Voici ma théorie là-dessus, moi qui observe le phénomène depuis la fin des années '90. Vers 1999 il était encore très rare d'entendre parler anglais sur le Plateau et la tendance lourde vers cette langue fut graduelle, à petites doses. On se retournait tout étonné quand ça parlait soudainement anglais. Le changement très sournois, comme un cancer, à fait son oeuvre. Pour moi le point de non retour est l'année 2003, et ça n'a rien avoir avec l'arrivée du PLQ au pouvoir. Le cancer culturel était déjà généralisé.
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    9 septembre 2011 17 h 47
    CANCER CULTUREL 2
    La différence avant et après 2003 est majeure. Avant 2003 les anglophones sur l'av. du Mont-Royal se faisaient très discrets quand ils parlaient entre-eux. À cette époque le français dominait l'environnement sonore ambiant de la rue. En revanche, dès 2003 les choses ont changés allant vers une affirmation anglophone soudaine. Ainsi, dans les rues du Plateau l'anglais se voulait aussi fort que le français. Les anglophones sur le Plateau ne parlaient plus leur langue entre les deux jambes mais le portaient bien haut, soit à la hauteur du français. Toujours très graduel, l'anglais aujourd'hui sur le plateau est devenu chose courante, comme les arbres qui sont là depuis plus de 100 ans. Au parc La Fontaine, autour de la statue Félix Leclerc, des anglophones jouent au frisbee entre eux ou à la balle avec leur chiens. Au restaurant "La Banquise" royaume de la poutine, plus québécois que ça tu meurs, le mot "poutine" n'est plus prononcé de la même manière comme il fut toujours prononcé. L'été il y a moins d'anglophones sur le Plateau. C'est normal, ils sont tous en train de travail dans leur patelin respectif, près de leur famille pour se ressourcer du point de vue finance et famille. Mais la bardée revient dès la mi août. Le Plateau actuellement hésite entre le bourgeois francophone vieillissant qui se croit arrivé parce qu'il habite le quartier, comme si le seul fait d'habiter le Plateau confirmait un statut d'artiste, d'intello universitaire ou de branchouille à la mode et le dortoir étudiant anglo/franco qui assument pleinement le nightlife Montréalais. Le plateau de Michel Tremblay est mort autour de 1995 avant de céder sa place à la mutation actuelle. L'article du palmarès des quartier les plus branchés en Amérique du Nord paru dans un grand quotidien américain en 1994 fut le glas des chroniques du Plateau Mont-Royal. De la sueur des petites gens qu'il était, il est devenu l'orgueil du bourgeois pour qui parler anglais ou enten
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  • tohi1938 - Inscrit
    9 septembre 2011 17 h 56
    Il manque dans tout ça un élément fondamental.
    Et cet élément, c'est le joual de la majorité des "francophones" bien incompréhensible aux malheureux immigrants à on tente d'enseigner un français "académique", certes familier aux anciens de Stan et aux anciennes de Marie de France, mais mal perçu par le Montréalais moyen.
    Alors comme en Asie, lorsque l'immigrant apprend quelques mots de "pidgin" pour se débrouiller la raison est bien simple : sa survie en dépend, et dans les petits métiers, on n'est pas très difficile pourvu que le client soit servi.
    Penser que l'immigrant non anglophone d'origine ou de culture qui baragouine l'anglais le maîtrise parfaitement, ne résiste pas à l'analyse même superficielle.
    Relire "Les insolences du Frère Untel" ferait beaucoup de bien à tous.
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  •  
  • kris poulin - Inscrit
    9 septembre 2011 18 h 47
    la force d'un vrai peuple!
    sa me fait vraimment rire toute ses histoire d'enfant. realisez-vous réelement ce qui vous définis comme peuple?

    les montrealais francais et anglais de nos jour, vie les meme rue, les meme marchez et les memes emploi... se qui nous separe, ce n'est qu'une simple langue qui nous permet de s'Exprimer.

