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Des jeunes s'attaquent aux travers du Québec actuel

Dans la mouvance de la contestation en Europe, les «dégriseurs» réclament plus de créativité sociale

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Photo : Source Les Dégriseurs

Le geste improvisé a été remarqué. Le 4 mai dernier, deux jours après l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire à Ottawa et la flambée néodémocrate au Québec, une banderole fait son apparition sur un viaduc chevauchant la route 116, dans le 450 sud de Montréal. Le fond est blanc, le message sans équivoque: «Un État qui n'a pas les moyens d'effectuer des changements n'a pas les moyens de se maintenir.» Il n'y a pas de signature, mais une volonté ferme de mettre un grain de sable dans le ronron pendulaire des banlieusards.

«On aurait aussi pu écrire, "qui n'a pas l'audace de faire des changements", parce que c'est bien ça le problème aujourd'hui. Pour assurer la pérennité de notre société, un changement de paradigme s'impose. Il y a urgence, mais personne ne semble en prendre vraiment conscience. Le Québec est inerte, mais nous avons décidé de ne pas rester les bras croisés. On veut se faire entendre. Cette banderole, c'était un premier pas. Il va y en avoir d'autres», dit David Vachon, la mi-vingtaine, qui a participé à cette installation vindicative baptisée Opération dégrisage.

En effet, le cri des urnes du 2 mai dernier a fait sursauter le jeune homme et surtout fait sortir de leurs sous-sols respectifs les membres du groupe auquel il appartient: les dégriseurs (qui signent aujourd'hui «Le manifeste pour un Québec dégrisé»dans notre page Idées, sorte d'appel du 21 juin), une «nébuleuse en formation, plus pragmatique qu'idéologique», qui dénoncent le manque de créativité sociale actuelle. Ces dégriseurs cherchent à fédérer la jeunesse des villes, des banlieues et des campagnes pour ne plus subir l'héritage essoufflé du passé et façonner le nouveau paradigme que le Québec va devoir s'inventer pour survivre. En gros.

«C'est la pérennisation de notre société qui est en jeu», dit Patrice Bertolacci, membre de cette «nébuleuse» éclairée qui se voudrait éclairante et dont Le Devoir a rencontré un trio représentatif dans un café de Montréal, il y a quelques jours. «Tout le monde a l'air d'attendre celui qui va nous aider à sortir de l'impasse actuelle. Mais pendant qu'on attend, rien ne se passe».

Le refrain est connu. Mais les dégriseurs disent ne plus vouloir de ce statu quo, se montrant même prêts à mettre les pieds dans la mare pour que le Québec social retrouve un semblant de mouvement. «Nous ne voulons pas tout mettre à terre et rien proposer, assure Dave Bakken, un autre dégriseur. Notre intention, c'est de forcer un changement de cadre, contribuer à le définir pour qu'il soit à notre image et surtout à celle du monde dans lequel on voudrait que nos enfants vivent».

Ceci explique cela: les dégriseurs, qui trouvent leur origine sémantique dans l'idée que l'idéal porté aujourd'hui par les têtes grises n'est plus forcément adapté à l'époque et surtout aux aspirations des générations montantes, jugent aussi comme un échec les résultats actuels livrés par le Québec de la Révolution tranquille. «C'est un mouvement qui a été utile à une autre époque, c'est vrai, dit David Vachon. Mais, maintenant, il faut passer à autre chose. Il est temps de dégriser collectivement, comme au lendemain d'une brosse, il faut se réveiller, prendre conscience des conneries qu'on a faites et reprendre pied dans le réel.»

En ouvrant les yeux, les dégriseurs — version locale de ces mouvements de jeunes qui cherchent de plus en plus à se faire entendre sur la planète, en Espagne, en France et au Portugal, par exemple — espèrent se débarrasser de quelques travers contemporains qui font qu'aujourd'hui, déplorent-ils, la construction d'un hôpital ou d'un échangeur autoroutier soit érigée en projet de société. Ils s'interrogent aussi sur le mode d'organisation gouvernementale actuel qui encourage les partis politiques à faire de l'électoralisme aux dépens d'une véritable politique mise au service du collectif et de l'avenir d'une nation.

Atténuer le poids du vieillissement


Dans la foulée, ces jeunes en réflexion aiment aussi pourfendre la surconsommation, le culte de l'automobile, le gaspillage, le mythe de la croissance infinie, tout comme la vision montréalo-centriste du Québec et envisagent sous un autre angle le vieillissement de la population et surtout le lien entre les générations. «On le sait, dit Patrice Bertolacci, étudiant en science politique, en raison du vieillissement et de la faible croissance démographique, les jeunes vont devoir travailler plus pour financer les retraites et surtout permettre à une génération de maintenir un niveau de vie qui est déjà trop élevé. Est-ce qu'on veut s'éreinter pour maintenir un modèle où le centre commercial est devenu un temple, où les désirs ont remplacé les besoins et où le bon citoyen est celui dans sa voiture qui consomme pour soutenir la croissance?»

La question est cruciale pour les dégriseurs qui ne manquent pas d'idées pour éviter cette fatalité. Leur Québec, ils le rêvent indépendant... du pétrole et s'attendent à ce que l'on pose aujourd'hui les bases pour amorcer cet important virage. «Il faut commencer maintenant à planifier le long terme, dit David Vachon, qui étudie la sociologie et la philosophie à l'UQAM. Nous devons construire notre piste de décollage maintenant pour exploiter le potentiel du Québec, de son territoire et de ses individus, un Québec qui peut devenir un fort et phare dans ces économies du XXIe siècle qui vont devoir intégrer des composantes écologiques».

Dans cette mouvance, les dégriseurs appellent d'ailleurs le Québec à cesser de se construire sur le modèle des deux villes, Montréal et Québec, en faisant fi des régions. «Il faut que les villes se multiplient, avec entre elles des systèmes de transport collectifs et efficaces indépendants du pétrole», dit Dave Bakken, qui profite d'une année sabbatique pour courir le globe. «Nous devons aussi revoir la construction des zones-dortoirs en banlieue sur les terres agricoles les plus productives et rapprocher la production de la consommation locale».

Renouer avec l'imagination


Dans la mi-vingtaine, les dégriseurs assurent d'ailleurs que, dans les prochains mois, d'autres coups d'éclat, à l'image de la banderole accrochée au-dessus de la 116, sont à prévoir. «Ce ne sera pas des gestes illégaux, assure David Vachon. Mais des gestes significatifs visant à faire prendre conscience aux gens que l'inertie et le manque d'imagination ont assez duré.» Et du coup, lutter aussi un peu contre les préjugés qui collent parfois à la peau de cette génération numérisée élevée et endormie au divertissement en format cathodique.

«C'est vrai, il y a un désabusement de la jeunesse qui se plaint de son environnement social, mais se réfugie dans l'alcool et les jeux vidéo au lieu d'agir, poursuit-il. Or, nous voulons faire la démonstration qu'il y a aussi des jeunes intéressés par les problèmes sociaux. Le hic, c'est qu'ils sont seuls, chez eux, à regarder des documentaires sur Internet. Or, le Québec ne peut plus se permettre de laisser cette jeunesse qui n'est pas cynique, pas nihiliste, dans cet état de silence. Quand ces jeunes vont se rendre compte qu'ils ne sont pas tout seuls, c'est là que le mouvement va s'amorcer et que la résistance va s'afficher»... pas seulement sur le tablier d'un viaduc, croit-il.
 
 
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  • svb@rapideblanc.ca - Abonné
    21 juin 2011 06 h 52
    Des jeunes s'attaquent....
    C'est un bon article qui montrent qu'il y a de l'espoir
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  • - Abonné
    21 juin 2011 07 h 03
    C'est ma faute!
    Es-ce-que je pourrais me racheter? Je vais avoir 65 ans. Avec ma pension, mes petites économies et ma simplicité INVOLONTAIRE, je pourrais enfin dégager du temps pour autre chose que ma poursuite effrénée du succès personnel. Je m’attèle aux médias sociaux, j’en parle à mes amis les baby-boomers, on peut donner du temps et…
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    21 juin 2011 07 h 47
    C'est pourtant le menu de Québec Solidaire.
    Il y pourtant au Québec un parti politique qui offre aux citoyens de reprendre en main leur destinée et de ne plus se laisser mener par le bout du nez.Les Québécois ne veulent pas vraiment de changements profonds de leur société ils veulent des partis comme celui que Legault va mettre sur pied,un parti avec un nouveau cosmétique mais avec les mêmes structures donc les mêmes travers.Le changement radical ,le vrai, apporte des modifications profondes dans une société pas seulement de nouvelles couleurs sur de la pourriture.
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  • Gabrielle Desbiens - Abonnée
    21 juin 2011 08 h 03
    Des actions similaires sont prévues à Saguenay
    Des gestes significatifs portés par des convictions similaires sont en cours de réalisation dans la région de Saguenay, comme quoi les luttes et les espoirs que les dégriseurs charrient trouvent écho un peu partout au Québec, du moins, ici. Nous identifions comme maux pas mal tout ce que vous avez exprimé dans votre manifeste, l'attente messianique, les projets de société iniques, le manque d'initiative collectif, la désynchronisation de l'élite avec les forces vives, la politique qui n'est qu'un espace de régulation électoraliste étouffé par la nécessité de renvoyer l'ascenseur, la dynamique partisanne sclérosante, le consumérisme qui a remplacé la rigueur, la curiosité, le goût pour l'association, le culte de la brosse et de la bière qui, ajouté à celui des jeux vidéos et du sexe précoce, avilissent la jeunesse. Nous devrions trouver une façon de se fédérer...car les gens qui sont dans le faire sont rares...
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    21 juin 2011 08 h 11
    Que «ça» fait chaud au coeur, à l'esprit voire à...
    ...l'âme de vous lire Monsieur Deglise ! Mercis pour ce chaleureux rendez-vous avec ces plus jeunes que moi. À travers vos propos, je perçois le «grouillant» de ces jeunes. J'ai, heureux, plus tôt , commenté l'article de votre confrère Robitaille :«Un PQ parallèle...» Et ce que vous nous offrez ce matin se veut «en plein» ce que j'avais besoins de lire. Qui, de notre société, est prêt(e) à se lever pour nous sensibiliser à un projet de société NOURRISSANT ? Je sais que TOUT se veut relatif. Il peut être exigeant de mobiliser LA SOLIDARITÉ avec toutes ces relativités, celles variant d'un être humain à l'autre.
    Je salue humblement ces plus jeunes et les remercie du partage des Beautés les habitant. J'ai hâte de prendre connaissances de leurs prochaines «grouillantes» actions.
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain en devenir, porteur de 67 heureux printemps
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • Jean Richard - Abonné
    21 juin 2011 08 h 55
    Un mauvais départ
    En se qualifiant de dégriseurs - tassez-vous les têtes grises, ces jeunes partent d'un mauvais pied. On ne construit pas une société modèle sur la ségrégation entre les générations.

    Idem avec l'idée d'un montréalocentrisme - qui n'existe pas dans les faits. On ne construira pas un Québec très fort en perpétuant le ressentiment métropole-régions.

    Quant aux idées neuves que ces jeunes prétendent avoir, je les cherche encore dans leur discours parfois brumeux.
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 03
    J'ai bien peur ...
    que nous devions assister à une déconstruction avant d'assister à l'établissement d'une nouvelle société québécoise. Et hop un petit merle bleu qui virevolte à ma fenêtre scuzez l'aparté. Déjà depuis la révolution tranquille plusieurs s'y sont cassés les dents à vouloir de l'intérieur changer les choses. Ils on dû se résoudre à se mettre en marge, en attendant que la force d'inertie du nombre n'ébranle ce modèle désuet. Un modèle désuet qu'on décrie partout sur la planète. Bravo les jeunes il va y avoir des vieux crâneurs qui vont se joindre à votre envolée.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    21 juin 2011 09 h 30
    Enfin
    Vous voilà les jeunes, déjà à 80 ans, il y a longtemps que je vous attend, il est urgent que vous vous preniez en mains afin de repenser la voie que le Québec doit suivre pour prospérer et assurer à ses concitoyens une vie décente et heureuse et non repliée sur elle même. Jetez dehors les négationnistes et les vendeurs de rêves qui depuis les années soixante font la pluie et le beau temps toute en freinant le développement. Souhaitons-nous un Québec fort et puissant pour que les canadiens puissent nous respecter et tentent de nous imiter.
    Alors là vous les jeunes vous aurez réussit. Faites vite il me reste peu de temps à vivre sur terre pour observer vos succès.
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  • perro blanco - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 43
    Si j'ai bien compris
    Les dégriseurs se sont donné pour mission de réveiller ceux qui dorment au gaz et ceux qui se complaisent dans un statu quo coûteux, improductif, consommateurs excessif de ressources, polluant, inéquitable et mettant en péril la pérennité des services les plus importants pour la société, l'occupation du territoire, le partage de la richesse, la véritable démocratie, l'intégrité politique, la préservation de notre environnement, la santé, l'éducation, la participation citoyenne, etc.
    Dans l'ensemble, leur discours s'apparente assez étroitement à celui des lucides et ils sont sûrement de bons prospects pour le clan Legault.
    Dans la mesure où leur discours ne se transformera pas en guerre ouverte contre la génération ou les générations qui les ont précédés et ne feront pas table rase de tout ce que la Révolution Tranquille nous et leur aura apporté de positif, je salue volontiers ce discours tout en plaidant pour qu'il ne dépasse pas trop la ligne qui ferait que le balancier se retrouverait tout à coup trop à droite. C'est le danger qui le guette, surtout s'il est infiltré éventuellement pas le RLQ ou le Wild Rose.
    Responsabiliser le citoyen et lui donner une voix quand on tente de le museler, penser vert, opter pour le durable, le long terme, l'équitable, ça va, c'est même vertueux; mais culpabiliser, pointer du doigt, juger et condamner, ça l'est moins. Ce sont les actes répréhensibles qu'il faut condamner, pas les gens.
    Espérons donc qu'ils retiendront cette leçon.
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  • Levis Bouchard - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 57
    Un peu de courage !
    Bravo les jeunes !

    Mais, il y a un mais.

    Le rêve ne suffit pas : il faut changer toute la structure des services offerts par l'État.

    Voilà une mission titanesque.

    Il y a trop de structures, ce qui entraîne peu d'efficacité parfois. Moi, si j'étais un jeune, c'est là que je frapperais le grand coup.

    On subventionne au gré du vent ; on sème de tout partout et de façon récurrente. Ce qui contribue à l'enflure administrative de l'État.

    Combien de gouvernements ont planché sur la décentralisation en région et n'ont rien fait ?

    Combien de gouvernements ont créé une myriade de services tous plus chers les uns que les autres ?

    Pensez aux personnes âgées que l'on pourrait inciter à demeurer dans leur demeure si on leur offrait les services, quand on sait qu'il en coûte près de 80,000$ par personne âgée emprisonnée dans un CHCLD.

    Et je pourrais soulever de multiples cas semblables dans toutes les sphères de l'État,

    Vision à long terme !!!!!
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  • MGagnon2 - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 59
    Moi aussi! Moi aussi!!!
    Je ne crois pas que le but soit de faire une scission entre les générations mais bien de trouver de nouvelles avenues pour bien mélanger tout ça! Ce texte est extrèmement positif et frais! Et oui, arrêter de penser le Québec seulement à partir des grands centres urbains. Et oui, soyons imaginatifs et ayons de la vision; des énergies nouvelles (éolien, solaire) par exemple, ça serait déjà un bon début!... Le virage s'impose et on a tellement besoin de sang neuf!... J'peux tu être dans votre gang? :)
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 02
    Dégrisé
    Je pense que l'expression dégriseur s'attaque surtout aux gens qui sont grisés, qui sont saouls quoi.
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  • perro blanco - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 04
    Je pense que Gabrielle Desbiens
    a bien saisi le message. Bravo.
    Quant à la crainte de Pierre Cossette concernant la possible nécessaire déconstruction, c'est exactement ce que je propose d'éviter, surtout que je crois fermement qu'elle est évitable. Pas nécessaire de jeter le bébé avec l'eau du bain.
    Legault s'en vient, Curzi et Aussant, les deux vont gruger passablement de votes chez les péquistes et les libéraux, et Québec solidaire fera le reste.
    Seuls les inconditionnels péquistes et libéraux vont consentir à voter contre leur gré pour les Marois et Charest, préférant se boucher le nez plutôt que de sortir de leur vieille adhésion religieuse à leur parti, dont l'immobilisme et le terne n'ont jamais été aussi condamnables.
    Alors, si les jeunes et moins jeunes se donnent le mot pour imiter ne serait-ce qu'en partie les populations courageuses du nord de l'Afrique et du Proche-Orient, avec ordre, responsabilité, respect, maîtrise et contrôle pour se faire entendre et exiger qu'on respecte leurs droits et s'intéresse à leur cri de désarroi, les choses vont changer, croyez-moi, et tous ceux qui croyaient continuer de s'engraisser aux frais des contribuables n'ont qu'à bien se tenir, car si les Ben Ali et cie ont été condamnés par contumace à 35 ans de prison, il n'est pas dit que les abuseurs de chez nous s'en sortiront indéfiniment, particulièrement ceux qui sont protégés par le refus de la commission d'enquête tant désirée.
    À suivre.
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  • Wilbrod Eastman - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 22
    Sacrés Jeunes :

    Je site. « les jeunes vont devoir travailler plus pour financer les retraites et surtout permettre à une génération de maintenir un niveau de vie qui est déjà trop élevé. »
    Vous ne maquez pas de culot. Quand Duplessis est mort il a laissé un pays style moyenâgeux. C’est notre génération qui a construit le Québec moderne. Fini les école de rang, les routes de terre, des villages sans électricité, aucune université, pas de cégeps le téléphone a manivelle trois personnes parlant en même temps, transports en commun inexistant, traverser des rivières sur des barges, et j’en passe la liste serait trop longue. etc. L’histoire du Québec vous la connaissez? m’étonnerais.

    A cette époque il n’y avait pas d’assurance chômage, pas d’assurance maladie. Ce sont nous les vieux qui ont tout payé. Ok? J’ai 80 ans et ca me fait chier de lire ou entendre les propos de jeunes sans culture nous reprocher d’être pour la plupart d’être riche? Vous apprendrez que les très vieux ont le minimum de retraite par mois, et que votre instruction gratuite, coute beaucoup plus chère que ce que nous vous coutons étant a la retraite.
    En tout cas pour la démocratie vous devriez lire d’urgence J.J.Rousseau. Et laisser votre portable dans le tiroir.
    Un vieux qui en a marre de cette inculture sociale, de jeunes pédants. (Lire prétencieux)
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  • Marc Donati - Abonné
    21 juin 2011 11 h 19
    Super
    Et que fait-on si on veut s'impliquer dans ce groupe?
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  • Gerard44 - Inscrit
    21 juin 2011 11 h 34
    BRAVO
    BRAVO les jeunes d'oser parler, remettre en question et passer à l'action. Bien sûr qu'on a fait un sacré bout de chemin depuis le temps et qu'on a rendu la société beaucoup plus solidaire et équitable avec toutes sortes de mécanismes de distribution de la richesse. Mais depuis les années 80 tout cela se fait gruger et les affairistes mènent le pays (Québec et Canada). On n'est plus en démocratie et nos gouvernements actuels sont des mercenaires sans conscience. Je comprends que les jeunes comme biens des plus vieux en aient plein leur dos des innombrables dérapages et de la corruption.

    Quand je regarde attentivement, je VOIS qu'il y a plein de jeunes engagés dans une multitude de causes et d'organismes, locaux, nationaux et internationaux. Ils sont là! Si certains ne pensent qu'à leur nombril (y en a encore plus chez les adultes), à leur petit moi, ils sont très nombreux à vouloir changer les choses, pour plus de justice sociale, pour le bien commun, pour la protection de l'environnement (cf Marche du Moratoire d'une génération et les 10-15 000 personnes rassemblées à Montréal le 18 juin - des jeunes à 90%), pour l'avenir de la planète. J'ai 67 ans et dois travailler encore pour arriver, dans un petit logement du centre-sud de Montréal. Mon plaisir c'est un pti café sur Ste-Catherine et contempler la vie, fleurs, oiseaux, arbres et mes concitoyens. Je suis impressionné par la relève, par tant de jeunes qui ont une conscience vive, qui s'indignent des injustices et mettent la main à la pâte. JE CROIS EN EUX! Persévérez!
    Gérard Laverdure, Montréal.
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  • Daniel Berube - Abonné
    21 juin 2011 11 h 50
    @bidule
    À vous entendre, c'est vous qui avez créer le Québec...

    Finis les écoles de rangs... vous voulez dire: Vive les polyvalentes !

    Finis les routes de terre ! Vive le béton et l' asphalte 'naturel' !

    Pas d'assurance chômage, pas d'assurance-maladie... mais pas de dette non plus...

    Prenez conscience que presque tout ce que vous avec inventé, est aujourd'hui en train de nous détruire...

    Pollution de la terre, des eaux et des sols... c'est vrais, ce que vous avez fait, nous ne pourrons jamais en faire autant...

    Et j'imagine que vous en voulez aux jeunes car ils sont contre les gaz de schiste...

    Reconnaissez une chose... les jeunes, ils leur restent plus que quelques années a vivre, et ils se doivent de voir à long terme et du style de développement durable, ils voient également plus de valeur dans le mot être, que dans celui d'avoir...

    Moi, j'approche la soixantaine, et j'ai honte de faire parti de cette génération...

    Si je peux vous être utiles, les jeunes, ca me fera plaisir !
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  • ARKA777 - Abonné
    21 juin 2011 11 h 58
    Bravo !
    oui ! oui ! oui !

    Sur la planète se déroule ce mouvement de Vrai Nouveau par les jeunes. Regardons aussi du côté du Chili où les jeunes sont dans les rues depuis une semaine.

    Je connais des gens dans la trentaine qui se comportent comme les gens qu'il faut dégriser.... Les jeunes de la vingtaine sont gagnants d'avance.

    Tant mieux ! Enfin !
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    21 juin 2011 12 h 15
    Nature et société. Bravo les jeunes!
    Ces jeunes semblent comprendre que nous ne sommes pas des propriétaires de la planète terre. Si je comprends bien leur approche, ils savent que nous ne sommes que des locataires de la planète.

    Le vrai propriétaire de la planète terre est la nature. Et la nature ne pardonne pas à ceux qui ne la respectent pas. En effet, de nouvelles têtes pourraient peut-être élaborées de nouveaux paradigmes intéressants.

    Pour ce faire, ce n'est pas vraiment difficile. Ils n'ont qu'à lire objectivement les vraies choses qui nous entoure. Les têtes grises actuelles, ceux que ces jeunes dénoncent, font une lecture un peu trop branché des intérêts égoïstes qu'ils défendent.
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  • Bouletrouge - Inscrit
    21 juin 2011 12 h 20
    intéressant
    Une petite révolution tranquille pour donner des coups de pieds au c à la génération de la révolution tranquille. C'est une idée.
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  • François G. Couillard - Inscrit
    21 juin 2011 12 h 33
    Surévalué
    On voit régulièrement des manifs de 1000 personnes avoir moins d'attention que ces gens avec leur banderole au dessus d'une autoroute.
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  • Wilbrod Eastman - Inscrit
    21 juin 2011 13 h 01
    @Daniel Berube
    Ben voyons vous me faite bien rire, de la misère il y en avait plus qu’aujourd’hui, Les sans le sou ca n’était pas rare, c’était les communautés religieuses qui se dévouaient. Les hôpitaux entre autres. Vous n’êtes pas pour les routes goudronnées, alors pourquoi les montréalais chialent qu’une partie des ponts soient en rénovation. Et si on retournais au temps de Duplessis, il vous siérait?, mais que feraient nos jeunes sans gadgets, PC et autres bébelles. Chaque époque a ses inconvenants. Il n’y a pas plus d’assistés sociaux qu’il y avaient de gueux sous l’ancien régime.
    Il serait peut-être temps que certains québécois révisent leur histoire. Je sais vous ne trouverez pas ca sur votre iPad.
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    21 juin 2011 13 h 04
    Bidule ...
    Être pauvre et vieux, cela fait chier ? Et bien, à n'importe quel âge cela fait chier d'être pauvre. Des jeunes, il y en a des myriades qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Moi, je suis tanné de me faire remplir les oreilles avec vos ''exploits'' de développement. Comme si vous aviez tout accompli. Regardez les vos exploits...Pont Champlain en ruine par exemple...attention les généralisations sont faciles. Il y a encore plein de choses à faire, mais les structures mises en place sont plus difficiles à réenligner ou à créer point ! Vous VOUS êtes donnés du développement et des DETTES aussi que nous contribuons tous à rembourser chaque jour. Et moi, à quel âge ma retraite ? Cela va être beau si je peux m'en payer une tellement le fardeau va être lourd à porter à cause de l'inversion de la pyramide démographique. Et est-ce ma génération qui a fait 1.2 enfant par famille pour pouvoir faire des vies d'épicuriens ? Les frais de scolarité gratuits ? Non mais quelle farce ! Et les frais de santé est-ce gratuit ? On fait un comparatif quand vous voulez ! Les jeunes de ce regroupement ont raison, il faut que ça bouge ! Foncez ! Je vais y être...
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  • Autarcycle - Inscrit
    21 juin 2011 13 h 12
    À lire: Autarcycle, par Alan no Land.
    «Maintenant, je dois admettre l’échec de la démocratie, puisqu’aucun autre programme ne pouvait être considéré comme une option valable dans l’optique du redressement des déficits économiques, écologiques et sociaux que nous vivons et dans l’établissement d’une réelle justice. Il faut sortir du cercle vicieux de l’endettement qui enrichit les banques et nous mène vers un gouvernement mondial. Imaginez les conséquences que subiraient les groupes étant en déficit démographique dans une telle situation. Comme la démocratie a échoué, il nous reste la révolution! Nous devons prendre toutes les
    mesures qui s’imposent pour que les jeunes générations prennent en mains leur destin. Puisque les experts l’ont déjà nommée, je déclare la révolution générationnelle en marche.» Autarcycle, par Alan no Land
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  • Jacques Roussel - Abonné
    21 juin 2011 13 h 13
    l'écho de Dylan..
    En lisant et relisant cette belle missive des jeunes qui veulent dégriser le Québec, j'entends encore le message de Dylan:

    "Sur les routes anciennes les pavés sontusés"
    "Les fenêtres craquent et les murs vont tomber"

    Enfin, de l'air frais!
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  • Philippe Landry - Inscrit
    21 juin 2011 13 h 17
    La culture est à la base de l'économie.
    Il y a dans ce texte "Rompre avec l'idéal du vert-de-gris" quelques très bons trucs.
    En effet la finalité d'une société s'avère être l'humain et son rayonnement culturel. La finalité ne peut tout de même pas être le fric ! Ça ne se mange pas, et ça ne s'amène pas au paradis non plus.
    Une société qui ne fait que survivre ça vaut pas cher de la tonne !
    La volonté collective de dépassement est la meilleure
    source d'une économie solide et durable, en amélioration continue.
    Le déclin de l'Empire américain est en relation, ou est précédé par leur déchéance culturelle. L'industrie automobile, par exemple, est l'instrument maintenant de la culture Red Neck et Urban Cowboy ... et c'est maintenant un vrai désastre, une catastrophe sur 4 pneus !
    J'aimerais aller prendre un café avec votre groupe de dégriseurs.
    J'attends de vos nouvelles.
    Merci de votre attention,

    Philippe Landry
    Entrepreneur, 55 ans, et grisonnant !
    Voyageur un peu aussi, je reviens du Japon ...
    plandry2@hotmail.com
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  • Bagheera - Inscrite
    21 juin 2011 13 h 20
    ESPOIR
    Un vent nouveau souffle sur notre belle planète, il faut le saisir à bras le corps, il est temps que ça change. Bravo à ces jeunes et surtout ne lâchez pas.
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  • Autarcycle - Inscrit
    21 juin 2011 13 h 23
    À lire: Autarcycle, par Alan no Land
    «J’aimerais m’adresser à tous ceux qui représentent les générations du statu quo. Vous qui possédez l’argent, vous qui possédez le Pouvoir, vous qui possédez le territoire, vous qui possédez les postes importants dans nos institutions académiques et politiques, bien que vous ne voulez pas céder la place aux générations suivantes et que vous poussez l’audace jusqu’à nous soumettre à votre modèle économique et social, sachez que nous, nous sommes la main d’oeuvre et qu’à partir de maintenant nous reprenons le contrôle. Vous avez tout pris de ce monde pour nous le laisser dans un état lamentable. Les Terres ont été appauvries. L’air et l’eau ont été viciés. En pillant les ressources de plusieurs pays, vous nous avez laissé un monde en guerre. Vous nous avez élevés et éduqués dans le but de vous servir et de soutenir votre modèle de société. Aujourd’hui, je sais que dans les générations qui vous suivent, il y a des millions de citoyens qui rejettent votre modèle.» Autarcycle, par Alan no Land.
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  • M. Julien - Abonné
    21 juin 2011 13 h 47
    Tasse-toi mon oncle!
    C’est le message qui se dégage à première vue de cet exposé, très intéressant par ailleurs à plusieurs égards.

    L’expérience fera vite comprendre à ces « jeunes », qui ont déjà plus d’un quart de siècle à leur actif et ne sont donc plus, eux non plus, dans leur prime jeunesse, toute chose étant relative par ailleurs, qu’ils ont tout intérêt à tisser des liens entre les générations, et plus particulièrement avec celles qui les ont précédés et qui leur ont ouvert la voie, plutôt que de balancer à bout de bras comme ils semblent partis pour le faire toutes les têtes grisonnantes qui gravitent autour des leurs, qui ont probablement elles aussi déjà commencé à grisonner.

    Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Ce n’est pas vrai que tout est mauvais, comme ce n’est pas vrai qu’il n’y a rien à changer, bien au contraire!

    Il y a énormément de choses à changer, à commencer par nos valeurs et notre vision des choses.

    Il y a d’excellents points dans leur exposé, mais il leur faut savoir que personne ne détient le monopole de la vérité, toutes générations confondues.

    Ce dont la société a besoin, c’est d’échanges constructifs autour d’un vouloir collectif de changer les choses de la bonne façon, mais cela implique une ouverture et une écoute de part et d’autre, et beaucoup de temps.

    Mais convenons qu’il faut bien commencer à quelque part
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  • ARKA777 - Abonné
    21 juin 2011 15 h 17
    a-t-on besoin de gouvernement ?
    ce sont les gouvernements qui veulent et initient des guerres dans le monde. Pas le peuple. Jamais. Ces gouvernements font tout pour convaincre le peuple payeur du bien fondé de leur guerre.... Faut-il des exemples ici ?

    La Belgique vit sans gouvernement depuis 2 ans. Et mieux encore, le dernier que les belges ont élu, n,a pas encore gouverné. De quoi faire réfléchir les jeunes au Québéc.
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  • france34 - Inscrit
    21 juin 2011 15 h 18
    géneration spontanée?????
    Penchez_vous plus sérieusement sur les révoltes des pays du Maghreb:les "jeunes"ne s'opposent pas aux "vieux".C'est tout un peuple qui demande la Démocratie,la liberté,du travail,à manger etc....

    Vous,allez vous reprocher à vos parents de vous avoir donné la vie?
    Si le monde qu'ils vous proposent ne vous convient pas,où est le problème?changez le et arrêtez de vous comporter en enfants capricieux et gâtés,jamais contents du cadeau de Noël.Beaucoup de vos parents et grand-parents n'en avaient pas eux.
    Alors,oui,bougez-vous mais ne vous trompez pas d'énemi.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    21 juin 2011 15 h 49
    Bravo, mais attention, gros programme
    Bravo à l'appel d'une prise en charge par les nouvelles générations, bravo à la volonté de faire les choses différemment. Mais l'approche proposée est très exigeante car elle nécessite des discussions de fond dans une large part de la population, qui doivent absolument déboucher sur l'action concertée. Elle requiert aussi que l'on cesse d'apporter toujours les mêmes réponses aux mêmes questions (l'environnement, l'énergie, les ressources). mais aussi de nouvelles questions, qui concerneront sans aucun doute ce que ces jeunes appellent la culture. Or la culture en termes politiques ce n'est pas seulement l'indignation et l'envolée lyrique, ou les arts, ou la langue, mais c'est surtout la recherche de l'excellence, la fraternité entendue comme l'intégration des autochtones et des immigrants, le cosmopolitisme, le développement urbain, les langues (au pluriel cette fois), la mobilité sociale et la neutralisation de ces oligarchies où règnent plus que jamais ces têtes grises que l'on dénonce... On voit bien que ce combat va nécessiter une mobilisation de toutes les forces vives du Québec, incluant des vieux comme moi, autour de quelques principes d'action. Il faudrait par conséquent que ces jeunes acceptent d'investir les formations politiques actuelles ou nouvelles, sans quoi ils s'embourberaient dans la recherche de l'unanimisme de jadis, qui a fait son temps, est illusoire et anti-démocratique. À moins bien sûr que "faire de la politique autrement" comme je l'entends de plusieurs lecteurs dans ces pages, passe par la fin des partis politiques...ce qui nous entraîne dans des voies totalitaires...bien saugrenues en ces temps d'accélération historique.
    Je souhaite à ces jeunes de la persévérance et surtout, beaucoup de courage.
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  • perro blanco - Inscrit
    21 juin 2011 20 h 28
    Chose à ne pas faire
    Quand il y a un problème, la dernière chose à faire est de blâmer l'autre, de s'accuser mutuellement.
    Alors, je déplore qu'il y en ait tant ici qui se tirent dessus à bout portant, car ça détruit plutôt que ça ne construit.
    Des problèmes, il y en a à profusion et la solution est de s'attaquer ensemble à ces problèmes, sans quoi, ils grossissent durant que nous nous détruisons réciproquement.
    Ainsi, cracher sur ce que les deux dernières générations ont accompli, les tenir responsables de tout ce qui va mal et ne pas reconnaître objectivement ce qu'elles ont accompli de bien pour la société, c'est faire preuve d'injustice et d'ignorance.
    De même, ne pas voir du positif - car il y en a beaucoup - dans ce que les dégriseurs apportent, c'est ne pas reconnaître que nous n'avons pas réussi partout et pire encore, c'est tuer l'espoir dans l'oeuf, comme si tout allait pour le mieux dans notre meilleur des mondes.
    Alors, je vous invite à la sagesse, à l'intelligence, au respect et à la coopération de manière à ce que notre monde québécois et canadien, qui n'est sûrement pas le pire au monde, devienne encore meilleur, plus juste, plus responsable.
    Voilà. Sans vouloir faire la morale à quiconque, j'invite tous et chacun à s'ouvrir à l'autre et à ne pas l'invectiver parce qu'il n'est pas du même avis.
    Nous n'avons qu'une vie à vivre sur cette terre, et chaque jour est spécial, unique et précieux, car il ne peut être vécu qu'une fois, il n'y a pas de reprise. Alors, allons-nous gaspiller tous ces aujourd'huis à nous détruire?
    Come on, guys, nous ne sommes plus sur la planète des singes pour nous conduire comme des macaques, batêche! Alors, du décorum s.v.p. Merci. Sinon, je vais finir par croire que, sous le couvert d'idées qui apparaissent si géniales, se cachent de pitoyables caves! À vous de choisir de ne pas en être.
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    22 juin 2011 12 h 47
    Se vider le coeur...
    En effet, je suis d'accord avec perro blanco et le débat ne doit pas s'attarder au pointage de doigts. Pour en revenir au jeunes dégriseurs, il est très agréable de voir des gens se vider le coeur sur la situation actuelle au Québec, mais à l'instar de plusieurs, et à l'encontre de ce que disent les dégriseurs, je crois qu'il faut conserver une vision optimiste et s'appuyer sur l'expérience et les acquis du passé pour construire un nouveau Québec, mais avec des idées nouvelles. Faire tabula rasa dans certaines situations est efficace...mais cela n'est pas crédible dans un pays à construire. Par exemple, il y a des dérapages manifestes de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Exemple : l'accès trop facile au crédit qui favorise la consommation et stimule l'économie, mais qui place beaucoup de gens dans des marasmes financiers. Il est clair que l'économie doit rester une priorité dans nos vies. LA GRANDE priorité, non. Bravo aux dégriseurs pour ce qu'ils apportent dans le paysage. Un bonne gifle nécessaire. C'est très intéressant ce qui se passe en ce moment au Québec ; on dirait presque le réveil tant attendu...
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  • Youri Raymond - Inscrit
    22 juin 2011 20 h 41
    Page Facebook
    Bonsoir à vous (bonjour, selon quand vous lirez ceci).
    Les Dégriseurs vous invitent à joindre notre groupe Facebook. Nous annoncerons sur cette page les éventuelles actions pacifiques qui auront lieu, pour la plupart, mensuellement, ainsi que plusieurs événements à venir. Merci à ceux et celles qui croient au changement et qui nous supportent à travers ce beau projet qui nous mènera indubitablement vers une société plus à l'image de nos valeurs.

    Youri Raymond et les Dégriseurs

    https://www.facebook.com/degriseurs
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  • Archange Gabriel - Inscrit
    25 juin 2011 10 h 49
    Heureux et enfin que les jeunes s'en mêlent
    J'ai 65 ans. J'ai toujours vécu en marge de la société. En retrait même.
    Je suis un artiste. J'ai souvent imaginé que le monde un jour se révolterait. Qui n'a pas refait le monde autour d'une table en se disant que ça ne pouvait durer, que le peuple mordrait de rage dans ce foutu systhème organisé par les multinationales pour nous inciter par tous les moyens à consommer. À les entendre le taux de croissance n,est jamais assez élevé, comme si ça devait être illimité.

    Mais la révolution n'a pas eu lieu. Nous sommes tous autant que nous sommes des moutons qui se laissent tondre avant de finir à l'abatoir.

    J'ai toujours été plus près des jeunes pour la simple raison qu'ils sont jeunes. Le propre de la vie c'est de n'être jamais au point mort. Regarder derrière ce qui a été fait et inventer à partir de ce bagage, le demain.

    Il me semble aujourd'hui que l'horizon est plus clair, même si plusieurs pensent qu'il est bouché. Au contraire, Les cents dernières années nous ont fait faire un sacré bout de chemin. Nous sommes maintenant plus en mesure de savoir ce qu'il ne faut pas faire.
    Ca s'appelle l'expérience. En regardant ce siècle passé les jeunes sont devant un grand livre ouvert.

