La Romaine: les Innus de la Côte-Nord gagnent une bataille, mais pas la guerre
Québec — Les Innus de la Côte-Nord ont gagné une bataille, mais pas la guerre. Ils obtiennent 125 millions $ d’Hydro-Québec, qui fera passer ses lignes de transport d’électricité du projet La Romaine sur leur territoire traditionnel.
Mais les Innus de Malioténam ont d’autres litiges importants en suspens et veulent une Paix des Braves avec Québec pour les régler, en quelque sorte une grande entente comme celle que les Cris ont obtenue au début des années 2000.
C’est ce qu’a expliqué leur avocat, Jean-François Bertrand, dans une conférence de presse qui confirmait, aujourd'hui, l’entente de principe convenue avec Hydro. «On part de loin, un bon bout de chemin a été parcouru», a-t-il commenté, dans son bureau de Québec, aux côtés des dirigeants innus de Malioténam. Il a rappelé qu’à l’origine les Innus demandaient 300 millions de dollars, tandis que la société d’État offrait 2 millions de dollars.
En entrevue, il a toutefois ajouté qu’«on est encore loin d’une Paix des Braves». «Notre objectif est clair: inviter le gouvernement de M. Charest à conclure une Paix de Braves avec les Innus», a fait savoir pour sa part le chef de Malioténam, Georges-Ernest Grégoire.
L’entente de principe prévoit le versement de 80 millions de dollars sur 50 ans affectés à divers fonds. Le reste, 45 millions, sera versé à des entreprises en contrats et en emplois sur des chantiers. L’entente est aussi assortie d’une déclaration de principe du Québec, qui s’engage à encourager les entreprises à s’entendre avec les Innus avant d’investir sur leur territoire traditionnel.
Selon Me Bertrand, c’est un élément «capital» et «fondamental» qui a permis la conclusion de l’entente. «Sans cette déclaration de principe, il y a tout lieu de croire qu’il n’y aurait pas eu d’entente», a-t-il estimé, en ajoutant que les dirigeants ont accepté «pour les générations futures», afin que leurs droits soient reconnus.
À ses yeux, il s’agit donc d’une «journée historique» pour les Innus, qui ont gagné une bataille, mais pas la guerre, a-t-il confirmé. Car l’entente ne règle qu’une partie des litiges, a insisté l’avocat, et ne touche pas la Baie James ou le développement de Churchill Falls. Les Innus maintiennent d’ailleurs d’autres recours pour des revendications territoriales.
L’entente finale devra être conclue d’ici au 11 mars. Puis elle sera soumise pour approbation à la population innue par la voie d’un référendum qui devrait se tenir en avril, a précisé Me Bertrand.
La construction du complexe La Romaine représente un investissement total de quelque 6,5 milliards $ sur un vaste territoire. Le complexe érigé sur la rivière Romaine, présentement en construction, comprendra quatre centrales devant produire 1550 mégawatts. La mise en service prévue s’étend entre 2014 et 2020. Selon Hydro-Québec, le projet devrait entraîner des retombées économiques de l’ordre de 3,5 milliards de dollars.
Mais les Innus de Malioténam ont d’autres litiges importants en suspens et veulent une Paix des Braves avec Québec pour les régler, en quelque sorte une grande entente comme celle que les Cris ont obtenue au début des années 2000.
C’est ce qu’a expliqué leur avocat, Jean-François Bertrand, dans une conférence de presse qui confirmait, aujourd'hui, l’entente de principe convenue avec Hydro. «On part de loin, un bon bout de chemin a été parcouru», a-t-il commenté, dans son bureau de Québec, aux côtés des dirigeants innus de Malioténam. Il a rappelé qu’à l’origine les Innus demandaient 300 millions de dollars, tandis que la société d’État offrait 2 millions de dollars.
En entrevue, il a toutefois ajouté qu’«on est encore loin d’une Paix des Braves». «Notre objectif est clair: inviter le gouvernement de M. Charest à conclure une Paix de Braves avec les Innus», a fait savoir pour sa part le chef de Malioténam, Georges-Ernest Grégoire.
L’entente de principe prévoit le versement de 80 millions de dollars sur 50 ans affectés à divers fonds. Le reste, 45 millions, sera versé à des entreprises en contrats et en emplois sur des chantiers. L’entente est aussi assortie d’une déclaration de principe du Québec, qui s’engage à encourager les entreprises à s’entendre avec les Innus avant d’investir sur leur territoire traditionnel.
Selon Me Bertrand, c’est un élément «capital» et «fondamental» qui a permis la conclusion de l’entente. «Sans cette déclaration de principe, il y a tout lieu de croire qu’il n’y aurait pas eu d’entente», a-t-il estimé, en ajoutant que les dirigeants ont accepté «pour les générations futures», afin que leurs droits soient reconnus.
À ses yeux, il s’agit donc d’une «journée historique» pour les Innus, qui ont gagné une bataille, mais pas la guerre, a-t-il confirmé. Car l’entente ne règle qu’une partie des litiges, a insisté l’avocat, et ne touche pas la Baie James ou le développement de Churchill Falls. Les Innus maintiennent d’ailleurs d’autres recours pour des revendications territoriales.
L’entente finale devra être conclue d’ici au 11 mars. Puis elle sera soumise pour approbation à la population innue par la voie d’un référendum qui devrait se tenir en avril, a précisé Me Bertrand.
La construction du complexe La Romaine représente un investissement total de quelque 6,5 milliards $ sur un vaste territoire. Le complexe érigé sur la rivière Romaine, présentement en construction, comprendra quatre centrales devant produire 1550 mégawatts. La mise en service prévue s’étend entre 2014 et 2020. Selon Hydro-Québec, le projet devrait entraîner des retombées économiques de l’ordre de 3,5 milliards de dollars.
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