    vos souvenir, vos combat, vos vie, ne seront pas oublier si vous parler une autre langue. par contre, lattachement que vous avez a la langue francaise, et le mépris que vous avez pour la langue anglaise fait en sorte que vous genéré tant de haine a la place de vous faire comprendre. vous vous combattez pour un monde séparer. le realiser vous? vous cherchez a empecher les jeunes d'apprendre langlais car vous avez peur de perdre VOTRE langue? nous allons tous mourrire un jours, laissez nous donc nous exprimer de la facons qu'on veux dans notre vie.

    le future d'une culture ne sera jamais définie par le moyen de communication... il sera seulement définit par le message qu'il y est transmit. et dans celui si... c'est encore un message de haine....

    (annec dotte: je suis un anglais qui a été forcer a allez a l'école francaise.... mais je deteste pas les francais pour autant, meme si il on participer a la décision de mon future. meme si ils m'ont forcer a faire quelque chose que je ne désirait pas. car aujourdhui je suis capable de vous dire dans votre langue, que ses VOUS qui tentez dassimiler les autres, et non les anglais qui tente le contraire!)
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  •  
  • lylol - Inscrit
    9 septembre 2011 18 h 50
    Un article qui exclut les immigrants ?
    Votre article est très intéressant. Il montre votre attachement à votre langue française, à vos valeurs de québécois français, ce qui vous honore.
    Mais votre article exclut justement ces mêmes immigrants qui pourtant constituent votre pays. En parlant de ce pan d'Histoire sous forme de noms et autres références sibyllines pour qui, justement, n'est pas né ici, vous empêchez les immigrants de comprendre votre histoire, et d'y adhérer.
    Or, pour adhérer à quelque chose, il faut le comprendre.
    Raconter votre Histoire, mais de grâce, pensez qu'il y ad es noms, des événements qui ne peuvent se contenter d'une simple allusion ! Si la politique et avoir à cœur la francophonie imposent d'avoir lu l'histoire de grands noms de votre histoire... désolée, mais je raccroche.
    Racontez-moi une Histoire que je peux comprendre, intégrez-moi dans votre Histoire. Au lieu de vous plaindre que les immigrants ne vous comprennent pas et enfoncent votre pays. C'est aussi une marque d'irrespect envers les gens qui vous ont choisi ! Je vous rappelle que ceux qui s'installent ici auraient aussi pu choisir d'aller ailleurs. A moins que ce soit ce que vous souhaitez...
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  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    9 septembre 2011 20 h 48
    Comme une bouée de sauvetage...
    Christian Rioux, comme ses amis indépendantistes, souverainistes ou assoiciationistes s'accroche à un quelconque sondage qui a illuminé, un jour, les partisans du PQ en révélant une image instantannée, mais fugace, voulant que 40% des Québécois aient été en faveur d'une sorte d'arrangement avec le gouvernement canadien qui ressemblerait à une assoication politico-économique, mais avec un aspect constitutioinnel qui permettrait aux leaders souverainistes de soutenir que le Québec jouit d'une plus grannde marge d'autonomie que les autres provinces.

    En attendant, les gouvernements qui se sont succédés à Québec, ont toujours adopté des mesures assez populaires mais pas trop contraignantes pour favoriser l'utilisation du français dans les services publics et privés. Mais ni le PQ ni les Libéraux n'ont encore osé allez aussi loin que d'imposer toutes les mesures contraignantes que la situation exigerait.

    Comme Christian Rioux, ils espèrent que les fameux 40%, s'ils existent encore, se manifestent un jour...et exigent une plus grande utilisation du français.
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  •  
  • Jacques Patenaude - Abonné
    9 septembre 2011 21 h 51
    À France Marcotte
    justement la citation que j'ai fait du texte de M.Rioux contient à mon avis une définition du nationalisme. Elle exclue les questions sociales, environnementales et économique, car semble-t-il à ces yeux on a pas besoin de faire l'indépendance pour cela. C'est ce avec quoi je suis en déaccord. Si l'idépendance a un sens c'est qu'elle doit aussi assurer à la population un mieux être sur toutes ces questions, ce que je ne retrouve pas dans son texte et que je retrouvais autrefois dans le projet indépendantiste.
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    10 septembre 2011 02 h 23
    @ VITRILLOLA
    C'était quand quel quotidien, ce classement ? Est-ce que vous avez une date ? Et est-ce qu'on peut trouver ça en ligne ?
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  • Stephanie L. - Inscrite
    10 septembre 2011 08 h 22
    Les grives et les merles
    Certains mythes et préjugés nuisent au combat pour la survie du français au Québec.

