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Le Québec accueillerait deux fois trop d'immigrants

Michel Pagé estime que hausser sans cesse le nombre d'admissions est «une erreur fondamentale»

Kathleen Weil<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Kathleen Weil

À retenir

    Veuillez noter que ce texte est une version modifiée du texte intitulé «Le Québec accueillerait deux fois trop d'immigrants», paru dans nos pages le 25 août 2011 (voir note à la fin du texte).

Québec — L'admission toujours plus nombreuse d'immigrants, une politique instaurée depuis 2004 par le gouvernement Charest, est «une erreur fondamentale» qui conduit à la fragilisation du français à Montréal et, en cette période de récession, à l'accroissement du chômage. En fait, le Québec accueille deux fois trop d'immigrants.


C'est l'avis qu'a livré, hier, Michel Pagé, actif dans le développement international, lors des consultations publiques que mène la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, sur la planification de l'immigration pour la période 2012-2015.

«Contrairement aux idées reçues, l'immigration aux niveaux actuels, dans une conjoncture économique incertaine, n'est pas requise», juge Michel Pagé. «Il y a déjà un problème d'intégration linguistique et économique dans la grande région de Montréal. Montréal s'anglicise de manière effarante depuis 2003-2004, et particulièrement depuis 2007», a-t-il affirmé.

Qui plus est, dans un contexte économique difficile, l'immigration à des niveaux trop élevés — le sommet historique de 54 000 immigrants en 2010 ou le seuil annuel de 50 000 nouveaux arrivants que propose la ministre pour les prochaines années — a des effets négatifs sur les finances publiques et, d'une façon générale, sur l'économie. «C'est aberrant, car en période de récession, la prudence élémentaire instruirait de baisser le niveau d'immigration, a fait observer Michel Pagé. Il n'y a pas lieu d'augmenter le niveau d'immigration sur le seul motif d'une pénurie générale de main-d'oeuvre hypothétique, alors que seules existent des pénuries sectorielles ou régionales.» Il a rappelé que durant la récession de 1981-1982, le Canada et le Québec avaient réduit considérablement le nombre d'immigrants reçus pendant quatre ans.

Lors des périodes de hausses marquées de 1990-1994 et de 2003-2010, l'augmentation du nombre d'immigrants se fait aux dépens de la proportion d'entre eux qui ont «une connaissance unique» de la langue française, qui se situe à quelque 22 % des nouveaux arrivants, a signalé Michel Pagé. Cette proportion s'est établie à 26 % en 2010, a précisé Kathleen Weil. Mais le critère de la connaissance du français — 65 % des immigrants disent connaître le français — est bidon, selon le chercheur; nombre de ces locuteurs ne parlent pas vraiment la langue ni ne l'écrivent. La ministre a répliqué que des tests linguistiques standardisés seront désormais imposés aux candidats à l'immigration.

Michel Pagé a rappelé que les États-Unis, qui connaissent leur part de problèmes d'intégration, accueillent annuellement un immigrant par 300 habitants, ce qui, transposé au Québec, représente un seuil annuel de 28 000 personnes. «Sous les conditions actuelles, le seuil de capacité linguistique pourrait se situer autour de 12 000 à 15 000 sur l'île de Montréal et de 25 000 à 30 000 pour tout le Québec», avance-t-il.

Michel Pagé accuse le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) de ne pas pleinement assumer ses responsabilités en matière de sélection et d'intégration des immigrants, un jugement qui rejoint celui que le Vérificateur général du Québec a porté en juin 2010. Il recommande que le MICC fasse en sorte qu'au moins 70 % des immigrants soient de véritables francophones, à défaut de quoi il «continuera à alimenter un déséquilibre linguistique, et la paix linguistique serait menacée sur l'île de Montréal, et ce, sans rien ajouter à la prospérité économique».

Le point de vue de Michel Pagé tranche avec celui d'autres groupes qui se sont présentés en commission parlementaire. Ainsi, la Conférence des élus (CRE) de Montréal a préconisé, hier, que le gouvernement fixe à 55 000 plutôt qu'à 50 000 le seuil annuel des admissions d'immigrants pour les trois prochaines années tout en demandant davantage de ressources pour intégrer les nouveaux arrivants. Brandissant le spectre des pénuries de main-d'oeuvre, la Chambre de commerce de Montréal a déjà proposé que ce seuil soit porté à 65 000.

