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Réplique à madame la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur - Pour un portrait plus complet de la francophonie ontarienne

Éric Poirier - Franco-Ontarien  28 juillet 2011  Actualités en société
Madame la Ministre. La semaine dernière, vous avez affirmé sans nuance dans les pages du Devoir (mardi 19 juillet 2011) que l'avenir de la communauté franco-ontarienne n'est pas menacé. Par la présente, dans le but de dresser un portrait plus complet de la situation de la francophonie ontarienne, j'aimerais porter à votre attention quelques statistiques et quelques faits.

D'abord, toutes les statistiques tendent à démontrer une chose: la proportion de francophones en Ontario ne cesse de diminuer d'un recensement à l'autre. À cet égard, je vous invite à jeter un coup d'oeil à une étude intitulée «Portrait des minorités de langue officielle au Canada: les francophones de l'Ontario», dirigée par Jean-Pierre Corbeil et Sylvie Lafrenière, publiée en 2010 et disponible sur le site Internet de Statistique Canada.

Alors que les personnes de langue maternelle française représentaient 10 % de la population de l'Ontario au début du XXe siècle, vous verrez qu'elles représentaient 7,4 % de cette population en 1951, et 4,2 % en 2006. À cela, il faut ajouter que, en 2006, 42 % des Ontariens de langue maternelle française déclaraient parler une autre langue que le français le plus souvent au foyer. Par conséquent, en 2006, seulement 2,7 % des Ontariens avaient le français comme langue principale. Dans la mesure où la langue qui domine au foyer est habituellement celle qui est transmise aux enfants, vous devinez ce que ces statistiques signifient pour le devenir de la communauté franco-ontarienne.

Transmission

Ensuite, Corbeil et Lafrenière rapportent une forte augmentation de la proportion des couples exogames français-anglais (donc linguistiquement mixtes) en Ontario entre 1971 et 2006. Ils en concluent que l'on pourrait observer une baisse du taux de transmission de la langue française aux enfants dans les prochaines années dans cette province.

Sur ce point, l'étude précise que déjà en 2006, seulement un enfant sur deux, issu d'un couple constitué d'au moins un partenaire de langue maternelle française, s'est vu transmettre le français comme langue maternelle. De plus, toujours en 2006, seulement 57 % des enfants issus d'un couple constitué d'au moins un partenaire de langue maternelle française fréquentaient une école primaire ou secondaire de langue française. Ces statistiques ne décrivent-elles pas une situation alarmante?

Enfin, lorsqu'on ajoute à ces statistiques — démontrant les tendances à l'assimilation et à l'anglicisation de la population francophone de l'Ontario — les chiffres sur la sous-fécondité de la communauté franco-ontarienne et ceux attestant le pouvoir d'attraction quasi inexistant du français auprès de la population allophone de l'Ontario, je ne peux comprendre comment vous pouvez afficher un tel «optimisme» et annoncer sans détour qu'un avenir «attrayant» attend la francophonie ontarienne. Surtout que plusieurs experts qui étudient la situation de la francophonie canadienne depuis des années affirment que la population francophone hors Québec est «bel et bien en situation d'assimilation collective». (Voir à ce sujet Charles Castonguay, «Assimilation linguistique et remplacement des générations francophones et anglophones au Québec et au Canada», étude publiée en 2002 et disponible sur Internet.)

Quelques faits

Je n'ai pourtant pas la prétention de vous apprendre quoi que ce soit. Ces statistiques ne sont un secret pour personne. Chaque Franco-Ontarien en prend connaissance régulièrement, dans la vie de tous les jours.

Lorsque j'entends les élèves de presque toutes les écoles secondaires de langue française de l'Ontario discuter entre eux en anglais dans les corridors et en dehors des heures de cours, je ne conclus pas, comme vous le faites, que «le français, ici en Ontario, est bien vivant et en bonne santé».

Lorsque j'entends mes petits-cousins, pourtant élevés en français par deux parents francophones, discuter entre eux exclusivement en anglais dans une réunion familiale, et persistant même après l'intervention de la mère qui affirme que «ici on parle français les gars», je ne peux conclure, comme vous le faites, que «notre avenir n'est pas menacé».

Lorsqu'un Franco-Ontarien comprend rapidement à un très jeune âge que l'anglais est en Ontario la seule véritable langue d'accès à la culture, au travail et à la vie sociale, j'ai de la difficulté à comprendre comment vous pouvez prétendre que l'avenir est tout rose pour la francophonie ontarienne.

Pour un portrait plus complet

Notez que je ne remets pas en question les quelques chiffres auxquels vous nous renvoyez pour démontrer l'engagement de l'Ontario dans le financement de l'éducation en français. Ne croyez pas que je ne trouve pas encourageantes les lois auxquelles vous faites référence pour vanter le bilan de votre gouvernement en matière de services en français.

