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Les coquelicots blancs incommodent la Légion royale canadienne

Tandis que la majorité des coquelicots arborés à la boutonnière seront rouges aujourd'hui, en mémoire des soldats canadiens morts au combat, des coquelicots blancs se mêleront au décor. La Légion royale canadienne n'aime pas du tout ce mélange des couleurs.

Le récent battage médiatique autour de la fleur a fait hausser les ventes de coquelicots blancs, selon un organisme qui en fait la distribution à Vancouver. La Légion a récemment menacé les groupes pacifistes de mener des actions en justice pour empêcher la promotion de la fleur blanche, qui se veut une réflexion sur la violence. La semaine dernière, le président de la section de l'Île-du-Prince-Édouard, Jim Ross, a dit que la Légion possède des droits sur cette fleur et a indiqué que l'organisme jugeait que le modèle blanc, présent au Canada depuis les années 1990, «dénigre» la version rouge.

Depuis, la demande en coquelicots blancs a toutefois presque doublé pour Denis Laplante de Vancouver Peace Poppies, bien qu'elle reste très marginale comparée aux ventes de coquelicots rouges. Il estime que quelques milliers d'épinglettes blanches sont vendues au Canada, contre une quinzaine de millions pour les fleurs officielles.

«En Grande-Bretagne, la Légion britannique a déjà fait des menaces, mais a finalement choisi de coexister [avec son homologue blanc]. J'espère que c'est ce qui se produira ici aussi», dit une porte-parole de la Coalition coquelicot blanc d'Ottawa, Brenda Vellino. Cette professeure spécialiste de la poésie de la Première Guerre mondiale à l'Université Carleton assure que le coquelicot blanc n'est pas un affront au rouge, idée répétée par Denis Laplante. «C'est simplement important pour nous qu'on se souvienne aussi des civils qui ont été des victimes de la guerre.»

Ce n'est pas le premier épisode de discorde entre les deux coquelicots. En 2006, la Légion royale canadienne avait menacé d'intenter un recours en justice pour protéger le symbole. La vente de coquelicots blancs dans un commerce d'Edmonton, en Alberta, avait déclenché l'affaire, morte au feuilleton après le jour du Souvenir.

Le coquelicot blanc a été créé en 1933 en Grande-Bretagne. Chez les Britanniques, les coquelicots blancs peuvent être achetés dans une quarantaine de commerces.
 
