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Lettre à PKP - D'une pigiste à un magnat

Pierre Karl Péladeau et Joblo s’obstinent au sujet des journalistes, se rappellent leur jeunesse et leurs mauvais coups passés. À l’occasion du lancement du livre Le Devoir. Un siècle québécois — auquel participait PKP à titre de grand patron des Éditions de l’Homme qui publient l’ouvrage —, des retrouvailles animées et jamais ennuyeuses entre deux êtres que tout sépare, sauf la passion du métier.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pierre Karl Péladeau et Joblo s’obstinent au sujet des journalistes, se rappellent leur jeunesse et leurs mauvais coups passés. À l’occasion du lancement du livre Le Devoir. Un siècle québécois — auquel participait PKP à titre de grand patron des Éditions de l’Homme qui publient l’ouvrage —, des retrouvailles animées et jamais ennuyeuses entre deux êtres que tout sépare, sauf la passion du métier.

À retenir

    • «Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes.» - Karl Marx, L'Idéologie allemande
    • «Tout le monde reconnaît que l'industrie de la presse écrite doit s'adapter aux nouvelles réalités. Le problème est que M. Péladeau semble voir son avenir dans la culture des feuilles de chou.» - Michel David, Le Devoir, 28 janvier 2010 («Le dinosaure»)
Salut Pierre Karl,

Il semble que tes affaires vont bien. Si je te disais que je te regarde aller depuis 30 ans sans t'envier, me croirais-tu? Croirais-tu également que je n'ai jamais tenu une convention collective entre mes mains? Que je ne sais pas à quoi ressemble une assemblée syndicale? Que je n'ai pas de contrat avec Le Devoir depuis plus d'un quart de siècle, hormis celui de ne pas être en conflit d'intérêts, un bout de papier qu'on fait signer à tous les collaborateurs annuellement. On exige davantage des journalistes que des politiciens, je sais, mais au moins, on se couche avec la conscience nette le soir.

La semaine dernière, lorsque tes employés du Journal de Montréal ont refusé ton «offre», j'ai été sincèrement contente pour eux. 89 % qui se tiennent debout après 20 mois dans la rue, ce n'est pas une peccadille même si je n'y connais rien en salle «chauffée» par la CSN. Faut dire que tu ne leur donnais pas tellement de choix: fermer Rue Frontenac (et leur gueule), ne pas travailler chez le concurrent (sauf Le Devoir, qui compte pour des prunes); on peut dire que tu fais du grand ménage, même sous le tapis.

C'est drôle, j'ai repensé à l'époque où on fréquentait la même fille, Marie-France, ma meilleure amie. Elle nous avait tous engagés au Big Boy, un fast-food à deux portes du Café Campus où on allait terminer nos soirées; toi, plongeur, moi, serveuse. On étudiait tous au même cégep. Et on faisait semblant de ne pas savoir que tu t'appelais Péladeau en t'apportant les bacs de vaisselle sale. Tu reniais ton héritage pour comprendre la vie. Je trouvais ça louable même si personne n'était dupe.

Quelques années plus tard, je crois que tu étudiais en philo à l'UQAM, tu es venu me parler de marxisme au bout du bar où je servais des bières, au Faubourg Saint-Denis. Puis, plus tard, encore, en costard, lors de tes études à Paris, tu avais monté ma valise dans une chambre de bonne où je débarquais pour quelques jours, rue Saint-André-des-Arts. Toujours galant, beau gosse, on sentait que le vent avait tourné depuis tes dernières chemises à carreaux. Tu étais devenu un jeune homme promis à un brillant avenir.

Glorified educated slaves

De mon côté, je suis demeurée pigiste, libre penseuse mais surtout libre. Et quand je regarde comment se sont désillusionnés les syndiqués dans les médias, je ne regrette pas mon choix. Mes attentes n'ont jamais été très élevées, ça évite de tomber de trop haut. Et vu le marché actuel de la presse écrite, pigiste ou syndiqué, c'est blanc bonnet, bonnet blanc.

Mine de rien, en 27 ans, je me suis fait pousser des couilles en acier à force de négocier avec des patrons de ton espèce.

J'en ai vu de toutes les pointures, en télé surtout, des producteurs qui marchent au «cash» et vous pressent le citron jusqu'au zeste avant de vous jeter comme une marchandise avariée. La négociation est encore une affaire d'hommes, le milieu des médias un monde de machos. Je n'ai jamais pleuré devant eux.

Mais je me rappelle aussi de vrais mecs en jupes. Une «boss» que j'aimais bien et à qui je racontais que je m'étais acheté un (petit) chalet m'avait balancé: «C'est rendu que les pigistes ont les moyens de s'acheter un chalet!» Fin de la citation.

Ce jour-là, j'ai compris que les pigistes avaient une utilité: celle de donner à certains patrons l'illusion de jouir du pouvoir. L'être humain ne se contente pas de ce qu'il a, il en veut davantage que son prochain. Ce n'est pas de Marx. Mais celle-ci, oui: «Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial.»

Tu avais l'air surpris d'apprendre que je vivais encore dans la précarité (tes mots) lorsque je t'ai croisé cette semaine au lancement du livre sur Le Devoir, publié par Quebecor. Je loge toujours en appartement et j'y travaille aussi. Je n'ai pas de sécurité d'emploi, pas d'assurance collective, de congés payés, d'assurance salaire ou de congés de maladie. Le rêve de tout employeur en 2010, quoi.

Et je ne fais pas pitié, même si Michel Chartrand nous surnommait les «glorified educated slaves». Les pigistes, c'était le grain de sable dans l'engrenage du syndicalisme, des électrons libres, des individualistes qui ne descendent jamais manifester dans la rue pour crier so-so-so. Le mot «pigiste» est souvent synonyme de «sans talent» chez les patrons de journaux. Le mot «syndiqué» aussi, parfois...

Malgré tout, je suis demeurée journaliste indépendante qui bosse pour un des rares journaux indépendants de la planète média. Si je suis encore à l'emploi du Devoir après autant d'années, si j'ai refusé plusieurs offres lucratives pour y rester, c'est aussi parce qu'il y a un sens à mon travail, un sens à cette entreprise journalistique qui correspond à l'idéal que je m'en fais.

Fabriquer de la saucisse

Je n'ai jamais eu l'impression de me trahir dans ce canard.

Nous fabriquons peut-être de la saucisse, mais elle est artisanale et nous ne saignons pas les cochons en vain. «Le commerce de l'information ne se résume pas à la recherche de rentabilité et de profitabilité. Les médias assument une mission sociale de première importance, soit d'éclairer les citoyens sur les grands enjeux de société», ai-je lu dans un communiqué de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec dernièrement. À l'heure où la plupart des gens s'informent avec des manchettes de «gratuits» dans le métro, c'est certainement pétri d'illusions, mais j'adhère à ça.

En fait, si Le Devoir célèbre son centenaire cette année, c'est probablement parce que la qualité était au rendez-vous tout du long et que beaucoup d'artisans n'ont pas trop compté, ni leur temps, ni leurs sous. C'est aussi parce que ce journal a des «amis», dont feu ton père et toi faites partie.

Tu vas rire, mais le seul article qu'on m'ait censuré en 27 ans portait sur la merde et, comble de malheur, il était prévu un Vendredi saint. J'avais poussé le bouchon un peu loin, mais je n'en veux à personne, on m'a même payé mon texte rubis sur l'ongle. Fin de l'histoire. Eh non, Le Devoir n'est pas un journal constipé.

Cette semaine, je t'ai retrouvé, toujours batailleur, charmeur aussi. Tu m'as fait penser à mon père qui, chaque matin, partait faire la guerre avec le sourire aux lèvres. Je reconnais cette énergie. Je t'ai dit que je ne voudrais rien savoir de ta vie avec des ennemis (concurrents) à la pelle, des griefs, des employés qui se lèvent la nuit pour écrire sur la page Facebook «Je déteste Pierre Karl Péladeau». De quoi virer parano. Moi, mes lecteurs m'écrivent des lettres bourrées de tendresse en cachette, parce que la tendresse, ça fait un peu nono de nos jours.

Je sais, tu es blindé contre tout, peut-être contre la tendresse aussi, mais je t'ai demandé pourquoi tu faisais tout ça — une sale posture que la tienne, entre toi et moi. Tu m'as répondu que tu voulais changer le Québec, aider «ton pays» (mes mots).

Ton père avait cette expression savoureuse que j'utilise parfois: «Je ne sais pas pourquoi il m'haït, je ne lui ai jamais rendu service.»

Toi, au moins, tu peux te vanter de savoir pourquoi ils t'haïssent.

Josée

***

cherejoblo@ledevoir.com

***

Feuilleté: Le Devoir. Un siècle québécois (les Éditions de l'Homme), un ouvrage de référence offert aux lecteurs à l'occasion du centenaire du journal. Ce recueil de textes, divisé en plusieurs époques (chapitres) et dirigé par Jean-François Nadeau, vous fait revivre le siècle à travers caricatures, photos d'archives et quelques signatures marquantes. On y trouve une photo de Pierre Péladeau, entouré de Lise Bissonnette et de Bernard Landry. Et un rouleau de papier hygiénique sur le texte que j'ai signé... Je n'y suis pour rien, juré.

Aimé: le dossier consacré au doute dans Le Magazine littéraire n° 499. «Ce sont les certitudes qui rendent fou.» Ah le doute, cette épine au creux de la paume du créateur. «On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter» (Kant). C'est valable pour les journalistes, les patrons, les parents, et tous ceux qui transigent avec des postes d'autorité. Pour le créateur ou l'écrivain, le doute s'infiltre entre chaque espace, chaque silence.

Tombé: sur Bréviaire des artificiers de Mathias Énard, un livre que j'offrirais à PKP. Ce manuel érudit écrit par un esclave que son maître initie au terrorisme est tout à la fois: vicieux et coquin, provocateur et rebelle, macho, philosophique et politique, visant à inculquer une sagesse terroriste. Posologie à suivre: «Savoir fasciner les foules. Avoir une cause à défendre. Avoir un côté mystique. Être un peu artiste. Avoir le respect du testicule. Savoir convaincre. Savoir choisir son objectif. Jouer à Commando. Être un rien zoophile. Savoir se sacrifier pour la cause. Être fin cuisinier. Avoir un message pour l'humanité.» Un extrait: «Les idéalistes, mon cher nègre, les chevelus, les pacifistes, sont la lie de l'humanité. Ils n'ont jamais rien résolu, jamais rien produit, jamais rien obtenu, parce qu'ils se consacrent à l'idéal, par définition lointain. Ils n'osent pas. Réaliser leur rêve passerait par l'action. Ils n'y parviennent pas.»

Savouré: l'entrevue qu'a accordée le cinéaste Denys Arcand au magazine français Philosophie (septembre 2010, en kiosque), sous la plume de Normand Baillargeon, dans un dossier consacré au «Déclin de l'empire européen». Selon Arcand, le capitalisme sauvage d'aujourd'hui est exactement le même que celui d'hier, à la différence que les Rockefeller de ce monde ne vont plus s'agenouiller devant leur pasteur, demander pardon, aider les pauvres. «Désormais, il n'est plus limité ni harnaché par les restrictions que pouvait faire peser sur lui la religion», dit Arcand, qui affirme plus loin ne pas croire en la viabilité des règles éthiques que les gouvernements tentent d'instaurer pour freiner le déploiement du capitalisme. Un excellent dossier.

Lu: le portrait que fait de Pierre Karl Péladeau le journaliste Jonathan Trudel dans la dernière livraison du magazine L'Actualité. En page frontispice on nous présente «L'homme le plus redoutable du Québec?». On y découvre un homme d'affaires beaucoup plus complexe que ce qu'on rapporte de ses propos, un timide qui irait à l'encontre de sa nature profonde, selon certains. À lire aussi, Paule Beaugrand-Champagne, ancienne rédactrice en chef à L'Actualité et au Journal de Montréal, qui règle ses comptes avec PKP au sujet du conflit au Journal. En kiosque dès aujourd'hui.
 
 
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  • Nasboum - Abonné
    22 octobre 2010 05 h 21
    et le lecteur?
    Superbe, cette lettre. Il manque juste un petit mot sur la part de responsabilité des lecteurs qui s'en foutent si ce sont des journalistes 'libres' ou des bureaucrates qui remplissent les colonnes de leurs journaux préférés (enfin, pas tous).
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    22 octobre 2010 07 h 50
    Parler pour ne rien dire...
    Comme je zappe un peu partout, y compris sur CPAC, lors des bulletins de nouvelles, c'est là que j'ai aperçu l'héritier de l'empire en train de faire un discours devant un parterre de riches Canadians, triés sur le volet; et là, tout à coup le voilà qui y glisse une profession de foi envers le Canada et le fédéralisme. Peut-être s'attendait-il à une ovation debout? Il a dû être déçu: juste quelques applaudissements épars, vites réprimés... Ils connaissent bien le monsieur?

    Voilà pour mon grain de sel suite à ce vivant tableau qui nous est offert. Grain de sel qu'on pourrait aussi nommer parler pour ne rien dire, ou bien mieux encore, parler dans le beurre...
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  • marcdesjardins - Abonné
    22 octobre 2010 08 h 46
    J'en pleure...
    Josée, tu le sais parce que je te l'ai écrit cent fois, j'aime tout ce que tu es et tout ce que tu écris. Chacun de tes billets est une inspiration souveraine, surtout dans ce petit monde étriqué où le conformisme est bien plus facile que l'audace et où on fait la chasse aux électrons libres d'une manière systématique.

    Mais ce matin, encore plus que d'habitude, ce que tu écris vient me chercher jusqu'au plus profond de mon âme. Peut-être parce que je m'y retrouve et que j'y retrouve tout ce que je crois et tout ce que je tente de pratiquer, presque envers et contre tous, depuis un peu plus que trente ans (vieilli... dur pour les libertaires). Peut-être parce que, par les temps qui courent, être libre m'est un peu plus difficile, être pigiste se décline en précarité souffrante. Pour ça et pour plein de raisons, je te lis et j'en pleure, d'une sorte de joie solidaire et un peu douloureuse, comme si tu me transfusais un peu du supplément d'âme nécessaire pour poursuivre le chemin.

    Merci, mille fois merci Josée. Je continue à avoir envie de vivre dans ce souffle-là un peu plus à cause de toi. T'es vitale. Essentielle.

    Marc Desjardins
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  • Lulustucru - Inscrit
    22 octobre 2010 09 h 10
    Imaginez...
    Imaginez un électron libre mais syndiqué.
    Imaginez un électron libre avec un boss.
    Imaginez le paquet de jambettes et de tomates reçues.
    Dure dure la vie d'électron libre.
    Mais toujours électron libre.

    Lucelle Béland
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  • Louis Poulin - Abonné
    22 octobre 2010 09 h 19
    Merci et bravo!
    Tout à fait dans le ton. Bravo et merci pour cette extraordinaire lettre ce matin. Et dire qu'il y a encore des milliers de gens qui achètent le journal de Montréal, qui n'a plus rien d'un journal. Un ramassis de copié/collé de la presse canadienne et de nouvelles trouvées sur le web.
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  • Mary Soderstrom - Abonné
    22 octobre 2010 09 h 53
    Et bien, un combat très courageux...
    Chère Josée

    Comme une pigiste, je vous salue pour la façon merveilleuse que vous décrivez notre situation très précaire. Comme présidente de l'Ellectronic Rights Defence Committee, qui a lutté pour bientôt 15 ans pour des justes recompenses pour les pigiistes, je vous félicite pour avoir su que la lutte ne termine pas avec quelques « settlements » comme l'ERDC a conclu récemment avec CanWest.

    Il nous faut (nous, les pigiistes et nous, les citoyens) beaucoup de voix indépéndentes comme Le Devoir Il nous faut aussi un modèle nouveau des médias qui recompensent adéquatement les femmes et hommes qui nous informent.

    Mary Soderstrom
    Présidente, ERDC
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  • jocelyne53 - Inscrit
    22 octobre 2010 10 h 12
    Merci !
    Quel bel article surtout très intéressant et instructif. L'article d'une femme courageuse qui ne mâche pas ses mots et qui décrit le monde du travail moderne comme une fosse aux lions où les lions sont toujours les mêmes. Ces boss en jupon dont vous parlez sont la pire espèce de gestionnaires qui font un tort incroyable à la cause des femmes. Continuez votre beau travail et grand courage. Car moi aussi je pigiste dans l'enseignement comme chargée de cours sans aucune permanence depuis bientôt 5 ans et mon frère près de 20 ans.
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  • Democrite101 - Inscrit
    22 octobre 2010 10 h 14
    Tendresse pour les uns, mais combativité contre les autres...

    La sublime journaliste Josée Blanchette nous enchante toujours. Pourtant, et c'est cela la cruauté du néo-libéralisme ou du capitalisme qui ploutocratise nos démocraties, les meilleur(es) ne sont pas les mieux payées...