Toutefois, cela est bien peu pour soutenir sans nuance que la situation du français en Ontario est radieuse. La vitalité d'une communauté ne se mesure pas au versement de quelques subventions et à l'adoption de quelques lois. De plus, cela est bien peu en contrepartie des nombreuses années où le français comme langue d'enseignement était interdit en Ontario. Cela est aussi bien peu en contrepartie de toutes ces années où la communauté franco-ontarienne a dû lutter pour que soit enfin confirmé le statut des écoles de langue française en Ontario.

Finalement, le portrait que vous dressez de la situation de la communauté francophone de l'Ontario n'est que très sélectif. Une meilleure vue d'ensemble vous amènerait sûrement à adopter une position beaucoup plus nuancée.

En attendant, sachez que votre position n'a pour effet que d'occulter une réalité qui est tout autre. Cela ne rend certainement pas justice à tous les Franco-Ontariens qui s'inquiètent pour l'avenir de leur communauté et, à plus forte raison, cela n'est certainement pas un moteur de réflexion pour mettre de l'avant de nouvelles solutions pouvant améliorer l'essor de la francophonie en Ontario et ailleurs.

***

Éric Poirier - Franco-Ontarien
 
 
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    28 juillet 2011 00 h 42
    Kudo
    Félicitations au Devoir pour publier un point de vue citoyen en provenance du hors-Québec. En espérant que votre lectorat québécois comprenne mieux ce qui se passe en matière de français dans le hors-Québec.

    Bravo aussi à Éric Poirier pour avoir le courage de s'exprimer publiquement en tant que franco minoritaire. Ce qui est malheureusement beaucoup trop rare et fait partie du "portrait".
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    28 juillet 2011 02 h 02
    Tombeau du français
    Le Canada, tombeau du français, il faut en sortir.
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 juillet 2011 04 h 45
    Une thèse ne devrait pas être fondée sur des préjugés...
    Quand Éric Poirier écrit, ce qui est cité plus bas, comme si tous les jours, il survolait l'ensemble de l'Ontario en "position Alpha" et entendait tout ce qui s'y dit partout, on a comme un doute sur l'objectivité et la rigueur de la thèse qu'il voudrait nous imposer:

    ««Lorsque j'entends les élèves de presque toutes les écoles secondaires de langue française de l'Ontario discuter entre eux en anglais dans les corridors et en dehors des heures de cours,...»»
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 juillet 2011 07 h 15
    La faute à qui ?
    Est-ce la forte immigration en Ontario qui y réduit le pourcentage de francophones ou le manque de natalité ou l'anglicisation ou les 3 ensemble ?

    Si le Canada veut être vraiment bilingue, faudrait qu’il encourage l'immigration francophone dans toutes les parties de Canada pour obtenir un nombre de francophones suffisant pour encourager nos Canadiens anglophones à apprendre le français, sans que ce soit une langue qu'ils ne peuvent pas pratiquer. Sans pratique, une langue seconde est vite oubliée.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    28 juillet 2011 07 h 22
    Georges Paquet et sa thèse
    Sur quoi est fondé votre thèse pour mettre en doute celle de Eric Poirier?
    Eric Poirier est un résident ontarien. La ministre mettait en doute la déclaration de Gilles Duceppe qui doit aussi connaître la situation linguistique de l'Ontario et du pays voisin, le Canada.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    28 juillet 2011 07 h 42
    vous voyez bien...
    que l'on ne peut empêcher les gens de parler la langue de leur choix. Et ça sera ainsi pendant le prochain siècle et même plus lointain, les gens parleront un des quelconques dialectes chinois. Le français se meurt même en France. Pour gagner leurs vies, les gens sont prêts à tout même changer de langue sauf pour les nostalgiques et moi qui suis retraité et qui me complait à parler les deux.
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  • ragazzino - Inscrit
    28 juillet 2011 07 h 49
    Bravo!
    @ Georges Paquet:

    Même si M. Poirier ne peut survoler tout l'Ontario, je crois ardemment à sa thèse. Quiconque met les pieds dans une communauté franco-ontarienne le remarquera.

    Le français québécois est le moins anglicisé (et il l'est déjà trop!) de toutes les variantes du français canadien, alors imaginez-vous donc un peu ce qui se joue ailleurs au pays.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    28 juillet 2011 07 h 50
    Ce serait quoi la solution ?

    Si le portrait que nous dresse monsieur Poirier est vrai, ce qui est sans doute exact, à quelques nuances prêts peut-être, la question qu'il faut alors se poser est la suivante ?

    Que faudrait-il faire face à cela?

    Est-ce que madame Meilleur a raison de continuer malgré tout à tenter d'éviter que la situation se dégrade encore davantage pour au moins prolonger la survie de la minorité de langue française en Ontario?

    Ou bien est-ce que les ontariens de langue français ont raison de passer à l'anglais pour pouvoir s'intégrer complètement à la société dans laquelle ils auraient décidé de continuer de vivre au lieu de vivoter en tant que minorité linguistique?

    Moi j'avoue que si j'étais à leur place, je m'intégrerais complètement en passant à l' anglais ou bien je déménagerais au Québec aussitôt que possible, ou dans un autre pays francophone.