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a qualifié hier de «raisonnable» la limite de 50 000 immigrants envisagée par le gouvernement. Mais, paradoxalement, elle a fait état du chômage élevé qui frappe certaines communautés immigrantes à Montréal, notamment la communauté arabe, une situation qui peut causer de «l'amertume» chez les immigrants qui seraient «venus sous de fausses impressions». Comme dans certains pays d'Europe, la deuxième génération, celle qui est née au Québec, «si elle ne trouve pas sa place, il y a un réel danger», craint Louise Harel.

Kathleen Weil avait aussi convié, hier, les ex-représentants du Conseil des relations interculturelles (CRI), un organisme qui a été aboli le 1er juillet mais qui avait pris la peine de préparer un mémoire. Dans un entretien accordé au Devoir, l'ex-présidente du CRI, Patricia Rimok, a rappelé que seulement 9 % des immigrants dits économiques, c'est-à-dire les travailleurs qualifiés, détiennent une formation qui correspond réellement aux besoins du marché du travail québécois, un constat qu'avait fait le Vérificateur général. Elle juge irréaliste l'objectif de la ministre de porter à 50 % cette proportion. Selon Mme Rimok, la grille de sélection du ministère est déficiente: le Québec devrait s'inspirer de l'Australie et accorder plus de points aux candidats qui ont une expérience de travail probante et des compétences plutôt qu'une formation souvent mal adaptée. Patricia Rimok qualifie aussi d'«échec» le programme d'immigrants-investisseurs, dont seulement le quart s'établissent au Québec tandis que les autres partent pour l'Ontario et la Colombie-Britannique.

***

Rectificatif du 25 août 2011

Veuillez noter que ce texte est une version modifiée du texte intitulé «Le Québec accueillerait deux fois trop d'immigrants», paru dans nos pages le 25 août 2011.
Il y a eu méprise en ce qui concerne le chercheur à la retraite Michel Pagé, un ancien membre du Comité de suivi de la situation linguistique de l’Office québécois de la langue française (OQLF), et un autre Michel Pagé, également à la retraite, mais qui a été actif dans le développement international. Le premier Michel Pagé, qui est l’auteur de plusieurs études sur la situation linguistique et l’intégration des immigrants, n’a donc pas comparu mercredi en commission parlementaire pour la consultation publique que mène la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, sur la planification de l’immigration pour la période 2012-2015. Joint aujourd'hui, ce Michel Pagé s’est dissocié de l’opinion que son homonyme a livrée mercredi et qui préconisait un abaissement des seuils annuels d’immigration de 50 000, tel que proposé par la ministre, à 28 000 ou 25 000. «C’est trop radical», a-t-il affirmé au Devoir. Selon lui, ce n’est pas tant le niveau annuel des admissions d’immigrants qui est en cause — le seuil de 50 000 se justifiant en raison de situation démographique du Québec et des besoins en main-d’oeuvre —, mais «la rareté des ressources» pour assurer la francisation et l’intégration des nouveaux arrivants. «Le ministère a fait des coupures dont il ne parle pas. Il n’y a certainement pas des ressources suffisantes pour l’automne dernier, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles a fait appel au chercheur Michel Pagé et à d’autres experts pour obtenir leur avis sur la planification de l’immigration lors d’une session d’études d’une journée. Michel Pagé continue d’agir comme consultant en matière immigration.

 
 