 
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    11 novembre 2010 06 h 27
    Les coquelicots de la paix - Suite
    Parmi les troupes combattant dans cette région se trouvaient des militaires canadiens et, parmi eux, le lieutenant-colonel John McCrae, né à Guelph, en Ontario, le 30 novembre 1872, qui servait comme médecin au sein du Corps expéditionnaire canadien, alors engagé dans le saillant d’Ypres, en Belgique. Il voyait défiler des centaines de blessés, notamment ceux touchés par les gaz, utilisés pour la première fois par les Allemands le 22 avril 1915.
    Profondément attristé par la mort d’un ami proche, le lieutenant Alexis Helmer, tué par un obus le 2 mai 1915, J. McCrae compose le 5 mai un poème qui allait devenir célèbre dès sa parution, en décembre 1915, dans le magazine britannique Punch: «In Flanders fields».
    Il faut dire que J. McCrae n’en était pas à ses débuts en poésie, car lors de ses études il avait publié de nombreux poèmes dans des revues universitaires.
    Malheureusement, le lieutenant-colonel McCrae devait décéder d’une pneumonie doublée d’une méningite le 28 janvier 1918 à l'âge de 45 ans, à l’hôpital militaire canadien de Boulogne-sur-Mer, dont il était devenu médecin chef en juin 1915. Il est inhumé au cimetière militaire de Wimereux, en France, près de Boulogne.
    Dans ce dernier poème, il évoque ce qu’il voit, les coquelicots parsemés entre les tombes. Deux jours avant l’armistice du 11 novembre 1918, il y a donc 90 ans, cette évocation donne à Moina Michael, une enseignante d’Athens en Géorgie, qui travaillait alors à l’Overseas YMCA War Workers de New York, l’idée de porter un coquelicot durant toute l’année, en souvenir des combattants morts à la guerre.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    11 novembre 2010 06 h 28
    Les coquelicots de la paix - Suite et fin
    En 1920, une Française, Mme Anna E. Guérin, se rend aux États-Unis et rencontre Mlle Michael au YMCA. À son retour, elle décide de confectionner à la main des coquelicots et de les vendre dans la période précédant l’anniversaire de l’Armistice, pour recueillir des fonds en faveur des enfants des pays ravagés par la guerre en Europe.
    En 1921, le maréchal Earl Haig, qui avait commandé les armées britanniques en France et en Belgique, et contribué à la fondation de la Légion britannique, entend parler de l’idée de Mme Guérin et encourage alors l’organisation du «Poppy Day Appeal» par la Légion, en vue d’amasser des fonds pour les anciens combattants pauvres et invalides.
    Et cette même année, Mme Guérin se rend au Canada et convainc l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre d’adopter le coquelicot comme symbole du souvenir, tout en contribuant à recueillir des fonds pour aider les anciens combattants dans la nécessité.
    Aujourd'hui, comme l’indique Anciens Combattants Canada, «la campagne du coquelicot constitue l'un des programmes les plus importants de la Légion royale canadienne. Les fonds provenant des ventes de coquelicots permettent d'offrir une aide financière directe aux anciens membres des forces dans le besoin, et de subventionner l'achat d'appareils médicaux, la recherche, les services à domicile, les établissements de soins, etc.»
    Quant à l’apparition «mystérieuse» des coquelicots sur les champs de bataille, elle a une explication très simple. Le coquelicot aime les sols contenant du calcaire. Les faits de guerre, bombardements retournant le sol, creusement de tombes, tranchées, on fait remonter en surface des éléments crayeux, qui ont fait prospérer les coquelicots. Et lorsque la situation est redevenue normale, les coquelicots ont disparu de ces endroits.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 novembre 2010 08 h 36
    Vite, dites-moi où je peux me procurer ce coquelicot blanc?
    Menacer de poursuite ceux qui sont pour la paix, vraiment, on aura tout vu.
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  • RobertQue - Inscrit
    11 novembre 2010 08 h 59
    LE MONOPOLE de la LÉGION est omniprésent dans les activités entourant le 11 novembre
    LA LÉGION dite Canadienne est tout simplement une succursale de la LÉGION ROYALE britannique.

    On est encore sous la tutelle du Commonwealth même pour la commémoration des événements entourant le 11 novembre.

    On n'impose pas seulement le coquelicot, on impose également le dépôt de couronnes de « gazon synthétique » avec quelques coquelicots également de plastique. Suivez les cérémonies d'aujourd'hui, le 11 novembre 2010.

    Depuis quelque 5 ans, j'essaie de suivre la filière qui nous est imposée. C'est la LÉGION qui dicte au responsable du protocole du gouvernement du Québec le modèle de commémoration que le Premier Ministre du Québec se soumet en étant obliger de déposer des couronnes de « gazon synthétique » à la Croix du Sacrifice de Québec pour honorer les quelque 15 000 soldats Québécois morts sur différents champs de batailles pendant les deux Grandes Guerres.

    Cela fait 400 ans que le Québec existe et, en ce jour du SOUVENIR ce sont les autres qui nous dictent notre façon de faire. Il nous faut s'adapter à LEURS COUTUMES et à LEURS TRADITIONS. Est-ce normal ?

    Dans les meilleures circonstances, cette LÉGION devrait se rendre compte des particularités culturelles qui existent dans les différents ÉTATS. Le Québec est différent de l'Ontario, est différent d'Ottawa, est différent de l'Angleterre.

    Quand le Premier Ministre du Québec dépose LA couronne de « gazon synthétique » qu'on lui a préparé, c'est que le CHEF DU PROTOCOLE du Québec s'est soumis également aux demandes de la LÉGION Canadienne qui est une succursale de la LÉGION ROYALE BRITANNIQUE.