    Mais madame Meilleur pourrait aussi continuer à faire le travail qu'elle fait pour ne pas trop décourager les ontariens de langue française qui tiennent malgré tout à rester une minorité ou pour faciliter l'assimilation en douceur.

    Mais il faudraitfaire pareil au Québec mais dans le sens inverse évidemment,

    Mais pour que cela soit possible au Québec, il faudrait que le Québec devienne indépendant et donc souverain.

    Mais c'est aux gens concernés de prendre une décision.
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 juillet 2011 08 h 15
    Dites-moi...
    Selon quelle logique n'encouragerions nous pas toutes les initiatives et tous les efforts que chacun, y inclus le pouvoir politique, peut entreprendre pour maintenir et, si possib le, faire progresser l'usage du français en Amérique du Nord?

    Selon quelle logique faudrait-il décourager ce qui se fait partout, et ne faire ce genre d'efforts qu'au Québec, dont le poids démographique diminue sans cesse, en Amérique du Nord?
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    28 juillet 2011 08 h 19
    Excellente mise au point, merci !
    Évidemment, ce sera catégoriquement, obligatoirement et toujours faux du point de vue des inconditionnels du Canada myope sur l'assymétrie de sa nation majoritaire dominante, nul besoin de les nommer !

    NB : toute " thèse " désigne, en toutes sciences (à commencer par la physique) et des Grecs et Latins à nos jours, une position proposant qu'il y a formation. liaison, logique, etc. entre tels et tels faits ou comme enchaînement de pré-propositions (axiomes) ; toute thèse est en soi " jugement ", mais une formulation positiviste correcte, en vertu du Trilemme conséquentialiste de Munchaussaün / Fries, doit toujours être fondée sur une conceptualisation a posteriori d'observation, d'expérimentation, de rétrodiction, etc., partant des " tekmeria ", des "erga ", des " phaïnomenon ", car il s'agit en tous les cas de " sauver les phénomènes ", c'est-à-dire les faits empiriques perçus de l'extérieur.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    28 juillet 2011 08 h 24
    La Minister Madeleine Meilleur des Francophone Affairs en Ontario se contredit!!!
    La Minister Madeleine Meilleur des Francophone Affairs en Ontario se contredit!!!


    Dans The Ottawa Citizen du Monday, January 07, 2008, elle dit :

    « Ontario francophones threatened, Meilleur says »
    « Les francophones d’Ontario sont en péril, dit la ministre!!! »

    http://www.canada.com/ottawacitizen/news/story.htm

    Dans l'édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario, du 27 septembre 2005, elle conclut :

    « Soyez assurés, je suis très optimiste. J'ai la ferme conviction, plus que jamais, que l'avenir appartient aux francophones de l'Ontario. »

    http://www.ofa.gov.on.ca/francais/stats.html

    Vous trouverez, ci-dessous une lettre que je lui ai adressée en octobre 2005.

    Laurent Desbois

    Ex-franco-Ontarien,
    fier Québécois depuis trente ans
    et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement!
    ------------------------------------------------------------

    L'honorable Madeleine Meilleur
    Ministre de la Culture et ministre déléguée aux Affaires francophones

    Objet : L'Édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario du 27 septembre 2005

    http://www.ofa.gov.on.ca/francais/stats.html

    Les jeunes francophones représentent environ 3,6 % de l'ensemble des jeunes ontariens. Les francophones de 65 ans et plus en Ontario représentent 5,6 % de la population provinciale. Ceci représente une réduction de 36% de la population totale entre ces deux groupes d’âge.

    La population francophone de l'Ontario a connu une augmentation de 1,2 % entre 1996 et 2001. Vous commentez : « C'est un pas dans la bonne direction! ». Comment pouvez-vous conclure ainsi, lorsque durant cette même période, la population totale de l’Ontario a augmenté de 6,1%, soit cinq fois plus rapidement?

    Le taux de conversation du français à la maison continue de diminuer, soit de 58,7% à 56,5% entre 1996 et 2001. Je vous souligne qu’il était de 61% en 1991.

    Madam
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  • francaisdamerique - Inscrit
    28 juillet 2011 08 h 28
    Réplique à madame la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur - partie I
    Bravo M. Poirier,

    Tout d'abord, excellent article vis à vis la précarité et la disparition imminente de la langue et culture française en Ontario.

    En ce qui concerne la proportion des couples exogames français-anglais en Ontario entre, il faut se rappeler qu'en matière de conservation de la langue, selon l’Office des affaires francophones de l’Ontario lors d’études en 1996 et 2005, lorsque les deux parents utilisent le français comme langue d’usage, le taux de rétention de la langue est de 92,2% (2005) pour les enfants. Mais lorsque la mère seulement déclare le français comme langue maternelle, le pourcentage passe à 34,2%. Encore, plus grave, lorsque seul le père a le français comme langue maternelle, le taux de rétention passe à 14,6%. On réalise donc l’ampleur et la portée des mariages exogames sur l’assimilation des francophones en Ontario.