    Pour commencer, ce combat est considéré par plusieurs comme celui des francophones qui ne comprennent pas l'anglais. Il est pratiquement devenu honteux de ne parler qu'une seule langue lorsqu'on fait partie de la majorité. La solution avancée pour que tous puissent se comprendre au passerait donc par l'enseignement intensif de l'anglais.

    La langue ici est réduite à sa fonction utilitaire d'outil de communication et encourage les jeunes francophones bilingues à ne pas voir de problème dans la régression du français à Montréal puisqu'ils sont capables de communiquer en anglais. Dans cette optique, une personne bilingue qui demande des service en français fait un caprice. Comme si une langue était une grive qu'on mange faute de merle.

    Deuxièmement, toute fierté identitaire chez les québécois francophones et de façon plus large chez les occidentaux en général, est considérée comme de l'arrogance, de la fermeture sur l'autre, voire même de la xénophobie. Lorsque dans les années 80 les francophones, en particulier les souverainistes, se faisaient traiter ne nazis par des anglophones qui prétendaient que leurs droits n'étaient pas respectés au Québec, cela provoquait encore l'indignation.

    De nos jours, après des années de dérive "politiquement correcte" à se faire dire que nous sommes fermés au reste du monde et que nous devons être ceux qui s'adaptent, qui font des compromis, bref qui doivent donner aux autres l'envie de nous aimer et de nous respecter, nous avons finit par développer une sorte de culpabilité collective envers notre identité. Un peuple qui supplie qu'on l'aime n'a aucune chance d'être respecté.

    Enfin, la pire nuisance pour la langue française est le fatalisme manifesté par de plus en plus de francophones qui voient la disparition de la langue française comme un fait inéluctable et qui ne feront pour cette rai
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  • Annie Marcheterre - Abonné
    10 septembre 2011 09 h 43
    Analyse percutante et juste
    Merci M. Rioux pour votre texte qui décrit avec franchise et justesse l'état actuel du climat social et politique québécois. Nous avons besoin de journalistes comme vous qui ont le courage de dire les choses telles qu'elles le sont. Car là est le premier pas vers la solution, admetttre qu'il y a péril en la demeure...
    Si rien n'est fait, c'est notre disparition pure et simple qui sera constatée avant longtemps. On en relatera probablement les étapes en anglais...
    Là est l'une des conséquences majeures de l'effondrement de l'enseignement de notre histoire nationale: un peuple sans repères, qui, ne sachant pas d'où il vient, ne sait pas où il s'en va. Un peuple qui ne connaît pas la fierté ni l'importance de s'exprimer dans sa propre langue; un peuple qui élit une représentante avec qui il ne peut même pas discuter; un peuple ignorant des combats qui auront été menés en son nom par les générations précédentes.
    De plus, dans l'édition du Devoir d'aujourd'hui, l'OQLF parle de la diminution du nombre de locuteurs francophones à la maison, dans la métropole, qui passerait sous le seuil des 50 % d'ici 2031. Quelle tristesse!
    Cette érosion fait également des ravages en région, qu'on veuille l'admettre ou non. Je vis en Outaouais depuis de nombreuses années et j'assiste avec amertume à l'anglicisation du Vieux-Hull. Les coupables? Les francophones eux-mêmes. Mes propres voisins, deux francophones, discutent de balcon à balcon en anglais!!!!! Quelle honte!!!
    Les combats menés par les gens de la génération de mon père auront-ils été en vain??

