jeudi 23 février 2012 Dernière mise à jour 00h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Jour du Souvenir - Se souvenir de qui, de quoi?

Francis Dupuis-Déri - Professeur de science politique à l'UQAM auteur de L'Éthique du vampire: de la guerre en Afghanistan et quelques horreurs du temps présent (2007) et L'Armée canadienne n'est pas l'Armée du salut (2010)  11 novembre 2010  Actualités en société
L’appel au souvenir, par le truchement du coquelicot, omet quelques troublantes vérités sur la mort de milliers de compatriotes à la guerre.<br />
Photo : Agence Reuters Blair Gable
L’appel au souvenir, par le truchement du coquelicot, omet quelques troublantes vérités sur la mort de milliers de compatriotes à la guerre.
Le 11 novembre est la journée anniversaire de l'armistice marquant la fin de la Première Guerre mondiale, même si l'armée canadienne continue en fait de se battre jusqu'en 1919, déployant en Sibérie des unités comptant plusieurs conscrits de Montréal et de Québec pour tenter de contrer l'avancée de bolcheviks. Cette journée marque aussi l'apogée de la campagne du «coquelicot» rouge, symbole de plastique feutré produit et vendu par la Légion royale canadienne, mais d'abord adopté en 1920 aux États-Unis par l'American Legion, en référence au poème du soldat canadien John McCrae intitulé In Flanders Fields.

Rédigé à la suite de la bataille d'Ypres (Belgique), en mai 1915, ce poème se lit comme un appel aux armes lancé à la jeunesse par les 6000 soldats canadiens massacrés en quelques jours: «À vous jeunes désabusés / À vous de porter l'oriflamme / Et de garder au fond de l'âme / Le goût de vivre en liberté / Acceptez le défi». Il s'agit d'un poème explicitement militariste, tout comme le coquelicot, dont les promoteurs considèrent qu'il exprime une reconnaissance à «tous ceux qui sont tombés», à «tous ceux qui servent encore, et [...] tous ceux qui ne sont pas encore revenus à la maison», comme l'affirme l'éditorial du Toronto Star du 8 novembre 2010, qui appelle à honorer «les 152 morts en Afghanistan et les dizaines de milliers [de héros] qui sont tombés dans les autres guerres».

Pour le Musée canadien de la guerre (Ottawa), le coquelicot permet «de se souvenir et d'honorer les milliers de compatriotes» morts à la guerre. La Légion royale évoque «les actions désintéressées de nos troupes dans toutes les guerres». Il s'agit donc de célébrer toutes les guerres menées par le Canada et tous les militaires canadiens, même ceux qui se trouvent encore au combat en Afghanistan. Cet appel au souvenir omet quelques troublantes vérités.

Protéger la liberté, vraiment?

La Légion déclare «que nous existons comme une nation fière et libre» grâce à nos anciens combattants, une affirmation qui compte au moins quatre mensonges quant à la liberté: 1- L'armée est une institution autoritaire et hiérarchisée qui limite grandement la liberté d'action et de parole de ses membres. 2- L'État canadien a procédé en temps de guerre à deux conscriptions, un processus qui nie la liberté. 3- Au Canada, des militaires ont souvent écrasé le désir de liberté: intervention armée contre les Premières Nations, les Métis, les Patriotes, les manifestations syndicales, sans oublier la Crise d'octobre et la crise d'Oka, ni la répression à la mitrailleuse, en 1918, des manifestations à Québec contre... la conscription. 4- Le Canada n'a pas subi d'attaque militaire depuis bientôt 200 ans, à l'exception des incursions des fenians irlandais vers 1865, et des sous-marins allemands dans le Saint-Laurent, qui n'ont jamais représenté des menaces sérieuses à la «nation fière et libre» qui peuple le Canada. Ce mensonge à propos d'une armée protectrice de nos libertés est si communément accepté qu'il a servi à justifier la guerre en Afghanistan, comme si les talibans sans avions ni navires de guerre menaçaient d'envahir le Canada pour nous imposer leur tyrannie, à la barbe des États-Unis!

Désintéressement?

Nos politiciens aiment avoir une armée non pas pour défendre le Canada, mais pour la déployer à l'étranger: guerre des Boers (1899-1902), Première Guerre mondiale et déploiement en Sibérie contre les bolcheviks, Deuxième Guerre mondiale, guerre de Corée, guerre en Irak (1991), guerre du Kosovo (contre la Serbie), guerre en Afghanistan et opérations de «maintien de la paix».

Si certains militaires canadiens se sont lancés dans ces conflits en croyant servir une noble cause, ils ont néanmoins souvent perdu leur vie «en vain», sacrifiés par des politiciens en quête de prestige politique au pays, ou désireux d'obéir à la métropole (Grande-Bretagne) et de participer à des entreprises impérialistes, d'être appréciés sur la scène diplomatique, de servir l'industrie nationale en général et celle de l'armement en particulier, ou d'éprouver le sentiment de puissance que procurent les guerres qu'on déclare et qu'on mène sans y participer.

De plus, dans une armée de métier comme celle du Canada, les militaires font la guerre contre un salaire et les primes pécuniaires versées lorsqu'ils sont «déployés», en pensant à leur prochaine promotion, par espoir d'aventure, par esprit de corps (conformisme), ou tout simplement pour obéir aux ordres. Qu'ils soient courageux n'a évidemment aucune signification politique; les militants islamistes qui pratiquent l'attentat suicide sont très courageux. Et après? Souvent, le désintéressement des militaires s'exprime plutôt par un désintérêt à l'égard des causes de la guerre qu'ils mènent («je vais là où on me l'ordonne») et des peuples des pays qu'ils envahissent, se contentant de se déclarer irresponsables lorsqu'ils y tuent des civils.

Qui se souvient des victimes civiles?

Le lobby des vétérans manoeuvre consciemment pour que cette tragique vérité soit oubliée. En 2007, l'Association des anciens combattants avait fait pression, avec succès, pour que le Musée canadien de la guerre retire une notice qui rappelait que «les bombardements massifs de l'Allemagne [pendant la Deuxième Guerre mondiale] causèrent de grandes destructions et d'immenses pertes de vies humaines. Le bien-fondé et la moralité de l'offensive de bombardement stratégique contre l'Allemagne demeurent vivement contestés».

Plus respectueux du devoir de mémoire, l'historien des États-Unis Howard Zinn, qui s'était porté volontaire pour combattre le fascisme, admettra qu'il bombardait des villes «sans même me demander si ce que je faisais avait le moindre rapport avec l'éradication du fascisme dans le monde». Il admettait s'être «conduit en robot programmé» lors de ces missions aériennes, qui ont provoqué la mort de plus d'un demi-millions de civils.

Il n'y a rien d'étonnant à ce que les militaires veuillent célébrer la mémoire de leurs morts, ce que proposent d'ailleurs toutes les armées du monde au sujet de leurs militaires morts dans leurs guerres. Mais pourquoi — nous les civils — ne nous recueillerions-nous pas plutôt à la mémoire des civils assassinés en masse lors des guerres menées par «nos» soldats et leurs alliés?

Déjà, le 11 novembre 1933, la Women's Cooperative Guild a lancé en Grande-Bretagne la campagne du coquelicot blanc, qui symbolise la volonté d'oeuvrer pour fonder un monde sans violence. Cette campagne avait été organisée par des femmes proches d'hommes morts lors de la Première Guerre mondiale, mais qui refusaient d'encourager le militarisme et la guerre. Pour sa part, Dan Murphy, du Vancouver Province, a déclaré en novembre 2008 ne pas arborer le coquelicot rouge: «J'en suis venu à voir ces décorations sur le revers des vestons, ces cérémonies chorégraphiées et toute cette grandiloquence au sujet des soldats morts comme une opération de marketing pour recruter la prochaine génération de soldats morts. Cette année [...], je passerai une partie de la journée à me souvenir de toutes les personnes mortes durant une guerre», y compris les victimes civiles.

En ce jour du Souvenir, rappelons-nous que les militaires sont souvent de «la chair à canon», et que leur mort sacrificielle au nom du drapeau doit être déplorée et dénoncée, non pas célébrée. Et en tant que civils, souvenons-nous des milliers de victimes civiles qui ont perdu la vie dans les guerres que notre État mène en prétendant servir notre bien, dont cette guerre illégitime qui n'en finit plus en Afghanistan. Depuis l'attaque occidentale en 2001, 152 militaires canadiens y sont morts, certes, mais aussi plus de 35 000 Afghans et Afghanes, en majorité des civils. «Nos» militaires sont responsables de la mort de combien de ces victimes civiles? Ne le saura-t-on jamais? Peut-on les oublier?


 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Robert Picher
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 09h15
    Recueillement
    Un article d'un inutile et imbécile gauchiste. Le recueillement sur nos civils doit avoir lieu dans nos familles, nos villes et villages mais surtout dans nos coeurs.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    jeudi 11 novembre 2010 09h34
    Le 10 novembre, échec de la diplomatie
    Nous devrions souligner, la veille, l’échec de la diplomatie.

    Par la positive, nous devrions penser à ce qu’elle soit à son meilleur.

    Personne ne gagne à la guerre. C’est toujours une honte à notre humanité.

    Que la guerre repose en paix !

  • Jean-Philippe Dery
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 11h32
    Commentaire d'un ex-cadet et ancien militariste
    Tout d'abord, je tien à dire à M.Picher que s'il se fie uniquement à la gauche et à la droite pour parler de politique, qu'il devrait abandonner la politique. On n'a pas besoin d'un autre populiste partageant des opinions de masses.

    Pour rester dans le sujet, je dirais que oui, mon grand-père maternel est allé se battre durant la deuxième guerre mondiale. Il est mort il y a maintenant 12 ans d'un cancer du poumon.
    Oui, j'ai été dans les cadets de l'air pendant 6 ans.
    Oui, j'ai voulu m'enrôler comme fantassin.
    Oui, j'ai un jour rêvé de joindre les JTF2.
    Oui, j'ai beaucoup d'admiration pour des vétérans de la trempe de feu le Lt.Colonel J. Charles Forbes qui s'est battu contre le fascisme et les nazis en Hollande ou ailleurs en Europe et qui refusait de manger dans le mess des officiers, préférant manger la nourriture de ses troupes avec ses troupes.
    Oui, dans ma famille et dans mes amis nombreux sont ceux et celles qui ont été dans les cadets, la réserve et l'armée (et l'aviation).

    Et oui, même si aujourd'hui je suis contre la guerre, je conserve une fierté pour tout ces héros qui, à l'instar du Général Roméo Dallaire, on désobéit aux ordres pour faire ce qu'ils croyaient juste.

    Peu de gens le savent, mais il y a deux types de soldats dans l'armée canadienne : ceux qui agissent par idéologie (même si elle se trouve souvent faussée par la propagande du gouvernement) et dans un esprit de don de soi, espérant secrètement que la guerre se finisse un jour. À ceux-là, je dédie tout mon respect ; et à tous ceux qui désobéissent aux ordres en ne pouvant accepter de rester immobile devant un massacre ethnique, je les salue bien haut !
    Et à tout ceux qui souffrent et qui ont souffert de ce qu'ils ont vu, vécu et enduré malgré eux, à eux je penserai à chaque jour du souvenir, en espérant qu'un jour ils joignent les rangs des déserteurs et des pacifistes !
    Et tout les civils morts pendant les conflits, les véritables victimes

  • Michel Gélinas
    Abonné
    jeudi 11 novembre 2010 12h11
    La colonie «Canadian» servant le «British Empire»
    En accord avec ce texte intelligent, qui pose les questions du pourquoi, du pour qui(surtout) et qui devrait insister encore davantage sur l'utilisation d'une pseudo-indépendance du Canada pour l'obliger à participer à la défense de l'Angleterre et de ses guerres impérialistes(Boers, i.e. qu'est-ce que le Canada faisait là?).
    En général, les militaires ne savent pas pourquoi ils vont se battre mais obéissent aux ordres. Dans le cas de la conscription, c'était pire, on les enrôlait de force. On fait les guerres des autres. Le Canada n'a pas été attaqué au 20è siècle. En octobre 1970, l'armée à encore servi à écraser le nationalisme québécois, par la force et la terreur des arrestations arbitraires.

  • Gilles Arpin
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 13h02
    Les droits des civils
    Les "civils" auxquels vous faites référence ne sont-ils pas responsables des guerres dans leur propre pays suite à l'élection de dirigeants belligérants ou en demeurant passifs devant leurs dictateurs?

    Le Canada, avec d'autres pays, est solidaire aux principes démocratiques d'un monde libre.

    M. Francis Dupuis-Déri - la Suisse est "neutre" mais a une armée. Allez-donc y habiter si le Canada vous déplait tellement.

  • Trudel Michel
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 15h05
    Pour nos soldats et nos vétérans
    Mr Dupuis-Déri,

    Que diraient les victimes des génocides, et des gens qui y ont survécu grâce aux armées?
    Que diraient nos cousins français que nous avons libérés à deux reprises des armées allemandes?
    Que diraient les filles qui aujourd’hui peuvent aller à l’école en Afghanistan puisqu’elles sont protégées par nos soldats? Écoles souvent construites par nos ingénieurs de l’armée?
    Que diraient les BRAVES gens qui on dit NON à la tyrannie et y ont laissé leur vie?

    Les propos que vous tenez sont seulement possibles puisque des gens altruistes, que nous appelons aujourd'hui vétérans, se sont levés pour protéger nos libertés, nos valeurs et nos droits. De rédiger et publier un tel texte c'est entretenir une petitesse d'esprit et une vision simpliste du monde.

    Aujourd’hui, je me souviens de nos vétérans, de nos soldats actifs et des malheureux civils que nous n’avons pas pu aider à temps. Et je vais essayer d’oublier vos propos.

  • Thibault3
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 15h09
    Arpin le démocrate...
    Assez particulier pour quelqu'un qui adhère aux principes démocratiques de finir son commentaire par un
    ( si t'est pas content vas habiter ailleurs) .
    Vive la démocratie et vive le droit de parole,
    mais je n'irai pas jusqu'a dire vive le Canada;-)

    Bravo M. Francis Dupuis-Déri...

  • Pierre Jobin
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 15h11
    Les civlils responsables des dommages colatéraux qu'ils subissent ?
    Monsieur Gilles Arpin,

    La convention de Genève a été écrite pour protéger les civils de raisonnement tel que le vôtre. C'est aussi cela la grande tradition démocratique à laquelle vous faite référence. Et cette démocratie me permet d'exprimer un point de vue pacifiste tout comme Francis Dupuis-Déri sans être obligé de m'exiler en Suisse. Avant d'aller enseigner la démocratie par les armes en Afghanistan, il serait peut-être essentielle de la respecter ici.

    Ceci dit, je crois que nous devons avoir le plus grand respect pour les soldats qui ont sacrifié leur vie. Mais cela ne doit pas nous empêcher de questionner ceux et celles qui les envoient au champ de batailles.

  • P M
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 15h22
    Tuer un civil est un meurtre
    La prison à vie est rarement imposée aux soldats. Le nombre de soldats morts d'une balle en se défendant est dérisoire. Le résultat de nos violences aux populations locales : une plus grande production d'opium et un gouvernement corrompu.

    Que Radio-Canada cesse de faire croire qu'un soldat de notre armée est un arracheur de Burqas, ce tueur potentiel n'est certainement pas un humanitaire formé en pédagogie près à passer 20 ans de sa vie à éduquer les fillettes sur nos droits occidentaux. Quoi qu'il arrive, ce pays et ses différentes nations resteront religieux.


    L'Afghanistan et le Pakistan devraient être morcelé selon la dizaine de tribus qu'on y trouve, mais surtout pour séparer et mettre fin au conflit centenaire entre Ghilzai(talibans) et les Durrani(président Karzai).


    L'Alliance du nord est un regroupement de seigneurs de guerre. Karzai a été proposé par l'Iran et choisit par les É.-U.. Chose certaine, notre guerre de vengeance est un échec. On ne part plus en 2009. Pour quelques New-Yorkais morts dans un édifice et malgré des milliers de civils afghans morts, Ben Laden symbolise toujours notre impuissance. Mais libre à chacun de porter une fleur de plastique de couleur rouge jusqu'en 2014, c'est le genre de chose qui ne s'impose pas après tout.

  • S Barrette
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 17h39
    Amèrement déçus
    Je suis un VÉTÉRAN.
    J'ai participé a des mission de "paix".
    J’aimerais, en cours de mission, je n'ai douté du bien fondé de ma présence (et de celle de mes frères d'armes)
    J’aimerais bien que ceux qui critiquent les actions des soldats puissent vivre les situations dans lesquelles ils (les soldats) se sont retrouvés.
    Je suis convaincus que leurs discours seraient bien différents.

    Doutez des décisions politiques, des attentes internationales, des motivations pécuniaires..... mais JAMAIS ne devriez vous douter de la motivation des soldats.

    Je me souviens .... du bon et du mauvais! Impossible d'oublier!

  • P M
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 19h34
    Tuer pour bien faire
    Une personne peut avoir une motivation positive, mais générer des conséquences néfastes tout de même. Être candide c'est peut-être bien, mais devrait-on commémorer la mémoire d'une personne qui a choisi de se jeter en bas d'une falaise parce que son chef lui disait de le faire ? Circuler à contre-sens est louable ? Pourquoi ne pas se souvenir avec autant d'intensité du sacrifice des gens qui ont permis à notre société d'en arriver là où elle en est rendue ? Par exemple, pourquoi n'aurait-on pas une journée du souvenir des policiers ou encore des médecins mort lors d'épidémie ? Les inconnus ne sont pas imputables de leurs erreurs. S'il faut se seulement se souvenir des fantassins, comment être certains qu'ils étaient correctement motivés ? Devrait-on se souvenir de ceux qui étaient motivés par l'argent ou par la peur de se faire fusiller ?

    Ce qui est certain, c'est que si on ne veut pas répéter l'histoire, il faut d'abord se souvenir de nos erreurs passées.

  • Simon Houle
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 20h40
    Profond manque de respect
    Personnellement, je trouve que l’article de Monsieur Dupuis-Déri témoigne d’un profond manque de respect. Un profond manque de respect envers les soldats qui on combattus et sont morts sur les champs de batailles au cours de toutes les guerres auxquelles les Canadiens on participés. En salissant la mémoire de nos soldats de cette façon on vient leur dire que leur sacrifice aura été en vainc. Sans ses braves hommes et femmes qui on donner leur vie pour défendre les valeurs qui nous sont chères, nous vivrions probablement dans un monde où toutes les personnes qui ne sont pas «Normales» seraient exterminées. Non, ces soldats n’ont pas perdu leur vie en vainc. Contrairement à ce que l’auteur qualifie de mensonge, ils se sont battus pour la liberté. Pour un monde où chacun a sa place, où chacun peut avoir ses propres idées politique, où chacun peut exercer sa propre religion et enfin, pour un monde où chacun est libre de s’exprimer comme il veut sans se faire censurer. Il serait important que, certains journalistes n’oublient pas ceci, c’est cette liberté qui leur permet d’écrire et de publier leurs opinions sans craintes de représailles. Pour terminer, «dans une armée de métier comme celle du Canada», chaque membre exerce un métier honorable, comme n’importe quel métier, et ils méritent notre respect.

    En parlant de vie innocentes, réfléchissez à ceci : 6 000 000 de juifs sont morts au cours de la seconde Guerre Mondiale.
    Combien de plus serait mort si personne n’était intervenu??

    MERCI à tout les soldats qui on donné et qui donneront leur vies pour défendre des valeurs auxquelles je crois et auxquelles croient beaucoup d’autres Canadiens.

    MERCI

  • Jean-Charles Morin
    Inscrit
    jeudi 11 novembre 2010 21h53
    Enfin quelqu'un ose parler.
    Je suis totalement d'accord avec vos propos, d'autant que si j'en juge d'après les nombreux commentaires fielleux et insultants qui vous sont adressés, vous vous attaquez à un tabou. Je loue votre courage à ce propos.

    Pour ma part, je crois qu'une armée doit servir à la défense du territoire national et non à des aventures militaristes à l'étranger qui ne sont pas sanctionnées au préalable par les Nations-Unies. À tous ceux qui gobent le discours militariste à la mode en attaquant les valeurs de gauche, je crois que tous ces milliards gaspillés bêtement seraient bien mieux dépensés en aidant les gens d'ici qui ont leur lot de problèmes. Laissons les Afghans tranquilles... et arrêtons de se faire emplir comme des cruches par la propagande officielle gouvernementale et radiocanadienne.

    Le peu d'égards dont jouissent à l'année longue les anciens militaires, surtout les grands blessés, de la part de leur gouvernement prouve qu'ils n'ont jamais été considérés autrement que comme de la chair à canon, sauf lors de la mascarade annuelle du 11 novembre. Je peux comprendre que des vieux vétérans qui ont risqué leur vie la plupart du temps pour rien s'accrochent à ce semblant de respect pour entretenir leurs illusions mais dans le fond tout cela est bien triste.

    Le coquelicot à la boutonnière... très peu pour moi. Je trouve ça tellement hypocrite...

  • S Barrette
    Inscrit
    vendredi 12 novembre 2010 02h39
    Ignares?
    "Ce qui est certain, c'est que si on ne veut pas répéter l'histoire, il faut d'abord se souvenir de nos erreurs passées."
    C'est exactement pour cela que le jour du souvenir doit servir.

    Mais nous honorons aussi les policiers et travailleurs civils qui ont donné leur vie à servir des causes, qui pour eux, semblaient, justes.