    À Josée, plus jeune que moi (62 ans), dont la jeunesse a carburé à la liberté néo-libérale qui tournait le dos aux Pépin-Chartrand-Charbonneau des 70s, je dis que chaque génération peut se tromper. Il suffit de le reconnaître et de se doter de moyens plus efficaces.

    Il n'y a rien, mais absolument rien, pour remplacer un syndicalisme fort, solide, respectueux des lois, militant et vigilant, combatif et respectueux de liberté, même de la liberté économique et de la nécessité de se plier aux modernités technologiques, en y trouvant son beurre. Rien.

    Un parti de gauche, (NPD ou Québec Solidaire). Bien sûr, mais toujours les surveiller car ils peuvent trahir (comme le Parti québécois de Lucien Bouchard). Ou comme celui de Tony Blair en Irak.

    Président-fondateur de mon syndicat de professeurs dans une école privée catho en 1981, je sais que sans syndicalisme solide, militant et sans faiblesse envers la négligence professionnelle de ses propres membres ou leur jaunisme si fréquent, la pente vers la glorification des richards ambitieux, vaniteux, vulgaires, qui finissent dans la corruption pure et simple, l'injustice s'aggravera.

    Fils de la révolution tranquille qui me permit de m'instruire, héritier des Lumières qui libérèrent mon esprit des obscurantismes religieux ou autres, je dis aux Josée Blanchette du Québec, syndicalisez-vous et luttez avec force et sérénité. L'armée romaine et ses tortues serrées ont vaincu les Gaulois individualistes et flambloyants.
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  • MJ - Inscrite
    22 octobre 2010 11 h 04
    Une gifle à PKP bien méritée!
    Suave, votre lettre à PKP. Vous m’avez émue! La vie de funambule des pigistes vaut mieux que toute la sécurité-béton dont se dotent quelques-uns, au prix de la perte de leur âme...

    Le contenu de votre lettre rejoint l’esprit des propos de Fanny Ardant à l’émission des “Francs-tireurs” cette semaine dans une entrevue avec Richard Martineau.

    Je simplifie en paraphrasant une partie de ses propos. Les créateurs, rêveurs, utopistes, artistes, idéalistes nous aident à vivre dans un monde où la réalité, dont celle des politiciens, est faite de compromissions et de bassesses. L’art en transposant la réalité nous transporte hors d’un quotidien prosaîque, dans cet état sublime où la poésie est souveraine.

    La culture est salvatrice, elle fait partie de l’élan vital, du souffle d’un peuple qui, sans elle, en serait réduit à une vision sans perspective, sans échappée, par une vie au travail souvent au ras des pâquerettes, réductrice de la condition humaine et de toutes ses potentialités.
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  • Réal Ouellet - Abonné
    22 octobre 2010 11 h 27
    basourdi
    Je sors de cette lecture abasourdi. On ne voit pas souvent ce genre de texte aujourd'hui et ça me confirme que j'ai choisi le bon journal.

    Tous vos textes laissent paraitre cette sensibilité qui n'est pas la plus partagée du monde, pour paraphrasé l'autre. Mais une telle sensibilité avec en prime un tel aplomb! Chapeau! Je vais vous lire longtemps!
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  • Claudette Piché - Inscrite
    22 octobre 2010 11 h 54
    " J'espère "...
    J'espère que m. Péladeau a lu votre article et j'aurais aimé être là pour voir l'expression sur sa figure. Probablement que cela ne changera rien pour lui. LUI, il n'a pas de problèmes.
    Mais j'aimerais qu'il sache, ce grand seigneur, que le petit peuple ( ses employés entre autres ) en ont vraiment marre de son attitude qui est celle de l'aveuglement devant les profits. Ça vous en prend combien d'argent , vous ( et autres grands patrons ) pour vivre ?
    Le " petit peuple " se contente souvent de peu , mais faut-il au moins qu'il ait ce peu.
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  • Marcel Plamondon - Abonné
    22 octobre 2010 13 h 05
    Bravo madame Josée Blanchette
    C'est ce qu'on appelle une professionnelle ! Ce sont ces journalistes que j'aime lire car je peux faire confiance.
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  • Yves Claudé - Inscrit
    22 octobre 2010 13 h 20
    Les Justes …

    Merci à vous Mme Blanchette pour votre courage et votre détermination à vivre selon des valeurs humanistes, celles entre autres de la Justice et de la Liberté, qui sont cependant broyées quotidiennement par une machine économique qui ne semble plus avoir d’autre devise que : Voracité !

