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Fonds FTQ - L'agroalimentaire a un partenaire de taille!

«La production agricole, c'est l'affaire de la Financière agricole»

Le secteur agroalimentaire joue un rôle très important dans l'économie du Québec. Une réalité qui n'a pas échappé au Fonds de solidarité FTQ. Dès sa création, le Fonds de solidarité s'est engagé dans le secteur agroalimentaire.

«Le secteur agroalimentaire est le secteur économique qui emploie le plus grand nombre de travailleurs au Québec, souligne Hubert Carrier, directeur des investissements en agroalimentaire au Fonds de solidarité FTQ. C'était donc évident dès le départ que le Fonds allait soutenir ce secteur économique. Nos premiers investissements remontent à notre création en 1985 et, depuis ce temps, nous avons investi jusqu'à ce jour plus de 312 millions de dollars dans le secteur agroalimentaire québécois.»

Des investissements qui sont aujourd'hui mieux structurés et mieux ciblés. «En 2003, le Fonds a connu une refonte et nous avons adopté une nouvelle démarche basée sur 28 secteurs d'activité économique. Nous avons mis en place, pour chacun de ces secteurs, une expertise qui lui est entièrement dédiée. L'agroalimentaire est l'un de ces secteurs.» Hubert Carrier est appuyé dans son travail par deux conseillers principaux. «Nous pouvons aussi compter sur l'expertise de nos équipes multidisciplinaires.»

Stratégie d'investissement

Plutôt que de s'éparpiller, le Fonds de solidarité a choisi de concentrer ses efforts. «Au lieu de chercher à traiter une centaine de dossiers par année, nous nous concentrons sur les deux ou trois dossiers qu'on juge les plus intéressants.» C'est ce qui explique que l'investissement du Fonds dans une entreprise du secteur agroalimentaire est d'au moins deux millions de dollars, souvent plus, et peut même atteindre la somme de 75 millions de dollars.

«Évidemment, des investissements de cet ordre de grandeur s'adressent principalement à des entreprises de moyenne ou de grande taille. Notre stratégie est de soutenir ces entreprises lorsqu'elles veulent procéder à une acquisition, acheter de l'équipement afin d'augmenter la productivité, faire un agrandissement ou mettre en place un programme d'exportation.»

Soulignons que les entreprises de plus petite taille peuvent obtenir le soutien financier du Fonds de solidarité FTQ en passant par les Fonds régionaux. «Les Fonds régionaux peuvent investir jusqu'à deux millions de dollars.» De plus, le Fonds de solidarité FTQ n'investit pas dans la production agricole. «La production agricole, c'est l'affaire de la Financière agricole. Nous soutenons plutôt les entreprises de transformation alimentaire et de distribution alimentaire.»

Une entreprise qui caresse un projet peut évidemment présenter un dossier au Fonds afin d'obtenir son soutien financier, mais ce dernier n'attend pas qu'on vienne frapper à sa porte pour agir. «Nous avons une stratégie d'investissement très proactive. Comme nous avons une bonne compréhension du secteur, nous sommes en mesure d'identifier les entreprises qui à notre avis feraient de bons partenaires pour le Fonds. Nous allons ensuite rencontrer ces entreprises pour leur faire part de nos idées et suggestions.»

Participation du Fonds

L'argent investi est du capital de risque et du capital patient. «Nous investissons dans l'équité ou la quasi-équité de l'entreprise, soit en participant au capital-actions, soit en consentant un prêt sans garantie.»

La contrepartie est la présence du Fonds FTQ au conseil d'administration de l'entreprise, présence qui ne se veut pas une forme de contrôle mais plutôt un soutien additionnel. «C'est un avantage pour l'entreprise. Notre présence au conseil d'administration permet à l'entreprise de profiter de toute l'expertise du Fonds. Cela lui permet de s'orienter de façon plus pointue. Nous n'hésitons pas à faire appel à un expert externe si besoin il y a. La philosophie qui guide nos actions au sein d'un conseil d'administration est la suivante: comment et de quelle façon pouvons-nous mieux aider l'entreprise?»

Enjeux du secteur

Bien que le secteur agroalimentaire québécois se porte bien, quelques enjeux se pointent toutefois à l'horizon, dont celui de la productivité. «Le message passe, mais pas assez vite. Les entreprises comprennent l'importance d'augmenter leur productivité, mais elles ne passent pas à l'acte assez rapidement.»

Un second enjeu est celui de la capacité de production. «Nous avons au Québec une multitude de petites entreprises dont plusieurs se situent dans les produits de créneau. Mais si on veut que les produits québécois se retrouvent sur les tablettes des grands détaillants que sont Métro, IGA et Loblaws, il faut être capable de fournir le volume exigé par ces détaillants. C'est seulement de cette façon que ces produits pourront profiter d'une promotion nationale. Il y a donc une certaine consolidation qui doit se produire dans le secteur agroalimentaire, surtout en transformation, si on veut être en mesure de répondre aux attentes des grands détaillants.»

La relève agricole représente aussi un défi pour le secteur agroalimentaire québécois. C'est d'ailleurs pour répondre à ce défi que le Fonds d'investissement pour la relève agricole (FIRA) a été récemment mis en place. Les trois partenaires, soit La Financière agricole du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et Desjardins Capital régional et coopératif, ont contribué chacun 25 millions de dollars à la cagnotte. «Bien qu'on soit sensible à la relève depuis toujours, c'est la première fois que nous la soutenons de façon aussi structurée. Le FIRA est aujourd'hui opérationnel et les premiers projets ont été autorisés. La participation du Fonds FTQ au FIRA démontre que nous sommes devenus un acteur incontournable dans le secteur agroalimentaire québécois et que, au fil des ans, nous avons développé une expertise presque exclusive dans le domaine de l'investissement en capital de risque pour les entreprises agroalimentaires du Québec.»

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Collaborateur du Devoir
 
 
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