    On peut voir les listes de nos morts depuis la page :
    http://www.ancienscombattantsquebecois.com/acq_039

    Peut-on rêver du JOUR DU SOUVENIR où l'on pourra agir à notre façon, avec nos coutumes et nos traditions sur notre territoire ?

    Robert Bertrand, responsable,
    Comité JE ME SOUVIENS des Anciens Combattants Québécois.
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  • André Michaud - Inscrit
    11 novembre 2010 08 h 59
    En mémoire des disparus?
    Le coquelicot rouge rappelle le courage de ceux qui ont combattu les dictatures comme le nazisme et défendu la démocratie au prix de leur vie..

    Le coquelicot blanc veut qu'on les oublie et que l'on croie que les militaires sont des gros méchants ou des idiots qui font des guerres inutiles..

    Mon père a risqué sa vie en Normandie pour vaincre le nazisme, aujourd'hui je penses à lui avec reconnaissance et fierté. Si on avait écouté les communistes qui voulaient opposer le pacifisme au nazisme (ce qui faisait l'affaire d'Hitler) , nous serions tous sous la botte nazi aujourd'hui.. L'angélisme c'est une vison religieuse extrêmement dangereuse qui laisse toute la place aux dictatures.

    Je suis contre les guerres d'agression, mais il ne faut pas tomber dans l'angélisme et penser que l'on pourra protéger la démocratie seulement avec des prières et des bonne intentions..

    Soyons reconnaissants envers ceux qui ont rendu notre liberté possible..merci de votre courage!
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  • RobertQue - Inscrit
    11 novembre 2010 09 h 09
    POURQUOI AVONS-NOUS DES INCONNUS ?
    La cérémonie aux soldats morts du 11 novembre est appelée également la cérémonie aux « soldats inconnus » Pourquoi seraient-ils des inconnus ?

    On ne connaît pas les personnes qui se sont enrôlées ? On ne connaît pas les noms des citoyens qui ont pris les bateaux pour se rendre sur les sentiers de la guerre ? On ne connaît pas les noms des 15 000 Québécois, pour ce qui nous regarde, chez nous, qui sont morts en servant dans les Forces Armées ?

    On ne les connaît pas parce qu'on ne veut pas les CONNAÎTRE. Les noms des soldats Québécois qui sont morts sur les champs de bataille sont présentés sur nos pages. Ils font partie de 30 régiments sis sur le territoire du Québec au cours des deux Grandes Guerres.

    Il faut ajouter tous les autres morts de toutes les autres guerres. Il fallait commencer en quelque part. Et cette démarche nous a permis de vous présenter les 30 régiments et les noms de nos 15 000 soldats morts.

