Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Tunnel Viger: le ministre Hamad montre du doigt les travaux de réfection du privé

    Le tunnel devrait rouvrir à temps pour le retour de vacances des quelque 150 000 ouvriers de la construction, le week-end prochain.
    Photo : Pedro Ruiz – Le Devoir Le tunnel devrait rouvrir à temps pour le retour de vacances des quelque 150 000 ouvriers de la construction, le week-end prochain.
    Le ministère des Transports braque maintenant les projecteurs sur l’entreprise privée qui s’affairait aux travaux de réfection du tunnel Viger, comme cause possible, après l’effondrement d’une poutre de plusieurs tonnes, dimanche dernier. «L’accident a eu lieu exactement à l’endroit où ces travaux-là sont réalisés. C’est ce qui nous porte à croire que vraiment, cet incident-là est relié aux travaux qui sont exécutés sur place», a affirmé le ministre des Transports Sam Hamad, qui a rencontré la presse, aujourd'hui, tout près du site de l’effondrement, au centre-ville de Montréal.

    Il a dit attendre le rapport des ingénieurs experts qui doivent analyser les causes de l’effondrement, mais déjà, il pointait dans la direction de l’entreprise de construction. «S’il y a un accident fait par un entrepreneur ou par un ingénieur, il faut d’abord avoir les preuves, avoir l’analyse et faire payer ceux qui ont causé des dommages. Tout est là, sur la table, si on trouve qu’il y a des erreurs. S’il y a eu des erreurs, il va y avoir des conséquences», a-t-il ajouté.

    Mitraillé de questions, le ministre a semblé atténuer le rôle du ministère des Transports dans cet incident. Il a assuré que le ministère avait pris au sérieux le rapport de la firme SNC-Lavalin, en 2008, sur l’état du tunnel Viger, qui évoquait un état «critique» pour la sécurité des usagers.

    Comme l’avait fait la sous-ministre adjointe à la Direction générale des infrastructures et des technologies, Anne-Marie Leclerc, plus tôt dans la journée, le ministre Hamad a cherché à démontrer que le ministère avait déjà procédé aux travaux de «sécurisation» du tunnel, les travaux de code 1, avant d’entamer les travaux de réparation.

    Il semble toutefois, selon la thèse qui est le plus souvent retenue jusqu’ici, que ce soit justement ces travaux qui aient aminci des poutres qui ne bénéficiaient déjà pas d’un appui très large. Une des poutres à l’entrée du tunnel, ainsi amincie, a fini par céder, entraînant avec elle les paralumes ajourés, qui servent de paravent pour éviter l’éblouissement des automobilistes.

    Plus tôt aujourd'hui, la sous-ministre Leclerc avait soutenu que le rapport de 2008 évoquant l’état critique du tunnel Viger «ne prédit pas ce qui est arrivé dimanche».

    Critiques

    Le ministre a eu maille à partir avec plusieurs questions des journalistes, certains lui demandant s’il allait démissionner et s’il était satisfait de sa gestion de la crise. Il a contourné toutes ces questions, affirmant seulement qu’il comprenait le public d’être alarmé en voyant une poutre de plusieurs tonnes s’effondrer à l’entrée d’un tunnel.

    Le ministre est venu sur le site dimanche et a laissé différents porte-parole de son ministère défendre les actions du ministère depuis. Il a de nouveau rencontré la presse cet après-midi, après des sondages, des éditoriaux et des chroniques le critiquant, lui ou son ministère.

    La veille, la présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Maud Cohen, avait affirmé qu’il est «inhabituel» que de telles infrastructures aient une durée de vie si courte et qu’elles auraient dû servir pendant encore plusieurs années, si elles avaient été mieux entretenues au fil des ans. Mais l’entretien a été négligé par les différents gouvernements durant les années 1990 notamment.

    Le ministre Hamad, qui avait refusé jusqu’ici de rendre publics les rapports sur l’état des autres infrastructures, a entrouvert la porte, aujourd'hui, affirmant que ces rapports seraient dévoilés à mesure, «au cas par cas», mais qu’il fallait d’abord régler le cas du tunnel Viger.

    Le tunnel devrait rouvrir à temps pour le retour de vacances des quelque 150 000 ouvriers de la construction, le week-end prochain. «J’ai demandé au ministère de travailler fort pour réussir à ouvrir le tunnel le plus rapidement possible. Ce n’est pas une question de semaines, ça va être une question de jours. On pense, si on n’a pas d’autre surprise, on pense que ça va être ouvert dans les prochains jours», a soutenu le ministre Hamad.

    La sous-ministre Leclerc a précisé que le tunnel compte au total 20 poutres. Une est tombée lors de l’effondrement; une autre a été retirée dans les heures qui ont suivi parce qu’elle était instable et une troisième a été solidifiée depuis. Les 17 autres devront être vérifiées avant la réouverture du tunnel en direction est.

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel