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Décès de François-Albert Angers - Landry salue l'«indépendantiste convaincu»

Le décès lundi soir de l'économiste François-Albert Angers a «profondément attristé» Bernard Landry qui estime que le Québec «perd un grand homme». Au cours d'un entretien téléphonique avec Le Devoir, le chef de l'opposition a souligné la grande contribution de «cet indépendantiste convaincu», particulièrement pour entailler les préjugés qui régnaient à l'époque sur l'économie et les Québécois.

«Il a consacré sa vie et sa carrière au bien commun, raconte Bernard Landry. Il avait choisi d'être économiste pour répondre à la grande problématique du temps. On disait que les Québécois n'avaient pas la bosse des affaires et que nous étions bons seulement pour faire des enfants ou pour la religion.»

Bernard Landry souligne que toute une génération d'hommes d'affaires a été formée à l'École des hautes études commerciales, là où enseignait M. Angers, et que sa pensée a fortement contribué au Québec inc. d'aujourd'hui.

La souveraineté

Selon l'ex-premier ministre, impossible de passer sous silence «la grande cause» qui animait sa vie: la souveraineté. «Il avait compris que le Québec ne pourrait pas aller au bout de son potentiel sans l'indépendance. Le meilleur moyen de se consoler de sa mort, c'est non seulement de regarder la beauté de sa vie, mais aussi de poursuivre son objectif de faire du Québec un pays.»

M. Angers est décédé lundi à l'âge de 94 ans au Centre d'accueil Lasalle, où il vivait depuis 1996 à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Comme il l'avait souhaité, il sera inhumé à la fin du mois au cimetière de la Malbaie, dans la région de Charlevoix. Les funérailles auront lieu vendredi matin à 11h00, à l'église de Saint-Lambert, à Longueuil.

Nationaliste à l'époque de Duplessis, devenu indépendantiste dans les années 1960, il a enseigné les sciences économiques pendant plus de 40 ans, à une époque où les bons élèves faisaient médecine ou droit. Parmi ses premiers finissants, un jeune étudiant brillant: Jacques Parizeau, qu'il enverra jusqu'à Paris pour ensuite le rapatrier près de lui aux HEC.

Il a aussi dirigé la revue L'Action nationale (1959-1963), la Ligue d'action nationale (pendant 30 ans) et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (1969-1973). Il a aussi été l'un des fondateurs du Front du Québec français, qui deviendra le Mouvement Québec français.

Avec la Presse canadienne
 
 
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