    Faisant partie du club très sélect des membres québécois de la bourgeoisie transnationale, Monsieur Pierre Karl Péladeau utilise son empire médiatique pour promouvoir les intérêts de son milieu socio-économique. Lorsqu’il était « marxiste-léniniste », cherchait-il autre chose que le Pouvoir, ce qu’il a de toute manière reçu en héritage de son père ?

    Je vous souhaite, Mme Blanchette, de continuer à vivre debout !

    Yves Claudé
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  • Marie-Thérèse Guilbault - Abonné
    22 octobre 2010 13 h 37
    Quel éclat !
    Chère Josée,

    Étant moi-même pigiste mais qui "en arrache" comme on dit, et en manque de vitamine C de surcroît, la lecture de votre superbe chronique vient de me requinquer. Ce n'est pas seulement l'éclat de votre style, mais la justesse du ton et des propos.

    C'est la première fois que je lis un papier si bien ficelé sur la situation de la presse écrite -- et électronique -- et du "merveilleux monde l'édition" ou le mot pouvoir est utilisé à répétition et sans vergogne.

    Rien à ajouter. Bravo et merci.
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  • Mgr Bouchard - Inscrit
    22 octobre 2010 13 h 51
    Citizen Karl
    Drôle comme le lien est facile. Un petit héritier d'un empire déjà grand, se rebelle d'abord contre son père pour choisir de "servir le peuple", mais en fin de compte poursuit les mêmes buts et intérêts que celui-ci : pouvoir, propriété, plaisir. Je ne connais pas bien papa Péladeau, je suis trop jeune pour ça, et je ne connais pas plus qu'elles étaient ses ambitions et ses engagements. Mais je sais une chose : tout système tend à sa préservation. Les empires, médiatique ici, sont des systèmes et à ce titre ne cherchent qu'à se perpétuer à travers le temps.

    Dans un système capitaliste, le pouvoir est basé sur le capital qu'on possède (pouvoir et propriété réunies), et la survie du système est donc liée de très près à ce capital. Le problème est que les têtes qui dirigent ces empires (fonds de pensions, actionnaires, propriétaires) ne pensent qu'à leur propre survie : leur pouvoir, leur propriété, leur plaisir. Et ceci au dépends des autres individus qui forment le système.

    Dans le cas des empires médiatiques, le problème est d'autant plus grand que la recherche du pouvoir et de la propriété entre en conflit avec la mission fondamentale des médias qu'est d'informer la population (les consommateurs). Ces empires, corrompus par la recherche du pouvoir, ne cherchent plus à informer la population, mais à la former :
    «pas l'information, la FORMATION, monsieur Gratton».

    Rappelez-vous monsieur Kane qui utilisait ses journaux pour soutenir sa compagne électorale...
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    22 octobre 2010 14 h 18
    Se déprendre de soi-même...
    Belle lettre : du vécu, du "human interest", du "people", un style, un semblant de révolte, un peu de misérabilisme, une touche de populo... Vous vous dites, donc, que vous faites partie des "happy few" qui restent purs malgré les vicissitudes de la vie... Et si la vraie vie était ailleurs... de l'autre côté du miroir...
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  • ceci11 - Inscrit
    22 octobre 2010 14 h 32
    Comme tout ceux qui connaissent la vraie vie-
    Tout ce beau et bon monde qui vous lisent aujourd'hui madame Blanchette, vous leur donnez de l'espoir que cet star empire est un maudit fauné. Marie-Cé
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  • Denis Paquette - Abonné
    22 octobre 2010 14 h 36
    les succesions surtout en affaire sont souvent impossible a rattraper et souvent lorsqu'elles son rattrapés c'est au prix de l'éthique
    Ma chère Jo Blo, je vous appelle ainsi parce qu’au travers toutes ces années vous êtes devenues une intime; Ca fait tellement longtemps que je ramasse de vos aphorismes sur toutes sortes de sujet, mais aujourd’hui, je crois que vous vous dépassez, que vous vous dépassé de vérités, de forces, de sensibilité et de culture. Nous vous savions un être libre mais a ce point, c’est rare, Merci pour cette exemple de rigueur et d’engagements. En fait, pour tous vous dire je suis fier de vous. Vous êtes une preuve que le talent a besoin de conditions pour germer et fleurir, peut être est-ce, qu’avait compris Pélado père et que le fils ignore. Enfin j’espère seulement qu’avec sa marotte de la convergence qu' il ne devienne pas que du pouvoir, pour du pouvoir, car alors, c’est tout le monde qui en souffrira
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  • GAIAGENAIRE - Inscrit
    22 octobre 2010 15 h 30
    Une volée de bois vert
    C'est ce que j'appelle canaliser sa colère indignée d'une manière socialement acceptable, kliss.