    Ne tirez pas sur le messager s'il vous plaît! c'est trop facile.

    Contestez plutôt les décisions politiques.

    Les gens ont bien apprécié les soldats lors de la crise du verglas, des inondations dans plusieurs parties du pays et autres interventions.

    Le jour ou notre "sécurité" et notre "démocratie" (qui se rapproche de plus en plus d'un socialisme totalitaire) sera menacé.... vous direz probablement 'Ou sont les soldats? que font les gouvernements? ou est l'aide humanitaire?

    Pensez-y et relisez vos livres d'histoire avec des yeux différent et plus ouvert!

    Je me souviens... et plusieurs oublient!

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 12 novembre 2010 10h37
    CIMETIÈRE DES HÉROS
    CIMETIÈRE DES HÉROS
    Ils ont donné leur vie pour la Patrie
    En espérant que le Québec s'intéresse un peu plus à ceux qui ont donné leur vie pour leur Patrie!

    Cimetière de l’Hôpital Général de Québec

    Le cimetière de l’Hôpital Général de Québec. Plus de 1000 soldats français de plusieurs régiments sont enterrés dans ce cimetière et les ossements du Marquis Louis-Joseph de Montclam sont dans ce cimetière.

    Pour en savoir un peu plus consulter cet excellent reportage au lien suivant:

    http://www.youtube.com/watch?v=lI_e-JevJhM

    Honneurs à nos ancêtres!

    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France Cimetière de l’Hôpital général de Québec

    Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire

  • Frédéric Pearson
    Abonné
    vendredi 12 novembre 2010 10h45
    Étonnement
    Je suis étonné de voir à quels points beaucoup de commentaires n'ont qu'un lien étroit avec l'article. Certains tirent sur le messager (sale gauchiste, déménagez donc!) et d'autres inventent des choses qu'il n'a jamais dites!

    C'est l'une des rares personnes à critiquer ouvertement la guerre en Afghanistan dans les médias et en public. Il nous invite à être alerte sur la campagne de relations publiques des militaristes, incluant nos élus (fédéraux, provinciaux et municipaux).

    Assez de cette guerre inutile! Bravo pour votre dénonciation M. Dupuis-Déri!

  • Dominique Boisvert
    Abonné
    vendredi 12 novembre 2010 11h43
    On peut respecter les militaires et combattre la guerre!
    Je suis un pacifiste et un objecteur de conscience aux impôts militaires (puisqu'on ne conscrit plus nos bras mais plutôt notre argent). À ce titre, je suis contre la guerre et la violence comme manière de lutter contre les injustices et de rétablir le droit.

    Pourtant, j'ai le plus grand respect pour les hommes et les femmes qui ont donné (ou plutôt à qui on a pris, contre leur gré) leur vie au service d'un idéal ou d'une cause qu'ils croyaient juste. Je respecte aussi les hommes et les femmes qui ont choisi de travailler dans l'armée canadienne, même si je questionne certaines de leurs motivations ou si je suis en désaccord avec eux sur l'utilité ou l'efficacité de l'armée dans la solution des problèmes ou des confilts internationaux.

    S'opposer à la guerre comme moyen de résoudre (efficacement et durablement) les conflits, s'opposer au militarisme comme tendance (tentation) grandissante de nos gouvernements "démocratiques", et s'opposer à l'armée et à la force militaire comme moyen d'assurer notre défense et d'assumer nos responsabilités internationales NE VEUT ABSOLUMENT PAS DIRE accepter l'injustice, renoncer à intervenir, négliger ses responsabilités internationales, être négligent face aux besoins de notre sécurité, ou encore moins êtrre peureux et manquer de courage!

    Au contraire, la plupart des pacifistes et objecteurs de conscience sont fortement impliqués dans la lutte contre les injustices (locales et internationales) et sont prêts à payer de leur personne pour contribuer à des solutions durables des conflits. Ce qui demande souvent au moins autant de courage (sinon plus: mais ce n'est pas une compétition à qui serait plus courageux!) pour aller au coeur de conflits violents sans armes ou autres instruments de violence (comme les nombreux groupes d'interventions non violentes présents pour faire de la médiation, agir comme protection des défenseurs locaux des droits humains ou travailler à la prévention des co

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 12 novembre 2010 11h47
    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis
    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis

    Le site de l'Hôpital général compte aussi trois cimetières anciens. L'un d'eux a été établi en 1728 pour les « pauvres » et il est devenu officiellement le Cimetière de l'Hôpital général de Québec depuis 2001, seul cimetière de la guerre de Sept Ans au monde. Il regroupe les dépouilles de 1 058 soldats français, anglais, canadiens et amérindiens morts pendant toute la guerre de Sept Ans (1753-1760), ainsi qu'au champ d'honneur des plaines d'Abraham en 1759. Un grand nombre de ces soldats ont d'abord été soignés par les religieuses et leurs noms sont consignés dans les archives de l'Hôpital général. En 2001, les restes du général Montcalm, que conservaient jusqu'à ce jour les ursulines de Québec, y ont été déposés dans un mausolée à son nom. Le général rejoignait ainsi 17 de ses pairs. Notons que le cimetière renferme la plus importante concentration connue de militaires faits chevaliers de Saint-Louis, la plus haute distinction française de l'Ancien Régime

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-213/Mo

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Dominique Boisvert
    Abonné
    vendredi 12 novembre 2010 12h05
    La guerre n'est pas une fatalité mais un choix
    La guerre a toujours été présentée comme une fatalité, un mal nécessaire, une caractéristique de la "nature humaine" et de l'Histoire. Pourtant, la guerre est une "production humaine" et une "institution sociale" comme tous les autres développements qu'a connus l'humanité.

