lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 00h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

On débranche et on réfléchit

«Ne croyez pas que Facebook est un produit, dit un spécialiste de la sécurité en ligne aux États-Unis. Vous êtes le produit de Facebook que l’on vend à des publicitaires.»<br />
Photo : Agence France-Presse
«Ne croyez pas que Facebook est un produit, dit un spécialiste de la sécurité en ligne aux États-Unis. Vous êtes le produit de Facebook que l’on vend à des publicitaires.»
Lundi, les 600 millions d'utilisateurs de Facebook sont invités à s'éloigner pendant 24 heures de cet épidémique outil de communication, dans le cadre de la «Journée mondiale sans Facebook». Un appel à la pause pour méditer sur les conséquences de cette dématérialisation des rapports humains qui bouleverse nos vies tout comme notre rapport à la censure, à la vie privée, à l'autre, à la publicité, à la dépendance...

Ce qui est bon pour les musées et les galeries d'art ne l'est pas forcément pour Facebook. La New York Academy of Art, une école d'art figuratif ouverte il y a 30 ans, vient d'en faire la découverte, à la dure, au début du mois, après avoir diffusé sur sa page des esquisses au crayon de l'artiste Steven Assael.

Les nus — puisque c'est de cela qu'il s'agit — étaient artistiques, mais certainement pas acceptables pour les administrateurs de ce réseau qui ont décidé de les retirer manu militari de la Toile, en plus d'interdire pendant une semaine à l'université d'ajouter de nouvelles illustrations sur sa page. Le règlement est formel: la nudité tout comme les photos faisant l'apologie de la violence, de la consommation de drogue ou qui attaquent des individus contreviennent aux conditions d'utilisation du service.

Le cas de censure a été vivement dénoncé, venant du coup alimenter le vent critiques qui souffle actuellement sur Facebook, ses administrateurs et ses politiques. Un vent qui porte les mots «intrusion», «puritanisme», «censure» et «contrôle» et qui semble confirmer que la lune de miel est bel et bien terminée entre l'épidémique outil de communication et les millions d'internautes qui, depuis 2007 pour la plupart, ont répondu au chant de la socialisation en format numérique. Pour le meilleur et pour le pire.

Les organisateurs de la Journée mondiale sans Facebook le pensent, eux qui pour une troisième année de suite proposent à la planète de se soustraire pendant 24 heures du joug de ce réseau social pour réfléchir un peu sur sa véritable nature. Ça va se passer le lundi 28 février. Les pages Facebook qui annonçaient en français, anglais et espagnol la tenue de cet événement — événement soutenu l'an dernier par 145 000 francophones — ont déjà été supprimées par les gardiens du réseau.

«Une journée de réflexion sur Facebook, ça ne peut qu'avoir du bon», lance à l'autre bout du fil Julie Van der Kar, porte-parole de la campagne «Facebook te fiche» lancée dans le monde depuis la Belgique pour sensibiliser les internautes à l'impact de ce réseau sur leur vie privée.

«Depuis son apparition, le discours dominant de Facebook, qui se présente comme un média social, a été naïvement accepté, ajoute le criminologue Benoît Dupont, de la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité, technologies de l'Université de Montréal. Facebook, c'est surtout une agence de placement publicitaire, sur laquelle on ne se pose pas assez de questions.»

Les polémiques des derniers mois sur fond de censure sont toutefois en train de forcer les membres de cette communauté à un changement de posture. C'est qu'au-delà des nus d'Assael, des photos de femmes allaitant des enfants bannis du réseau, de ce tableau de Gustave Courbet, L'Origine du monde montrant un sexe féminin, qu'un artiste danois s'est fait retirer de sa page au milieu du mois, Facebook cherche de plus en plus à imposer «un modèle américain de puritanisme», dit Mme Van der Kar. Modèle dont les conséquences néfastes sur la liberté d'expression et la créativité sont faciles à envisager.

«Maintenant qu'il a consolidé ses appuis [avec 600 millions de membres, dont près de 3,5 millions du Québec], Facebook est entrée dans une phase active de monétisation des informations qu'il enregistre quotidiennement», dit M. Dupont qui rappelle que l'an dernier, selon des estimations, Facebook aurait généré 1,2 milliard de revenus publicitaires, simplement avec de petits annonceurs. «Pour permettre à de grands annonceurs d'apparaître, Facebook va devoir lisser ses contenus et offrir un environnement où les bonnes moeurs et la morale sont partagées par la grande majorité de la population.» Et il a commencé à le faire...

L'avenir était prévisible. Le spécialiste de la sécurité en ligne aux États-Unis, Bruce Schneier avait prévenu: «Ne croyez pas que Facebook est un produit, aime répéter l'homme. Vous êtes le produit de Facebook que l'on vend à des publicitaires», par l'entremise depuis juillet dernier des Sponsored Stories, par exemple, ces messages publicitaires dont le contenu se fond avec une précision dérangeante aux échanges des usagers: vous venez de vous séparer? On vous propose des sites de rencontre, des livres pour gérer votre célibat. Vous parlez de surmenage: oups, une pub pour une agence de voyages apparaît à droite.

Cette intrusion évidente pourrait à l'avenir appeler les adeptes de ce réseau à un peu plus de prudence concernant la divulgation d'informations personnelles dont Facebook devient le propriétaire, qui persistent dans le temps et que livrent les gens avec parfois une grande insouciance, estime l'avocate Éloïse Gratton, spécialiste des technologies au cabinet McMillan. «Il y a un gros manque de jugement, une grande illusion qui pousse parfois des gens à adopter en ligne des comportements qu'ils n'auraient pas autrement», dit-elle, en évoquant des employés virés pour avoir dénigré leur patron dans cet espace ou dévoilé des informations cruciales sur le fonctionnement de leur entreprise. Sans se questionner sur les conséquences de leur geste en format binaire.

La chose s'excuse un peu, mais s'explique aussi beaucoup: c'est que Facebook encourage en effet une certaine schizophrénie numérique qui perturbe les comportements: constellation de communautés privées, le réseau est perçu comme un espace privé par ses usagers, mais relève plutôt de la sphère publique gérée par une entreprise privée. «Facebook n'est pas un organisme non gouvernemental, ni un organisme philanthropique, dit M. Dupont. C'est une entreprise privée qui vise à enrichir ses actionnaires.» Et forcément, on s'étonne de l'attitude naïve exprimée en ces lieux par certains usagers qui se montrent bien plus méfiants devant d'autres symboles du capitalisme, comme GM, McDonald, Goldman Sachs et les autres.

«C'est sans doute à cause de l'ADN de ce réseau, poursuit le criminologue. Facebook est une plate-forme centralisée de communication qui propose une présence en ligne qui est humaine»... avec forcément, les faiblesses qui viennent avec cette condition, pleine de richesse et de paradoxes.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    25 février 2011 09 h 18
    Un réseau d'amis et de parents
    Si un ami ou un parent font entrer sur ma page "Fil des nouvelles" des images ou des propos qui me choquent, je retire instantanément cette personne de mon réseau. Sans ce choix, je n'utiliserais pas cette interface pour avoir des nouvelles de mon petit monde, mais aussi du plus vaste monde, grâce aux groupes d'intérêts qui rejoignent mes idéaux.

    La publicité sur Facebook est consignée à droite, Elle est moins envahissante que sur Youtube par exemple, je la perçois à peine. Ce sont deux grands outils de communication dont nous ne voulons plus nous passer, mais vous avez raison, ils sont là pour faire de l'argent et la vigilance s'impose quand on décide de confier notre intimité à une entreprise commerciale.

    Si jamais Facebook permet une plus grande liberté face à l'expression de la sexualité, je vais probablement retirer ma mise en espérant qu'un autre réseau se crée et réponde mieux à mes aspirations personnelles et familiales.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    25 février 2011 09 h 21
    Vous avez tout faux !
    Les problèmes de communication ont commencé avec l'industrialisation longtemps avant l'Internet. Les corporations avaient intérêt à ce que les citoyens deviennent des consommateurs, isolés et prévisibles. Et ils ont investi des sommes colossales pour y arriver.

    Les médias sociaux, qui en sont rendus à la 7e génération depuis les «bulletin boards» des années 70, sont une réponse de la population qui veut sortir de l'isolement dans lequel les corporations les ont plongés.

    S'il n'y avait pas l'Internet, on ne communiquerait pas plus, on ne communiquerait plus du tout et on serait totalement à la merci des oligarchies qui justement cherchent à faire taire l'Internet maintenant.

    On ne devrait pas critiquer Facebook parce que c'est une mauvaise idée, mais parce que c'est une autre bonne idée qu'un américain a détourné à son profit.

    Heureusement, après Facebook il y aura une autre génération d'outils de communication encore plus intéressants, encore plus utile. Et j'espère que cette fois-là ça restera «OpenSource» d'un bout à l'autre et que toutes les retombées positives seront partagées par les utilisateurs et utilisatrices au lieu d'être accaparées par quelques individus.

    Serge Grenier
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    25 février 2011 09 h 52
    Il y a du mauvais et du bon dans Facebook
    Je l'admets je suis un utilisateur quotidien de Facebook. je suis tout de même d'accord avec l'idée d'une journée de réflexion sur son utilisation. Par Facebook, je retrouve des amiiEs longtemps disparus. Je m'informe et participe à l'évolution de ma planète. On s'organise en réseau de citoyens actifs sur la scène locale. On échange des photos, des musiques, des textes, des films, des caricatures. J'aimerais même qu'on puisse échanger des power point un jour. La pub est beaucoup moins agressante que celle des autres médias : même à RDI, la PUB est plus envahissante que sur Facebook.
    J'ai déjà cessé d'utiliser FB pour un temps, puis j'y suis revenu quand on a amélioré les règles de la protection de ma vie privée évoquée sur mon profil. De ce côté-là c'est à nous aussi de faire attention à ce qu'on y met: surtout pas son numéro d'assurance sociale ou de carte de crédits. Il semblerait aussi que les réseaux sociaux, inclus Facebook et twitter aident à l'organisation des révolutions arabes en ce moment.
    Les premières photos du tremblement de terre en Haîti nous sont parvenus aussi par ces réseaux.

    Si, comme le dit un des commentateurs, on pouvait créer un réseau social communautaire, sans but lucratif, je serais l'un des premiers adhérents. Pour le moment, Facebook ne me semble pas ni pire ni mieux que tous les autres médias qui s'enrichissent par la pub, y compris nos médias québécois, sauf le Devoir évidemment.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fred_slayer - Inscrit
    25 février 2011 14 h 57
    La seule façon
    Pour ceux qui seraient interessé de se désinscrire à jamais, mais qui ne savent pas comment (qui ont essayés plusieurs fois mais reviennent toujours sur le site au bout de quelques jours). Ce que vous devez faire c'est changer votre adresse email pour une fausse que vous ne pourex pas mémoriser, et puis changer votre mot de passe pour un autre que vous ne pourez pas mémoriser. En suite deleter votre compte. Comme ça vous êtes sure de jamais pouvoir y retourner.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    25 février 2011 15 h 10
    Dématérialisation et temps infini
    Un problème avec la dématérialisation des rapports humains, c'est qu'elle se produit dans un temps qui semble infini.
    On plonge dans l'espace où on devient un pur esprit et où rien ne porte vraiment à conséquence puisque même les réactions à ce qu'on dit sont virtuelles. Alors on s'oublie.
    On oublie que demain on travaille dans un espace-temps bien réel et qu'il faudra bien lâcher la souris.
    Alors, on se lève de sa chaise, siège de la machine à voyager dans le cyberespace, et on voit que dans la cuisine la vaisselle est restée sur le comptoir, que le linge sale s'accumule dans la salle de bain.
    L'atterrissage peut être brutal mais il faut bien manger et dormir un peu...tout de même.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    25 février 2011 16 h 29
    Une idée comme ça...
    En réalité, c'est un sujet fascinant.
    Avec l'annonce cette semaine que les personnes agées deviennent aussi de plus en plus "attachés" à leur ordi, l'idée qu'une autre question puisse se poser ferait je crois un bon sujet de science-fiction.

    Pourrait-on imaginer un monde où l'espace réel, les activités dans l'espace réel, soient le domaine presqu'exclusif des mieux nantis et des plus jeunes (voyages, carrières, consommation de produits de luxe et même relations sociales et amoureuses réelles) et qu'une vie sociale dans l'espace virtuel soit le lot des plus pauvres, des plus faibles? Les basses classes n'occuperaient l'espace réel que pour fournir leur force de travail et assouvir leurs besoins primaires et ainsi faire tourner tout de même la grande roue de la consommation (sachant qu'on peut aussi tout se faire livrer sans sortir de chez soi).

    Alors, réglés certains problèmes inhérents à la surpopulation; les rues seraient "nettoyées" de ses plus pauvres et les mieux nantis auraient tout l'espace pour eux, leurs déplacements et leurs loisirs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ma tribu - Inscrit
    25 février 2011 16 h 53
    Le paradoxe de la "tribalisation" du Web
    Avec l'arrivée du Web dans notre quotidien, nos repères identitaires ont changé et ne sont plus seulement organisés en fonction de notre espace de vie géographique. C'est là une des caractéristiques principales de l'ère Internet.

    Ce qui est intéressant quand on analyse les impacts des réseaux sociaux sur nos vies, c'est de voir qu'ils s'organisent en fonction d'un large spectres de possibilités:

    En conversant de plus en plus devant nos écrans, on peut sembler s'éloigner progressivement de l'humain. Par contre, pour plusieurs personnes, ces conversation "virtuelles" ont un impact positif et émancipateur.

    Prenons par exemple les 8 personnages du documentaire interactif Ma tribu c'est ma vie produit par l'ONF. ( http://interactif.onf.ca/#/matribu ) Leur utilisation du Web et des réseaux sociaux est variée et leur apporte pour la plupart une certaine confiance personnelle. Utiliser le Web leur permet même d'avoir plus de relations sociales réelles.

    Ce qui semble ressortir de leurs parcours, c'est une certaine tribalisation du Web, la création de groupes de semblables qui partagent des intérêts communs. Une socialisation qui définit mais éloigne? Ou qui rapproche en ouvrant les possibilités?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • doolag - Inscrit
    28 février 2011 09 h 16
    Réfléchissons oui, mais un peu plus loin s'il vous plaît!
    Je répond à l'article, et non aux commentaires qui soit dit en passant, me rassurent.

    Comme si être naïf devant ces monstres de capitalisation était normal.
    Les pubs je ne les vois pas car elles ne m'intéressent pas, et voir une peinture de noune sur facebook n'a aussi aucun attrait pour moi ( je préfère les musées, les livres ou les sites sur la peinture) et il y a des sites spécialisés en la matière.

    Donc la question censure dans cet article me parait inutile et ridicule excepté pour ce qui est des pages annonçant la journée sans facebook... oui c'est dommage, prévisible, mais dommage. Bon cela prouve quand même la dépendance de facebook envers ses visiteurs, ce qui est quand même aussi un autre fait qu'il faudrait inclure dans notre conscience sociale, le boycotte est un des grand pouvoir du peuple et ici il semble que les gens en sont incapables, ils râlent ça oui, mais même quand ils râlent avec raison ils n'agissent pas en conséquence et pourtant le boycotte est le premier, simple et énorme outil qu'il ont.

    Puis le plus important à mon avis est qu'il faudrait aussi admettre qu'il y a sur facebook énormément de témoignages vitaux, d'organisations populaires, de soulèvements politiques et des pétitions à la pelle, et tout cela n'a pas encore été censuré!
    Personnellement je trouve ce fait bien plus important et que d'avoir la possibilité de voir un nu en peinture sur facebook.

    Mais sinon, oui il est toujours bon de tenir sa dépendance à distance ou tout du moins se donner des jours sans, histoire de voir à quel point il y a dépendance.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    1 mars 2011 08 h 27
    doolang a raison.
    Trop de laisser aller dans Facebook donnerait peut-être raison au pouvoir, qui n'aime pas toujours perdre le contrôle, de le censurer à leur avantage. Par ailleurs, question censure, il y a des choses qui sont plus importantes que d'autres.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emmanuel - Inscrit
    1 mars 2011 09 h 42
    Fait amusant...
    Je trouve amusant de voir qu'il y a toujours de vives réactions quand on parle de ce réseau négativement. En tant qu'informaticien qui travaille dans ce domaine (les TI), je peux confirmer que l'auteur a de bonnes raisons de raison de faire cette remise en question.

    Vous défendez ce produit comme s'il n'y avait pas d'alternatives, comme si c'était votre réseau... or ce n'est pas votre réseau, c'est celui de la compagnie. Les conditions d'utilisation stipulent que le contenu ne vous appartient pas. Si ce n'est pas votre réseau, pourquoi vous le défendez?