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    25 août 2011 04 h 27
    L'IMMIGRATION N'EST PAS UNE SOLUTION BIEN QU'ELLE SOIT LOUABLE
    De toute manière, 4 sur 10 quittent le Québec en moins de 2 ans. Sur une échelle de plus de 5 ans, il en reste 4 sur les 10, dont 2 francophiles et 1 billingue et 1 anglophile. Notre hiver est beaucoup trop long et trop froid, et les USA demeurent l'objectif ultime. L'Ontario vient immédiatement après les USA quand les nouveaux arrivants finissent par comprendre la "game" canadienne, à savoir que tout est concentré à Toronto, l'Eldorado canadien ou sinon dans une moins mesure la belle Alberta. Et ce qui fait fuire l'immigration au Québec c'est d'abord et avant tout que le Québec n'est plus ce qu'il était et n'a plus les moyens de ses ambitions d'immigrations, doit faire concurrence à d'autres cieux plus cléments et surtout plus intéressants du point de vue économique. Les pays émergeants deviennent de plus en plus concurrentiels à ce chapitre, et offrent une qualité de vie qui commence à nous ressembler. Cela dit, l'Europe s'interronge de plus en plus sur l'immigration comme alternative, notamment l'Allemagne, la France, le Royaume Uni, la Belgique pour ne nommer que ceux là. Les constats que ces pays font ressembles aux nôtres dont la commission Taylor/Bouchard fut le sommet de la question.
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  • Yves Côté - Abonné
    25 août 2011 06 h 07
    Pour le Premier de nos ministres...
    Pour le Premier de nos ministres, et jusqu'au dernier semble-t-il, il n'y a pas de tels problèmes. Non, puisqu'il s'agit là d'une solution globale et définitive au problème du Québec.
    Elu pour avoir les mains sur le volant, Jean Charest applique avec zèle ce programme idéal qui a pour objectif discret d'enfin réduire définitivement au silence politique ces Québécois qui estiment que leur présence majoritaire sur un territoire d'Amérique du Nord n'est pas folklorique mais au contraire, qu'elle y est tout aussi significative et légitime que celle des anglophones.
    Michel Pagé se trompe donc : pour donner la victoire aux Canadiens tel que Monsieur Charest, il faut continuer et même accroître la dose d'entrée des immigrants. Ainsi, l'argument préféré des politiciens tordus, celui du racisme naturel, sera renforcé et pourra continuer à être utiliser contre ceux des Québécois qui prétendent à une normalisation de l'usage général du français chez eux. Parce que selon eux, de prétendre vouloir franciser les nouveaux arrivants par quelque contrainte que ce soit, est la preuve formelle d'un racisme collectif à combattre.
    Mais, me demanderez-vous, de favoriser au Québec cette contrainte économique nord-américaine qui tend à angliciser le travail partout dans le monde, n'est-ce pas une forme de racisme équivalente ?
    Oh mais non, que nous expliquera notre belle équipe gouvernementale. Toute contrainte économique ou financière est louable par définition puisque le but de la vie, c'est bien connu, est de faire tourner une économie qui pour résultat, enrichie toujours un peu plus les riches en appauvrissant les pauvres de manière "naturelle".
    (suite ci-dessous)
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  • Yves Côté - Abonné
    25 août 2011 06 h 10
    Le premier... suite
    Mais voyons, pas besoin de savoir qui. Il y a juste à menacer de prendre les mesures adéquates pour que perdure chez elle la nation française du Québec et tout le Canada anglophile se mobilise contre cet abus, cette déraison, que dis-je ?, contre cette trahison nationale anti-monarchiste que représente l'idée que les francophones puissent prétendre normal que le Québec vive en français Gosh...
    Non, Monsieur Pagé sera recalé par le Premier de nos sinistres, comme le disait si bien Sol, autant que par le dernier de ceux-ci. Tous les arguments leurs seront valables pour discréditer son travail de réflexion et d,enquête. Parce que pour eux, et elles, pardon mais je ne voudrais offenser personne, une seule route est possible et souhaitable pour notre bien être : celle-là, à double action, de l'affaiblissement linguistique français du Québec et du renforcement linguistique anglais partout au Canada.
    Souhaitons donc qu'à force de nous resservir sans cesse les mêmes plans de communication, nous tous Québécois de toutes origines soyons encore assez nombreux pour ne rien croire de leurs élucubrations diffamantes à propos de notre idée de toujours.
    Laquelle ?
    Celle qu'il n'est que normal et légitime que le Québec demeure de langue française pour les générations à venir.
    Merci Monsieur Pagé de votre travail !
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  • Jasminlafortune.com - Abonné
    25 août 2011 06 h 17
    Dans quel contexte décident-ils de venir ici.
    Petite question à quelqu'un qui pourra y répondre. Est-ce que les immigrants qui viennent s'installer ici quittent la misère de leur pays ou bien viennent ici suite à la vue du publicité qui les incitent à venir faire fortune dans notre société?
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    25 août 2011 06 h 44
    Le but recherché
    «Il y a déjà un problème d'intégration linguistique et économique dans la grande région de Montréal. Montréal s'anglicise de manière effarante depuis 2003-2004, et particulièrement depuis 2007», a-t-il affirmé.
    ***********
    Et si c'était le but recherché par John James et ceux qui le financent? Assimiler les francos à Montréal et créer un bassin de "cheap labor" prêt à n'importe quel salaire et n'importe qu'elles conditions de travail pour pouvoir vivre , quoi demander de plus pour ces financiers "all canadians".

    Après les écoles passerelles qui permettent à ceux qui en ont les moyens de contourner la loi 101, notre premier ministre au salaire parallèle de 75,000$/année poursuit son beau travail de sape.
    Conjointement avec son ami Harper qui veut augmenter le nombre de députés au Parlement fédéral, ils vont marginaliser le poids des francophones au pays et même au Québec leur dernier bastion.

