Un crime florissant: l'utilisation frauduleuse de cartes de crédit
14 juillet 2003
Actualités en société
Toronto —L'utilisation frauduleuse de cartes de crédit et de cartes de débit coûte des millions de dollars chaque année au Canada. Et malgré les efforts des autorités, ce type de crime n'est pas près de disparaître.
Les malfaiteurs font en effet preuve d'une créativité et d'une ruse peu commune, en s'aidant notamment d'Internet. Depuis que l'argent existe, il y a toujours eu des gens pour imaginer des méthodes pour s'en emparer, soupire le porte-parole de l'Association des banquiers canadiens (ABC), Shawn Murray.
Heureusement, plusieurs tactiques anciennes ont depuis longtemps été déjouées. Par exemple, les émetteurs de cartes de crédit ont arrêté d'utiliser des reçus doublés de papier carbone, qui pouvaient être recollés et relus facilement par des fraudeurs.
L'évolution technologique a permis de renforcer certains dispositifs de sécurité. Mais les systèmes ne sont pas sans failles. Plusieurs clients ont ainsi vu leurs cartes copiées au guichet automatique ou dans des commerces offrant le paiement direct.
«Dans de tels cas, on a habituellement affaire à un employé qui a trafiqué l'appareil pour qu'il mémorise les données contenues sur la carte», explique M. Murray.
Les institutions financières tentent de protéger le trésor de leurs clients en étudiant leurs habitudes de consommation et en sonnant l'alerte dès qu'une transaction sortant de l'ordinaire est enregistrée.
Vous avez peut-être déjà reçu un appel de votre émetteur de carte, après un gros achat. Ou alors on vous a peut-être refusé l'accès au réseau lors d'un voyage à l'étranger, parce que votre comportement semblait étonnant à la banque. Pour éviter de tels inconvénients, il vaut mieux prévenir votre succursale avant de quitter le pays...
Par ailleurs, il importe de savoir que le magasinage sur Internet n'est pas dénué de risque. Avant de donner votre numéro de carte de crédit, assurez-vous que le site Web sur lequel vous naviguez affiche un petit cadenas. «Ce n'est pas une garantie mais c'est le signe qu'on a affaire à des gens sérieux», dit M. Murray.
Les cartes à puces sont plus sûres, mais elles ne sont pas encore très répandues au Canada. «Ces cartes sont identiques à des cartes de crédit ordinaires, sauf qu'elles sont dotées d'une puce électronique contenant une signature électronique impossible à détruire ou à copier», d'après Tony Rosati, vice-président au marketing chez Certicom.
Mais les consommateurs ne devraient jamais se fier qu'à la technologie pour protéger leurs biens. Dans ce domaine, rien n'est plus indispensable que le gros bon sens.
Quand les premières cartes de guichet ont fait leur apparition, les gens choisissaient un numéro d'identification personnelle très facile à deviner. Certains l'écrivaient même derrière leur carte, rappelle M. Murray. Ces comportements sont beaucoup moins fréquents aujourd'hui parce que les gens savent que le fait d'avoir une carte s'accompagne de responsabilités.
En effet, un consommateur qui a contribué d'une manière ou d'une autre à la fraude dont il a été victime ne sera pas nécessairement remboursé au complet.
Les malfaiteurs font en effet preuve d'une créativité et d'une ruse peu commune, en s'aidant notamment d'Internet. Depuis que l'argent existe, il y a toujours eu des gens pour imaginer des méthodes pour s'en emparer, soupire le porte-parole de l'Association des banquiers canadiens (ABC), Shawn Murray.
Heureusement, plusieurs tactiques anciennes ont depuis longtemps été déjouées. Par exemple, les émetteurs de cartes de crédit ont arrêté d'utiliser des reçus doublés de papier carbone, qui pouvaient être recollés et relus facilement par des fraudeurs.
L'évolution technologique a permis de renforcer certains dispositifs de sécurité. Mais les systèmes ne sont pas sans failles. Plusieurs clients ont ainsi vu leurs cartes copiées au guichet automatique ou dans des commerces offrant le paiement direct.
«Dans de tels cas, on a habituellement affaire à un employé qui a trafiqué l'appareil pour qu'il mémorise les données contenues sur la carte», explique M. Murray.
Les institutions financières tentent de protéger le trésor de leurs clients en étudiant leurs habitudes de consommation et en sonnant l'alerte dès qu'une transaction sortant de l'ordinaire est enregistrée.
Vous avez peut-être déjà reçu un appel de votre émetteur de carte, après un gros achat. Ou alors on vous a peut-être refusé l'accès au réseau lors d'un voyage à l'étranger, parce que votre comportement semblait étonnant à la banque. Pour éviter de tels inconvénients, il vaut mieux prévenir votre succursale avant de quitter le pays...
Par ailleurs, il importe de savoir que le magasinage sur Internet n'est pas dénué de risque. Avant de donner votre numéro de carte de crédit, assurez-vous que le site Web sur lequel vous naviguez affiche un petit cadenas. «Ce n'est pas une garantie mais c'est le signe qu'on a affaire à des gens sérieux», dit M. Murray.
Les cartes à puces sont plus sûres, mais elles ne sont pas encore très répandues au Canada. «Ces cartes sont identiques à des cartes de crédit ordinaires, sauf qu'elles sont dotées d'une puce électronique contenant une signature électronique impossible à détruire ou à copier», d'après Tony Rosati, vice-président au marketing chez Certicom.
Mais les consommateurs ne devraient jamais se fier qu'à la technologie pour protéger leurs biens. Dans ce domaine, rien n'est plus indispensable que le gros bon sens.
Quand les premières cartes de guichet ont fait leur apparition, les gens choisissaient un numéro d'identification personnelle très facile à deviner. Certains l'écrivaient même derrière leur carte, rappelle M. Murray. Ces comportements sont beaucoup moins fréquents aujourd'hui parce que les gens savent que le fait d'avoir une carte s'accompagne de responsabilités.
En effet, un consommateur qui a contribué d'une manière ou d'une autre à la fraude dont il a été victime ne sera pas nécessairement remboursé au complet.
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