    Annie Marcheterre
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  • Jean-Yves Bégin - Abonné
    10 septembre 2011 11 h 08
    POUR L'HISTOIRE...

    N'oublions pas que le ridicule peut même tuer, malgré tout. Je n'en reviens tout simplement pas de ce que le PQ qui dit-on allait si bien dans les sondages aura éclaté à propos d'un vote sur un projet d'amphi théâtre à Québec, dont d'ailleurs la maquette ressemble à un panier de carosse à bébé. Il n'y manque que la capine à bébé, amen. Heureusement qu'on n'enseigne plus l'Histoire. N'est-ce pas André Major qui disait que le Québec était devenu une vaste garderie?
    Je suis sans mot.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    10 septembre 2011 12 h 50
    À lylol:
    Je suis entièrement d'accord avec vous. Le manifeste du NMQ n'était signé que par des" de souche" et encore là nulle mention de l'intégration des immigrants qui, en passant, ne se fait pas par l'aide sociale ou le travail au noir.

    Le seul parti qui, dans le débat actuel, a fait mention des immigrants et d'une politique d'intégration (qui passe pricipalement par le travail), est Québec Solidaire qui a le même projet, en principe. Le problème est que les indépendantistes veulent faire l'indépendance sans regarder pourquoi ça ne se fait pas... sauf pour accuser LES AUTRES. Ainsi, M. Rioux omet de mentionner les Québécois dit de souche qui fréquentent aussi les CÉGEP anglophones. D'ailleurs, l'Office de la langue française ressort encore cet épouvantail de l'anglicisation mur à mur de Montréal, oubliant de mettre au premier plan qu'il y a tout de même un progrès puisque 9 immigrant sur 10 parlent aujourd'hui français, selon ses statistiques. On confond langue parlée à la maison et non francophone.

    Donc, les immigrants de Tunisie, du Maroc, d'Algérie ne sont pas franconphones? Si c'est comme ça, abolissons la francophonie dans le monde, car il n'y a que la France, le Québec et à la limite la Belgique, qui sont francophones. Oups! Le Québec n'est pas un pays, et comme c'est parti là avec toute ces divisions et ses frayeurs qui divisent elles aussi, le deviendra-t-il un jour? J'ai connu le Montréal des années cinquante et c'était pratiquement un ville anglophone; je vis à Montréal et dans les lieux publics il arrive souvent qu'on entendent des immigrants de diverses origines parler entre eux en français: c'est ça une langue commune. Mais combien de francophones parlent en anglais dès qu'il y a un anglophone? C'est ça l'auto assimilation...