    "Good job John James come and get your money !"
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  • Gaetan Turcot - Inscrit
    25 août 2011 07 h 12
    Tout un champion
    En 2010, l'Alaska a accueilli 3740 immigrants. L'Arkansas (2684), le District de Columbia (2897), Hawai (7037), le Maine (1349), le Mississipi (1,709), le Montana (553), le New Hamphire (2483), le Dakota du Nord (843), le Dakota du Sud (1271), le Vermont (792) le Montana (553), le Wyoming (429).
    Le Québec? 54,000
    Le Québec accueille plus d'immigrants que tous ces États réunis.

    http://www.dhs.gov/files/statistics/publications/L
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    25 août 2011 07 h 45
    Normal
    M. Charest l'a annoncé suite à son élection, mais dont le programme électoral proclamé ne contenait absolument pas cela (il contenait bien d'autres promesses et flagorneries électorales non accomplies par contre) : la « vanne ouverte à l'immigration ». Il n'a cessé de le dire. Il est surprenant que l'on ne s'en rende compte qu'aujourd'hui. Je ne comprends pas que l'on laisse les choses aller pour en arriver à des constats desquels on ne pourra plus rien faire, alors que c'était tellement prévisible... C'est comme promouvoir la médecine curative (à défaut que soit dès lors chronique et intraitable), au lieu de favoriser la médecine préventive.
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  • Roland Berger - Abonné
    25 août 2011 08 h 26
    Noyer le poisson
    Le gouvernement libéral-conservateur de Jean Charest veut augmenter l'immigration à tout prix. Il veut noyer le poisson. Le poisson, ce sont les Québécois de langue française qui voient leur langue maternelle devenir une langue seconde à Montréal.
    Roland Berger
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  • Jacques Lafond - Abonné
    25 août 2011 13 h 14
    Oui, et non ...
    Il n’y a pas de problèmes de chômage au Québec, il y a un criant manque de main-d’œuvre.

    Le problème de la langue française au Québec vient principalement du fait que les québécois de souche eux même ne se servent que très peu de la langue française en dehors de la maison ou de leurs cercles d’amis.

    Au Québec, il y a du travail pour ceux qui veulent travailler et il y a du français pour ceux qui veulent le parler …

    Ceci dit, il est quand même évident que le gouvernement Charest est un gouvernement de vendu. Exemple. La belle Madame Kathleen Weil sur la photo. Madame Weil a passé 25 ans de sa vie au côté des Brent Tylor et autres à farouchement combattre la loi 101 ....
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  • Notsag - Abonné
    25 août 2011 13 h 15
    Acceuillons en moins, mais accueuillons-le mieux!
    On discute souvent des problèmes d'intégration des immigrants, mais les intervenants sur le terrains nous répètent que la solution est toute simple: Donnons leur un job!

    Sans travail, les nouveaux arrivants se ramassent isolés dans un ghetto avec des membres de leur propre communauté d'origine. Donc, l'intégration ne peut même pas débuter.. Par contre, la criminalité et la violence, elles débutent.

    "... la Chambre de commerce de Montréal a déjà proposé que ce seuil soit porté à 65 000. "

    Eux, leur intérêt, c'est d'avoir les coûts de main-d'oeuvre les plus bas possible. Plus il y a de candidats pour chaque poste qui peut s'ouvrir, plus bas sera le salaire offert. Ils favorisent un haut niveau d'immigration afin de pouvoir mieux les exploiter.

    Donc, mieux vaut avoir moins d'immigrants, mais de leur offrir un minimum de dignité dans leur nouvelle vie.

    Il est regrettable que cet article ne soit qu'une version fortement tronquée de celle paru dans le journal papier. Je me permet de vous citer Michel Pagé, un expert en la matière, qui a témoigné hier lors de la consultation publique:

    "Sous les conditions actuelles, le seuil de capacité linguistique pourrait se situer autour de 12,000 à 15,000 sur l'île de Montréal, et de 25,000 à 30,000 pour tout le Québec.