    Le bilinguisme est un instrument d’assimilation pour les francophones en Ontario. Ce n’est qu’un pas de plus vers l’anglicisation et la perte de leur idendité culturelle et leur sens d’appartenance de leur communauté. Les statistiques le démontre. Plusieurs ont mentionné que le bilinguisme pour les francophones en Ontario n’est que l’anti-chambre de l’assimilation.

    La politique du multiculturalisme semble aider à accentuer le déclin des minorités francophones hors Quebec. Le concept de l’union de deux peuples fondateurs qui prône l’égalité linguistique semble se diluer dans ce concept « Trudeauesque » ethnique, multi-culturel et linguistique.

    Cyril Dionne
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  • francaisdamerique - Inscrit
    28 juillet 2011 08 h 29
    Réplique à madame la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur - partie II
    La « disparition tendancielle » (Charles Castonguay) des francophones en Ontario n’est pas due à un problème de dénatalité, mais un phénomène sociétal et politique. Ce même phénomène de dénatalité frappe aussi les anglophones, mais en assimilant la plupart des nouveaux arrivants et les francophones, ils peuvent maintenir leur niveau de population assez facilement. Le pourcentage de gens qui déclarent avoir le français comme langue maternelle mais qui ne la parle pas à la maison est de toute certitude, un problème d’assimilation.

    Aussi, les écoles peuvent seulement aider à diminuer le phénomène d’assimilation et non pas « reproduire une langue et une culture francaises déjà existantes » mentionne Diane Gérin-Lajoie puisque celles-ci, ne sont souvent pas présentes en milieu minoritaire. En d’autres mots, ils n’ont pas la charge d’assurer un renouvellement de la clientèle francophone afin d’assurer la survie de leurs écoles; c’est à d’autres institutions qu’on doit s’adresser et notamment les offices politiques comme le votre madame Madeleine Meilleur.

    Cyril Dionne
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  • francaisdamerique - Inscrit
    28 juillet 2011 08 h 30
    Réplique à madame la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur - partie III
    Aussi, c’est un rêve chimérique que de penser que la rétention du français passera seulement par les écoles. Il ne faut pas oublier que les enseignants sont des employés du gouvernement et qu’ils sont rénumérés pour « être des agents de reproduction linguistique et culturelle » selon Gérin-Lajoie.

    En Ontario, ce n’est qu’après avoir obtenu le statut officiel d’une province bilingue enchasser dans la Constitution que les francophones vont pouvoir avoir un vague espoir de conserver leur langue et culture. De cette façon, le statut officiel du français serait respecter au niveau provincial et par toutes les municipalités qui en découlent. C’est un prix modique à payer pour éviter la disparition linguistique et culturel de la minorité francophone en Ontario.

    C'est à espérer que madame Madeleine Meilleur, la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, y voit plus clair et qu'elle ne nous chante plus encore ces balivernes à tendances politiques de la semaine passée. En ce qui concerne les ex-employés de la fonction publique et auxquels on verse généreusement une pension gouvernementale plus ou moins méritée, s'il vous plaît informez-vous avant de nous lancer vos platitudes. Peut-être que si vous étiez né en Ontario, et y aviez passé toute votre vie, vous compreniez alors les propos de M. Poirier.

    Cyril Dionne
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  • Richard Larouche - Inscrit
    28 juillet 2011 08 h 45
    Exactement
    Je parie que Madame Meilleur n'a jamais mis les pieds dans une école soi-disant francophone en Ontario, là où les élèves se parlent constamment en anglais parce qu'ils considèrent ça "plus cool" (sic). (ou qu'elle fait un déni de l'évidence). Je ne parle pas à travers mon chapeau, ayant vécu cette situation pendant 4 ans (en tant qu'un des rares à parler en français). Excellent texte de M. Poirier
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  • Bernard Morin - Abonné
    28 juillet 2011 09 h 03
    Francophones hors-Québec?
    Il y a de fortes chances qu'il n'y ait plus de francophones hors-Québec d'ici quelques décennies mais uniquement une minorité francophone au Canada. Les termes utilisés dans le débat autour des propos de la ministre Meilleur sont et seront ceux que nous utiliserons de plus en plus pour parler de la situation au Québec. L'oeuvre de minorisation des francophones serait alors complétée et l'assimilation progressive et inéluctable pourra ainsi suivre son cours. Vision alarmiste? Vision réaliste qui découle des politiques et des objectifs de tous les gouvernements qui exercent actuellement le pouvoir dans l'ensemble du Canada et au Québec. Malheureusement au Québec il faut inclure de plus en plus de gouvernements municipaux dans ce mouvement.
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  • Michel Simard - Abonné
    28 juillet 2011 09 h 33
    Étrange
    Combien de Franco-Ontariens contreidsnet la thèse de George Paquet, le jovialiste Canadian qui prétend se faire servir en français dans tous les restaurants de la "bilingue" Ottawa. Notez que le mot "bilingue" n'a pas le même sens en français et en anglais.
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    28 juillet 2011 09 h 41
    Rafraichissant
    Peu de récupération somme toutes à la sauce souverainiste ou fédéraliste du sujet. Récupération qui tue, en ce qui me concerne.