    La guerre N'EST PAS une fatalité. Elle est un CHOIX de société. Et d'autres choix sont non seulement possibles, mais bien plus avantageux sur les plans humain, politique et écologique. Historiquement, les guerres n'ont jamais réglé durablement les conflits. Et encore moins dans la justice. Sans parler de leurs coûts de plus en plus exorbitants en vies humaines, en argent, en destructions multiples et en dégâts écologiques.

    Certes, les alternatives à la guerre et aux armées pour faire face aux dangers réels posés par les conflits, les luttes d'intérêts, le terrorisme, ne sont pas faciles à mettre en place. Car on s'oppose à des millénaires d'habitudes guerrières et à des intérêts financiers extrêmement puissants (le complexe militaro-industriel dénoncé par le général et président américain Dwight Eisenhower). Mais de la même façon que ce n'est qu'au 19e siècle qu'on a finalement aboli l'esclavage ou en 1948 qu'on a adopté une Déclaration universelle des droits humains, il faut bien commencer quelque part si nous voulons qu'un jour la guerre ne soit plus considérée comme "normale" ou comme un moyen acceptable de gérer les conflits.

    Il faut qu'on finance davantage les Chaires de recherche en résolution nonviolente des conflits que les Chaires en études stratégiques; qu'on finance davantage les initiatives de Casques bleus, blancs ou rouges des Nations Unies que les forces armées traditionnelles; qu'on institue un Ministère de la paix en plus du Ministère de la défense. Bref, si on veut la paix, il faut cesser de préparer la guerre et se mettre enfin à préparer sérieusement la paix, en y consacrant la priorité, le temps, les ressources fina

  • Dominique Boisvert
    Abonné
    vendredi 12 novembre 2010 12h14
    COQUELICOTS ROUGES OU BLANCS?
    La justification des forces armées qui fait le plus l'unanimité est son rôle de "protection civile": intervention durant la crise du verglas ou les inondations de la Rivière Rouge, opérations de sauvetage en mer, etc.

    Il est évident que tout pays a besoin d'un corps organisé, discipliné, bien équipé et mobilisable à bref délai pour intervenir dans toutes sortes de situations de crise ou pour épauler les responsables civils dans des circonstances exceptionnelles. Mais ce rôle peut très bien être joué, avec autant d'efficacité et à meilleur coût, par des structures CIVILES qui auront l'avantage supplémentaire de valoriser la responsabilisation citoyenne au lieu de s'en remettre à une délégation (déresponsabilisation) au corps spécialisé qu'est l'armée. D'ailleurs, dans plusieurs pays comme les États-Unis, ce rôle est joué par une structure différente de l'armée réguière, soit la Garde nationale.

    C'est pourquoi je dis qu'on peut très bien (et qu'on doit) respecter les militaires, mais qu'on doit combattre la guerre. Et que les coquelicots rouges (volontairement ou non de la part de ceux qui les vendent, consciemment ou non de la part de ceux qui les achètent et les portent) sont sinon une valorisation, du moins une acceptation de la guerre et des combattants. Tandis que les coquelicots blancs sont clairement une remise en question de la guerre (sans pour autant manquer de respect pour les combattants) et une invitation à la dépasser en développant de nouveaux outils, plus respectueux de tous les hommes et de toutes les femmes (combattants ou civils), pour gérer et régler les conflits, locaux et internationaux, auxquels nous serons toujours confrontés.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 12 novembre 2010 14h43
    La Première Guerre mondiale...
    n'était pas une guerre pour la liberté. Il s'agissait simplement de puissances européennes qui voulaient protéger leurs colonies ou voler celles de leurs voisins. Comme si la colonisation était en elle-même morale... Le Canada y est allé pour la gloire de l'Empire britannique, un point, c'est tout.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 12 novembre 2010 17h23
    Il y a tellement d'éducation à faire...
    Heureusement que nos parents n'ont pas compté sur la couardise de Francis Dupuis-Déri, et de ceux qui l'admirent, pour arriver à mettre fin à l'horreur nazie, en 1945. Ils y ont vu une tâche essentielle à accomplir de toute urgence. Nous sommes libres, et l'Europe avec nous, grâce à eux, et ces jeunes blanc-becs se permettent de disserter sur la façon dont ils se seraient sauvés de ce devoir.

  • Finton Wade
    Inscrit
    samedi 13 novembre 2010 07h22
    La guerre est un crime national!
    J'ai toujours été mal à l'aise avec le jour du souvenir. Mon père fut forcé de participer à l'effort de guerre. C'est quoi la liberté pour ces soldats qui furent forcé de s'enrôler? Je suis entièrement d'accord avec cet article! C'est bien beau faire un jour pour se souvenir des soldats mort au combat mais y a rien d'honorant d'aller tuer des étrangers dans d'autres pays! C'est une hypocrisie de croire que tous ces soldats sont allés à la guerre de plein gré! Mais si le Canada veut vraiment honorer tous ceux qui sont mort pour que nous ayons nos libertés et de vivre comme nous le voulons ici au Canada, pourquoi ne pas faire un jour du souvenir pour tous les enfants qui sont mort pour protéger la liberté de la femme?Il y a eu bien plus de mort par l'avortement que par toutes les guerres qu'il y a eu dans le monde depuis que Staline donné le droit à l'avortement pour les russes!