    Cela me semblerait raisonnable.
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  • Marcel Bourget - Abonné
    25 août 2011 14 h 56
    Immigration Québec
    Selon l’accord Canada-Québec en matière d’immigration, le niveau d’immigration est établi par Ottawa pour l’ensemble de Canada en tenant compte du % de la population du Québec par rapport à la population du Canada. Il semblerait donc que le Québec ne soit totalement libre d’établir le nombre d’immigrants qu’il désire admettre. Pour le reste c’est Québec qui établi les critères d’admission. Alors on se pose deux questions : Comment se fait il que l’on admette des immigrants qui ne peuvent communiquer adéquatement dans la langue officielle du Québec et comment se fait il que ces derniers ne soient pas tenu de s’établir là où certains besoins sont identifiés, soit en région? La réponse pourrait être liée au nombre élevé requis par Ottawa. Le Québec ne détient pas tous les pouvoirs.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    25 août 2011 16 h 13
    Un mantra à déboulonner (Partie 1)
    La récente campagne de publicité du gouvernement québécois sur l’immigration, centrée sur le slogan “L’avenir du Québec ne peut s’écrire sans l’immigration”, est carrément insultante pour la majorité des Québécois. Pourquoi ne serions-nous pas capable comme peuple de survivre et de nous développer par nous-même? Pourquoi devrions-nous nécessairement compter sur les autres? Pourquoi n’aurions-nous pas d’avenir en nous-mêmes?

    Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population. On n'a qu'à penser aux pays scandinaves riches et et de faible population, et aux pays africains pauvres et avec beaucoup de population.

    Voici un petit tableau:
    PAYS, POPULATION, PIB/Hab
    Inde :1,1 milliard Hab, 3 344$/Hab

    Nigeria : 131 millions Hab, 1 188$/Hab

    Pérou : 27 millions Hab, 5 983$/Hab


    Danemark : 5,4 millions Hab, 34 737$/Hab


    Finlande : 5,2 millions Hab, 31 208$/Hab


    Islande : 295 mille Hab, 35 586$/Hab

    Irlande : 4.1 millions Hab, 40 160$/Hab


    Luxembourg : 465 mille Hab, 69 800$/Hab


    Norvège : 4,6 millions Hab, 42 364$/Hab

    Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur.

    Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Aucunement prouvé. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    25 août 2011 16 h 13
    Un mantra à déboulonner (Partie 2)
    On prend exemple que dans une région on manque de tel type de travailleurs (parce qu'on ne les paye pas assez ou qu'on n'a pas préparé la relève) pour dire qu'il faut aller chercher des travailleurs dans d'autres pays. Pourquoi ne pas former ici nos gens en conséquence, les médecins et les infimières par exemple, ou les techniciens qu'on désire?

    De plus, l'immigration incontrôlée de personnes sans grandes compétences ne résulte qu'en une diminution des salaires des faibles salariés, comme il a été amplement observé et démontré aux États-Unis. Et cette diminution se répercute aussi à la baisse sur l'ensemble des salaires. On sait alors pourquoi les entreprises y sont favorables.

    D’autre part, il est indéniable que l’une des causes du déclin du français à Montréal est l’immigration incontrôlée de personnes qui ne s’intègrent pas à la majorité francophone, mais qui s’intègrent à la minorité anglophone.

    Il y a un parti au Québec qui s'accommode très bien de cela, le parti libéral, qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones, et qui arrive au pouvoir grâce à la division des francophones. C'est démocratique, mais c'est suicidaire pour le Québec français.

    L’avenir du Québec ne peut s’écrire que par une meilleure instruction donnée à nos enfants, et par des efforts soutenus en recherche et développement. Nous serons alors plus productifs. L’augmentation de notre productivité est la vraie la clef de notre survie comme peuple francophone et la la clef de la santé économique et sociale du Québec.

    P.S. M. Jacques Noël a déjà mentionné que: "Le Québec compte 370,000 chômeurs (dont 70,000 immigrants) et 266,000 assistés sociaux aptes au travail (dont 66,000 immigrants)". De quoi faire réfléchir.
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  • Leproff - Inscrit
    25 août 2011 17 h 04
    Une mauvaise politique
    L'admission toujours plus nombreuse d'immigrants, est une mauvaise politique instaurée depuis 2004 par le PLQ. La priorité première d'un gouvernement responsable, en matière d'immigration, est d'accepter un nombre suffisant d'immigrant que le pays peut intégrer. Et ce n'est pas le cas. Les statistiques démontrent qu'une majorité d'immigrants a de la difficulté à bien s'intégrer et à trouver un emploi convenable. Alors, à quoi ça sert de faire venir au pays plus d'immigrants qu'il est possible d'en intégrer?
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    25 août 2011 17 h 39
    Les clandestins
    c'est ces chiffres qui font le quotidien et les rencontres dans le métro, et l'immigration légale au Québec et au Canada citée plus haut est la partie visible de l'iceberg, ces chiffres sont sur le site d'immigration Canada, regardez la rubrique traitement des visa de réfugiés politiques (qui viennent de pays sûrs)
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  • Djemy Djemy - Inscrit
    25 août 2011 19 h 10
    Jacques Lafond
    Vous avez raison

    selon la reflexion je pense que meme le Wuebecois de souche est responsable a 100% de baise du Francais au Quebec
    personne d'autre ne l'est
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  • Nelson - Inscrit
    25 août 2011 23 h 46
    ''la Chambre de commerce de Montréal a déjà proposé que ce seuil soit porté à 65 000''
    Est-ce qu'ils sont les hommes d'affaires qui décident le nombre d'immigrants ???

    Armé de réserve nombreuse pour garder les salaires bas, neutraliser les demandes des syndicats et avoir des travailleurs pour toute sorte des mauvais emplois mal payés ???
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  • Nelson - Inscrit
    25 août 2011 23 h 52
    Les deux communautés culturelles que présentent des tauxs de chômaqge le plus élevés...sont francophones.
    Mêler nombre d'immigrants et langue semble complexe et paradoxal, considérant que les deux communautés ethniques que présentent plus des difficultés vis-à-vis le marché du travail (et aussi sur le plan d'intégration culturel et religieux) sont des ...francophones.
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  • Guillermo Navarro Garcia - Inscrit
    26 août 2011 00 h 22
    Démographie et immigration au Québec
    Les québécois francophones sont d'abord victimes de leur très faible natalité. Une province en croissance démographique naturelle (par les naissances donc) qui maintiendrait une pyramide des ages avec une base importante aurait moins besoin de recourir à l'immigration.

    Les pure-laines ont en plus du mal à intégrer les nouveaux venus qui n'assimilent pas et ne s'assimilent pas à la culture québécoise.

    Les fondements mêmes du Québec seront touchés à terme.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    26 août 2011 10 h 54
    M Garcia a raison
    Les Québécois francophones sont d'abord victimes de leur très faible natalité. Sous cet angle, les garderies à 5 $ et le congés parentaux ont donné du souffle à la natalité. Il faudrait d’autres mesures sociales pour encourager les familles avec des enfants. Les gens sans enfant doivent faire leur part pour supporter la perennité de notre peuple.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    27 août 2011 06 h 41
    L'immigration
    C'est évident que les prolèmes d'immigration sont différends des problèmes d'immigration dans le ROC et les USA. La question de la langue est le plus grand problème. Les immigrants qui arrivent en Amérique s'attendent à entrer dans un "melting pot" anglophone, mais s'aperçoivent qu'au Québec on veut leur faire entrer de force la langue française dans la gorge. De plus, nos Québécoisne veulent pas accepter du travail au salaire minimum, il nous faut donc des immigrants qui acceptent ces emplois. Le développenment du Grand Nord n'attirera pas beaucoup de jeunes Québécois qui aiment rester proche de leurs parents et profiter des amusements qu'ils retrouvent dans les grandes villes. lème est celui de la culture. Étant donné que le langue est une condition d'immigration, la plupart des immigrants proviennent de pays arabes dont la culture est diamétralement différente des cultures caucasiennes dont nous faisons partie, et la culture arabe est ancrée si solidement et cimentée par la religion islamique qu'il est impossible de l'intégrer à notre propre culture. Conclusion, acceptons les immigrants après une entrevue comme nous en accordons à ceux qui postulent un emploi et cessons cette acceptation de "réfugiés" alors qu'il nous est impossible de savoir s'ils disent la vérité ou s'ils sont des criminels qui veulent fuir la justice de leur pays.
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  • Noel Charbonnier - Inscrit
    27 août 2011 21 h 29
    @ M. Garcia
    Si les nouveaux immigrants ont peine à s'intégrer aux Québécois et à la leur culture, cela ne dépend nullement des pure-laines, mais des nouveaux arrivés eux-mêmes qui choisissent de vivre ainsi, étant donné leur surnombre et le peu de support de la part de nos deux ministère de l'Immigration. Chose certaine, nous, québécois ordinaires sommes accueillants et faisons plus que notre possible pour nous mêler à eux et les accepter. Soyez honnête et reconnaissez-le.
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  • Guillermo Navarro Garcia - Inscrit
    29 août 2011 11 h 02
    A M. Charbonnier
    Je n'ai pas de problème à reconnaître que les québécois sont accueillants. J'aime le Québec et les québécois, je garde un excellent souvenir et de nombreux amis de mes années passées parmi vous. Je retourne au Québec une fois par an pour motif professionnel et attends toujours ces déplacements avec impatience.

