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Lettres - Quand une ministre préfère les chiffres aux personnes

Amélie Châteauneuf et Marie-Ève Duchesne pour le Front commun des personnes assistées sociales du Québec - Le 17 juin 2011  20 juin 2011  Actualités en société
Le 8 juin dernier, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, a déposé à l'Assemblée nationale son rapport sur les cibles de revenus à atteindre au Québec pour lutter contre la pauvreté. Ce rapport a d'ailleurs été produit en vertu de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Ce rapport devait, en principe, faire suite aux recommandations du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CCLP) et permettre d'adopter des mesures concrètes de lutte contre la pauvreté.

Ce rapport devait, en principe, traiter de droits aussi fondamentaux que le droit de manger, bafoué pour des centaines de milliers de Québécois et de Québécoises, qui doivent fréquemment jeûner.

Ce rapport devait, en principe, parler d'êtres humains et de leur dignité.

C'est ce qui devait se passer.

À la recommandation du CCLP de mettre en place un soutien financier minimal, la réponse de cette ministre fut de dire NON. Un non catégorique et définitif puisque ses chiffres le disent: cette mesure coûte trop cher!

Les personnes en situation de pauvreté se voient éclipsées de ce rapport par des «estimations économétriques», qui ne tiennent pas compte des coûts de la pauvreté. Où sont l'humanité et le sens de l'éthique dans cette décision?

Quand une ministre préfère les chiffres à la réalité quotidienne de centaines de milliers de personnes, est-elle vraiment à sa place comme ministre de la Solidarité sociale?

***

Amélie Châteauneuf et Marie-Ève Duchesne pour le Front commun des personnes assistées sociales du Québec - Le 17 juin 2011
 
 
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    20 juin 2011 06 h 20
    Pôvres pauvres!
    Je suis heureuse d'apprendre qu'après être passée au statut de "défavorisée économiquement" je suis désormais "en situation de pauvreté", ce qui ne change guère mes fins de mois, mais me donne espoir quand à la pérennité de la dite situation. Cela dit, vous avez bien raison de dénoncer l'obsession froide des chiffres démontrée par la ministre.
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  •  
  • Marc O. Rainville - Inscrit
    20 juin 2011 13 h 36
    ''(Julie Boulet) est-elle vraiment à sa place comme ministre de la Solidarité sociale?''
    Peut mieux faire.
    Marc O. Rainville, b.s.
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