    Sans jeter tout par dessus bord, ils doivent bâtir la vie en rejetant une bonne partie des façons de faire d'un systhème conçu pour s'accaparer des ressources planétaires comme appartenant au plus fort la poche en détrusant tout sur son passage. La fin du pétrole? Tant mieux. Là les méninges vont se faire aller. Ce qui nous reste de pétrole devrait utilisé de façon à ce qu'il soit récupérable , recyclable indéfiniment, comme l'aluminium.

    A suivre

    AR
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    25 juin 2011 15 h 03
    TROIS GARS vont changer notre monde...
    Que dire de plus... Rédigé utour d'une bière, peut-être?

    Référence: Manifeste pour un Québec dégrisé - Rompre avec l'idéal du vert-de-gris. Trois signataires: impressionnant! Ça me rappelle une chanson de Piché... "Y a pas grand chose à faire à soir... ".

    Rien qu'à lire les commmentaires ici et là bas, et le vote du 2 mai, on voit bien: une bonne partie des Québécois sont prêts à suivre n'importe qui qui dit d'importe quoi, du moment que le mot clef est changement. Mais ce mot clef va-t-il nous mener vers un vrai changement ou plus d'enfermement et d'éclatement politique et social?
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    25 juin 2011 16 h 33
    Changement...
    De couleur, de régime, moral, politique, virruel, à définir? changement: des préjugés pour de nouveaux préjugés?

    Changer le mal de place. Quatre trente-sous pour une pisatre? Quel changement et comment? Et à quel niveau; fédéral mondial provincial; au pays des rêvesl?

    Écrire un manifeste à trois... c'est pas très compliqé, mais après?
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    26 juin 2011 08 h 36
    @Bidule
    Et Bravo ! Vous me tirez les mots de la bouche ! Moi aussi j'en ai comme un peu marre de cette génération qui connaît très peu de l'historique social de notre province, notre pays et du monde en général. Tout ce qu'ils ont aujourd'hui, a été obtenu par des générations de Québécois qui ont trimé dur pour en arriver à une justice sociale équitable.

    Quand on ne sait pas d'ou on vient, il est très dur de savoir ou l'on s'en va !
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  • Michele - Inscrite
    27 juin 2011 10 h 50
    Manisfeste des défacebookeurs
    -les jeunes devraient s'impliquer dans leur communauté réelle et sortir de leur monde virtuel;
    -les jeunes devraient entreprendre des actions réelles et tangibles sans accuser leurs prédecesseurs de tous les torts;
    - les jeunes devraient contribuer à bâtir un Québec dans le respect de l'héritage qu'ils ont reçu de générations précédentes aux prises avec des défis autres;
    - les jeunes devraient s'intègrer de manière pacifique dans la société québécoise et ce de manière responsable;
    -les jeunes devraient prendre conscience que contrairement à la génération précédente, ils ne représentent qu'une infime partie de la population conséquemment ils auront un rôle différent à jouer et qu'il serait beacoup plus stratégique de travailler avec les gris.
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  • Vachon David - Inscrit
    28 juin 2011 15 h 23
    Réponse aux commentaires
    D'abord, je tiens à remercier chacun de vous pour vos précieux commentaires. Considérant la limite de caractère, je ne peux répondre à chacun directement.
    Premièrement, pour les gens qui seraient intéressés à se rapprocher du groupe, un événement ouvert au public aura lieu au début août en Montérégie.
    Pour ce qui est des critiques affirmant que nous faisons preuve d’âgisme, il importe de spécifier que le terme Les Dégriseurs fut principalement choisi comme figure de style exposant le fait irrémédiable que nous devons sortir de nos vapeurs d'alcool, que le party est fini (le party de l’hyper consommation et l'absence de responsabilisation), que nous devons dégrisé, c'est-à-dire remettre en question l'ensemble de notre société actuelle, et son hubris inhérent, et spécialement sa dépendance aux énergies fossiles. Dans un deuxième temps, être gris ne relève pas d'une détermination biologique, mais bien d'un vieillissement au niveau de l'esprit et de la vitalité. Il y a des gris qui ont 16 ans et il y a des gens éveillés qui ont 65 ans. Finalement, les gris représentent spécifiquement cette caste de politiciens qui visent le statu quo, l'état stationnaire, l'amorphisme social, etc. La grisaille politique à assez durée. La prochaine génération ne pérennisera pas cette situation complaisante.
    Nous ne considérons pas que la manière de s'y prendre consiste en adopter la méthode de la tabula rasa. Nous ne désirons évidemment pas revenir à l'époque de Duplessis. De plus, nous sommes pleinement conscient que la critique radicale de la révolution tranquille s'avère être un des éléments utilisés par les populistes de la nouvelle droite. Si le rejet de la révolution tranquille représente une démarche foncièrement réactionnaire, le maintien d'un statu quo moribond sur les bases passéistes de la révolution tranquille l'est tout autant.

    Au plaisir de continuer le débat avec vous!

    Les Dégriseurs

    dvach
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  • Turbine - Abonné
    29 juin 2011 14 h 53
    Bravo les copains!
    Nous sommes tous interdépendants. C'est une loi de la nature. Si chacun des groupes se replie sur ses acquis, il s'amenuise à coup sûr. C'est pour cette raison que la gauche doir primer en fait d'idéologie. Être heureux à vivre ensemble, y a-t-il un but plus noble? Quand bien même tes poches seraient pleines d'argent, es-tu mieux dans ta peau? Vive les politiques sociales et allez-y les jeunes. La terre vous appartient aussi autant qu'à Joe la révolution tranquille.
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