    Pour être plus clair, la culture québécoise a du mal à être attractive pour les non-francophones. Ce n'est pas une chose aisée et les anglophones présentent rarement le Québec de manière très positive. Au final les migrants vont à reculons vers une culture qu'ils ressentent minoritaire, surtout que souvent ils se sentent eux-mêmes minoritaires. Au final ils veulent devenir canadiens pas québécois, ils n'ont pas l'impression que devenir québécois est quelque chose de possible.
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  • Yves Côté - Abonné
    29 août 2011 11 h 44
    Monsieur Navarro Garcia...
    Je partage la presque totalité de votre lecture du phénomène d'intégration déficiente à la culture québécoise.
    SVP, dites-moi, y a-t-il un seul endroit au monde où le choix est donné à des immigrants de s'intégrer soit à la première culture dominante du monde économique, ou soit à une société qui lutte pour ne pas disparaître sous les coups de boutoir répétés et constants de celle-ci ?
    Par conséquent, au contraire de votre conclusion, je ne crois pas qu' "ils n'ont pas l'impression que devenir Québécois est une chose de possible" mais plutôt, une exclusion d'une majorité en nombre, en puissance économique, en puissance financière, en capacité de rayonner à l'échelle planétaire; en somme, en attraction irrésistible pour quelqu'un qui s'est arraché à son pays dans le but clair, déterminé mais difficile à atteindre, de réussir économiquement ailleurs pour ensuite y vivre heureux.
    L'indépendance du Québec Monsieur, et cela depuis ses préliminaires philosophiques datants des années cinquante, a toujours eu pour intention initiale de sortir ces immigrants que nous sommes devenus dans notre propre pays et de leurs donner, de nous re-donner enfin à nous-mêmes, ce pays d'Amérique que pourtant nous avons bâti de notre existence française durable, persistante et quand à moi, légitime.
    A ce titre, des centaines de textes publiés, de discours prononcés, de poèmes déclamés, de films tournés et de chansons livrées en racontent l'histoire pour quiconque peut, tel je vous sens motivé de faire, en trouver les témoignages.
    Merci de m'avoir lu Monsieur.
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  • jes123 - Inscrit
    30 août 2011 17 h 07
    @ Gaetan Turcot
    "En 2010, l'Alaska a accueilli 3740 immigrants. L'Arkansas (2684), le District de Columbia (2897), Hawai (7037), le Maine (1349), le Mississipi (1,709), le Montana (553), le New Hamphire (2483), le Dakota du Nord (843), le Dakota du Sud (1271), le Vermont (792) le Montana (553), le Wyoming (429).
    Le Québec? 54,000
    Le Québec accueille plus d'immigrants que tous ces États réunis."

    Ah, oui ?

    En 2010, le New Jersey a accueilli 56,920 immigrants.

    Est-ce votre argument que le Québec soit plus comparable aux états tels que le Mississippi et l'Arkansas ?
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  • Hullois - Abonné
    4 septembre 2011 12 h 01
    Créer des emplois pour remplir les trous
    La pénurie de main d’œuvre, elle viendra d'où ou juste? Si ils en avaient tellement peur de cette pénurie, ils arrêteraient certainement de nous brandir ces niaiseries de "Plan Nord" ou de restauration du trou à argent qu'est Gentilly-2, pour en nommer deux seules, au nom de la "création d'emploi". D'un bord on lance de l'argent par la fenêtre dans des projet idiots qui bénéficient qu'à une certaine élite au détriment de la collectivité au nom de la "création d'emploi" alors que de l'autre, on se plaint qu'il y a trop d'emploi et qu'on doit donc accueillir un immigrant par 160 citoyens afin de s'assurer qu'il y a assez de chômeurs pour plaire au patronat.

    Quels beaux jeux politique de Charest au détriment de notre économie, notre langue, et notre nation. Quelle belle façon de promouvoir son fédéralisme, d'ailleurs, car on se cachera pas que les immigrants sont majoritairement fédéralistes, surtout les anglophones.

    Il faut une révision sérieuse de la manière que l'on procède avec l'immigration, c'est complètement aberrant. Trop de foi j'ai lu et entendu, dans les journaux et des immigrants eux-même, qu'on ne les aide pas à s'intégrer dans notre société, qu'on ne les initie pas à notre culture. De plus, on les choisie selon leurs compétences, mais par la suite, on ne reconnais même pas ces compétences! À quoi bon accepter des médecins et des ingénieurs pour ensuite les empêcher de pratiquer?