    Peut-être faut-il espérer qu'un jour nous aurons la maturité de débattre de la situation du français en Amérique et finalement sortir des lieux communs?
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  • Jean Laporte - Abonné
    28 juillet 2011 09 h 54
    Rapport Durham
    Depuis la rébellion, la stratégie annoncée fut d'une assimilation stratégique. Celle-ci consiste à légiférer avec des lois contraignantes pour les écoles et des politiques d'immigration favorables aux impératifs impérialistes. Une fois le point de non-retour atteint (assimilation) on adoucit les mesures afin de récupérer les faveurs du peuple décimé.
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  • André Fournier - Abonné
    28 juillet 2011 09 h 56
    Bravo, M. Poirier!
    Appuyé par les faits décrits par M. Poirier, je dois avouer que la survie de la francophonie hors Québec demeure précaire. Cependant, il faut aussi dire que les francophones eux-mêmes sont parfois leurs pires ennemis, n'exigeant pas des services qui leur sont déjà offerts. Souvent, on voit même des parents unilingues francophones (et oui, il y en a) qui envoient leurs enfants à des écoles unilingues anglophones sous le prétexte qu'ils vont mieux apprendre la langue de la majorité. Et oui, en tentant de recruter des élèves pour qu'ils fréquentent mon école secondaire française, on me disait que l'enfant n'apprendrait jamais l'anglais chez nous. Cela provenait de familles qui s'étaient installées en Ontario en provenance du Québec. Pire encore! Eh oui, les cris d'alarme provenant du mouvement séparatiste qui proclame à n'en plus finir que seul un Québec indépendant pourrait sauver la francophonie du Canada, le ROC comme ils disent. Aucune personne de ce milieu ne peut nous dire comment ça se ferait, et encore moins ne peut décrire comment un pays autonome tel qu'un Québec souverain pourrait s'immiscer dans les affaires d'un pays autonome comme un Canada sans le Québec! La seule façon de préserver la langue française dans notre pays, c'est d'y demeurer et de continuer à promouvoir la langue française comme langue fondatrice de notre pays et de croire à la survie de langue française. Sinon, dans 20 ans ou encore même 10 ou 5 ans après la "séparation" du Québec hors Canada, les francophones du ROC visiteront les vestiges de la ville de Québec pendant son "carnaval" tout comme on visite La Nouvelle-Orléans lors de son "carnaval". Le Québec sera dorénavant la "Louisiane" du nord! Un Québec fort et un français fort sont des atouts d'un Canada qui inclut le Québec et qui encourage sa francophonie d'un océan à l'autre. Penser autrement signifie la mort de la langue française comme langue officielle autant au Québec que dans le
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 juillet 2011 10 h 23
    Discrimination positive par l’immigration francophone
    Une autre solution à la fédération actuelle, si le Canada ne veut pas risquer un Québec séparé, ce qui lui couperait le pays en deux parties inégales : Adopter une politique de discrimination positive en faveur des immigrés francophones jusqu'à ce que les 2 langues, les 2 peuples deviennent, à égalité, en nombre.

    Si le Canada veut vraiment un pays bilingue à la Trudeau, qu’il reconnaisse ses injustices linguistiques du passé en prenant les moyens pour faire autrement.

    Le Canada est maintenant composé comme suit : 67 % d’anglophones,21 % de francophones, 12 % d’allophones.

    Au Québec : 81 % de francophones, 11 % d’anglophones, 8 % d’allophones

    Avec un apport d’environ 13, millions de nouveaux francophones au Canada, l’affaire serait diguidou pour nous, francophones…au Canada, partout en établissant la parité linguistique du plus beau pays du monde…bilingue.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    28 juillet 2011 11 h 12
    L'aveuglement des canadiens francophones hors Québec
    Ces promoteurs du multiculturalisme se croient protégés par la Constitution de Trudeau en 1982. Ils sont devenus assimilés et refusent de l'admettre. Ils sont frères des acadiens qui parlent en mots français mais sous une syntaxe anglaise. Ils sont devenus des assimilés consentants. Ce pays qui les tolère ne leur assure aucun droit. Cherchez un médecin francophone à Toronto, Hamilton, London, Waterloo, Guelph, etc. C'est une paille dans une botte de foin! Découvrez une école secondaire hors du nord et l'est de l'Ontario est pire. Un bel avenir les attends en anglais bien sûr and God saves the Queen!.
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  • l poisson - Inscrit
    28 juillet 2011 11 h 30
    Francos en Ontario: aucun problème...
    ... selon Statistiques Canada et son plus récent simili-recensement.

    En fait, le problème va disparaître. Ce qu'on ne sait pas ne fait pas mal. L'euthanasie linguistique sera confortable... just relax.