    J'essayais d'identifier une instrument de musique qui rendrait aussi bien toute la gamme de vos émotions, mais en vain. Vous êtes la musique, épanouie, qui me fait toujours vibrer. Harmonique.

    Chacun sa passion.
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  • Marco - Inscrit
    22 octobre 2010 17 h 27
    Bravo!!!

    Tiens-toé, le banquier!!...LOL

    C'est par des propos de la sorte qu'on peut vraiment prendre la juste mesure de l'engagement d'une personne et apprécier et reconnaître sa capacité à se tenir debout!! Merveilleux!! Vous êtes de cette trempe particulière, chère Josée!! Et c’est tout à votre honneur!!

    Vous avez fait beaucoup plus par cette simple lettre et par cette seule confrontation avec le grand patron de Québécor que tout ce qui s'est accompli au cours de toutes les séances de négo survenues depuis le début du conflit!... Sans rire!...

    C'est ce qui s'appelle faire avancer un dossier!! N'en déplaise à la partie syndicale!!…

    Vous pouvez donc être très fière de vous comme le sont sûrement tous ceux et celles qui vivent les pénibles difficultés liées à ce lock-out vil, répugnant et inacceptable, ou encore, comme tous ces autres individus soumis aux aléas et aux vicissitudes d'un travail précaire et occasionnel, qu'ils soient pigistes ou contractuels!!

    Encore une fois, bravo et merci!!
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    22 octobre 2010 17 h 50
    L'héritier
    Dire qu'il y en a qui pense que PKP est souverainiste parce que son père l'était.

    Tous les soit-disant marxistes que j'ai connus à l'Université étaient de la même trempe que les PKP. Il y avait les Alain Dubuc, Lysiane Gagnon et autres. C'étaient des extrémistes.

    Ils ont changé d'idéologie, mais ils sont demeurés autant extrémistes. Maintenant, ils défendent le dépendantisme, la résignation tranquille du Québec (soupir).
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  • Mendelien - Inscrit
    22 octobre 2010 20 h 24
    Bravo
    Le style PKP est à peu près ce qu'il y'a de plus abject dans le genre manager néo-libéral post-industriel et pourtant on voudrait pouvoir l'aimer pareil parceque le fait d'avoir un média populiste québécois puissant c'est mieux que de n'avoir que des produits américains, parcequ'on a collectivement massivement investi dans Videotron... parceque même si les concepts style star académie sont insipides PKP essaie quand même de promouvoir la langue française.

    Mais votre lettre va plus loin que ces considérations puisque vous avez déjè fréquenté l'homme vaguement idéaliste qui s'est déjà posé des questions avant de devenir extremiste de droite.

    Quant au "choix" de rester pigiste, c'est la réalité de la majeure partie de la génération X, , dont je suis. Mais au delà des choix individuels, la désyndicalisation massive qui s'annonre est une mauvaise nouvelle sur le plan collectif.

    Bon papier
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  • Jeff Lacerte - Inscrit
    23 octobre 2010 05 h 18
    Quelle femme humaine
    Mon amie Josée, depuis 27 ans (et même plus), me fait souvent réfléchir avec ses écrits remplis d'un talent exceptionnel et d'une vision alternative sur la société. Ce texte, encore plus que d'habitude.

    Je travaille depuis peu, pigiste moi aussi, avec les lock-outés du J de M, les rebuts de PKP. Je les côtoie quotidiennement. La dignité humaine est leur principale qualité.

    Ensemble, nous travaillons à mettre sur pieds un département de publicité pour l'édition papier de Rue Frontenac. Le mandat: "recycler" des agentes des "Petites annonces" et des gens de la promotion (que PKP rejette) à devenir des conseillers publicitaires. Ce côté humain est fascinant! Cette transformation ne se fait pas sans difficultés. Mais rien n'est impossible quand la dignité humaine nous guide.

