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La folie a le dos large

Lise Payette   14 janvier 2011  Actualités en société
J'ai hésité à parler aujourd'hui soit de la commission Bastarache, qui aura coûté plus de 6 millions pour permettre à deux mâles dominants de faire leur numéro, soit de la situation des personnes âgées, qui n'ont pas eu droit à un bain en deux semaines parce que le CLSC n'a pas les moyens de payer des remplaçantes à celles qui étaient en vacances des Fêtes. Puis, devant la bêtise de ces deux situations, j'ai décidé de parler d'autre chose.

Pendant des années, j'ai gardé dans ma voiture le ruban d'une chanson que j'aimais entendre: «J'ai peur de vivre, j'ai peur de vivre à vos côtés»... C'était un message qui m'allait droit au coeur. Elle était chantée par un petit groupe de garçons et filles appelé Les Enfants terribles. Ils n'ont duré que quelques années. Le groupe s'est défait et ils ont quitté la scène. Je les ai retrouvés sur le Web.

C'est une chanson qu'il faut entendre chaque fois que la violence d'un fou prend les humains comme cibles parce que chaque fois, on dit qu'il n'y a que «les fous, les déséquilibrés, les timbrés du cerveau» pour se livrer à des tueries comme celle qui s'est déroulée à Tucson.

Le goût de la violence de nos voisins américains est bien connu. Il suffit de voir leur cinéma, leurs émissions de télévision et leur passion pour les armes à feu pour comprendre de quoi je parle. Une année, j'ai séjourné dans un petit appartement de location, en Floride, où on m'avait assurée que tous les propriétaires étaient tranquilles et respectueux du désir de tranquillité des autres locataires. Le premier matin, à la piscine, je découvris qu'un de mes voisins transportait un revolver roulé dans une serviette de bain et qu'il s'installait dans sa chaise longue, son pistolet placé à côté de lui.

J'allai discrètement expliquer au concierge que je trouvais déplacé que quelqu'un se présente à la piscine portant un revolver dans sa serviette. Ça l'a fait rire! Il m'a expliqué que ce monsieur fréquentait la maison depuis des années, qu'il n'y avait jamais eu de plainte à son sujet et qu'il avait le droit de faire ce qu'il voulait... J'ai eu droit par la même occasion à une longue explication sur la Constitution américaine et aussi sur le fait que mon voisin avait peut-être des raisons de penser qu'il devait être prêt à se défendre. De quoi? De qui? Aucune réponse. Le concierge m'a aussi expliqué que si ça me dérangeait, je pouvais choisir de tirer ma chaise un peu plus loin sur le gazon.

J'ai peur de vivre à vos côtés. Au Canada, nous avions marqué des points grâce à la Loi sur les armes à feu que des jeunes femmes d'ici, victimes de la tuerie de Polytechnique, ont payée de leur vie et que Stephen Harper veut saccager au moment même où un grand nombre de nos voisins américains nous envient cette avance que nous avons sur eux, une avance qu'ils n'envisagent même pas de réussir à faire accepter par tous leurs enragés des guns.

Ils appellent ça la civilisation, alors que parfois, on se croirait à l'âge des cavernes. Les guerres, la torture, les otages qu'on assassine, les avions qu'on lance sur les immeubles, les fouilles, les femmes qu'on viole, celles qu'on bat ou qu'on tue, les enfants qu'on prostitue ou qu'on envoie au combat. J'ai peur de vivre à vos côtés.

Si c'est vraiment la folie qui est la cause de toutes ces horreurs, il faut sans doute avoir le courage de l'appeler par son nom et si c'est le cas, il faudra aussi avoir le courage de nommer tous ceux et celles qui sont fous, un par un, sans égard aux postes importants qu'ils occupent.

Chez nous, je ne sais pas si c'est parce qu'il est devenu plus difficile de se procurer des armes à feu, mais le retour des «armes blanches» est signalé dans presque toutes les bagarres récentes. Moins spectaculaires peut-être, mais tout aussi redoutables que les autres joujoux des fous en circulation et aussi accessibles qu'un paquet de cigarettes de contrebande ou une ligne de coke. J'ai peur de vivre à vos côtés.

On a dit que c'était un fou qui avait tiré à Polytechnique, que c'était un fou qui avait tiré à Dawson et un autre fou qui avait tiré à l'Assemblée nationale du Québec. La folie a le dos large. Quand des événements comme ceux-là se produisent, j'imagine que c'est un réflexe de protection de ne pas vouloir aller au fond des choses. Dire que c'est un fou qui a tiré, ça recouvre toute l'horreur d'un manteau de silence. C'est ce que les bien-pensants de Tucson vont essayer de faire. Parce que la vérité pourrait faire très mal. Trop mal.