    Seul survivra le mythe trudeauiste du Canada officiellement bilingue sur les boîtes de céréales, sur les timbres et dans l'esprit de quelques fédéralistes nostalgiques.

    Habile et majoritaire, M. Harper ne touchera à rien. Sauf les subventions de quelques dociles Canadiens-Français dont les services seront néanmoins requis en 2017 pour le 150ième anniversaire de l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique.
    Faut bien sauver les apparences... Have a good day.
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  • benoitethier - Inscrit
    28 juillet 2011 11 h 35
    S'il y avait plus de Franco-Ontariens comme vous M. Poirier...
    la langue française en Ontario serait moins en péril !

    J'ai vécu 20 ans à Ottawa et le portrait que vous brossez est exact : l'anglais dans les cours d'école, les couples mixtes dont les enfants parlent à peine le français, surtout si c'est le père qui est francophone.
    j'Avais un ami qui était prof de français en secondaire 1 et il devait se battre avec ses élèves pour qu'ils discutent en français lors de la préparation d'un exposé oral en français !

    Le texte de la Ministre m'avait tellement abasourdi que j'en étais resté bouche bée. Parfois il faut faire un peu l'autruche pour survivre (mettre temporairement la tête hors de l'eau pour reprendre son souffle) mais lorsque cela devient de l'inconscience, c'est mal parti !
    J'ai travaillé pendant 25 ans dans la fonction publique canadienne et rarement j'ai pu comprendre toutes les subtilités d'un texte écrit en français par un franco-ontarien. Lorsque l'interprétation d'une subtilité était essentielle pour mon travail, je lisais la version anglaise écrite par cette même personne car elle était plus fiable.
    J'ai même connu une personne qui a enlevé l'accent de son nom de famille car cela embêtait ses compagnons de travail anglophones. Comme Céline !
    En terminant, j'ai finalement arrêté de juger les franco-Ontariens face à leur utilisation de la langue car leur combat était tellement énorme et perdu d'avance. C'est pourquoi je voue une admiration sans bornes envers les gens comme vous M. Poirier ! J'en ai peu rencontré malheureusement...
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    28 juillet 2011 11 h 50
    Excellente lettre !
    Je connais un couple de Franco-Québécois qui est allé enseigner en Alberta il y a une vingtaine d'années. Le couple a donné naissance à trois garçons, qui, entre eux, parlent... anglais. Ils vont pourtant à l'école française et les parents eux-mêmes enseignent en français. Et pourtant !
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  • Gajepi - Abonné
    28 juillet 2011 12 h 25
    Multiculturalisme
    La francophonie hors Québec est forment une frange du multiculturalisme à la PET. Les francophones hors Québec dans chacune des provinces du Rocanada ne forment qu'une communauté culturelle parmi tant d'autres. Les écoles primaires et secondaires francophones subventionnées là où le nombre le justifie sont vouées à une disparition certaine avec l'assimilation galopante. Toute autre lubie politique propagandiste déformant la réalité "canadian" ne berne que des adeptes d'un pays imaginaire quelconque existant seulement dans l'angélisme sot.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    28 juillet 2011 12 h 58
    Les francophones seraient, et de loin, le groupe majoritaire dans ce beau Canada, n’eut été des lois du gouvernement d’Ottawa.

    @Gilles Bousquet, « Discrimination positive par l’immigration francophone : Une autre solution à la fédération actuelle »?

    Entre 1870 et 1930, l’exil de millions de Québécois aux États-Unis (13 millions sont recensés en 1980)

    Lors du recensement américain de 1980, les personnes qui se déclaraient d’origine Française constituaient le cinquième groupe ethnique aux États-Unis, juste avant les Italiens et ils représentaient 13 millions d’habitants. Si le sujet vous intéresse, il est exploité dans le livre « The French-Canadian Heritage in New England » écrit par le franco-américain Gerard J. Brault, University Press of New England, Hanover, 1986. On peut y lire : « Many Franco-Americans also have Acadian ancestors, but an overwhelming majority are descended from Quebecois. Emigration to the United States occurred mainly from 1870 to 1930, peaking in the 1880s. ».

    Effectivement, il y a deux fois plus de Québécois aux Etats-Unis, qu’au Québec!!!!!

    Cette émigration était aussi motivée par les mêmes raisons économiques.

    Après la pendaison de Louis Riel et le génocide des métis dans l’ouest canadien, le gouvernement canadien appliqua une politique de colonisation dans l’ouest canadien, en y distribuant des subventions et en y donnant des terres. Il y eu une vaste campagne de promotion en Europe. Il est important de noter que ces privilèges n’étaient pas disponibles pour les Québécois, qui comme vous le dites, manquaient de terres à cultiver. C’est ce qui explique leur exil aux États-Unis, plutôt que vers l’ouest canadien.