    À propos, comme je parle italien, il m'arrive des fois de rêver dans cette langue... Dois-je m'en confesser?
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    10 septembre 2011 13 h 10
    À Sylvain Auclair...
    Moi, j'habite le Village, et sur la Ste-Catherine pas plus tard que vendredi dernier, je suis allé y manger en dehors de l'heure de pointe, et on m'a donner un menu en anglais. J'ai été abasourdie et j'en ai demandé un en français. Plus tard, j'ai vu un homme faire la même chose. Je suppose que la direction a eu la brillante idée de faire imprimer autant de menus anglais que français... Mais ce que M. Léger fils semble oublier, c'est qu'une bonne partie des touristes qui viennent à Montréal le font pour la langue, pour son cachet particulier. Si ce n'est pas de l'aplat-ventrisme, c'est quoi?
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  • Magali Marc - Inscrit
    10 septembre 2011 17 h 43
    le complexe du martyre
    Christian Rioux touche le bobo et tout le monde se gratte!
    Arrêtez de paranoïer à propos des francophones mal avisés qui parlent anglais pour faire "smart" (surtout les jeunes). Si vous êtes tellement à l'affût de la soi-disant anglicisation de Montréal c'est parce que vous cherchez à vous faire peur, à nourrir cette paranoïa linguistique qui vous évite de regarder les choses en face: les Québécois ne veulent pas faire l'effort de bien parler le français!
    Née au Québec, fille d'immigrants français, combien de fois ai-je corrigé ceux qui disaient:"C'est cancellé" ou bien "est-ce qu'on vous a répond?", tout ça pour me faire traiter de maudite française chiante.
    Vous voulez vous complaire à jouer les martyres, les vicitmes des méchants anglos qui envahissent Montréal, alors que moi je ne vois dans l'autobus (#165) que quelques rares dames anglaises très âgées auxquelles les chauffeurs - tous francophones- essaient tant bien que mal d'expliquer l'itinéraire dans un anglais approximatif.
    Depuis dix ans que je vis dans ce quartier, je vis EN FRANÇAIS et je ne parle jamais anglais à personne (même si je suis parfaite bilingue).
    Pas par hargne nationaliste, mais parce que ce n'est pas nécessaire. Pour défendre la langue française, une attitude aimable, souriante et ferme vous mènera beaucoup plus loin que cette frilosité qui repousse certains immigrants hispanophones et italophones qui ont plus d'affinités linguistiques avec le français mais finissent par adopter l'anglais parce qu'ils se sentent repoussés.
    Les sempiternelles tergiversations sur la question nationale et cette guérilla linguistique a un effet repoussoir sur les Immigrants qui ne sentent pas acceptés!
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  • Dominic Claveau - Inscrit
    11 septembre 2011 11 h 44
    Branchez vous!
    Les francophones à Montréal? Simple question de démographie: les francophones dits "de souche" font moins d'enfant et les jeunes couples francos fuient l'ile pour le gazon et les piscines de banlieue... Et pour ce qui est des partis "nationalistes" ce n'est que bon débarras: c'est un parti indépendantiste, "séparatiste" qu'il faut. Il y a un choix à faire et il faudra bien un jour que des politiciens de bonne volonté mettent les Québécois au pied du mur pour qu'ils prennent une décision claire et définitive. Québec pays ou Québec province, il a deux choix. Pas quinze! Cette attitude de trouillard d'un bon nombre de mes compatriotes qui veulent le beurre et l'argent du beurre, le pays mais le dollar canadien, la province mais un "presque pays" avec un statut "distinct", quel honte de passer pour un pleutre (comme dit Trudeau) vis à vis du monde! Je comprends les "Canadians" d'être écœurer de nos jérémiades... Et on se plein qu'Harper fait tout pour nous mépriser! Vous avez ce que vous méritez!
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  • sco100 - Abonné
    11 septembre 2011 13 h 38
    Je suis Montréalais avant tout
    Il est sans doute bien doux de se sentir une parenté sacrée avec Gaspésiens, Saguenéens, Abitibiens ou autres régionaux, et de se croire ainsi soudé au plus fin fond de l'âme avec le Québec tout entier.

    Ce n'est pas mon cas et je n'en conçois aucune culpabilité. Les Saguenéens et les Gaspésiens sont sympathiques, mais ils ne sont pas moins pour moi des immigrants lorsqu'ils s'installent à Montréal. Des migrants intérieurs, d'un point de vue administratif, mais des greffons néanmoins. Je ne me sens pas plus près d'eux que de mon voisin irlandais ou portugais.

    Je suis bilingue et réponds à qui m'interpelle dans la langue qui me chante. Je ne suis pas aux prises avec un dilemme linguistique chaque fois qu'on m'adresse la parole en anglais. J'y vais comme je le sens, ce qui peut donner d'étranges conversations bilingues avec mes deux coproprios (lui, anglo de Westmount; elle, Britannique ici depuis moins de dix ans, tous deux parfaitement bilingues également), où l'anglais et le français alternent de façon presque aléatoire de part et d'autre.

    Ma langue maternelle est le français, mais je n'en fais pas une maladie. Je l'aime bien, cela dit, mais je ne l'ai pas choisie et elle ne me confère aucune espèce de supériorité morale ou territoriale. J'ai des principes, des valeurs et des idées, qui transcendent la langue dans laquelle je les exprime.

