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Société - Les assistés sociaux sont «en train de crever», selon Gilles Kègle

Honoré par l'Université Laval, l'infirmier de rue lance un cri du coeur

Gilles Kègle, en compagnie du recteur de l’Université Laval, Daniel Brière, estime qu’il «faudrait en faire au moins dix fois plus» pour répondre aux demandes des démunis.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Gilles Kègle, en compagnie du recteur de l’Université Laval, Daniel Brière, estime qu’il «faudrait en faire au moins dix fois plus» pour répondre aux demandes des démunis.
Québec — Honoré samedi pour son dévouement envers les malades et les démunis, l'infirmier de rue Gilles Kègle déplore que de plus en plus d'assistés sociaux ne mangent pas à leur faim.

«Les assistés sociaux ne sont pas augmentés plus qu'il faut chaque année, alors ils sont en train de crever. C'est pour ça qu'il y a de plus en plus d'assistés sociaux qui vont dans les soupes populaires», a déclaré M. Kègle hier en entrevue après avoir reçu un doctorat honoris causa à l'Université Laval.

«Mais ce qui est regrettable, c'est qu'ils ne peuvent pas tous y aller parce qu'il y en a qui sont en perte d'autonomie, qui ont des maladies mentales. Ils sont bipolaires ou schizophrènes et, quand ils se retrouvent dans une soupe populaire où il y a beaucoup de monde, ils paniquent. C'est nous autres qui devons leur apporter à manger», a poursuivi l'homme de 67 ans.

Depuis plus de 25 ans, Gilles Kègle visite les pauvres, les malades et les personnes seules et âgées. Il les soigne, les lave et les suit de près. Basée dans le quartier Saint-Roch, la fondation qu'il a créée compte 2500 patients et fait 800 visites à domicile par semaine.

Malgré la grande santé économique de la ville de Québec et son taux de chômage particulièrement bas, l'infirmier de rue dit constater chaque jour l'augmentation du nombre de personnes isolées et dans le besoin, un phénomène qui déborde les frontières du centre-ville pour toucher les anciennes banlieues. «On essaie de combler les manques partout. Ça paraît moins parce que je ne suis plus tout seul et que j'ai l'aide de mes bénévoles [ils sont 70], mais il y a plus de monde [dans le besoin] qu'autrefois.»

Selon lui, «il faudrait en faire dix fois plus» pour répondre à la demande. Mais pas question pour lui de faire de reproches à «M. Charest» qui participait justement à la cérémonie en son honneur hier après-midi.

«Moi, je dis que ce n'est pas de sa faute. Que ce soit lui ou un autre, ça va être la même chose. On est rendus là et on se lance la balle», estime cet homme qui constate de près les effets du vieillissement de la population. Et si on investissait dix fois plus justement? «Ça mettrait peut-être le gouvernement dans le trou et ça ne serait pas mieux. Moi, je ne suis pas comptable, alors je ne peux pas juger. Tout ce que je peux faire, c'est continuer à faire ce que je fais sans rien dire.»

Après avoir reçu son doctorat en psychologie lors d'une cérémonie très protocolaire, le nouveau docteur Kègle a fait d'abord quelques blagues. «Je pense qu'après, je vais avoir besoin d'aide de psychologues pour retomber sur mes deux pieds», a-t-il dit avant de déclarer qu'il avait longtemps «rêvé» de rencontrer un psychologue pour savoir s'il était «normal».

Né à Trois-Rivières dans une famille modeste, Gilles Kègle a vécu un début de vie adulte difficile ponctué d'épisodes dépressifs avant de prendre la décision de consacrer sa vie à aider les autres au milieu des années 1980. Très croyant, il a tenu hier à remercier «son meilleur ami» en parlant de Dieu. Depuis sa création, la Fondation Gilles Kègle a effectué pas moins de 1,2 million de visites à domicile.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    17 janvier 2011 07 h 35
    Un nouvel amphithéâtre
    Je suis certain que le maire Labeaume, dans sa grande compassion naturelle, une fois qu'il aura son amphithéâtre, aura tôt fait d'y accueillir tous ces malheureux...les jours où il n'y aura pas de hockey.
    Vite que vienne l'amphithéâtre! Vite que viennent les Jeux Olympiques!
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  • André Michaud - Inscrit
    17 janvier 2011 08 h 52
    Un saint
    Si une telle chose que la sainteté existe, M.Kègle en est sûrement un. Il fait un travail que même les infirmières et travailleurs sociaux des CLSC ne veulent pas faire.. Les logis des personnes qu'il aide sentent souvent tellement mauvais que même les pompiers hésitent à entrer dans ces endroits..

    M.Kègle est à leur total service. Si ils veulent de l'alcool il va leur chercher..etc Comme il le dit lui-même dans son volume, il s'est comme "suicidé" pour être à leur service comme son idole mère Thérèsa.

    Dans St-rock il y a beaucoup de gens qui ont été mis à la porte des hôpitaux psychiatriques par le doc Rochon...et plein de malades mentaux.. Ce n'est pas tant de l'argent qu'ils ont besoin que des services comme leur rend M.Kègle. Mais il faut être un peu saint pour faire ce travail..très exigeant et dans des conditions horribles.

    Faudrait-il ouvrir d'autres hôpitaux psychiatriques pour ces gens ? Au moins ils trouveraient plus de gens pour les aider dans un endroit salubre et propre...car on ne peut exiger la sainteteté à tout le personnel soignant...

    Et il faut surtout faire une différence entre les assistés sociaux malades et ceux aptes au travail qui ne veulent ni travailler ni étudier.
    Les premiers ont besoin de plus d'aide, les autres d'incitations au travail..car Québec est une ville ou il y plein d'emplois disponibles.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    17 janvier 2011 09 h 30
    Pas surprenant qu'ils se tournent vers Harper
    Si elle se tourne vers Stephen Harper et ses valeurs conservatrices, pas surprenant que la population abandonne les plus démunis. À gauche, on parle de solidarité; à droite, c'est la survie des plus forts et tant pis pour les plus faibles.

    Serge Grenier
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  • B Landry - Inscrit
    17 janvier 2011 09 h 34
    Une autre forme de PPP
    J'ai beaucoup d'estime pour ce genre de personne avec le coeur sur la main. Bravo M. Kègle.

    Par contre je ne peux m'empêcher de penser que notre gouvernement compte de plus en plus sur ce genre de participation Privé bénévole pour combler le désengagement de l'État. Des gens peuvent avoir de l'argent pour se faire remplacer par exemple une hanche alors il y a des cliniques lucratives privées qui s'ouvrent dans ce marché, mais les pauvres de par leur nature n'ont pas d'argent pour faire opérer leur problème alors ce sont des initiatives privées bénévoles qui prennent le relais.

    Je ne suis pas contre le bénévolat, mais est-ce qu'on peut se permettre de compter sur ces ressources privées pour régler nos problèmes sociétales
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  • Eric Le Chasseur - Abonné
    17 janvier 2011 09 h 47
    La Vieille Capitale a les héros qui lui conviennent...
    Sans vouloir questionner l'engagement sincère et profond de monsieur Kègle (son travail humanitaire et philantropique auprès des plus démunis de Québec est tout à fait louable, et mérite l'admiration), avouons que son opinion quant à l'investissement étatique dans la santé (inutile d'investir plus selon lui) arrive à point nommé et doit sonner comme une douce musique dans les oreilles de la mouvance droitiste de cette ville.

    La droite a toujours exalté les vertus de la philantropie, et s'est toujours servie de ces femmes et de ces hommes débonnaires, engagés et humbles de coeur.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    17 janvier 2011 10 h 33
    Franchement pas fort comme approche...
    .

    «...Selon lui, (M. Kègle) «il faudrait en faire dix fois plus» pour répondre à la demande. Mais pas question pour lui de faire de reproches à «M. Charest» qui participait justement à la cérémonie en son honneur hier après-midi.... «Moi, je dis que ce n'est pas de sa faute. Que ce soit lui ou un autre, ça va être la même chose. On est rendus là et on se lance la balle», estime cet homme...»

    Franchement pas fort comme approche.

    Premièrement, plutôt que de demander 10 fois plus et l'impossible, que Monsieur Kègle commence donc par joindre sa voix à la revendication la plus unitaire qu'est l'abolition des catégorie à l'aide sociale.

    Cette revendication est parfaitement réaliste et réalisable et qui plus est, est soutenue par la grande majorité des groupes sociaux concernés.

    Deuxièmement,

    Oui, Monsieur Charest est blâmable.

    Puisque c'est justement le rôle de l'État de voir aux besoins les plus essentiels de nos concitoyens-nes les plus démunis-es et de répartir équitablement la richesse.


    Si Monsieur Kègle manque à ce point de moyens ou d'idées pour soutenir cette cause à la quelle il prétend s'intéresser, je lui conseille fortement de s'informer auprès du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ).

    « La pauvreté n'est pas naturelle. Ce sont les hommes qui la créent et la tolèrent, et ce sont les hommes qui la vaincront.» - Gandhi


    Front commun des personnes assistées sociales du Québec :
    http://www.fcpasq.qc.ca/

    _______________________

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire

    .
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  • jeanclro - Abonné
    17 janvier 2011 12 h 28
    La faute a qui?
    Nous sommes tous un peu responsable de l''indifférence face a la pauvreté!Tant qu'ont les appellent Les BS avec méprit, tant que les humoristes s'en moqueront facilement, tant qu'ont laisse le discourt populiste leurs mettent sur les dos tout les problèmes sociaux , tant qu'ont laisse passer les préjugées envers eux rien va changer.
    Pourtant quand ces dénigreurs acceptent les subventions, les échappatoires fiscaux, les baises de taxes. Ils reçoivent eux aussi du BS. Sous un autre noms mais du BS quand même ,,,J'y inclus les artistes humoristes!
    Notre société est aussi pauvre que le plus pauvre d'entre nous.
    Dans notre régime de droite actuel ont oublie la collectivité pour l'individualité. Au plus fort la poche.
    Avec cette approche il va avoir toujours un plus riche qui va penser que celui qui a moins d'argent que lui est un mécréant.
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    17 janvier 2011 13 h 39
    @Christian Montmarquette
    La Charité Publique a le mérite de mener au Ciel ceux qui s’y consacrent… C’est-là un placement qui est non-négligeable pour tous ceux qui ont la Foi.

    Sans compter que si votre dévouement est abondamment médiatisé, vous pouvez même gagner du galon en étant dûment sanctifié.

    Vous n’allez quand même pas cracher sur une place au Paradis ?
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    17 janvier 2011 14 h 24
    Les intouchables
    J'ai été présenté à un ministre de la Sécurité du revenu il y a quelques années, lors d'une activité communautaire dans mon quartier. Lorsque j'ai confié au pauvre homme que c'est son nom qui apparaissait sur mon chèque à chaque 1er du mois il a eu un mouvement de recul instinctif. Il cherchait probablement un entarteur à mes côtés. Son attaché de presse l'a rassuré en lui disant que j'étais le père du jeune garçon qui allait poser sur la photo de groupe avec lui.
    Marc O. Rainville, B.S.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    17 janvier 2011 15 h 36
    Il est vraiment trop poli ce Monsieur
    Venir dire que Charest peut rien faire pour les pauvres du Québec, il faut être ou trop «mouton» ou trop «libéral» ou trop «poli»

    Je me demande ou on vas si même les gens qui côtoient la misère tout les jours pensent que le politique à rien à voir avec cette situation...

    Je suis vraiment sans parole devant ce genre de réaction qui vas ré-élire encore une fois Charest... et le PLQ
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  • Gaetane DeRome - Inscrit
    17 janvier 2011 16 h 15
    Chacun son "job".
    Cet infirmier,M.Kegle,est celui qui va constater et vient nous dire que les pauvres ne mangent pas a leur faim...Et d'autant plus,nous dit-il,qu'il y a de ces gens incapables d'aller dans les soupes populaires car "en perte d'autonomie"...Je pense que cet infirmier qui fait du benevolat a fait son travail..Il a vu et il nous avise..Ce n'est pas un politicien et je pense qu'il a bien d'autres choses a faire que de la politique avec ses pauvres...
    Maintenant,que nous sommes avises(et meme si certains d'entre nous s'en doutaient deja..),en tant que societe qu'allons-nous faire??
    Tolerer que ces pauvres "crevent"..? Denoncer?
    Je suis assez d'accord avec CM lorsqu'il rapporte ceci:"« La pauvreté n'est pas naturelle. Ce sont les hommes qui la créent et la tolèrent, et ce sont les hommes qui la vaincront.» - Gandhi
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  • Jean Peupu - Inscrit
    17 janvier 2011 16 h 57
    ca prendrais plus de gens comme lui
    Bravo M KEGLE
    merci tous ceux que vous aidez
    merci aussi pour nous de nous ramener a l essentiel
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    17 janvier 2011 16 h 59
    La pauvreté! Pauvreté d’esprit de nos élus!
    Le succès de toute société repose sur quelques ingrédients de base : l’accès libre à l’éducation, l’accès aux soins de santé, la création d’emplois, l’investissement dans la recherche et le développement, etc. Pour des solutions, je recommande fortement le livre « Le triomphe de la cupidité » écrit par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. Monsieur Stiglitz dénonce ce qui mène à la faillite des systèmes, et il montre le chemin à suivre pour diminuer la pauvreté, etc.

