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Données NETendances 2010 du CEFRIO – Le Québec numérique poursuit sa croissance

Fabien Deglise   12 avril 2011 12h55  Actualités en société
Ils sont désormais trois Québécois sur quatre à fréquenter Internet de manière régulière.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Ils sont désormais trois Québécois sur quatre à fréquenter Internet de manière régulière.
Plus nombreux, plus branchés, plus longtemps. Malgré les coûts élevés des forfaits mobiles et de l’accès à la bande passante, les Québécois ont poursuivi en 2010 leur conquête des espaces numériques de communication. Ils sont désormais trois sur quatre à fréquenter Internet de manière régulière — soit un peu moins que la moyenne canadienne et américaine. Ils y sont restés également 3 heures de plus en 2010 qu’en 2009 et de plus en plus par l’entremise d’une connexion sans fil, a indiqué aujourd’hui le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO).

L’organisme qui dévoilait ce matin à Montréal une rétrospective de son enquête comportementale NETendances, à l’occasion de la conférence Intracom, est catégorique: le Québec «suit la tendance nord-américaine en matière d’adoption d’Internet», avec 75 % de ses habitants qui fréquentent cet espace au moins une fois par semaine. C’est 2 points de pourcentage de moins que la moyenne de fréquentation enregistrée dans le reste du Canada et aux États-Unis. C’est toutefois bien plus que la moyenne mondiale, actuellement de 29 %. Notons qu’en Europe, 58 % des adultes se disent branchés.

Entre 2009 et 2010, le temps consacré à des activités en ligne a également connu une nette croissance, avec désormais 17,1 heures consacrées à la chose sur une base hebdomadaire, indique le CEFRIO. C’est trois heures de plus en un an et cela représente aussi près de 38 jours par année.

L’implantation des réseaux numériques se confirme aussi dans l’espace privé, avec 9,9 heures consacrées chaque semaine à des balades sur la Toile depuis son domicile. Au travail, l’internaute s’y perd pendant 5,8 heures, alors qu’il consacre désormais 1,4 heure par semaine pour la navigation depuis un outil mobile (téléphone intelligent, tablette ou consorts).

Ceci explique cela: l’an dernier, l’accès à Internet par câble a maintenu sa prédominance avec 50 % des internautes branchés de cette manière. La haute vitesse par modem téléphonique a diminué de neuf points à 22% alors que les accès sans fil sont passés de 5 % en 2009 à 11 % en 2010.

Pour le CEFRIO, la mobilité est une «tendance de fond qui ne fera que s’accentuer au cours des prochaines années», expose-t-il dans son rapport dévoilé aujourd’hui. Même s’il ne le fait pas actuellement, l’organisme n’écarte toutefois pas l’idée d’évaluer à l’avenir l’impact du coût des technologies mobiles sur leur adoption, l’usage réel et la multiplication des contenus dans ces formats.

 
 
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