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«Lola»: Québec en appelle à la Cour suprême sur les unions de fait

La Presse canadienne   15 décembre 2010 16h44  Actualités en société
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Photo : Agence Reuters Richard Merz

Québec a décidé d’en appeler à la Cour suprême, pour déterminer si les conjoints de fait devraient avoir le droit de réclamer une pension alimentaire.

Les couples québécois non mariés obtiennent donc un sursis, le temps que le plus haut tribunal du pays statue sur leurs obligations en cas de rupture.

Entre-temps, le Québec n’aura donc pas à modifier son Code civil.

L’annonce en a été faite cet après-midi par le procureur général du Québec, Jean-Marc Fournier, en point de presse. Ce dernier a nié agir de la sorte simplement pour gagner du temps.

«Non, pas juste de gagner du temps. L’important, c’est de voir quelles sont nos marges de manoeuvre, parce que le jugement de la Cour d’appel assimile conjoints de fait et gens mariés sans aucune différence», a expliqué le ministre.

Tout un émoi

La décision du gouvernement fait suite au jugement récent de la Cour d’appel, qui avait créé tout un émoi en renversant le jugement «Lola», une avenue susceptible d’entraîner des conséquences financières importantes pour de nombreux couples québécois non mariés.
Le plus haut tribunal du Québec avait ainsi conclu qu’il était discriminatoire de priver les conjoints de fait d’un droit reconnu aux couples mariés, soit celui de réclamer pour eux-mêmes une pension à leur ex-conjoint.

«Lola» est cette ex-conjointe d’un multimillionnaire québécois, surnommé en cour «Éric». Leur identité demeure secrète pour protéger celle de leurs trois enfants.

Lola avait échoué, en première instance, dans sa tentative d’obtenir une pension alimentaire pour elle-même, mais la Cour d’appel lui a finalement donné raison. Éric versait déjà une pension aux enfants.

Le Québec est la seule province canadienne qui prive les conjoints de fait de réclamer une pension alimentaire au moment de la séparation.

Paradoxalement, c’est au Québec que l’on retrouve, proportionnellement, le plus grand nombre de couples vivant hors des liens du mariage, soit près de 35%. On estime à environ un demi-million le nombre de couples vivant ensemble sans être mariés.

Les procureurs du ministère de la Justice vont donc devoir plancher au cours des prochaines semaines pour bâtir leur argumentaire et faire la démonstration au plus haut tribunal du pays que cette question est d’intérêt national et mérite d’être débattue.

Une réponse d’ici l’été

Québec s’attend à savoir d’ici l’été si la Cour suprême acceptera de se saisir du dossier.

Sinon, cela signifie, selon toute vraisemblance, que l’Assemblée nationale n’aurait d’autre choix que d’amender l’article 585 du Code civil, pour mettre les couples mariés et non mariés sur un pied d’égalité quant à l’obligation alimentaire.

Le même scénario aurait prévalu si Québec avait renoncé à contester la décision de la Cour d’appel, rédigée par la juge Julie Dutil et qui laissait peu de marge de manoeuvre aux législateurs.

D’où l’importance de savoir «quel est le véritable terrain de jeu, la marge de manoeuvre du législateur face aux chartes, bien sûr, pour pouvoir tenir compte d’une situation vécue par plus d’un million de personnes», a résumé M. Fournier, pour justifier la rebuffade du gouvernement envers la Cour d’appel.

«C’est une question de clarification», a-t-il ajouté.

Il a noté qu’à ce chapitre le Québec était jaloux de sa différence et des libertés individuelles.

Dans une longue déclaration écrite, le ministre Fournier a tenu à rappeler que depuis 30 ans, «à au moins cinq reprises, le législateur québécois a décidé de ne pas inclure dans le droit civil des dispositions ayant pour effet d’assujettir les conjoints de fait aux mêmes obligations que les époux».

Le principe en cause, a-t-il fait valoir, se réfère à «l’autonomie des volontés et la liberté de choix de chaque personne», comme de chaque couple.