 
 
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  • Serge Manzhos - Inscrit
    14 janvier 2011 02 h 57
    il reste que
    il reste que si la foule la-bas était armée l'assaillant aurait été perforé des son premier coup
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    14 janvier 2011 07 h 04
    ?????
    Si c'est pas la folie qui a poussé ces tueurs, c'est quoi Madame Payette?
    Les citoyens américains qui ont des armes s'en servent pour se protéger, pas pour tuer des gens. Comme on ne vit pas dans le même univers de violence, on ne peut pas comprendre.
    Avez-vous déjà vécu au Brésil? En Afrique du Sud? Lorsque vous vous aurez fait attaquer 3 fois en un an, vous aussi vous achèteriez un gun
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    14 janvier 2011 07 h 39
    Il y a toujours un commencement
    Qu'en est-il maintenant de tout ce cynisme, cette hargne et ce mépris de nos institutions, envers celui ou celle qui ne pense pas comme nous. De tous ces chroniqueurs qui crachent leur fiel envers tout ce qui bouge! Au nom de la liberté d'expression on encourage tout un chacun à exprimer son opinion, souvent de manière agressive et de mauvais goût.
    Le respect et le savoir-vivre doivent revenir dans nos habitudes de vie avant que tout éclate.
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  • Roland Berger - Abonné
    14 janvier 2011 07 h 51
    Sensation plus forte
    Tuer quelqu'un à l'arme blanche procure sans doute une sensation plus forte, celle de sentir le couteau traverser la chair de la victime. Alors les armes blanches constituent-elles un progrès ou un recul de la violence ?
    Roland Berger
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  • Annie Chouinard - Abonné
    14 janvier 2011 07 h 53
    Tout à fait d'accord
    Je suis tout à fait d'accord avec vous Madame Payette. Il est plus facile de se mettre la tête dans le sable, comme société, et prétendre que c'est UN fou dans UNE situation exceptionnelle qui a agit de la sorte plutôt que de tenter d'expliquer la situation en y insérant des facteurs culturels, politiques, sociaux. Mais n'oublions pas que nous vivons en société, avec une culture sensiblement commune et des lois qui régissent notre vivre ensemble... Cette personne, malgré qu'elle soit certainement fêlée du chaudron, a été construite dans cette société avec les valeurs dominantes et les règles en vigueur.
    À mon avis, si nous voulons améliorer notre sort collectif, ce n'est certainement pas en nous procurant tous et chacun une arme afin de se défendre contre les autres (les fous) mais plutôt en revoyant comment nous voulons régir notre "vivre ensemble" et s'assurer de maintenir une culture de respect plutôt qu'une culture de "cowboy", de Rambo, de Terminator et de liberté individuelle excessive où même la liberté de l'autre ne peut limiter la tienne.
    Bien sûr, dans une société où la violence est omniprésente, il se peut que l'on sente le besoin de devoir se protéger mais c'est un cercle vicieux duquel il faut se sortir et un problème auquel le pouvoir politique doit obligatoirement trouver des solutions. Mais avec la tête dans le sable... bien difficile d'y voir clair.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    14 janvier 2011 07 h 53
    La violence est en nous
    Chacun de nous a un seuil de violence à ne pas dépasser, que ce soit pour se défendre ou pour défendre sa bru et son petit!
    Les femmes c'est plus en parole, mais les poussez pas à bout...
    Les hommes c'est plus brute, la réaction est plus vite musclée !!

    Avec le temps on a favorisé les coins ronds, retenu le temps de l'explosion! Mais il n'en reste pas moins que l'homme chasseur, conquistador de nouveau monde, défendeur du territoire de la femme est de par sa nature et son ADN un violent en puissance. Sans cette violence la femme et l'homme ne ferait plus partie de la terre...

    La folie est aussi en nous tous, pour certain, loin en arrière de la sagesse, pour trop d'autres trop près de prendre le dessus sur le reste.
    On peut comprendre que celui qui est joueur invétéré, à dépensé tout son avoir et plus au jeux en se laissant crever de faim est aussi un fou à soigner, violent envers lui même....Comme la femme qui à 200 paires de souliers et pas de logement adéquat... Comme les gens qui dépensent sur plusieurs cartes de crédits sans savoir comment rembourser...

    Les armes ont toujours fait partie de l'homme, pour défendre sa famille, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut pas savoir qui en a une et comprendre aussi que la plupart des armes de crime sont des illégalités ou devraient l'être!!

    Pour finir par découvrir que les paroles de guerre, comme celle de Palin, vont chercher des images de tueries qui sont dans l'inconscient de tous et malheureusement répétées si souvent, finissent par déclencher une inévitable folie chez des faibles d'esprit qui sont mal suivi ou pire, dont on s'est débarrassé, on les a renvoyés, sans les faire soigner.

    En fait la société devrait mieux être éduquée à détecter ces fous, à voir quand ces gens sont à soigner ou qu'ils ne veulent plus prendre de médication ou qu'elle est à re-doser...

