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Des milliers d'opposants aux gaz de schiste manifestent à Montréal

Le dossier du Devoir sur le gaz de schiste
Des milliers d'opposants aux gaz de schiste ont une nouvelle fois fait du bruit samedi après-midi alors qu'ils ont manifesté à Montréal pour réclamer un moratoire sur l'exploitation et l'exploration de la ressource controversée.

Des groupes populaires, environnementaux, scientifiques et sociaux s'étaient ainsi donné rendez-vous devant le siège social d'Hydro-Québec. La chef du Parti québécois, Pauline Marois, et le député de Québec Solidaire, Amir Khadir, étaient aussi présents.

Brandissant des pancartes et entonnant des chansons sous le thème des gaz de schiste, ils ont voulu rappeler à la population et surtout au gouvernement du Québec que rien n'est réglé dans ce dossier.

Le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle, explique pourquoi tant de Québécois se sont déplacés pour l'événement. «Ils demandent d'avoir un comité d'experts indépendant et crédible, l'arrêt total de la fracturation et on veut que tout ce qui se fera dans le comité d'évaluation se fasse de manière indépendante, crédible et transparente.»

Les participants à la grande marche de la campagne Moratoire d'une Génération, ce regroupement citoyen qui a quitté Rimouski le 16 mai pour revendiquer un moratoire de 20 ans sur les gaz de schistes, ont triomphalement fait leur entrée à Montréal au milieu des manifestants. Ils ont été chaudement accueilli et ont eu droit à une longue ronde d'applaudissements. La grande marche se sera arrêtée dans 33 municipalités riveraines du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Richelieu.

Selon le coordonnateur, Philippe Duhamel, la marche a suscité énormément d'intérêt dans les villes et villages du Québec où elle s'est arrêtée. Il en tire un sentiment du devoir accompli. «On sent que ce sacrifice que l'on a consenti d'un mois de travail, d'économies personnelles et l'épreuve que cela a été de marcher ces 700 kilomètres sous la pluie, le froid du bas du fleuve et du soleil intense des derniers jours a vraiment servi à unifier un mouvement», a-t-il témoigné. M. Duhamel déplore toutefois la réaction du gouvernement du Québec, qui continue selon lui à faire la sourde oreille aux revendications citoyennes.

Vendredi, le gouvernement Charest a tenté de parer les coups avant cette manifestation. Le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, a exprimé son irritation par rapport aux arguments des opposants, qu'il a qualifiés de «faussetés». «De quelle preuve ce gouvernement-là a-t-il besoin pour interdire les gaz de schiste sur notre territoire pour au moins 20 ans, le temps qu'une nouvelle technologie soit trouvée?», se questionne M. Duhamel.

Même s'il espère ne pas devoir se rendre là, il promet une phase plus active d'opposition si Québec ne bouge pas dans le dossier. Philippe Duhamel n'écarte pas l'idée d'actions directes non-violentes «à la Greenpeace» comme l'organisation de «sit-in». «Il n'est pas question que cette industrie-là passe au Québec», a-t-il conclu, catégorique.

L'événement s'est terminé devant les bureaux montréalais du premier ministre du Québec, Jean Charest.

 
 
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