Selon l’opposition péquiste, l’enjeu est cependant trop important pour le laisser aux mains des tribunaux. La porte-parole péquiste en matière de justice, la députée Véronique Hivon, juge qu’un débat en commission parlementaire serait de mise pour permettre à la population de se prononcer sur cette question.
 
 
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    15 décembre 2010 16 h 44
    Un petit répis pour les plus pauvres

    Québec a décidé d’en appeler à la Cour suprême ?

    C'est bien le minimum !

    On ne force pas du monde a être en couple parce qu'il ont un coloc ou un chambreur !

    Cela aurait été désastreux pour les pauvres qui tentent de survivre en partageant un logement.

    On l'a échappé belle...

    Jusqu'à la prochaine saloperie...

    On verra ce que à Cour suprême en décide..

    Mais.. avec de la dré-drette comme Harper..

    Cela n'augure pas très bien...

    Souhaitons-nous bonne chance..

    Et une bonne séparation du politique d'avec le judiciaire..

    Christian Montmarquette

    QS / Montréal

    .
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    15 décembre 2010 16 h 51
    Un débat nécessaire
    Oui, un débat en commission parlementaire serait de mise pour permettre à la population de se prononcer sur cette question.
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  • Pierre Sabourin - Abonné
    15 décembre 2010 17 h 44
    On coche quoi debord
    Probablement que le monde devron cocher entre conjoint de fait ou colloc. Ca vas etre comme une autre forme de mariage, non religieux...et non civile....hummm...jsuis sur qui aura bien des gens qui vont cocher colloc...

    Madame X, voudriez vous etre ma... conjointe de fait????lol


    hummmmm???? et comment on appelle ca si on veux divorcer....estcequon va avoir un coche a statistique canada pour le statut d'ancient conjoint de fait....!!!....pi questce qui arrive si la fille que jai rencontrer dans un bar une fois a marque conjoint de fait... plein de question a repondre>>>>>>>>>>>>???????????????????
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    15 décembre 2010 19 h 04
    Son avocate....
    Est-ce que je suis le seul qui a envi de mettre la hache dans la télé chaque fois que je vois son avocate? Dieu que cette femme peut être arrogante, intempestive, désagréable. Est-ce qu'elle réalise seulement que cette histoire dépasse 1000 fois l'intérêt de sa cliente?
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  • Jean Peupu - Inscrit
    15 décembre 2010 19 h 40
    la simplicite
    pour une fois que le wernement nous ne fait pas quelque chose a notre place .
    alors si tes pas assez réveillé pour passer un papier légal quand tu veut vivre en couple pis avoir des enfants en pensant que ca va durer toute la vie . bien tu as ce que tu a semé et c est ton choix pis faut que tu assumes.
    vaut mieux prévenir que guérir
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  •  
  • aberrrant - Inscrit
    15 décembre 2010 19 h 47
    l'égoistre même aux pluriel
    on ne force pas du monde a être en couple .............

    pas possible , d'avoir des pensées semblable .

    du JE - ME - MOI a 100000 % c'est du , suis - moi ou dehors .

    pas difficile de trouver la saloperie ????? le ..........

    9 provinces sur 10 ont une loi sur les couples en union de fait .

    il doit y avoir une super de bonne raison .

    avec des pensées semblable l'esclavage est revenu.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    16 décembre 2010 08 h 50
    Assez aberrant.. en effet...
    Il me semble que le minimum dans la vie, c'est de signer soi-même les contrats dans lesquels on accepte de s'engager et non de se les faire imposer par l'État.

    Quoi de plus facile pour des conjoints de faits que de passer une heure chez le notaire afin de clarifie et d'établir ce que l'on accepte ou pas de partager ?

    À mon avis, Monsieur aberrant est si fier et si convaincu de sa position, qu'il se dissimule derrière un pseudonyme pour la défendre..

    Assez aberrant...

    ..en effet..


    Christian Montmarquette
    QS/Montréal

    .
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