    Une tuerie ça prend un fou dont on a déclenché la folie tueuse et une arme, et c'est pas l'arme qu
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 janvier 2011 07 h 55
    Talisman - une tragédie de trop
    Ça semble difficile à comprendre pour certains messieurs mais le cas du baigneur rapporté par madame Payette montre bien que pour nos voisins, une arme n'est pas qu'une arme, c'est un talisman auquel ils vouent un amour fétichiste. Quel psy ou anthropologue (ou journaliste) se penchera sur ce phénomène pour en faire une analyse détaillée, pour mettre des mots sur la chose? Car c'est absolument fascinant et c'est le nombre de ces tragédies délirantes qui finit par mettre la puce à l'oreille: nos voisins ne vont pas bien du tout, enclavés dans leur pays mégalomane à se contempler le nombril du monde.
    Porter une arme pour se protéger? De quoi sinon d'un danger qu'on a soi-même forgé de toutes pièces? Et l'occasion faisant le larron, une saute d'humeur passagère peut se transformer en drame bien plus aisément si le révolver est aussi proche, à portée de main, qu'une tapette à mouche!
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    14 janvier 2011 08 h 56
    Proscrire et poursuivre.
    La société américaine est soumise aux aléas d'un complexe militaro-industriel omniprésent. Quel est le plus grand producteur d'armes au monde ? Quelle société banalise autant l'usage des armes à feu que les américains ? Quelle société repasse en boucle dans les médias les drames meurtriers alors qu'on sait pertinemment que le taux de criminalité est en baisse aux USA de même qu'au Canada depuis des années ? Quelles sociétés s'amusent le plus avec des jeux vidéos tarés qui consistent à clancher des humains ? Les producteurs d'armes de même que les jeux vidéos devraient être tenus responsables des comportements malsains presqu'automatiques que leurs joujoux provoquent. Proscrivons les armes automatiques et poursuivons notre lutte contre les compagnies qui produisent des outils de notre propre aliénation.
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  • Gordon Sawyer - Inscrit
    14 janvier 2011 08 h 57
    DÉCORTIQUER LE NOUVEL UNIVERS MASCULIN
    Il n'y a qu'un seul moyen d'endiguer cette forme d'abomination, par ailleurs présente sur la presque totalité du territoire occidental depuis maintenant plusieurs décennies : la mise sur pied d'un comité d'étude occidental sur la condition masculine, littéralement laissée pour compte depuis les Hectic Sixties. Mettre fin au manteau de silence entourant l'univers masculin actuel de manière à mettre fin à la tuerie masculine en milieu public occidental. Cessons le verbiage, et passons à l'action.
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  • Claude Laferriere - Inscrit
    14 janvier 2011 09 h 38
    La folie et les valeurs
    Oui Madame Payette, la folie a le dos large... Comme disait Foucault, approximativement, la folie est en quelque sorte "la maladie des valeurs", le signe du "disfonctionnement social" dans une société où l'argent, le sexe et la violence prennent de plus en plus de place.

    L'intelligence et l'équilibre ne sont pas donnés à tout le monde: partout on désinstitutionnalise pour intégrer...détenus, aliénés, malades psychiatriques...

    On ferme les yeux par honte pour ne pas voir...dans sa propre famille: abus sexuels, violence conjugale, mensonges...quand le mal moral et le crimes deviennent pathologie chez ceux qui n'ont pas le confort matériel et une BMW!

    Oui Madame la folie a le dos large parce que nous dérivons!
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    14 janvier 2011 09 h 42
    Encore et encore
    Impossible pour vous de réprimer ces réflexes avec insinuations. Lépine, Lortie, Gill, même combat, des militants pas des fous, des victimes kamikazes manipulées au mieux. À Tucson, un autre se réveille pour la même cause. Bien sûr, tous ces «militants» étaient mentalement parfaitement équilibrés. Que leur folie exulte dans des tueries abjectes ne les réunit pas dans une idéologie, elle les réunit dans leur impuissance à s'exprimer autrement, corollaire d'un environnement pervers ou carrément de la maladie mentale comme cela était plus qu'évident avec notre caporal Lortie.

    Je vous rappelle également que l'obsession pour les armes et, dans le cas précis de Tucson, l'environnement pourri par les excès, avaient la contribution remarquable d'une femme, madame Palin.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    14 janvier 2011 09 h 46
    Le tueur fou 1
    La cause directe des tueries que l’on connait sur une base régulière en Amérique depuis environ 30 ans, est très simple à comprendre.

    Le tueur fou, devient instantanément une super vedette. Que dis-je ? Une super, super vedette internationale !

    Vous avez omis dans votre article, ici, nommer le tueur fou d’Arizona, en plus vous avez omis de décrire ses idées. Vous avez omis de mettre sa photo. Vous êtes une des rares journalistes à ne pas l’avoir fait.

    Il y a maintenant une évolution chez ces tueurs fous. Les tueurs fous de Polytechnique et de Dawson se sont suicidés. Le tueur fou d’Arizona ne s’est pas suicidé lui. Pourquoi me suicider ? Je vais vivre pour voir moi-même ma très grande gloire … Et, avoir la chance d’élaborer sur mes idées avec le temps …

    Aujourd’hui, si Anderson de CNN a le choix de faire une entrevue exclusive de deux heures avec Barack Obama ou le tueur fou d’Arizona, c’est absolument certain qu’il choisit le tueur fou. Barack n’a aucune chance. Il ne passe même pas proche.

    Ne cherchez pas plus loin la cause de ces tueries. La cause de ces tueries, je viens de vous la donner.

    Mesures de droites et fusils ? Il y a des mesures de gauche, Madame Payette, qui sont destructrices aussi. Prenez votre ‘’ No Fault ‘’ par exemple.

    Un conducteur automobile qui ne dépasse pas la limite de vitesse, qui a sa ceinture, qui ne parle pas au cellulaire, et qui ne dépasse pas 0.8 d’alcool, a le droit de tuer quelqu’un avec son auto, ici au Québec. C’est un peu bête à dire, mais la réalité c’est ça.

    À tous les jours, je dis aux membres de ma familles quand ils prennent le vélo ou le transport en commun, ou s’ils sont à pieds : ‘’faites très attention. Ils vont vous tuer, et ils vont dire : ‘’ Oh Sorry ‘’ et ça va finir là !!! ‘’
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  • Jacques Lafond - Abonné
    14 janvier 2011 09 h 47
    Le tueur fou 2
    En Hollande, un automobiliste qui frappe un piéton ou un cycliste est automatiquement accusé en cours criminel. Automatiquement. La loi est que tu n’as pas le droit de frapper. En Hollande, des accidents auto-vélo-piéton il y en a pas. Presque jamais. Ici, à Montréal, l’été, les ambulanciers passent leurs journées à ramasser les cyclistes accidentés. Il y en a à la tonne. Demandez leurs, vous verrez.

    Les problèmes de sociétés de sont pas une question de mesures de gauche-droite. Les problèmes et les solutions sont une question de bon sens.

    Quand même, Madame Payette, je vous conseillerais ceci :

    ‘’ Arrêtez d’avoir peur et croyez au succès ! ‘’ Jean-Guy Leboeuf (1962)

    lafond.overtime@gmail.com
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    14 janvier 2011 10 h 31
    Les humains ne sont pas fait pour vivre dans une jungle.
    Les populations normalement aspirent à une vie paisible. Le rôle des politiciens n'est pas de faire semblant de ne rien voir quand ça ne va pas bien. Les décideurs économiques ne sont pas là non plus pour nous faire croire que seul compte la croissance économique, surtout lorsque c'est pour engendrer des inégalités sociales.

    Les humains ne sont pas fait pour vivre dans une jungle. Et les abus du libéralisme, avec le lapin de la mondialisation que nos décideurs de l'économique cherchent à rattraper à tout venant, sont en train de nous conduire tout droit dans cette jungle. Peut-être que ce qui ferait un peu peur à tous ces décideurs, ce serait d'enlever leurs oeillères.

    Un monde meilleur n'empêcherait peut-être pas les "fous" de vivre et de faire des torts, mais peut-être qu'il y en aurait un peu moins. Les humains ne sont pas fait pour vivre dans une jungle. Tout ce qu'ils veulent, c,est d,apprendre à se responsabiliser socialement et de respecter son prochain en tant que personne.

    Tandis que les gens au pouvoir ont tout à gagner pour que la plèbe reste faible, à bien des égards. La seule chose qui intéresse souvent les gens au pouvoir, c'est d'espérer que toute la population s'accroche aveuglément à la locomotive de la croissance économique. Pour ce qui est de l'imagination des gens, elle doit servir surtout à rajouter des petits wagons à la locomotive, même si ce n'est pas vraiment tout le monde qui profite du voyage.
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  • Elise Bonnette - Inscrit
    14 janvier 2011 10 h 33
    Hier, sur CNN
    on a interviewé un homme qui en sortant du magasin avait entendu des coups de feu et qui avait préparé l'arme qu'il portait sur lui. Mais, il s'est donné la peine de juger (en une fraction de seconde, a-t-il dit) la situation et il a décidé de ne pas tirer, puisque le tueur semblait avoir été maîtrisé.
    D'après les entrevues que j'ai entendues sur CNN ces derniers jours, la question qu'on se pose c'est de savoir comment un jeune homme visiblement atteint d'une psychose grave n'avait pas été mieux suivi et avait pu se procurer une arme.
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  • Plotin - Inscrit
    14 janvier 2011 10 h 38
    Les tueries
    Au Québec, il y a eu la polyvalente de Mortagne en 1972, l'Assemblée nationale, Polytechnique, Dawson, Concordia, etc. Aux États-Unis, ça continue.

    Chaque fois, c'est le slam de Queen KA, intitulé justement TUeRIes, qui me glace le sang et me fait réfléchir. http://www.myspace.com/thequeenka/music

    Bonne écoute.
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  • Denis Miron - Inscrit
    14 janvier 2011 11 h 25
    Individus ou société malade?
    «In Gun we trust »? Serait-ce la suite logique de «In God we trust» inscrite sur le billet vert? J’imagine mal le dieu chrétien déguisé en Rambo, double ceintures de balles disposées en X sur sa poitrine, et entouré d’apôtres habillés en G.I. A-K 47 bien en main, évangélisant les nations en lâchant des chapelets de bombes à fragmentations bourrés d’uranium appauvri. Me semble qu’il y a confusion dans les genres ou quelque chose comme une distorsion du récit original devant servir de modèle?

    «Lesley Stahl :"Nous avons entendu dire que 500.000 enfants sont morts (en Irak). Ca fait plus qu’à Hiroshima. Et, vous savez, est-ce que cela en valait le prix ?
    Secrétaire d’Etat US Madeleine Allbright : "Je pense que c’est un choix difficile. Mais le prix - nous pensons que cela en valait le prix." »Entretien télévisé sur CBS 60 minutes, Mai 1996

    Individus où société malade ?
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  • Denis Paquette - Abonné
    14 janvier 2011 11 h 34
    merci
    Merci madame pour votre texte, il fut en temps pas si lointain l'on disait qu'ils étaient possedés du démon, aujourd,hui l'on dit qu'ils sont fous. Effectivement il y a beaucoup de choses que nous ne voulons pas nommer. Paix a tous ceux qui ont mal de vivre car la plupart du temps, ils n'y sont pour rien.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    14 janvier 2011 11 h 56
    Qui trop embrasse, mal étreint!
    À vouloir faire flèche de tout bois, votre commentaire, Mme Payette, perd toute sa crédibilité. Oui, il y a des problèmes aux États-Unis et au Canada au sujet de la violence et des armes à feu mais le délire n'arrange pas les choses. Qu'Harper veuille abolir le registre des armes de chasse n'a rien à voir avec la sécurité des gens et il est très facile pour quiconque de se servir d'une arme enregistrée pour se livrer à une tuerie. De plus il est très facile pour quiconque d'acquérir un arme interdite - vous n'avez qu'à faire affaire sur le marché noir et c'est là que vous allez trouver des révolvers, pistolets etc. qui sont des armes à autorisation restreinte (enregistrement obligatoire) depuis plus de 60 ans...

    Vous avez été politicienne et vous savez bien manipuler les gens pour en venir à vos fins. Oui, il arrive que des individus perdent les pédales et se livrent à des crimes horribles mais ce n'est pas nouveau et il faudrait être bien naïf pour penser qu'on peut éradiquer ce genre de comportement à l'avenir. Les États-Unis ont leurs excès, tout comme le Canada et bien d'autres pays mais chacun a aussi ses bons côtés. C'est très démagogique de mettre tout le monde dans le même sac et de juger une société sur des comportements excessifs.
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 janvier 2011 12 h 14
    Vous donnez froid dans le dos M.Lafond
    Cette façon posée, certaine, de faire la démonstration de ce qu'on ne doute pas être "la" vérité: "Ne cherchez pas plus loin la cause de ces tueries. La cause de ces tueries, je viens de vous la donner"...
    alors que des causes, il y en a sans doute plusieurs et que madame Payette faisait simplement part de ses craintes...et le lien qui est fait de façon partielle, tordue, avec une politique de madame Payette ministre...et cette affirmation: "Les problèmes de sociétés de sont pas une question de mesures de gauche-droite. Les problèmes et les solutions sont une question de bon sens", dit comme ça, comme si cela éclairait quelque chose et pouvait mettait un terme une fois pour toutes à toute discussion sur le sujet...brrrr, ça donne froid dans le dos.
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  • Nelson - Inscrit
    14 janvier 2011 12 h 34
    EFFECTIVEMENT, DES CULURES DE HAINE ET VIOLENCE ALIMENTE CELLES DES FOUS ET LES POUSSENT À AGIR.
    Des environnements et cultures de guerre, violence, haine, nourrissent les délires paranoîdes des psychopates, et légitiment leurs passages à l'acte.

    Des armes à feu disponibles partout rendent de posibles agressions à coup de point ou des pieds pas nécessairement mortels.....en agressions à la métraille automatique, et des tueries en grand nombre comme celles de Lortie, Lépine, et de nos voisins américains.

    Il y a effectivement des CULTURES MALADES...prises en escalades et tourbillons de violence permanente.

    Facile de dominer les autres et le monde par la violence et les voler sans vergogne, mais il faut payer le prix de détraquer ses propres citoyens.
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  • emeri - Abonné
    14 janvier 2011 12 h 52
    Oui, j'ai peur!
    Lors de mon dernier voyage aux États-Unis, je dormais dans un motel à
    Atlantic City, lorsque vers trois heures du matin j'entends des coups de feu.
    Deux bangs et beaucoup de bruit. Le lendemain matin je m'informe
    auprès du gérant, à savoir s'il avait une explication au vacarme de la nuit passée.
    Oui monsieur, rien de grave, ça se produit presque toutes les nuits lorsque
    les clients du bars ne veulent pas quitter les lieux. Le portier tire deux coups
    de feu dans les airs et menace de tirer dans le tas s'il le faut. Abasourdi j'ai quitter l'endroit et les États-Unies, (quel nom) pour ne plus jamais y retourner.

    S'agissait-il d'un fou? Apparemment non. Ça faisait parti de normalité de la vie
    dans ce pays.

    Alors oui, j'ai peur de vivre, j'ai peur de vivre à leur côté.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    14 janvier 2011 14 h 00
    Les deux frères idéologues Charest et Harper versus les USA.
    Dans ce forum, il y a beaucoup de gens qui parlent des USA comme étant un pays dangereux à visiter, en raison de la culture prédominante. Vous avez malheureusement raison.

    Mais, ne trouvez vous pas que MM. Charest et Harper essaient, chacun à leur façon de ressembler au moins à l'économie américaine. En plus, il y a monsieur Harper qui essaie de mettre la hache dans le contrôle des armes à feux au Canada.

    Nous n'avons pas la même histoire que les USA. Ces derniers ont fait la guerre de l'indépendance contre l'Angleterre, tandis que nous étions des Loyalistes. Leur histoire a sûrement influencé leur mentalité pour les armes à feu.

    Aux USA, le libéralisme est le fer de lance de leur économie. N'est-ce pas un peu ce que MM. Charest et Harper voudraient inculquer dan notre culture de "looser"? Je dis cela parce que "looser" est parfois une expression que nos élites de l'économique emploient caricaturer quand ils parlent de mentalité.