    J'ai grandi dans Hochelaga et ma grand-mère y avait encore des amies irlandaises et polonaises (certaines de ces amitiés remontaient aux année 20 alors qu'elles travaillaient ensemble dans les filatures de coton). Notre voisine était veuve d'un noir anglo ayant travaillé pour le chemin de fer. Même dans ce quartier réputé blanc, franco et ouvrier, la diversité était au rendez-vous et l'anglais, bien que minoritaire, était présent, à l'état naturel.

    C'est l'essence même de Montréal, n'en déplaise aux migrants intérieurs qui voudraient faire de ma ville un gros Chicoutimi et ni
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  • sco100 - Abonné
    11 septembre 2011 14 h 13
    Cartier et Gauthier
    Par ailleurs, pour être allé à l'école primaire pendant 6 ans au coin de Bordeaux et Rachel et avoir habité deux ans sur Cartier au sud de Gauthier, je ne peux qu'infirmer l'allégation de M. Rioux quant au caractère jadis 100% francophone de ce quasi-village enclavé entre la polyvalente, le parc, et les rue Sherbrooke et Delorimier.

    Quand j'y habitais (1987-1989), mes voisins de palier étaient déjà deux anglos de Vancouver venus étudier un an à McGill. Et le dépanneur n'était pas non plus à l'époque un haut lieu de la francophonie. On trouvait aussi dans le coin des anglos de l'Outaouais et du Nouveau-Brunswick.

    Je comprends mal cette nostalgie d'un âge d'or franco de Montréal qui ne correspond à rien de réel ni de concret. Le Plateau lui-même est parsemé de petites églises protestantes désaffectées ou rachetées par des congrégations évangéliques, ou de synagogues plus ou moins imposantes devenues immeubles résidentiels pour la plupart, témoins d'une époque où le tissu socioculturel était déjà très diversifié. Bref, la vie n'est pas et n'a jamais été un roman de Tremblay...
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  • Claude Richard - Inscrit
    11 septembre 2011 14 h 24
    Les indépendantistes peu préoccupés du sort du français
    Combien avez-vous raison, monsieur Rioux! Certains indépendantistes, et non les moins radicaux, se comportent comme si le combat pour l'indépendance pouvait se faire complètement à l'exclusion du combat pour le français.
    Récemment, j'ai envoyé une lettre au site Vigile pour dénoncer le fait qu'Eugénie Bouchard s'était adressée en anglais à la foule presque complètement francophone qui assistait à la finale féminine des Internationaux de tennis junior de Repentigny, qu'elle venait de remporter. Un des principaux ténors de l'indépendantisme radical, Me Pierre Cloutier pour ne pas le nommer, n'a rien trouvé de mieux à dire en commentaire qu'il n'y a rien de mal à parler anglais au Québec et que la question du français va se régler d'elle-même au lendemain de l'indépendance. Quel aveuglement et quelle naïveté!
    À vouloir faire les évolués et à adhérer sans nuance aux dogmes du nationalisme civique, qui n'est qu'une absence de nationalisme, on va se retrouver assimilés à une vitesse accélérée et l'indépendance n'aura été qu'un beau rêve parce que désincarnée.
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  • sco100 - Abonné
    11 septembre 2011 15 h 42
    Me suis fait dérober ma finale par le compteur trompeur...
    On aurait dû lire ceci au dernier paragraphe de ma 1re intervention:

