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Trop chère, la lutte contre la pauvreté?

La ministre Boulet soulève la colère du Collectif pour un Québec sans pauvreté

Selon le Collectif pour un Québec sans pauvreté, les coûts sociaux de la pauvreté sont de plus de 15 milliards par année.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Selon le Collectif pour un Québec sans pauvreté, les coûts sociaux de la pauvreté sont de plus de 15 milliards par année.
Le Collectif pour un Québec sans pauvreté ne digère pas la réplique de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, à l'avis du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CCLPES) intitulé «Les cibles d'amélioration du revenu des personnes et des familles, les meilleurs moyens de les atteindre ainsi que le soutien financier minimal».

Dans un rapport qu'elle a déposé dans le plus grand anonymat à l'Assemblée nationale il y a une semaine, Mme Boulet fait savoir que le gouvernement ne se pliera pas à un certain nombre des recommandations clés du CCLPES, dont celle de s'assurer que «le soutien financier minimal s'établisse de manière à garantir 80 % du seuil de revenu [...] requis pour couvrir les besoins de base établis par la Mesure du panier de consommation (MPC) [c'est-à-dire de 11 425 $ pour une personne à 22 851 $ pour quatre personnes]».

Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale fait valoir que la mise en oeuvre «des moyens suggérés par le CCLPES [...] non seulement entraînerait un coût additionnel estimé à 2,3 milliards de dollars par année pour le gouvernement du Québec, mais aussi, qu'elle aurait des incidences importantes sur la participation au marché du travail par une réduction significative du nombre d'heures travaillées».

«La ministre connaît-elle les coûts sociaux de la pauvreté? C'est près de 6 milliards de dollars par année si on considère seulement la santé, et plus de 15 milliards globalement. Force est de constater que l'inaction gouvernementale coûte beaucoup plus cher à l'ensemble de la société», rétorque le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Robin Couture.

Le regroupement de 35 organisations vouées à lutte contre la pauvreté, la défense de droits et la promotion de la justice sociale exhorte le gouvernement Charest à tenir, cet automne, une commission parlementaire afin de faire l'étude de la réponse du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale aux 14 recommandations du CCLPES ainsi que d'échanger sur l'action gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté.

Le porte-parole du Parti québécois en matière d'emploi et de solidarité sociale, Alexandre Cloutier, souhaite également «la tenue d'un tel forum [qui] permettrait d'entendre les experts indépendants qui avaient participé à la rédaction de l'Avis en 2008 ainsi que tous les organismes qui agissent directement auprès des plus démunis de notre société».
 
 
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    15 juin 2011 06 h 35
    Et les riches eux, combien nous coûtent-ils ?
    Moi, je préfère aider les pauvres qui en ont grand besoin que d'aider les riches qui nous rient dans la face.

    Serge Grenier
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    15 juin 2011 07 h 20
    Quel état que celui dit de «la pauvreté» !
    Oui, un autre état de la condition humaine qui peut nous mettre aussi en présence , encore une fois, de la relativité. Je connais des gens dits pauvres qui sont d'une richesse qu'aucun porte-feuille ou coffre-fort n'arrive à la cheville. Sauf que dans un monde comme le nôtre où la consommation voire la surconsommation se veulent références de modèles de vie, il peut être difficile voire exigeant d'envisager que l'état de pauvreté peut aussi être état de très grandes richesses. Au cours de ma réinsertion sociale, lire aussi réhabilitation, j'ai eu à prendre le repas du midi à La Soupe Populaire où, pour 0.25? ou 0.50? sous, il m'a été possible de manger soupe, plat principal et dessert avec breuvage chaud. J'y ai eu aussi les privilèges de m'y nourrir d'échanges avec d'autres «clients»l. De ces gens «riches» dont le bagage de vie aurait facilement fait déborder des coffre-forts de grande taille. Un jour, sur les ondes de notre Radio Canadienne, j'ai eu la chance de m'y exprimer en partageant que «j'étais pauvre et heureux, heureux et pauvre mais PAS nécessairement heureux d'être pauvre» Un fait m'est assuré: Il existe de ces gens dont l'état se veut de fort plus grande pauvreté matérielle que moi...que nous, «ma» très chère épouse et compagne de vie, Denise. Une richesse à elle seule pour laquelle je dis MERCIS!
    Plus est, MERCIS à toutes celles et tous ceux sensibles à la pauvreté et qui ont À COEUR ces luttes pour améliorer la condition humaine. Mercis pour toutes ces énergies déployées à vouloir soulager les misères de celles et ceux dont le «coffre-fort» fait défaut de présence. Enrayer la pauvreté, une responsabilité COLLECTIVE. Toutes les composantes de la société y portent leurs parts.
    Humblement, mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • André Michaud - Inscrit
    15 juin 2011 08 h 27
    Éducation et Microcrédit
    La solution à la pauvreté c'est donner les moyens de mieux gagner sa vie par l'apprentissage d'un métier ou d'une profession. Montrer à pêcher plutôt que donner du poisson. Si on ne fait que donner du poisson ça coûtera de plus en plus cher et perpétuera l'humiliante dépendance.