    Vous ne pensez pas que si nous les suivions tête baissée leur modus vivendi, nous finirions par ressembler de plus en plus à cette culture prédominante américaine?
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  •  
  • Georges Allaire - Inscrit
    14 janvier 2011 14 h 07
    Et si on allait plus près?
    Combien d'enfants pourraient dire à leur maman, au Québec: "J'ai peur de vivre en toi." 30 000 par année, à ce qu'il paraît.
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  • pagerry3 - Inscrit
    14 janvier 2011 14 h 31
    Mes peurs sont plus viscérales.
    J'ai peur aussi de la folie propagatrice et contaminante que se permettent les fous politiques qui pacagent avec la criminalité qui sévit dans la Construction, les infrastructures, le CHUM et tout le reste. J'ai peur aussi des fous politiques qui, à grands coups d'orgies et d'extravaganzas, dilapident nos économies et qui multiplient nos endettement. J'ai peur aussi des fous politiques qui s'enrichissent et enrichissent les leurs, à nos frais, tels les Commissaires Bouchard et Taylor (M$), tel l'enquêteur libéral Bastarache (M$), tel le dinosaure Castonguay (M$) et les autres M$-M$-M$). J'ai peur aussi des fous politiques qui endettent les Québécois et bulldozent le Québec jusqu’aux abords des abimes d'une faillite et d'un discrédit incontournables, d’un provincialisme de bas étage et d’une dépendance au fédéralisme des plus centralisateur. J'ai peur aussi des fous politiques qui prostituent nos ressources et richesses naturelles. J'ai peur aussi des fous politiques qui cravachent la culture et qui éclaboussent la stature distinctive du Québec francophone. J'ai peur des fous politiques qui jacassent et laissent grimper les taux de décrochage scolaire. J'ai peur des fous politiques qui laissent la santé dans les calles de galères sans mâts, sans gouvernails et sans pilotes. J'ai peur des fous politiques qui restent de plomb, au sortir de prison d'un tueur appelé Denis Lortie, alors que ses victimes hantent encore l'âme des endeuillés et la mémoire de tous les Québécois. J'ai peur des fous politiques qui trichent, qui libéralisent le mensonge et qui multiplient ad nauseam les fausses vérités et les vrais mensonges. J'ai peur des fous politiques qui carburent aux massacres (Irak - Afghanistan et le reste), aux génocides (Rwanda - Côte d'Ivoire – Darfour). Oui, Madame Paillette, certaines de mes peurs s'apparentent aux vôtres. Mais aussi, nombre des mes peurs s'apparentent à celles que vous n'oserez jamais avouer.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    14 janvier 2011 17 h 38
    Dieu porte-t-il un gun?
    St-Pierre aussi ?

    Sérieusement, dans la vie, tout est logique, implacablement logique.
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  • Andre_B - Inscrit
    14 janvier 2011 20 h 07
    Violence et mâle dominant
    Madame Payette laisse sous entendre que l'explication de cette violence se trouve du côté des ''mâles dominants'' . Alors laissez Sarah Palin tranquille. Quand elle exagère, c'est parce qu'elle parle comme un homme. Alors que Barack Obama, avec son discours rassembleur, parle comme une femme. Enfin tout est clair.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    14 janvier 2011 20 h 18
    À madame France Marcotte
    Je suis d’accord avec Madame Payette que la folie a le dos large dans le cas du tueur fou d’Arizona; même très d’accord. Mais, d’un autre côté, la folie à le dos très faible et très étroit dans le cas de tous ces conducteurs automobile fous au Québec qui n’ont jamais réalisés qu’il fallait toujours faire très, très attention de ne pas frapper un piéton ou un cycliste.

    Et, je ne parle pas de ces jeunes qui vont trop vite, etc. Je parle de monsieur et madame tout le monde, bon père, mère de familles. Je parle aussi de ce conducteur qui a fauché 6 cyclistes et en a tué 3 l’été dernier. Pauvre lui. Il va falloir qu’il vive avec ça toute sa vie !!??!!

    Tous ces conducteurs sont fous, mais on ne le dit pas. On ne le pense même pas.

    Je peux vous assurer, Madame Marcotte, que jamais je ne frapperai un piéton ou un cycliste en conduisant une automobile. Ça ne m’arrivera jamais. Pourquoi ? Parce que j’ai compris qu’il fallait faire très attention aux piétons et aux cyclistes.

    Je ne suis pas fou moi. Ou pas pour ça en tout cas. Si vous avez eu froid dans le dos en lisant mes choses, mais que cela puisse vous éviter de tuer quelqu’un un jour; bien cela en aura valu la peine. À mon avis en tout cas.

    lafond.overtime@gmail.com
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  • Denis Marseille - Inscrit
    14 janvier 2011 20 h 44
    Bonjour madame Payette!
    Ha... la folie...

    Comme vous avez raison madame Payette de dire que la folie a le dos large. Excusez mon propos un peu décousu car comme bon nombre d'entre nous, j'ai de la misère à mettre des mots sur cet évènement tragique qui s'est produit la semaine passée. D'ailleurs, c'est la première fois que je commente cet évènement. Je cherche mes mots...

    J'écris, j'efface, je réécris et je réefface tellement je suis bouleversé. Je pense à cette petite fille de neuf ans, à ses parents, aux autres victimes à ces autres parents et les larmes me viennent aux yeux. Je lis les commentaires qui suivent cet article et encore les larmes me viennent aux yeux. Ce sont les larmes d'un père qui a chaque fois qu'il voit sa propre fille se dit:« Ça aurait pu être ma propre fille ou une de ses amies.»

    Ça aurait pu être ma femme ou mes voisins aussi. Sommes-nous réellement meilleur ici que nos voisins d'à côté. Nous en avons eu, nous aussi des drames. Nous ne sommes pas à l'abri.

    La seule peur que j'éprouve est de perdre des êtres qui sont cher à mes yeux. Et même si je ne les connais pas, je suis solidaire de la peine qu'éprouve les survivants et même si il y a peu de chance que mon message se rende jusqu'à leurs oreilles, je tiens à leurs témoigner mes sincères condoléances.