    Robert Bertrand, responsable
    Comité JE ME SOUVIENS des Anciens Combattants Québécois
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  • Michel Chayer - Inscrit
    11 novembre 2010 09 h 48
    Coquelicot rouge -vs- coquelicot blanc
    Le coquelicot rouge commémore les héros et les faits d’armes au son des fanfares et des drapeaux qui claquent au vent, tandis que le coquelicot blanc souligne discrètement les drames humains qu’engendre la guerre.
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 novembre 2010 09 h 49
    Des "droits sur une fleur"
    Mais le coquelicot blanc n'existe pas dans la réalité, c'est une fleur imaginaire. L'armée a des droits sur le coquelicot, le rouge, peut-être...Mais le blanc le complète si bien, ensemble ils parlent de la même histoire. Et l'idée du blanc n'est pas récente, elle date de 1933. Il est un puissant symbole, on comprend tout de suite sa nécessité, on en a extrêmement besoin, ce qui lui confère toute sa légitimité.
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  • Louis Chehri - Inscrit
    11 novembre 2010 10 h 04
    Argent quand tu nous tiens.
    ce n'est qu'une question de gros sous et de monopole ,ils s'en balancent de ce que veut dire le coquelicot rouge ou blanc ,l'important c'est les gros sousous dans la popoche.
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  • Mariette Payeur - Inscrite
    11 novembre 2010 10 h 24
    Besoins insatisfaits?
    Établissons d'abord une chose: je n'ai rien contre le Jour du Souvenir en mémoire de nos soldats morts au combat.
    Par contre, quand je constate que nos anciens combattants reçoivent un soutien financier intéressant (les conjoints survivants et les orphelins, aussi), des soins médicaux payables deviennent gratuits (dents, prothèses, etc), des services de soins à domicile, une pension supplémentaire en cas d'incapacité, une aide au financement des frais de funérailles, etc, une aide juridique gratuite et que des logements à un coût moindre peuvent leur être alloués (pas des HLM).
    Bref des services semblables, en mieux, à ceux des assistés sociaux avec un revenu supérieur évidemment. Et qu'ils sont admirés par la société et non pas méprisés comme les BS.
    Quand je constate toutes ces choses QUE J'APPROUVE, leur venir en aide financièrement, par le coquelicot rouge par exemple, est loin de mes priorités.
    Les promoteurs de la paix me semblent plus dépourvus financièrement. Encourager les vendeurs de coquelicots blancs me conviendrait donc mieux.
    Et la réaction de la Légion RC, qui se permet d'attaquer des personnes qui veulent nous faire réfléchir sur les dégâts causés par la guerre et la violence, me conforte dans ce choix.
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  • Michel Chayer - Inscrit
    11 novembre 2010 10 h 40
    Votre fils est mort (1)
    « C'EST AUJOURD'HUI vers le milieu du jour qu'il est tombé. Les soldats avançaient en tirailleurs, à travers bois et faisaient de grands bonds, la tête basse, très vite, à cause des balles qui passaient, claquant aux arbres, si nombreuses qu'elles faisaient en passant une longue plainte douce, un froissement continu de voile qu'on déchire.

    Les hommes tués tombaient la figure dans l'herbe, sans crier, avec un grand choc sourd.

    Les soldats couraient plus vite et se couchaient pour tirer devant eux, sans rien voir ...

    Lui, je l'ai vu tomber. C'est en plein ventre que la balle est entrée. Je ne l'ai pas entendu gémir, mais sa figure est devenue blanche, toute blanche comme une pierre de craie.

    Je ne crois pas qu'il ait remué beaucoup, deux ou trois fois peut-être, puis son corps est devenu tout flasque et sa pauvre tête s'est enfoncée dans l'herbe, les yeux grands ouverts. Un peu d'écume rose a coulé sur son col de capote, par les coins de la bouche ....

    Vers le soir il a repris connaissance. Tout autour de lui, sous les arbres, c'est déjà la nuit qui vient, la nuit terrible à ceux qui vont mourir.

    Là-bas, on dirait que la bataille s'est tue. De temps à autre, un coup de fusil claque. Le choc rythmé des gros obus résonne, qui s'en viennent par trois et font, dans la nuit sombre, trois éclairs rouges qui s'allument ...

    D'abord, il n'a pas souffert. Sa tête lui semblait légère, si légère qu'il n'a pas su tout de suite ce qui était arrivé. Puis la douleur est tombée sur lui, d'un seul coup, plantant dans sa chair une griffe si dure que tout son corps en a frémi.

    Alors ceux qui mouraient aussi dans l'herbe, autour de lui, ont entendu le cri terrible que sa pauvre gorge a poussé. Et puis ce cri s'est assourdi très vite, pour devenir la plainte affreuse, si profonde, de ceux qui luttent contre la mort.

    (...)
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  • Michel Chayer - Inscrit
    11 novembre 2010 10 h 41
    Votre fils est mort (2)
    C'est à ce moment-là qu'il vous a vue et qu'il s'est mis à vous appeler de tout son être, de sa pauvre chair sanglante, et de son âme angoissée. A vous appeler sans cesse sur ce ton monotone et si triste qu'ils ont tous:

    « Maman, maman, maman! .... » pendant des heures si longues de cette nuit dernière où ses yeux chavirés sous ses paupières blanches, vous ont vue, et tous autour de lui avaient cette même plainte navrante d'enfant qui souffre.