    Par ailleurs, on a un dénommé Castongay qui vient dire aux gouvernements de forcer les gens à investir dans les REER… Hum! Avec quel argent? Depuis presque 30 ans, des millions de travailleurs autonomes au Canada ont tenté de se donner une meilleure vie et une meilleure stabilité financière, mais dans les faits, une part importante de ces travailleurs sont des statuts très précaires ayant de la difficulté à joindre les deux bouts. Plusieurs n’arrivent même pas à se payer des soins dentaires ou les services d’un optométriste. Ça, c’est pour les travailleurs autonomes, et en ce qui concerne les assistés sociaux, je ne souhaite à personne de s’y retrouver.

    On a aussi à Ottawa, un gouvernement Harper qui va resserrer l’accès à des prêts pour l’achat d’une maison. Certes, on veut mieux contrôler l’endettement. Cependant, le coût des loyers est tellement élevé qu’il est encore avantageux pour plusieurs d’opter pour l’achat d’une maison. Et que dire de la hausse du coût des denrées alimentaires. C’est une vraie honte! On fait porter au peuple tout le blâme, alors qu’on aurait dû depuis longtemps s’assurer d’un minimum de régulation des banques ayant émis des milliers de milliards de dollars d’actifs toxiques, et bien sûr on aurait dû mieux réguler les intérêts sur les cartes de crédit.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    17 janvier 2011 17 h 00
    Suite de Pauvreté
    La pauvreté, partout dans le monde, est d’ordre systémique. Avec l’informatisation et l’automatisation des années 1980 et 1990, ce qu’on appelait la nouvelle économie, on a mis en place des systèmes hyper efficaces pour générer des fortunes privées colossales. Les emplois ont aussi été délocalisés par dizaines de millions, sans compter les crises économiques s’étant succédé les unes après les autres. Depuis 1973, le monde a connu plus de 130 crises économiques. Chaque fois, on demandait aux travailleurs de faire plus avec moins. Et chaque fois, une élite continuait d’en empocher davantage sur le dos des plus démunis de la manière la plus abjecte qui soit.

    Oui, le problème est d’ordre systémique, car avec la nouvelle économie, on a mis en place un système de production industrielle tellement efficace qu’on a eu la possibilité de produire 10 fois ce que la population mondiale pouvait consommer. Dans ce contexte, pour écouler les stocks, on a créé l’hyper accès au crédit, un système parfait pour appauvrir graduellement les gens.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 janvier 2011 16 h 59
    La réélection de Jean Charest, monsieur Lechasseur et le bénévolat.
    Deux hôpitaux neufs à Charlevoix annoncés en grande pompe. Serait-ce que Jean Charest est en train de sortir ses lapins en vue de prochaines élections? Le monsieur a beaucoup d'expériences en politique et j'ai le préjugé de penser que la population n'a pas beaucoup de mémoire.

    En passant, je suis d'accord avec monsieur Lechasseur quand il écrit ce qui suit: «La droite a toujours exalté les vertus de la philantropie, et s'est toujours servie de ces femmes et de ces hommes débonnaires, engagés et humbles de coeur.»

    Monsieur Gilles Kègle dit qu'il «... estime qu’il «faudrait en faire au moins dix fois plus» pour répondre aux demandes des démunis.» Je présume qu'il fait allusion aux bénévolats.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    17 janvier 2011 17 h 01
    Pauvreté finale
    Le temps de l’indignation généralisée est venu. Les politiques sans saveurs et sans odeurs sont déterminées uniquement par le discours du libre marché et des courbes de profits sans égard aux vies des travailleurs laissés sur le carreau crise après crise. Le poids de toute cette cupidité s’est retrouvé sur le dos des travailleurs en pleine force de l’âge, un poids énorme, celui du désespoir chez quantité de gens, d’hommes dont l’âge se situe entre 25 et 44 ans, qui se sont suicidés massivement depuis les trente dernières années ici même au Québec. Oui, le Québec a connu un des taux le plus élevés de suicides pendant cette période, soit 6 000 tentatives annuellement, et chaque année 1 500 suicident réussissaient. Quelqu’un a déjà dit « le plus beau meilleur pays du monde », tenter de laver plus blanc que ça, tu meurs!

    Bien sûr, nos gouvernants, ils sont tellement riches qu’ils peuvent prêter 100 milliards aux banques alors qu’elles n’en avaient aucunement besoin au Canada. Toutes proportions gardées, les budgets de la défense sont similaires à ceux des États-Unis. On peut aussi se permettre de donner un libre accès à toutes nos ressources naturelles, avec à peu près aucune redevance, etc. Ne trouvez-vous pas tout cela franchement dégueulasse à la fin, lorsqu’on fait porter le plus odieux aux moins bien nantis? Des hypocrites et des voleurs, voilà ce qu’ils sont.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    17 janvier 2011 17 h 06
    Des reproches à Jean Charest?
    Pas question de faire des reproches à Charest? Voyons! Son dernier budget inique viendra assurément grossir la file des assistés sociaux. Pour bien saisir la portée de ce budget, on doit lire le livre dont j’ai parlé plus haut, soit « Le triomphe de la cupidité ». Si rien ne va plus, c’est que plus personne n’est redevable aux populations, là où les élus évoluent à l’intérieur de systèmes corrompus de ristournes, etc.

    Elle est bien bonne celle-là! Pas question de faire des reproches à Charest? S’agit-il là d’une opération de blanchiment de l’image de Charest?
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    17 janvier 2011 19 h 13
    @Pierre Bellefeuille
    J’habitais Sherbrooke au moment que Jean Charest fut élu député pour la première fois en 1984. Les soupes populaires commençaient à y fleurir, et les responsables de la banque alimentaire qui avait alors pignon sur la rue Wellington dans le centre-ville incitaient à grands cris les usagers à voter pour… Jean Charest (simplement parce qu’e ce dernier avait l’indéniable qualité d’être… jeune).
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    17 janvier 2011 20 h 16
    Je persiste et signe, dehors les créateurs de pauvreté.
    Je dis à la fin de tout ça, dehors les Sarkosi, les Harper, les Charest, les Bouchard, les Castongay, les lucides, et autres rêveurs aux dents dorées, déconnectés de la réalité des plus pauvres. Oui, dehors les moralisateurs néolibéraux ou conservateurs. Dehors les Bouchard qui viennent dire aux Québécois de retrousser leurs manches alors qu’ils sont épuisés par la machine économique leur ayant demandé de produire au-delà de leurs forces physiques et psychologiques. Dehors à tous les agresseurs de conscience. Dehors les Bachand du Québec qui disent qu’il est normal, en temps de crise économique, pour des parents ayant perdu leur emploi de devoir emprunter aux banques pour payer les épiceries, oui, oui, Monsieur Bachand, la sécurité aux Banques, on a vu ce que ça a donné aux États-Unis.

    Je me rappelle il y a une tout près de 20 ans, alors que les ministres à Québec se votaient une augmentation salariale de tout près de 40 %, on augmentait l’aide sociale de 10 cents seulement. Honte à vous! Je me rappelle aussi entre 1992 et 1994 que le fédéral sous Jean Chrétien avait coupé illégalement 44 milliards de dollars de la caisse d’assurance emploi des travailleurs sous de faux prétextes d’une crise économique.

    Que dire des 40 milliards de dollars perdus à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Ah! J’oubliais, Monsieurs Castongay a mentionné qu’il n’était pas bon qu’on investisse trop dans la caisse. Tiens donc! Celui qui nous dit ça, n’a-t-il pas les mains liées dans quelques entreprises privées d’assurances qui ne demanderaient pas mieux que voir disparaître la Caisse de dépôt? Allez savoir ce qui se cache véritablement derrière son beau discours?

    Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond ici comme ailleurs. On devra trouver autre chose que des marionnettes vendues davance aux valeurs néolibérales pour faire évoluer notre société.

    Certes, on peut créer de la richesse,
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    17 janvier 2011 20 h 56
    Des valeurs intrinsèques!
    Je complète ici le commentaire tronqué un peu plus haut : Certes, on peut créer de la richesse, elle ne se créer pas nulle part, mais sans une éthique, sans régulation, elle est vaine et sans valeur, car elle se construit à partir du sang de millions de victimes annuellement dans le monde, et ce, depuis beaucoup trop longtemps.

    La vie a une valeur intrinsèque, la santé, l’éducation, le droit au travail participent à la vitalité et la dignité de chaque être humain. On doit protéger ces valeurs à tout prix, car elles se justifient en elles-mêmes.

    Au pseudonyme Pogo : je n’ai jamais eu confiance une seule seconde en la personne politique de Monsieur Charest, je n’ai jamais voté pour lui en tant que conservateur ni en tant que libéral. J’ai toujours senti que ça sonnait faux.

    Enfin, j’ai livré l’essentiel de ma pensée ici, et merci Le Devoir d’avoir tout publié. Je me retire ici pour ne pas saturer ce fil de commentaires et laisser la place aux autres.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 janvier 2011 21 h 59
    À M. Bellefeuille.
    Si vous permettez, je vous suggère un livre:
    La Jungle de Sinclair Uptown

    Dans la préface: «La Jungle, c'est La Case de l'oncle Tom du prolétariat. Un demi-siècle après l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis, un autre roman dénonce une autre forme de l'exploitation de l'homme par l'homme le capitalisme sauvage. Publié en février 1906, La Jungle fut bientôt traduit en dix-sept langues tandis qu'Upton Sinclair, assiégé par les journalistes, poursuivi par les menaces et les promesses des trusts, porté par le mécontentement populaire était reçu à la Maison-Blanche par le président Theodore Roosevelt. Une enquête est ordonnée, l'exactitude des critiques de Sinclair reconnue.»
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    18 janvier 2011 11 h 25
    Merci Monsieur Morissette
    Merci Monsieur Morissette pour cette référence dont je prends note.

    Avec un peu de connaissances en histoire, on se rend compte que les jeux de tensions ne datent pas d’hier entre l’intérêt privé et l’intérêt public. En effet, on parle de néoconservatisme, de néolibéralisme. Ces tensions sont perpétuelles. À ce sujet, j’ai commencé à lire il y a quelque temps « La grande histoire des gauches 1789-2010 », il s’agit d’un cahier hors-série du nouvel Observateur.
    À travers ces luttes de classes, jadis, plusieurs y ont laissé leur peau.

    Il ne sera jamais évident dans quelque système que ce soit que la justice et l’équité soient en tout temps respectées. Ça prendra toujours des gens allumés capables de définir les problèmes, de les rendre intelligibles et de créer une opposition pour que les rapports de force s’opèrent.

    Actuellement, le balancier est un peu trop à droite à mon goût un peu partout dans le monde.

    Dans cette « Jungle » comme le titre le mentionne, c’est la loi du plus fort qui l’emporte. La droite arrogante se justifie sur la base des déterminismes biologiques darwiniens. Le libre marché néolibéral, à travers la mondialisation, s’opère sur la base d’une compétitivité sans merci où seuls les plus forts survivent, c’est un système profondément inique s’apparentant à une forme d’eugénisme économique. Oui, eugénisme, car Friedman considérait son système comme étant parfait. À partir d’une telle position, ne peut naître qu’une forme de despotisme économique amoral, celui que nous connaissons depuis la complète dérégulation s’étant terminé sous Clinton vers 1998. Tout le reste, c’est des frontières qu’on défonce à coup de missile et de bombes, l’armée servant d’éclaireur pour les transnationales avides de matières premières.

    De récentes données font ressortir que des dizaines de pays sont plus pauvres actuellement qu’ils ne l’étaient il y
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    18 janvier 2011 20 h 35
    Un assasin financier!
    Un assasin financier, vous connaissez? Un voici un qui a osé parler :

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va
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  • Aline Valade - Inscrit
    19 janvier 2011 15 h 39
    Merci Monsieur Pierre Bellefeuille
    Je ne peu m'empêcher de vous remercier pour vos commentaires qui sont si pertinents et si judicieux! La pauvreté est intolérable, c'est une violence toléré par nos politiciens, par le système économique actuel, ainsi que par la société car, nous là tolérons tous puisqu'elle existe. La pauvreté est un génocide, une guerre dont les armes sont le manque à gagner pour vivre de l'essentiel c'est à dire, manger, se loger, s'habiller et prendre soin de sa santé et de son éducation. L' éradication de la pauvreté surviendras lorsque les humains auront compris qu'elle n'est pas tolérable et qu'elle ne viens pas de dieu. Ce n'est pas au paradis que nous aurons besoin de manger et de s'habiller mais ici sur terre pendant que nous y vivons. Charest et tout ces politiciens sont responsables de cette pauvreté car ils ne font rien pour l'irradiquer. Les multis nationales et les banques également!
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    21 janvier 2011 11 h 10
    JUgement global
    inadmissible sur les BS....
    J'ai déjà été pauvre, j'ai déjà vécu dans un Taudis rempli de coquerelles, rats, souris, punaises. J'ai déjà gelé dans un taudis. Nous mettions des sacs d'eau chaude pour nous réchauffer...

    Mon père est décédé à 38 ans. Nous étions sept enfants de 2 ans à 9 ans....Ma mère avait une troisième année.
    D'après les hommes de son temps, les femmes n'avaient pas besoin d'instruction, car elle se mariaient...mais si le mari décède pas un sous, que fais-tu????

    Nous n'avons pas voulu la pauvreté. Dès l'âge de 13 ans j'avais un emploi durant les vacances d'été. Mes frères et soeurs travaillaient. Personne ne restait à rien faire. J'ai été sur la St-Vincent de Paul, Nous avons reçu des paniers de Noël etc...

    Et tout cela ne fais pas 100 ans.

    La première femme bachelière au Québec, Marie Lajoie, ces messieurs ont refusé de lui donner son diplôme, parce qu'elle était une femme...faut-il être borné???
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  • Michel Bédard - Inscrit
    22 janvier 2011 04 h 15
    La pauvreté, les pauvres, deux combats différents.
    Les assistés sociaux sont « en train de crever », selon Gilles Kègle. La raison en est que les gouvernements se trompent parfois de cibles. Alors que certains gouvernements tentent d'éliminer la pauvreté, d'autres tentent d'éliminer les pauvres...

    Survivre avec du BS en 2011, c'est héroïque. Faudrait bien suggérer à Charest des noms d'assistés sociaux pour qu'il leur décerne "une médaille de bravoure". Au Québec, l'appauvrissement est un phénomène non seulement voulu, produit et entretenu par la société, mais cultivé... parfois avec raffinement. Je vous laisse, mon collecteur de pizzo frappe à la porte...
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    22 janvier 2011 20 h 28
    @Christian Montmarquette
    M. Charest n'est pas plus blamable comme vous dites, que tous ces prédécesseurs, qui ont tous levés le nez sur la condition de la santé mentale en autre.

    On peut remercier M. Lazure (partie Québécois, notre gauche caviar) qui a copié allègrement les politiques de Reagan pour la désinstitutionnalisation sauvage - l'idée était bonne, mais pour en faire un succès il devait y avoir des supports (logements semi-supervisé, supervisé, aident à l'emploi, popote ambulante, etc..), ou sont les supports qui devaient suivre ? 30 ans après ils sont toujours quasi inexistants- et il en a passé des élus en 30 ans - pourtant, ont est au même point - c-a-d: au point mort.

    M. Kègle à raison , ils sont TOUS responsables et la condition de la santé mentale au Québec est une honte pour nous tous. Quand les CLSC ou les centres de crise offrent des tickets d'autobus pour le centre sans-abri le plus proche à un schizophrène - faut le faire - lorsque l'on visite les taudis dans lesquels ils vivent et qui prend plus de 50% de leur maigre support, on tombe à terre. Cette condition n'est pas apparue du jour au lendemain . On se donne bonne conscience en "droppant' un ou deux petits dollars dans les mains du squeeze-boy et vlan ont a eu notre dose d'endorphine pour l'année !

    C'est certain que le travail de M. Kègle est monumental, mais pour faire changer des choses - il faut attaquer le problème de front, et seul un gouvernement a les ressources pour attaquer ce problème.

    " Toute personne dans le besoin a droit, pour elle et sa famille, à des mesures d'assistance financière et à des mesures sociales, prévues par la loi, susceptibles de lui assurer un niveau de vie décent .." charte des droits et libertés du Québec - sauf que le "décent" fait défaut dans les mesures actuelles.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    23 janvier 2011 11 h 14
    D'accord avec Louise Hurteau
    .

    Je suis bien d'accord avec Louise Hurteau.

    Jamais Laide-Sociale n'a constitué un revenu suffisant et décent pour survivre au Québec.

    Et oui, tous ceux et celles qui gouverné le Québec sont coupables.

    Coupables d'irresponsabilité sociale, de violence économique, d'abus des plus faibles et d'immoralité.

    Et y compris ce PQ qui avait laissé les Boubou-Macoutes en place instaurés par les libéraux et maintenu cette approche oppressive.