    Les américains ne sont pas tous des fous. Parmi eux se trouvent des hommes de bien. Je pense à Steinbeck (of mice and men), Hemingway (The old men and the sea), Martin Luther King ( I have a dream...), aux pompiers du 9-11 et j'en passe pour ne pas trop m'éterniser.

    Pour ce qui est de la folie, pour la commenter, il faudrait la connaître. Elle a quand même reçu un éloge de la part d'un certain Erasmus. Peut-être pour diluer cette peur qui vous tenaille, vous pourriez faire un peu de lecture.

    http://classiques.uqac.ca/classiques/erasme/eloge_
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    14 janvier 2011 21 h 12
    Bien dit Mme Payette
    Il y en aura toujours qui vont minimiser l'apport des armes et de la pauvreté. Reste que les États-Unis est le pays industrialisé le plus violent.

    Homicide (par 100 000 habitants)

    Tous les pays industrialisés sont sous la barre de 2.0 (Canada 1.9) et les États-Unis sont à 5.4

    Les États-Unis ont le plus haut taux d'incarcération au monde (2.2 million) surpassant la Chine (1.5 million)

    Par ailleurs, ils ont aussi l'indice GINI le plus élevé des pays industrialisés (comparable à la Russie - quelle ironie ....) tous deux "dans le rouge" http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/32

    Par ailleurs, la santé mentale étant derechef rejeté de toute couverture d'assurance, plusieurs parents,membres de famille etc.. vont tarder (voire négliger) d'obtenir du support ou même un diagnostique. Le taux horaire d'un psychiatre est de 200 à 350$/heure aux États-Unis. Il ne faut donc pas se surprendre ...

    Effectivement, moi aussi, j'ai peur de vivre à leur côté (très bonne "tune" en passant) , leur désinformation et mythes déteignent de notre côté ...
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  • Michel Bédard - Inscrit
    15 janvier 2011 05 h 55
    UNE CULTURE DE VIOLENCE PRODUIT DES FOUS ET POUSSE CEUX-CI À "RÉAGIR"...
    Une chose sur laquelle on peut s'entendre... Les soins en santé mentale demeurent le parent (très) pauvre de notre système de santé dit universel. Comme si la tête, le cerveau, étaient une partie négligeable du corps humain... Quand on ne prend pas soin de "nos" gens perturbés, qu'on les intègre mal, qu'on ne les suit pas, qu'on les rejette... leurs situations empirent, parfois jusqu'à l'irréparable... Que des fous, que des déjantés, que des cinglés. c'est vite dit. Un cas problématique part souvent de loin, et c'est parfois tout le contraire, plus près qu'on ne le pense. Vous souvenez-vous du chauffeur d'Ottawa Transpo, le gars "normal" que ses pairs ont rendu "fou". Pendant des mois, sinon des années, il s'était fait déstabiliser émotivement et psychologiquement par des remarques aussi blessantes qu'incessantes (situation retrouvée également dans certaines casernes de pompiers à Mtl, phénomène dénoncé par le JdM il y a deux ans...). Se taire, fermer les yeux, tourner la page, ne rien faire, refuser de considérer, ne pas intervenir, ne pas affecter les ressources nécessaires, c'est se rendre collectivement complice d'une dégénerescence, d'un drame latent, potentiellement explosif. Nous formons un Tout solidaire (nous le devrions car nous sommes tous liés et interdépendants).
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  • bonasse - Inscrite
    16 janvier 2011 00 h 50
    Jesus
    Après avoir lu l'article de Mme. Payette et tous les commentaires qui suivent, je me rends compte encore davantage à quel point nous sommes tous plus ou moins rongés par la peur et la violence qui nous habite, personnellement et socialement.

    Je veux exprimer ici ma foi en un Être qui a eu une attitude tout à fait remarquable face justement à la peur et à la violence. Après la lecture de cette page, ce soir, ma foi en Jésus-Christ a encore grandie. Je suis rempli d'admiration pour cet Humain que je ne pourrai jamais suivre vraiment, mais quelles leçons simples et profondément soudées à nos quotidiens nous donne-t-il!

    Merci à tous!

    Je retourne à l'Évangile...
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    16 janvier 2011 19 h 35
    MMO, pour élucider un crime
    «Les criminologues soutiennent qu’il y a trois facteurs importants à comprendre pour élucider un crime : le motif, les moyens et l’occasion (MMO). Le motif est la raison pour laquelle le crime est commis, les moyens sont les outils et les méthodes employés pour commettre le crime, et l’occasion est une circonstance favorable à la perpétration du crime.»

    Lorsque les armes (outils) sont disponibles pour n'importe qui chez Walmart, il y a un gros gros problème. Si tout le monde avait été armé comme le suggère M. Serge Manzhos, on aurait vu tout un bain de sang à moins, bien sûr, que toutes les personnes présentes aient été de très bons tireurs ayant un contrôle parfait en situation de stress: on nomme ces individus des tireurs d'élite et ce n'est pas à la portée de tous, malheureusement.
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  • Marc L - Abonné
    16 janvier 2011 20 h 04
    Le syndrôme du cowboy
    @ Serge Manzhos

    Il semble bien que certains aient du sang de cowboy dans les veines, croyez-vous sérieusement que ce n'est que le tueur qui aurait été transformé en passoire si la foule avait compté plus de gens armés. Des civils sans entrainement et en possession d'armes auraient t-ils vraiment eu la possibilité de stopper le tireur. Imaginez-vous dans cette foule avec femme et enfants et une arme dans les poche. Vous voyez une personne à côté de vous qui dégaine et semble chercher quelque chose; est-ce un complice, il ressemble à un Arabe, est-ce un terroriste ? ... Imaginez que ça se mette à tirer de partout pour atteindre un supposé tueur... les balles ne font pas la différence entre un enfant un un méchant terroriste...