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    samedi 13 novembre 2010 09h14
    Défendre les soldats?
    La majorité des commentaires allant à l’encontre des propos tenus par Dupuis-Déri porte sur l’idée que l’on doive respecter les militaires à défaut de respecter le concept de « guerre ». Ainsi donc, ces personnes nous enjoignent à dénoncer les décisions politiques plutôt que de s’en « prendre » (c’est-à-dire critiquer dans le cas présent) directement « nos » soldats.

    La conscription a obligé nombre d’hommes à intégrer une armée dont ils ne voulaient rien savoir. Et donc, leur souffrance, à mon sens, mérite que l’on se souvienne d’eux. Néanmoins, pour les autres, les volontaires, je ne comprends pas cet engouement patriotique qui voile les perceptions.

    Pour avoir une armée, ça prend des soldats. Des volontaires. Ces volontaires choisissent d’intégrer l’armée. Ils auraient pu être plombiers, professeurs, ingénieurs, mais ils ont décidé de devenir soldats. Ils ont volontairement choisi de rejoindre une institution militariste. La notion de choix m’apparaît des plus importantes. L’enrôlé est conscient du danger de son travail, et d’autant plus conscient qu’aujourd’hui il est de nature publique que plus de la moitié des militaires reviennent de leur déploiement avec des troubles d’ordres psychologiques et/ou mentaux. Mais ils choisissent de suivre cette voie quand même… Qui pleurons-nous? Le 11 novembre, nous pleurons des militaristes qui adhèrent aux principes, aux mœurs et aux valeurs que l’armée véhicule. Nous pleurons des individus qui ont choisi de prendre ce risque.

    Et à ceux qui essaient de jouer la carte de la liberté, une seule question me vient en tête : en quoi le Canada serait-il différent s’il n’avait pas participé à la Guerre des Boers? À la guerre en Afghanistan? Non, je ne crois pas que mes libertés actuelles reposent sur le travail des militaires.

    J’ai des collègues et des amiEs qui ont servi ou qui servent encore dans l’armée canadienne. Je les aime

  • Veronique Pronovost
    Inscrit
    samedi 13 novembre 2010 10h53
    [suite et fin]
    Je les aime et les respecte profondément en tant qu'individu. Et ils et elles respectent (sans y adhérer) mon point de vue. Alors je crois qu'un peu de civisme est de mise dans ce fil de discussion et de commentaire. Le pacifisme, ce n'est pas simplement s'opposer aux guerres...

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 13 novembre 2010 16h56
    Il y a des guerres qu'il faut faire...
    Je suis étonné du nombre de commentaires qui partent du principe qu'il serait mauvais de faire la guerre.
    Je dis qu'il y a des guerres qu'il faut faire.
    Et il me semble que la guerre de 1939-45 était une guerre qui nous était imposée, qu'elle devenait nécessaire, indispensable et qu'il fallait la gagner absolument. On a tenté la négociation avec Hitler. On s'est fait rouler. Hitler voulair conquérir l'Europe et le Monde. Il a réussi, en très peu de temps, à conquérir une grande partie de l'Europe et à éliminer plus de 6 millions de Juifs. Pendant quatre ans, il était chez-lui sur presque tout le littoral Atantique de l'Europe.
    Je n'ai que de l'admiration pour ceux qui sont allé, volontairement ou non, affronter et vaincre cette formidable machine de guerre, de destruction et de domination par le fanatisme, la terreur, la destruction, la torture et la mort.
    Cette guerre était notre guerre. Elle était une guerre qui nous interpellait tous. Personne, sain d'esprit, ne se demandait s'il fallait la gagner. C'était évident qu'il ne fallait pas la perdre.
    Personne, normalement constituté, n'aime ou ne souhaite la guerre. Mais si on m'attaque, j'ai l'obligation de me défendre. Et je rends hommage à ceux et celles qui m'ont aidé à me défendre. C'est toute l'histoire des deux grandes guerres mondiales.

  • Merelle
    Inscrite
    dimanche 14 novembre 2010 09h31
    Quelle tristesse
    A tous les vétérans et militaires qui liront cet article et ces commentaires.... sachez que peu importe les raisons pour lesquelles on vous a envoyés vous battre ou "maintenir" la paix, je suis de votre bord.

    Je vous vois revenir blessé dans votre corps et dans votre âme. Je vous entend quand vous me dites que vous souffrez. Que vous avez vu des horreurs sans nom et que vous aimeriez un peu de respect si ce n'est pas de la reconnaissance.

    je suis de votre bord. Et pourtant je hais la guerre et la violence.

    Mais, je sais qu'un jour ou l'autre, j'aurai besoin de vous.

    Ne vous laissez pas abattre par des propos qui peuvent vous blesser aussi sûrement qu'une balle de fusil...

    Ceux qui vous critiquent seront bien fiers de vous voir les protéger s'il arrive quelque chose qui nuise à leur vie.

    Bienheureux sommes-nous d'être loin géographiquement des pays aux moeurs sanglantes... Appuyés que nous sommes sur les USA...

    Ah, j'oubliais, on a eu peur un ti peu hein, le fameux 11 septembre 2001!

  • jmbechard
    Inscrit
    dimanche 14 novembre 2010 20h44
    Êtes-vous Québécois, Canadiens ou HUMAINS?
    Qui est plus louable : le militAIRE qui se bat pour une idéologie là-bas, ou le militANT qui se bat pour une idéologie ici? Désolé mais moi c'est clair que j'ai plus de respect pour le second.