    Il y a environ 7 millions de francophones au Québec et un million de francophones hors Québec. Si le Canada avait permis aux Québécois de coloniser l’ouest canadien plutôt que de s’exiler aux États-Unis, on peut supposer qu’il y aurait 21 millions de canadiens dont la langue maternelle serait le français. La population totale du Canada est d’environ 32 millions d’habitant
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 juillet 2011 13 h 30
    Je répète, pour le bénéfice de Michel Simard.
    Selon quelle logique n'encouragerions nous pas toutes les initiatives et tous les efforts que chacun, y inclus le pouvoir politique, peut entreprendre pour maintenir et, si possib le, faire progresser l'usage du français en Amérique du Nord?

    Selon quelle logique faudrait-il décourager le travail qui se fait partout, et ne faire ce genre d'efforts qu'au Québec, dont le poids démographique diminue sans cesse, en Amérique du Nord?
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    28 juillet 2011 14 h 33
    Le problème avec l'immigration franco dans le RdC
    Tant qu'il n'y aura pas d'espace économique respirable en français dans le RdC, il ne s'agit que d'un coup d'épée dans l'eau, comme le décrivait si bien le démographe Charles Castonguay. Le coup d'épée sert aussi à diviser le peu de francos qui restent entre eux.

    Je vois que la discussion retombe dans les lieux communs de la récupération souverainiste ou fédéraliste. Oh sigh...
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    28 juillet 2011 15 h 35
    Les francophones seraient, et de loin, le groupe majoritaire dans ce beau Canada, n’eut été des lois du gouvernement d’Ottawa. (suite)
    Les francophones seraient, et de loin, le groupe majoritaire dans ce beau Canada, n’eut été des lois du gouvernement d’Ottawa. (suite)

    Les francophones seraient, et de loin, le groupe majoritaire dans ce beau Canada, n’eut été des lois du gouvernement d’Ottawa.


    Est-ce que la politique d’exclusion des Québécois dans ce beau Canada, tout comme celle de rendre le français illégal dans tous les autres provinces à la même époque, était préméditée ou un pur hasard???



    Serait-ce l’application du rapport Durham, qui préconisait la disparition ou le génocide des Québécois?
    Que de se poser la question, c’est d’y répondre!!!!
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  • André Fournier - Abonné
    28 juillet 2011 16 h 13
    À Pierre S-Lefebvre
    Pour les médecins en Ontario dans les régions de Toronto, Hamilton, London, Waterloo, Guelph, etc., c'est vrai que c'est difficile, mais loin d'être impossible. Cependant, votre affirmation disant "Découvrez une école secondaire hors du nord et l'est de l'Ontario est pire." est une fausseté totale. On retrouve des écoles secondaires francophones à London (2 en fait), une à Oxford, deux à Hamilton, trois à Windsor, une à Chatham, etc. Encore là, le mythe des francophones mal servis en éducation de langue française en Ontario demeure une des pierres angulaires du mensonge propagé par les séparatistes qui veulent absolument convaincre les Québécois que le Canada abandonne la langue française. Oui, l'assimilation est présente, mais c'est dû au manque des francophones eux-mêmes qui abandonnent la partie parce que "c'est trop difficile" de la bouche des Québécois qui viennent s'y installer! Comme j'ai dit dans ma réponse plus tôt aujourd'hui, un Québec fort et un français fort sont des atouts d'un Canada qui inclut le Québec et qui encourage sa francophonie d'un océan à l'autre. Penser autrement signifie la mort de la langue française comme langue officielle autant au Québec que dans le reste du pays. Il faut se méfier des mensonges de Duceppe, Marois et compagnie.
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  • Michel Simard - Abonné
    28 juillet 2011 16 h 47
    Le mensonge canadian
    Je le répète au jovialiste canadian George Paquet :
    - Le texte ici porte sur l'évolution réelle de la situation des francophones de l'Ontario, non sur les moyens mis en oeuvre pour améliorer ou non la situation de la langue française et de la culture francophone en Amérique.
    - Ce n'est pas en se mentant sur les faits réels de cette condition qu'on arrivera à quoi que ce soit - malgré le discours jovialiste du libéral maire Gérald Tremblay, il n'en demeure pas moins que les problèmes économiques, organisationnels et structurels sont très réels à Montréal.
    - Ce n'est pas en vivant par procuration votre québécitude que cela va faire avancer quoi que ce soit.
    - Le statu quo et les moyens mis en oeuvre actuellement sont insuffisants pour préserver la survie du français en Ontario, ces moyens doivent viser beaucoup plus que l'accès à l'école française, et toute la communauté ontaroise doit être redynamisée.
    - Ce n'est pas en crachant sur la nation québécoise que les dépendantistes feront avancer la situation du français en Ontario et permettront aux jeunes Ontarois de s'épanouir dans une vie personnelle, économique et sociale en français en Ontario.
    - Pour pouvoir agir, il faut connaître les facteurs et effets, ce que les partisans du Canada-Canadian évitent, se contenant d'une vision idyllique d'un pays qui n'existe que dans leur tête.
    - Pour ceux qui affirment que l'avenir de la francophonie canaidenne suppose un Québec fort, je rappelerai que le Québec n'a jamais été ni fort ni respecté quand les Québécois votaient pour le QLP. Bourassa et Charest sont des facteurs d'affaiblissement de la francophonie canadienne.
    - Maintenant, MM. Paquet et Fournier, que proposez-vous de concret pour améliorer la situation du français à Ottawa ou dans votre village franco-ontarien? Que faites-vous dans votre vie de tous les jours pour que le français soit contagieux et respecté dans votre ville ?
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  • Michel Simard - Abonné
    28 juillet 2011 16 h 57
    @ l'ex-Canard
    Le maintien du Canada-Canadian actuel résultera inéluctablement par la disparition du français dans toute l'Amérique du Nord, sauf à Saint-Pierre-et-Miquelon (mais peut-être seront-ils anglicisés compte tenu de l'anglicisation de la France).