    Pour démontrer le côté un peu utopique de la théorie de l'arme qui sert à se défendre, pensons que cette tragédie de Tucson est arrivée au paradis des armes à feu et le tueur a tout de même fait un carnage. Pensez également que des gens peu équilibrés ayant une arme à feu à la portée de main succombe à une rage au volant, ou trouve sa femme en compagnie d'un autre homme dans sa chambre; le simple fait d'être armé et en colère peut provoquer des tragédies.

    Non, la présence d'armes à feu en vente dans les dépanneurs crée plus de problèmes qu'elle n'aide à en résoudre. Une arme à feu n'est pas un stylo ou un cellulaire et on ne peut pas peser sur le bouton "Reset" si le coup est parti par erreur.
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  • Michel Simard - Abonné
    16 janvier 2011 22 h 50
    @ Jacques Morissette
    Je vous prierais de ne pas dire des énormités. Nous ne sommes pas des Loyalistes. Les Québécois ne viennent pas des États-Unis et ne se sont jamais exilés pour rester fidèles à la Couronne d'Angleterre. Les Ontariens oui, les Québécois non. Et je ne pense pas que les Albertains soient des descendants des Loyalistes. Par ailleurs, les New-Yorkais ne sont nullement des hyper-droitistes, pourtant ils ont fait la Guerre d'indépendance.

    L'extrême-droite radicale, partisane de la haine, de la misère et de la violence, existe partout. Il y en a un bon échantillon dans la région de Québec.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 janvier 2011 11 h 02
    Monsieur Simard
    J'ai bien l'impression que votre miroir vous fait voir les choses à l'envers. On dirait que vous dites le contraire de ce que j'ai dit, quand vous vous limitez à parlez de choses que j'ai dites. Mais je vous pardonne... Même que c'était déjà fait avant de vous répondre.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    18 janvier 2011 04 h 00
    Les médias propagent la folie

    Les médias propagent cette folie meurtrière partout sur la planète. Oui, les médias. À force de rapporter les crimes donnent des idées aux fous qui se disent "Moi aussi, pourquoi pas, je pourrais faire de même". À force de mettre l'accent sur ce qui va mal, ils donnent aux gens l'idée qu'il n'y a plus d'espoir. Des fous se disent "À quoi bon continuer, il faut foutre le bordel, c'est le seul moyen de changer les choses".

    Quand j'ai vu les médias, la semaine dernière, rapporter qu'un jeune homme s'était immolé par le feu en Tunisie, et affirmer que son geste a été l'élément déclencheur de la révolte polulaire, j'ai eu froid dans le dos! Je jure par Dieu! Je me suis dit, il y a de jeunes gens qui vont s'immoler par le feu en croyant que cela va faire bouger les chose! Comme de fait, il y a en a eu en Mauritanie, en Egypte, et ça continue...

    Les médias ne sont certes pas responsables de ces crimes, mais ils sont responsables d'emplifier l'effet d'entraînement que ces crime suscittent chez des gens à l'esprit dérangé.

    En islam, il est recommandé de taire les péchés et de ne pas les dévoiler (sauf, bien sûr, devant le juge). Les occidentaux accusent des pays comme l'Arabie Saoudite de museler les médias au nom de la vertue. Au nom de la liberté d'expression, ils veulent pouvoir tout voir, tout dire, tout entendre, surtout ce qui est laid et salle, et les gens s'abreuvent de toutes ces salletées. Pense-t-on que cela n'aura pas d'impact psychologique?

    Cessons de regarder les nouvelles, tenons-nous en au strict minimum. Concentrons-nous sur notre relation avec notre Créateur et notre mental s'en portera mieux, si Dieu le veux. Surtout, protégeons nos enfants vulnérables.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    18 janvier 2011 11 h 58
    suis-je au festival de l'humour??
    Un a peur, l'autre, non, se sont les médias, l'autre, concentrons nous à Dieu...wowwwww qu'est-ce que Dieu vient faire la dedans, l'être humain est et restera une marionnette, depuis les Romains et même avant, le petit peuple a toujours été manipulé par le pouvoir et en 2011, sa change pas, la meilleur façon de réagir, soyez heureux vous même et propagez le, pas en téteux svp.
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  • Chryst - Abonné
    18 janvier 2011 14 h 52
    L'aliénation n'aide pas,
    Jeune, le cerveau humain est très malléable et influençable. C’est un biologiste français qui le dit. Aliéné, il peut conduire aux pires atrocités.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
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  • Michel Bédard - Inscrit
    24 janvier 2011 15 h 00
    @ Michel Thibault alias Chryst
    Un récent topo de la SR-C l'a démontré à nouveau... (jeunes français incités à la haine et la violence contre les Juifs, les noirs, etc).

    "Jeune, le cerveau humain est très malléable et influençable." dites-vous. Les experts en marketing ne disent-ils pas que le qi moyen des adultes n'est pas plus élevé que celui d'un jeune de 12 ans ? C'est inquiétant.
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