    Dans le fond du bois, un soldat blessé d'une balle à la tête, commandait sans arrêt au fond de son délire: « Avancez, feu, avancez, feu, avancez, feu … » ;

    Une autre plainte enfin, pour varier la chanson de ceux qui vont mourir : «J'ai soif, oh, j'ai soif ». Tout cela faisait une étrange clameur dans l'ombre. Et nous qui l'entendions monter tout autour de nous, couchés en tas, vaincus par l'affreuse fatigue d'un jour de bataille, nous avions le cœur serré d'entendre tous ces mourants souffrir.

    Sa voix s'est affaiblie vers le matin, à cause du sang qui s'en allait et qui faisait sous lui une flaque plus grande. Puis son délire a commencé. Alors il a cessé de souffrir et ses yeux vous ont perdue.

    Nul ne sait quel songe bizarre a hanté son agonie jusqu'au jour. Il a crié deux fois, du fonds de sa torpeur: « Donnez quarante, donnez quarante », et sa voix avait cette monotonie sans accent des dormeurs qui parlent en rêvant…

    Enfin, l'aube s'est levée et votre fils est mort, doucement, tout doucement : ses deux bras se sont étendus à ses côtés. Ses mains, une ou deux fois, ont gratté la terre. Son corps s'est raidi. Sa bouche s'est ouverte et sa face est devenue de cire.

    Le soleil de midi, quand il perça sous les branches, éclaira sa figure assombrie et ses lèvres déjà noires. Des mouches, bourdonnant, se sont posées sur son visage ... »


    Sous-lieutenant GUY HALLÉ
    74e régiment d'infanterie de Rouen
    Courgivaux, septembre 1914
    In : Là-bas avec ceux qui souffrent.
    P
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    11 novembre 2010 11 h 14
    Merci monsieur Chayer.
    Quel beau poème de souffrance et de mort, mais aussi de paix et de vie.
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    11 novembre 2010 11 h 23
    Les coquelicots de la paix - Début
    Chaque année, entre le dernier vendredi d’octobre et le 11 novembre, des milliers de coquelicots fleurissent au revers des vestons, sur des robes ou des chapeaux d’une bonne partie de la population canadienne, et notamment des personnes les plus visibles, ministres, députés, animateurs de télévision, mais aussi de personnes anonymes qui s’associent à la commémoration du souvenir que marque le 11 novembre. On évalue à plusieurs millions le nombre de ces fleurs artificielles ainsi arborées.

    Mais d’où nous vient cette tradition? Le coquelicot, cette fleur qui tire son nom de l'ancien français coquelicoq, une onomatopée qui a d’abord désignée le coq (XIVe siècle), puis, par assimilation avec la crête rouge de cet animal, la fleur (XVIe siècle), ne pousse pas au Canada, comme on peut en voir dans les champs de blé ou au bord des routes de certaines régions de France ou de Belgique.

    Cette fleur sauvage s’est trouvée associée, bien involontairement, à la guerre. Au XIXe siècle, au cours des guerres de l’Empereur Napoléon, grand combattant devant l’éternel, on a remarqué sur les tombes de soldats morts au combat, creusées souvent sur place, l’apparition mystérieuse de cette fleur.

    Et lors de la Première Guerre mondiale, la Grande Guerre de 1914-1918, on a vu de nouveau réapparaître des coquelicots sur le lieu des batailles, entre les tombes des soldats, sur le rebord des trous d’obus, dans des sols retournés. Dans les Flandres, particulièrement, cette région s’étendant dans le nord de la France et en Belgique, où ces fleurs étaient rares en temps de paix, leur présence, que l’on pouvait associer au sang versé, ne passait pas inaperçue.
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  • Gerard44 - Inscrit
    11 novembre 2010 11 h 53
    Démagogie militaire
    C'est fou ce qu'on nous charrie à des fins politiques avec les anciens combattants et nos soldats actuels. On nous joue du violon sur les sentiments. Démagogie 101. Les conservateurs sont les plus hypocrites à ce chapître. Bien sûr que les soldats font leur devoir et méritent notre respect ainsi que leurs familles qui en paient aussi le prix. LSans compter le prix des traumatismes et des handicapes sévères à vie dont on parle peu. Ca fait aussi partie des coûts de la guerre.