    «152 militaires canadiens morts» contre «plus de 35 000 Afghans et Afghanes», si cette proportion ne vous dérange pas vous me dégoûtez tout simplement par votre ethnocentrisme. J'ai beaucoup plus de compassion et je m'associe bien plus à ces victimes afghanes qu'à ces quelques militaires canadiens avec qui on m'impose un lien surtout géographique et politique, plus ou moins aléatoire d'ailleurs.

    Jean-Michel
    Montréal Satire.com

  • Jean-Philippe Dery
    Inscrit
    lundi 15 novembre 2010 16h33
    Emma Goldman
    Voilà un lien vers un texte que tous devraient lire au moins une fois dans sa vie :
    Le patriotisme, une menace contre la liberté (1911)
    http://raforum.apinc.org/bibliolib/HTML/Goldman-pa

    Je rajouterai, pour les militaires et les pro-militaires : refusez de combattre hors-pays. Désertez si l'on vous refuse ce droit. Prenez conscience de votre importance en tant qu'individu libre et pensant. Chaque pays a son armée et ses rebelles ; S'en mêler est un choix souvent irréfléchi. Et si cela est vraiment nécessaire, les capitalistes ne devraient pas trouver de profits dans la commercialisation de la mort pour des idéaux chaotiques et généralistes qui n'existerons plus d'ici 100 ans. Prenez note aussi que la révolution est le seul combat juste que l'on puisse combattre dans sa vie: la cessation d'un système politique cancéreux et agonisant.

  • NDNM
    Inscrit
    lundi 15 novembre 2010 16h51
    endoctrinement ou courage
    Bravo pour cet article
    Mes deux grand-pères ont participé aux guerres mondiale. L’un a été blessé gravement à Verdun , ce qu’il a vu et vécu alors il ne l’a pas oublié et il n’y voyait rien de glorieux. Mon père a participé à la deuxième guerre avec l’enthousiasme d’un jeune qui veut libérer son pays, après il a été envoyé dans les colonies où il a été blessé. Ils ne se considéraient pas comme des héros et ne cherchaient aucune reconnaissance. Ils m’ont tous dit l’horreur et l’inutilité de la guerre, l’injustice des décisions politiques. Mon père m’a dit qu’il n’y a pas de courage à se faire tuer ou à tuer anonymement. Quand on a dans les mains un fusil, ce n’est pas pour faire joli c’est pour tuer sur ordre et un militaire professionnel s’engage en connaissance de cause à la différence d’un conscrit . Si celui qui est en face, qui se considère tout autant légitime, tire le premier ce n’est que la logique de l’affrontement guerrier. Quand on est militaire, on nous apprend à tirer sur un ennemie (pas un humain) et à celui d’en face militaire aussi a appris la même chose. Ce n’est pas du courage, c’est de l’endoctrinement. Dans les guerres coloniales, quelle liberté protégeons nous? Aucune, nous protégeons les intérêts d’oligarchies et de multinationales. C’est ce qui se passe en Afghanistan, en Irak et dans ces guerres qui n’osent pas dire leur nom en Tchétchénie, au Congo...la liste est longue. Pourquoi ne faisons-nous pas comme comme le Costa Rica? Abolissons l’armée au profit de l’éducation, de la justice sociale.

  • Cyrano298
    Inscrit
    vendredi 11 novembre 2011 16h04
    Pourquoi ne suis-je pas surpris?
    Je me fais un devoir de ne jamais lire Le Devoir, cet organe de propagande syndicale, gauchiste et indépendantiste, qui réussirait à être biaisé même en rapportant un simple fait divers (je dis «réussirait» car, omettant depuis nombre d’années de physiquement mettre la main sur ce torchon, je ne sais pas si Le Devoir s’abaisse à rapporter les faits divers, une besogne qui n’est évidemment pas à la hauteur de ce phare de l'intelligentsia québécoise...). Mais un cherchant "Jour du souvenir" sur Google, c'est ce ramassis d'imbécilités anti-militaristes, qui est apparu parmi les premiers résultats. Une lettre d’un professeur en sciences politiques de l’UQAM: pourquoi ne suis-je pas surpris? Il n'y a pas grand-chose à dire, sauf que ça me rappelle pourquoi je me fais un devoir de ne jamais lire Le Devoir. Sur le fond, c’est essentiellement toujours le même message: nous, pauvres Québécois, on va se faire massacrer dans une guerre qui n’est pas la nôtre, c’est celle des maudits Anglais. C’était comme ça en 39, et cet «article» illustre que c’est encore comme ça aujourd’hui chez les «nationaleux» bienpensants du Plateau. Et ça sera encore comme ça quand, un jour, nous nous libérerons de l'influence belliqueuse anglo-saxonne et que marcherons tous et toutes, main dans la main et solidaires, dans l'aube dorée de la souveraineté: nos nombreux ambassadeurs et ministres plénipotentiaires de la «République Libre et Médiocratique du Péquistan», confortablement assis dans leurs fauteuils diplomatiques au Grand Concert des Nations, auront alors tout le loisir de se gargariser avec ces belles idées de «paix» et de «justice sociale». Ils pourront le faire en toute quiétude et en sécurité puisque les maudits Américains, et aussi les maudits Anglais, seront toujours là, prêts à aller se faire botter le cul sur les différents champs batailles de la planète pour protéger la liberté d’expression des scribou

  • Victor-Antoine Delorme
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h13
    Coquelicot
    Un coquelicot noir pour se souvenir que les seules victimes des guerres, se sont les civiles. Une guerre, c'est toujours honteux, dégueulasse et sale. Bravo pour votre article M. Francis Dupuis-Déri.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
32 réactions
51 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012