    "C'est l'essence même de Montréal, n'en déplaise aux migrants intérieurs qui voudraient faire de ma ville un gros Chicoutimi et nier ainsi son histoire."
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    13 septembre 2011 07 h 44
    Cours classique
    C'est pendant mon cours classique que j'ai appris à aimer la langue française. On a "flushé" ce cours pour le remplacer par les CEGEPS et depuis ce temps, la qualité de la langue n'a cessé de diminuer. Je lis les textes de nombreux souverainistes qui déchirent leur chemise parce que la langue française péréclite au Québec, mais leus textes sont remplis de fautes aussi bien au niveau de la grammaire que de l'orthographe. Quand les Québécois auront la fierté de bien s'exprimer oralement et par écrit au lieu de se contenter de parler "québécois", pour ne pas dire "joual", la langue française aura des chances d'être sauvée. Pour que celà arrive, il faudra que les programmes soient revus et que tous les enseignants et non pas seulement ceux qui enseignent le français développent une fierté de la langue qui se réflétera sur l'enseignement de toutes les matières.
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  • S Allard - Inscrit
    13 septembre 2011 08 h 34
    Encore la faute aux immigrants.
    Quand je lis ce texte de M. Rioux, le plus franco-francophile des journalistes du Devoir, je vois profiler encore le spectre de la chasse aux immigrés, comme il se fait en France. L'immigrant est vu comme la menace, le cheval de troie de l'anglais. Il y a de l'anglais au Plateau Mont-Royal. Vite, appelez la police. Une serveuse parle en anglais à des clients à Monntréal. En France, on trouverait ça chic, voire une bonne occasion de pratiquer son anglais. Au Québec, en revanche, c'est le signe de notre aliémation éternelle.

    M. Rious passe le plus clair de son temps en France où le débat sur l'immigration est féroce. Transposé au Québec, le même débat prend une couleur linguistique. Sus à l'immigré, sus à l'anglais.
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  • Francois - Inscrit
    14 septembre 2011 07 h 52
    Les Français viennent au Québec pour l'anglais
    Ils ne faut pas compter sur les Français pour parler leur langue. Ils se croient même très huppé de parler anglais, ça fait chic. C'est aberrant! Très bonne article, en espérant que cela en brasse plusieurs.
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  • Yves Côté - Abonné
    15 septembre 2011 03 h 44
    Ne jamais abandonner un centimètre...
    En Amérique du Nord, la seule solution qui vaille pour nous francophones, c'est de nous déterminer individuellement à ne rien abandonner de nos droits et de notre langue.
    Chaque centimètre abandonné par les francophones est aussitôt occupé par des anglophones de nouvelle ou d'ancienne adoption verbale. Il ne peut tellement pas en être autrement que le phénomène se généralise aussi dans les Antilles françaises.
    Il faut arrêter de se "conter" des histoires... par paresse, par négligence, par défaitisme, nous reculons vers le gouffre. Attendrons-nous d'avoir un talon dans le vide pour agir ?
    Au quotidien, prenons notre place et n'attendons pas un matin radieux d'Indépendance politique pour nous lever.
    N'attendons plus que d'autres fassent quelque effort que ce soit à notre place.
    Debout ensemble, chacun comptant sur sa propre détermination.
    L'indépendance politique du peuple libre ne peut reposer que sur la lutte de chacun de nous à partager une langue commune qui s'appelle le français. A la partager et à en améliorer la qualité sans cesse, peu importe de là d'où on part...
    Nul n'est responsable des erreurs de ses prédécesseurs, tous nous le sommes toutefois de ce que nous faisons de notre passé individuel et collectif. L'heure est définitivement à l'action individuelle et en petits groupes et comités. L'heure de l'action collective définitive viendra ensuite.
    Vive le Québec libre des Québécois qui décident de vivre debout au quotidien !
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  • SUE MURPHY - Inscrite
    15 septembre 2011 08 h 30
    Me Bertrand
    En complément à cet excellent article, je vous conseille de lire les documents de Me Bertrand qui dès 2009 nous offrait son analyse et point de vue juridique fort intéressant, pointu et pertinent sur cette question. Vous pourrez par ailleurs en faisant une recherche sur Me Bertrand visionner le vidéo de cette conférence un peu longuette mais tellement intéressante! Par ailleurs pour lire le document le titre sur l'internet se nomme: Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, ce sont surtout les accommodements linguistiques qui menacent l'identité du Québec français.Mémoire présenté par Me Guy Bertrand comme complément à son essai politique intitulé; Guide d'accès à l'indépendance: Pour la survie du Québec français, publié par les Éditions Québécor.
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