    Ou alors la solution de M.Yunus, le micro-crédit pour partir de petites entreprises.

    Plus de gens aptes au travail travailleront, plus il restera de fric pour aider les malades et gens vraiment inaptes au travail.
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  • Roland Berger - Abonné
    15 juin 2011 08 h 34
    Riches et pauvres
    Les riches sont pauvres au regard de tout ce qu'ils désirent posséder. Les pauvres, eux, n'ont qu'à se taire. Ils n'ont droit à aucun désir ressemblant de près ou de loin à ceux des riches.
    Roland Berger
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  • Jean-Philippe Bombay - Inscrit
    15 juin 2011 09 h 34
    Pauvreté
    La pauvreté est très relative en effet, M Bourdages. Au Québec notre classe pauvre se débrouille plutôt bien si on la compare à celle des États-Unis, beaucoup de gens apporte ce point comme argument. Cepandeant, l'argument ne tient pas la route car des pauvres ici ne peuvent vivre convenablement, ici, je ne parle pas d'acheter la nouvelle Télé plasma HD blueray, mais plutôt de simplement bien manger. J'ai travaillé dans un magasin où tout s'achète à 1$, quand vous en êtes rendu à acheter votre nourriture là, je crois, qu'on ne parle plus de qualité de vie convenable. Il faut arrêter d'Associé la pauvreté à l'Argent mais aux réelles conditions de vie. (bien sûr il est inévitable que la qualité de vie est influencée par l'argent mais si on se fit aux PIB certains pays ont un meilleur niveau de vie que d'autres alors que la population y souffre plus.)
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  • Daniel Berube - Abonné
    15 juin 2011 11 h 20
    Une solution capitaliste...
    Aujourdui, nous fonctionnons avec l'utiliser - jeter. Et nous n'avons pas le choix... la qualité n'existe presque plus... vous devez changer votre frigo, vous n'avez pas le choix, vous devez en acheter un d'une durée limitée de 5 ans, et ceci est voulu par les fabricants avec la bénédiction de nos gouvernement, qui approuvent la chose en pensant aux taxes...

    Alors voici la solution : plutot que de donner trop longue vie (5 ans) à nos électro-ménagés, demandons aux compagnies de faire des électro-ménagés ne durant que 1 an ! Nous feront ainsi travailler plus de vendeurs dans les magasins Wall-Mart qui eux feront travailler plus de chinois à leur fabrication, les récupérateurs auront 5 fois plus de travail... vous voyez comme la solution est simple ! et à bien y penser... un an... c'est peut-être encore trop long...
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    15 juin 2011 13 h 00
    Les riches...
    ...seront payés pour leur intelligence et leur générosité. Il y a toujours eu des riches et des pauvres, dit-on, et les riches ont toujours fini par payer quand ils ont trop méprisé les pauvres. Vieille histoire de la souffrance partagée, parfois.
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  • Michel Bédard - Inscrit
    15 juin 2011 14 h 39
    Pauvre richard...
    Le pauvre est ce riche qui est dépendant de l'argent... devenu son esclave. Quel pauvre individu.
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  • Benoit Gosselin - Inscrit
    15 juin 2011 15 h 51
    LES B.S. CORPORATISTES
    Pendant qu'on veut couper ,aux pauvres les maigres prestations qu'il ont droit , c'est à coûts de milliards qu'ont gave les entreprises par toutes sortes de subventions,et d'abris fiscaux .Pour moi la répartition de richesse au Québec n'existe pas.
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