    Ne pas prendre parti dans le débat de la question nationale, c'est accepter candidement de disparaître, compte tenu de la volonté des Canadians de vivre dans un pays qui leur ressemblent et fonctionnant uniquement en anglais, et de la faiblesse morale des francophones, négligeant de se respecter, d'imposer leur langue, de développer leur économie, et de se laisser envoûter par le discours du premier charmeur venu. Mais les peuples inadaptés qui ne veulent pas vivre sont appelés à disparaître.

    Alors, pour les tenant du Canada-Canadian, incapables de respecter leurs concitoyens de langue française qui ne pensent pas comme eux parce qu'ils veulent que la nation québécoise (cela inclut la diaspora) soit forte et se développe, même si cela signifie prendre son destin en mains.
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  • L'ex-Canard - Inscrit
    28 juillet 2011 19 h 43
    @Michel Simard
    Les mêmes actions produisent les mêmes résultats. Non?
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  •  
  • nosnibor - Abonné
    28 juillet 2011 20 h 41
    l'Ouest français
    Bravo Laurent Desbois. Effectivement, le Canada aurait pu être plus francophone qu'anglophone. Et dans l'Ouest, les Métis auraient pu former la majorité. Cela aurait fait une race vraiment canadienne-et francophone.
    On a manqué le bateau!
    .
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  •  
  • Michel Simard - Abonné
    28 juillet 2011 21 h 37
    @ l'ex-canard
    Non, les mêmes actions produisent les mêmes résultats dans un environnement identique. Les Québécois ont toujours essayé la soumission en raison de leur faible politisation, du programme systémique anglo-saxon d'élimination de la nation québécoise, et de la complicité d'une pseudo-élite corrompue.

    Autrement dit, l'équation est toujours
    population apolitique corruption haine de soi-même = dépendance et soumission déclin de la nation québécoise et de sa diaspora

    La nation québécoise n'a jamais posé l'action d'émancipation, alors le résultat n'est pas révélé encore.

    Le plus grave problème des francophones est le faible respect d'eux-mêmes.
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  •  
  • M. Roche - Inscrit
    28 juillet 2011 23 h 25
    Précisions
    Merci monsieur Poirier pour votre lettre fort intéressante. Et en effet, celle de madame Meilleur péchait par jovialisme alors que tout le monde sait qu'il est à toutes fins impossible de VIVRE en français hors-Québec.

    Ceci dit, alors que tout le monde semble avoir envie de se lancer des statistiques comme on se lance de la boue dans un combat inélégant, de quoi parle-t-on au juste lorsqu'on parle de "francophones"?

    Est-ce, comme le dit le Larousse, quelqu'un qui parle français? (et en quel cas, Stephen Harper est un francophone...)

    Est-ce quelqu'un dont la langue maternelle est le français?

    Est-ce quelqu'un qui vit en français lorsqu'il rentre à la maison?

    Est-ce quelqu'un qui vit en français, y compris lorsqu'il sort de chez-lui pour travailler ou faire ses emplettes?

    Bref, alors que madame Meilleur nous lance des chiffres pour nous dire que tout va bien et que monsieur Poirier nous en lance d'autres pour dire que c'est moins évident, de quoi parlent-ils?
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  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    28 juillet 2011 23 h 30
    À André Fournier
    J'ai vécu à Mississauga pendant 8 ans et je n'ai pas fait l'expérience de services sociaux francophones, bien que des centaines de Québécois s'y sont retrouvés dans les années 70 et 80. Les enfants des écoles francophones se retrouvent plus confortables à parler l'anglais. Ce fait, à lui seul, fera du français une langue sans avenir en Ontario comme dans l'ouest du Canada. Et ça dans une même génération. Bien des francophones, qui travaillent dans les institutions publiques comme des hôpitaux, refusent de parler français en public pour faire partie de la majorité à tout prix. Le syndrome acadien se reproduit dans ces conditions. Je l'ai vécu dans les années 56-57. Les canadiens-français n'ont aucun avenir dans ces conditions hors Québec.
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    29 juillet 2011 10 h 48
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    Merci
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