    Parce que vous l'utilisez et qu'il répond à plusieurs de vos besoins. Sachez juste que d'autres réseaux sociaux existent, ils répondent aux même besoins, mais ont des intérêts moins mercantiles, il y a encore des gens qui rêvent de vraie liberté et qui rêvent encore d'un espace Web beaucoup plus démocratique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    1 mars 2011 13 h 38
    À Emmanuel.
    J'aimerais bien connaître d'autres réseaux moins mercantiles? S'ils sont moins mercantiles, est-ce la raison qui font qu'ils sont moins connus du public?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emmanuel - Inscrit
    4 mars 2011 09 h 48
    Diaspora
    @Jacques : Il y a Diaspora qui prend de l'aile, ils ont reçu un financement publique initial de 35,000$ pour faire un réseau social libre dont les utilisateurs sont propriétaires de l'information qu'ils envoient sur le site.

    Clicky : https://joindiaspora.com/

    Du moins, ceux qui sont de fervants défenseurs de leur réseau social pourront le faire avec logique sur Diaspora, ils seront propriétaires de leur réseau.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Denis - Abonné
    4 mars 2011 10 h 52
    La censure
    Pour l'instant, l'Internet est le lieu virtuel le moins censuré que l'on puisse trouver. Facebook oui est un produit de consommation et également de socialisation. Peut on croire que les utilisateurs sont tous des naïfs incapables d'utiliser leur jugement. Ce réseau est un peu comme celui du téléphone, une bonne partie du contenu n'est que du bavardage sans aucun intérêt. Facebook n'est qu'une infime partie de ce que l'on peut trouver sur Internet. Facebook est partiellement censuré mais l'Internet nous donne accès à des milliers de sites non censurés, il suffit de naviguer ailleurs. Les alternatives à Facebook sont nombreuses et lorsque la censure deviendra intolérable les utilisateurs opteront pour les alternatives. La recherche du profit à tout prix mène souvent les entreprises à se tirer dans le pied en oubliant l'idée principale qui les a rendu populaire. Facebook est peut être sur ce chemin s'il continue dans cette direction mais une perte importante de ses utilisateurs ramènera sans doute Facebook sur le droit chemin. Quant au puritanisme Américain ne soyez pas trop inquiet car malgré ce puritanisme apparent l'Amérique du Nord demeure l'endroit le moins puritain.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • doolag - Inscrit
    4 mars 2011 14 h 48
    @ Emmanuel
    Je ne défendais pas MON réseaux, je ne le veux pas À MOI Justement... je m'en sers car il est pour l'instant populaire donc l'information se répand rapidement, je ne cherche pas non plus à avoir de droit sur ce que j'y publie, la propriété est, je crois, le moindre des intérêts dans cette pratique internet.
    Contrairement et justement on parle ici de partage et non de propriété (je ne parle pas de l'entreprise facebook, mais des utilisateurs simple comme moi). C'est cette absence de propriété qui fait aussi le charme d'internet et des échanges entre internautes, un partage du petit peuple au petit peuple et si les multinationales en profite pour se rincer l'oeil dans un but mercantile c'est du pareil au même, ça ou un sondage...au moins nous pendant ce temps on échange.
    Pour ce qui est de la remise en question, je suis encore désolée mais seule le fait de ne pouvoir voir un nu en dessin semblait être la pire des censures, j'avoue que pour moi c'est ridicule. Ensuite de tout ceux qui on fait leur journée sans facebook il doit bien en avoir qui se sont défoulés sur twitter... alors bof bof bof...
    Et puis : Oui très intéressant de savoir qu'il existe des réseaux sociaux apparemment sans pub et ou on est proprio de ses trouvailles, mais je n'en avais pas entendu parlé avant, peut être que pour initier un mouvement de masse ailleurs... il serait pertinent d'en faire la publicité sur facebook justement histoire de rejoindre le de monde possible.
    ;-)
    Mais entre nous... c'est comme dire à un alcoolique d'arrêter de boire une journée, histoire de voir si il "switcherait" pas sur une autre marque d'alcool (du bio par exemple) oui ça aiderait le bio, mais l'alcoolo lui resterait alcoolo... alors Indépendance commence par soit même avant d'accuser le produit.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
14 réactions
29 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012