    Il ne faut pas accepter plus d'immigrants qu'on a les moyens d'intégrer, sinon on se prépare pour des problèmes tel qu'on a pu le voir en France en 2005, ou en Angleterre cette année. Soit on réduit le nombre d'immigrants, soit on augmente les ressources dédiées à les intégrer. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.
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  • Minona Minona - Inscrite
    7 septembre 2011 08 h 14
    Le racisme invisible
    @Gaetan Turcot

    "Le Québec accueille plus d'immigrants que tous ces États réunis."

    @jean-claude vincent

    "Assimiler les francos à Montréal et créer un bassin de "cheap labor" prêt à n'importe quel salaire et n'importe qu'elles conditions de travail..."


    Étrangement, c'est le Québec qui est le plus souvent dépeint comme un repaire de racistes/xénophobes/fermés sur le monde! Peut-être ne cherche-t-on pas les racistes au bon endroit.

    N'est-ce pas du racisme gouvernemental que d'espérer que les immigrants accepteront des conditions de travail que les québécois refusent? De voir les femmes immigrantes uniquement comme des reproductrices? De favoriser l'assimilation à l'anglais plutôt que l'intégration à la société québécoise afin d'obtenir des votes?

    Ce qui me choque plus encore que les préjugés contre les québécois, c'est cette candeur à toujours considérer qu'un gouvernement favorable à un taux aussi élevé d'immigration le fait toujours pour des raisons humanistes.

    En terminant, pourrait-on m'expliquer pourquoi le mot "Québécois" ne désigne que les québécois de souche lorsque nous nous faisons collectivement traiter de racistes (et ce par ceux-là même qui nous reprochent de ne pas utiliser le mot de façon suffisamment inclusive)? S'il faut être inclusif alors soyons-le totalement et cessons de parler comme si le racisme était une exclusivité occidentale-blanche.
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  • Hullois - Abonné
    8 septembre 2011 01 h 06
    Est Québécois qui veut l'être.
    « Est Québécois qui veut l'être. »

    De sages paroles d'un homme intègre.

    Certain anglos font la bêtise d'associer le désir d'autodétermination ou de fierté nationale au racisme... Nous ne croyons pas être les maîtres du monde, être destinés à gouverner l'humanité. Nous nous croyons pas supérieurs aux autres cultures. Nous avons simplement notre spécificité à laquelle nous tenons.

    Mais tout d'abord, pour vouloir être Québécois, il faudrait savoir ce qu'est la culture québécoise. Ce qui n'est évidemment pas une préoccupation pour ce gouvernement fédéraliste qui cherche qu'à attirer de nouveaux Canadians, et non pas de nouveaux Québécois.
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  • lise belanger - Inscrite
    8 septembre 2011 10 h 05
    Immigration/intégration
    Il y a deux piliers fondamentaux pour qu'il y ait intégration des immigrants:50% vient des mesures gouvernementales, 50% de nous-mêmes, de chacun de nous.

    Présentement, nous avons depuis plusieurs années un gouvernement élu qui favorise l'augmentation de son électorat et cet électorat est anglophone, souvent francophobe et il faut ajouter la majorité des immigrants.On a qu'à constater ceux qui occupent les postes importants soit à l'office de la langue française ou au ministère de l'immigration en autre. Donc ZÉRO pour les québécois de souche et 100% plus pour leur disparition.

    La moitié ou plus probablement, de québécois de souche française ne considère pas le français comme la langue de la réussite économique. De plus en présence d'un immigrant illettré qui baragouine l'anglais ils vont tout de suite lui parler anglais plutôt que de l'aider en français. Pourquoi, pour ne pas se sentir inférieur à lui.Donc le français n,est pas une langue dont on peut être fier. Elle est diminuante pour ces nègres blanc colonisés et inconscients.

    Le taux d'immigration est exagéré présentement. Il faut se refaire une cohésion sociale puisque la grande partie des immigrants ne provient pas de notre culture occidentale.
    Il arrive trop souvent que je ne me sentes pas chez-moi au Québec parce que ma langue n'est pas celle utilisée d'office à Montréal et je deviens étrangère chez moi.

    J'ai le droit d'avoir un pays, celui qui m'a vu naître. Ce n'est que lâcheté que de laissé les anglophones ou immigrants nous tasser, piétiner notre langue et culture et ne pas la considérer comme nationale et partie totalement intégrante à toute activité.

    Minona et Jacques Lafond, je partage vos idées.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    9 septembre 2011 06 h 25
    M.St-Arnaud
    Il faut tenir compte du niveau de taxation ainsi que du niveau de l'inflation. Un salairre élevé ne veut rien dire s'il en part la moitié en impôts et taxes et si les produits de consommation courante sont très élevés, ce qui semble le cas dans tous les pays sociaux-démocrates.
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