    Ce n'est pas pour rien que je suis un des membres fondateurs de l'Union des forces progressistes et de Québec Solidaire.

    C'est bien sûr parce qu'AUCUN parti politique n'avait le cœur d'en finir avec cette violence économique imposée aux plus faibles, aux plus pauvres et aux plus démunis d'entre-nous.

    Merci de votre contribution,


    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec Solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté au Québec

    .
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  • chat58 - Inscrit
    24 janvier 2011 14 h 19
    Les Assistés Sociaux.
    Bonjour.
    J' ai été un bout sur l' aide Sociale. Si les gens étaient informés de ce qui se passe a l' Aide Sociale ils seraient moins enclin a chialer contre eux. de plus si les gens au Québec étaient espionnés comme dans l' Aide Sociale, le Québec serait riche a craquer. Sur l' Aide Sociale les droits de la personne sont baffoués a l' extrême, Aucune justice, Je vais vous donner 2 exemples frappant. En 2007 ma compagne a répondu a une annonce de la commission Scolaire des Affluent pres de Montréal. Elle a demander une aide financiere d' emploi Québec ce qui lui fut refusé. Elle du emprunté au service Bugétaire d' Alma $550.00 et $700.00 a l' une de ses soeurs pour se rendre sur place a La Plaine, pour payer d' avance le logement, etc, etc,. Ce qu' elle ne savait pas c' est que 10 profs. avaient passés avant elle. Les étudients délinquants on venu a bout de ma compagne au bout de 6 semaines. A cause d' une irrégularité cette Commission Scolaire dut verser a ma compagne une indemnité nette de $1300.00. Ce montant devait servir a payer ses créanciers. Aussitôt le cheque émis, l' Aide Sociale a tout pris le montant du cheque, elle fut pénalisé de $1300.00 pour essayer de sortir de l' Aide Sociale.
    Moi j' ai oublié de déclarer une petite part que j' avais dans une petite cabane en forêt avec mes freres, ils reculerent de 10 ans et me firent payer$2000.00 de pénalité. Charest lui a oublié de déclarer ses revenus provenant du Parti Libéral soit$750,000.00, lui n' a eu aucune pénalité. Je pourrais écrire un livre sur les irrégularitées de l' Aide Sociale, ce serait un best seller. On nous prêtait un montant d' argent pour des soins hors de la région et ils nous l' on récupéré sur notre cheque. être malade sur l' Aide Sociale c' est s' appauvrir encore plus. Je veux créer une Association pour montrer aux gens combien ce gouvernement est corrompu.
    Gaston Dufour, Alma.
    Courriel:gastonduf
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    24 janvier 2011 21 h 47
    Matière à réflexion
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  • pilelo - Inscrite
    24 janvier 2011 22 h 13
    Demandons à M. Landry
    Si M. Bernard Landry a fait partie d'un gouvernement ayant sabré dans l'aide sociale, c'est parce qu'il connaissait son affaire. Se procurer 63 repas par semaine pour trois personnes avec un budget de quelques dizaines de dollars? Un jeu d'enfant. Plus facile que pour une oiselle de nourrir ses petits. Lui-même et la Dre Gagnan-Brunette connaissent si bien la pauvreté, il vont nous dire quoi faire.
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  • Mohamed Mistmurt - Inscrit
    27 janvier 2011 17 h 43
    M. Kègle est peut-etre naif mais certainement de bonne foi.

    Il ne faut pas preter à cet homme de mauvaises intentions politiciennes. C'est un citoyen qui a accompli plus que son devoir envers ses semblables et de manière désintéressée. Il est ému par les hommages qu'on lui rend et un peu confus aussi. Alors, rendons-lui hommage au lieu de scruter ses paroles au microscope et d'y apercevoir trop de bactéries et de virus.
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  • chat58 - Inscrit
    31 janvier 2011 20 h 09
    M. Kegle.
    Bonjour.
    N' en déplaise a plusieurs, M. Kegle est un Vrai lucide comparé a nos politiciens qui sautent sur toutes les occasions pour canarder les plus démunies, les ainés pour ce faire du capital politique car c' est bien vu de cogner sur un Assisté Social qui a un revenu d' environ $6000.00 par année tandis qu' on applaudit quand un prisonnier nous coûte $100,000.00 par année, ca c' est quand il ne bouge pas. Certains prisonniers qui veullent s' instruire en prison coûte jusqu' a $200,000.00 par année au fédéral.
    Gaston Dufour, Alma.
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