    Mais tout citoyen responsable se doit de réfléchir au bien fondé des guerres où nos gouvernements nous entrainent inutilement et pour moi on n'a rien à faire en Afghanistan. Sans parler des dépenses astronomiques indéfendables de quincaillerie militaire au profit des amis industriels. Je suis profondément attristé de voir mourir des jeunes soldats et encore plus de civils dans ces guerres coloniales passées date. L'esprit militariste a le vent dans les voiles au profit des marchands d'armes. Comme je suis d'esprit pacifiste je vais promouvoir le coquelicot blanc et déminer le terrain envahi par les faux arguments (mines) des militaristes, politiciens et affairistes.

    Gérard Laverdure, Montréal.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 novembre 2010 13 h 18
    Un complément: «Jour du Souvenir - Se souvenir de qui, de quoi?»
    Article intéressant à propos du coquelicot blanc:

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 novembre 2010 13 h 24
    Le coquelicot blanc.
    C'est pour se rappeler les victimes civiles des guerres, pour se rappeler aussi que ce n'est pas tout le monde qui part volontaire à la guerre. Le déserteur n'est pas toujours un lâche! C'est parfois un conscrit qui ne veut pas aller à la guerre, par conviction personnelle. Il y a aussi les guerres propres et aussi les guerres sales.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    11 novembre 2010 13 h 31
    MERCI À TOUS CEUX QUI ONT ACHETÉ NOTRE DROIT À LA LIBERTÉ .
    Mon coquelicot sera rouge d'amour et de respect pour ceux qui ont payé de leur vie , santé tant physique que morale ou simplement de leur absence auprès de leur famille afin de tenter de ramener la paix .
    Que ce soit la première , deuxième , de Corée ou autre , malheureusement il faut ce qu'il faut . Sans les Alliés que serait devenu l'Europe sous Hitler , serait-il parvenu à la solution finale ?
    C'est peut-être pas "politically correct" mais il faut quelque fois traverser la limite mais en revenir aussitôt que possible .
    Un soldat à l'âme de Mère Thérésa est un soldat mort .
    Signer des pactes de non-agression avec des dictateurs ne vaut que le papier sur lequel il est écrit .
    Êtes-vous prêt à remettre la sécurité de votre famille dans les mains des Mahmoud Ahmadinejad ?
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 novembre 2010 14 h 41
    Malgré mon opinion, j'ai tout de même de l'empathie devant les victimes soldats des guerres.
    De ce point de vue, je vous comprend monsieur ou madame BROMONTOIS. Il reste que tout ne se règle pas toujours pas des guerres. Je conviens avec vous qu'il y a des pays qui abusent de leur pouvoir envers ceux qui y vivent. Il y a aussi le nucléaire. certains pays envahissent d'autres pays au nom d'idéologie comme la démocratie. Mais de quelle sorte de démocratie s'agit-il?

    On peut facilement retrouver de la poussière en dessous des tapis de beaucoup de pays, États-Unis, Canada, etc. La vraie justice n'est pas toujours celle qu'on pense. Il faut avoir voyagé pour savoir que tout est relatif. Et que l'absolu ne se trouve souvent que dans l'esprit des gens qui sont au pouvoir. Il y a toutes sortes d'intolérance, bien qu'il y en a qui sont lus dramatique que d'autres, comme en Iran ou ailleurs dans le monde.
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  • André/Andrés 71 - Inscrit
    11 novembre 2010 16 h 40
    Heureux les artisans de PAIX
    Ne faites pas du coquelicot blanc une "pomme de discorde", mais un symbole de Paix en souvenir des civils décédés ou massacrés par les "dommages collatéraux" des guerres mondiales... ON EN PARLE SI PEU...
    "Quand les hommes vivront d'amour"
    http://www.youtube.com/watch?v=Wb_4tQ90Muk
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  • Mario Plourde - Inscrit
    11 novembre 2010 19 h 06
    Soldat champion de la liberté ou pion négligeable ?
    Refuser de sortir d'une tranchée c'est manger une balle dans la tête via ses frères, et ce, sous ordre direct de son supérieur immédiat légitimé via le pouvoir qu'il a été contraint de défendre.

