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    Escouade GAMMA: l’ASSE porte plainte à la Commission des droits

    La manifestation du 31 mars avait réuni plusieurs milliers d’étudiants au centre-ville de Montréal.
    Photo: Jacques Nadeau – Le Devoir La manifestation du 31 mars avait réuni plusieurs milliers d’étudiants au centre-ville de Montréal.
    L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) porte plainte à la Commission des droits de la personne contre l’escouade policière GAMMA, qui enquête sur les groupes marginaux et anarchistes.

    Au cours d’une rencontre avec la presse, lundi à Montréal, le regroupement d’associations étudiantes a qualifié de «police politique» cette escouade spécialisée du Service de police de la Ville de Montréal. L’ASSE affirme que la création de cette escouade contrevient à l’article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés qui protège contre la discrimination fondée sur les convictions politiques.

    L’ASSE a de nouveau déploré les arrestations qui ont eu lieu dans ses rangs depuis les manifestations et occupations de bureaux des 24 et 31 mars contre les hausses annoncées des droits de scolarité. Les bureaux du ministre des Finances Raymond Bachand, puis de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) avaient alors été occupés.

    La manifestation du 31 mars avait réuni plusieurs milliers d’étudiants, qui avaient marché pacifiquement au centre-ville de Montréal durant plusieurs heures. À la toute fin de la manifestation, toutefois, un petit groupe s’était détaché et s’était rendu dans les bureaux de la CREPUQ, situé dans un édifice de Loto-Québec. L’escouade tactique avait dû intervenir.

    L’ASSE dénombre quatre arrestations dans ses rangs, soit trois hommes et une femme, pour divers chefs d’introduction par effraction, complot, méfait et prise de possession par la force d’un lieu. Mais l’association appréhende d’autres arrestations. «Pour l’ASSE, le caractère politique de ces arrestations-là ne fait absolument aucun doute. Pour nous, il s’agit manifestement d’une tentative délibérée de la part du SPVM de décapiter le mouvement étudiant québécois, à la veille d’une de ses luttes historiques», a commenté le porte-parole de l’ASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.

    La «lutte historique» à laquelle il fait référence est le combat que l’ensemble des associations étudiantes entendent mener avec plus d’ardeur, cet automne, contre les hausses de droits de scolarité. Et ce combat doit inclure les principaux regroupements d’associations étudiantes que sont la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale (FECQ).

    De l’aveu même de M. Nadeau-Dubois, l’ASSE «se distingue par ses moyens d’action» et n’hésite pas à «brasser la cage un peu plus que d’autres» si elle estime qu’elle n’obtient pas l’écoute souhaitée. Mais, selon lui, l’ASSE n’est ni un groupe anarchiste ni un groupe marginal, comme sont censées l’être les cibles de l’escouade GAMMA.

    Pour le moment, la plainte de l’ASSE a été adressée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Le regroupement «évalue toutes les options» et il n’est «pas exclu» qu’il intente d’autres recours devant le tribunal.

    Lors de son dernier budget, le ministre Bachand a annoncé que les droits de scolarité seront haussés de 325 $ par année à partir de l’année scolaire 2012-2013. Ces droits, qui atteignent 2168 $ en 2011-2012, passeront ultimement à 3793 $ en 2016-2017.

     
     
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