    Dans la lutte entre la sinistre démocratie allemande et notre système monarchique, guerre réalisée en cherchant à savoir qui allait crevé le plus, on doit se souvenir de nos camps de concentration d'enfants japonais en sol canadien et du vol de leurs propriétés pour des motifs racistes. Oui, nos dirigeants ont envoyé de la chair à canon corriger leurs erreurs personnelles en diplomatie étrangère, mais il ne faut jamais oublier que les erreurs de gestion quotidienne de la guerre sont inexcusables et qu'ils auraient pu faire nettement mieux.

    Chose certaine, quand le fédéral cessera de subventionner l'évènement, où pèle mêlé on fourre toute sorte de conflits, on oubliera, tout comme on a oublié la guerre de Cent Ans ou la guerre de Boers.

    Commémorer la violence qui a remise au pas une population qui suivait un chef sans poser de questions devrait se faire en questionnant le nerf de la guerre : l'argent.

    Par exemple, on pourrait regarder l'argent investi en 2000 pour tout ce qui touche de près ou de loin à l'armée et comparer ce montant avec la somme de la différence pour les années qui ont suivi. Car, il faut également se souvenir de ceci le 11 novembre : depuis qu'on recherche Ben Laden, on dépense énormément plus pour faire violence.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    11 novembre 2010 19 h 25
    @ Jacques Morisette
    Rappelez vous que malgré de nombreuses tentatives diplomatiques de la part de J.F.K. , il n'a pu faire retirer les rampes de lancement russes de Cuba qu'après avoir aviser que tout lancement vers un pays ami ou les États-Unis serait interprêté comme une déclaration de guerre envers les États-Unis de la part de la Russie . Si cette déclaration serait venu du Canada ou du Mexique , je ne crois pas que la réaction aurait été la même . Les États-Unis ayant l'armée et les ressources pour tenir parole , la Russie plia et elles furent retirées .
    Je suis d'accord qu'aucune nation est entièrement blanche et d'autres entièrement noires , mais lorsqu'on critique sans offrir d'alternative c'est facile , mais on se doit de choisir les alliés dont le gris est le plus pâle .
    Quels pays voulez-vous comme alliés et qui accepteraient vos refus de posséder une armée adéquate , d'accepter leurs décisions , de les critiquer ouvertement au niveau mondial , de faire payer entièrement à son peuple le coût de votre liberté .
    Croyez-vous honnêtement que le Canada peut faire cavalier seul et sans alliés et armée ?
    Si vous attendez de vous faire des amis avec seulement que des gens qui sont 100% blanc et qui ne font jamais d'erreurs et que vous vous croyez en faire parti , je crois que vous vous leurrez .
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 novembre 2010 10 h 49
    à Bromontois, l'armée c'est l'armée.
    Pourquoi vouloir toujours identifier les armées avec les guerres? Les armées peuvent faire un très bon travail constructif beaucoup plus que de vouloir tirer sur des gens ou d'envahir des pays pour le faire. On peut être une armée bien entraînée et promouvoir la paix quand même. Une armée d'envahisseurs n'est pas nécessairement pour moi un gage de bonne foi.

    Ce qui n'empêche pas une armée d'être capable de se défendre d'une façon adéquate devant des envahisseurs qui veulent conquérir le pays qu'une armée protège. La vocation d'une armée n'est pas toujours de faire des guerres. C'est un peu ce que je voulais dire par mes propos précédents. Me demander si je me crois tout blanc, je vous dirais que je sais très bien me défendre, sans toutefois ne pas dépasser la mesure.
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