    Dans ce contexte difficile, ton texte est un bijou, Josée. Au nom de l'équipe pour laquelle j'agis à titre de catalyseur et d'entraîneur, merci de parler "Humainerie" avec leur patron. Onn les aime, tes couilles d'acier!
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  • Sylvie Carriere - Inscrit
    23 octobre 2010 13 h 33
    Les Péladeau
    La droite libertaire devient très tendance.
    Exit les institutions publiques, le filet de sécurité social, les syndicats, la dignité des personnes âgées (sauf pour les nantis), etc.
    Abolissons les idéos de la révolution tranquille, car c'est du passé.
    Il faut penser à la jeunesse de demain et faisons crever de faim celle d'aujourd'hui.
    Vive la liberté individuelle, out la solidarité d'hier.

    PKP, fils de Pierre, connaît une autre époque; c'est-à-dire, qu'il doit se plier aux valeurs de la compétitivité face à la concurrence très féroce des nombreux médias et qu'il doit rendre des comptes à ses actionnaires qui sont de plus en plus exigeants à chaque trimestre.

    Pierre, le bâtisseur de cet empire, est parti de pas grand chose, de manière artisanale.
    Avec de la patience et de la persévérance, son oeuvre grandissait.
    Comme de l'aide lui était nécessaire, il lui fallait porter attention à ses employés comme un bon paternel.
    Apparemment, que le père Péladeau saluait chacun des travailleurs par leur prénom.
    Cela faisait de lui un personnage plus humain.

    PKP, successeur de son père, amène beaucoup de changement philosophique dans cette entreprise.
    J'ai l'impression que la cupidité a pris le dessus et qu'en exécutant plus de compression des travailleurs, mieux se porteront les finances.

    PKP vit dans l'ère du profit à court terme et de la mondialisation, ce qui le rend plus dévitalisé comme individu.

    En passant, Josée, quand vous le reverrez, pouvez-vous demander à M. Péladeau fils, s'il connaît le prénom de ses employés et s'il les salue?
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  • Denis Thibault - Abonné
    24 octobre 2010 13 h 46
    L'artisan et la calculatrice
    Cette chronique ressemble à un contrepoint. Elle réfute, par le témoignage du parcours, l'argumentaire d'un magnat d'entreprises qui est en train d'étouffer le syndicat du journal populaire la plus lu du Québec. La pigiste face au baron.

    Les politesses d'usage ne changent en rien les postures diamétralement opposées en présence. En effet, comment feint-on l'inquiétude de la 'précarité' des pigistes qui font dans le fromage au lait crû quand, dans sa propre entreprise on se spécialise dans le subterfuge du conditionnement et la mise en marché des idées à la mode? D'un côté une pigiste fidèle à un journal qui croît aux idées et qui accepte le jeu de la démocratie; de l'autre, un propriétaire qui veut changer le Québec en faisant des idées une marchandise comme une autre, de l'information un divertissement généré par des plateformes satellisées et désocialisées de leur culture d'appartenance.

    On ne peut pas imaginer deux visions du travail journalistique aussi typiquement opposées l'une de l'autre. C'est l'artisan contre la chaîne de montage.
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  • Denis Beaulé - Abonné
    25 octobre 2010 08 h 25
    Très belle lettre bien sentie
    RueFrontenac et ses artisans n'ont plus qu'une chose à faire : s'occuper d'eux-mêmes. Oublier Quebecor. Émigrer de son Journal pub. Et se faire voir (plutôt qu'avoir) ailleurs. Entreprendre et bâtir autre chose. Autrement. Que RueFrontenac devienne un journal national. Libre et autonome, fiable et indépendant. De qualité. Rien de moins. Sans plus.
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  • chenay - Inscrit
    25 octobre 2010 08 h 50
    Bravo Josée Blanchette
    C'est tout à fait vrai que vous avez des couilles en or.C'est de plus en plus rare et de ce fait de plus en plus précieux.

    Je ne sais pas si vous le prendrz comme un compliment, mais de plus en plus je trouve que vous avez du Foglia dans le nez, ce qui n'est pas rien .

    Jean Chenay
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  • Nicole Therrien - Abonnée
    28 octobre 2010 00 h 59
    tiens toi !
    Vous êtes peut-être la seule à avoir eu cette habileté rusée et cette finesse d'esprit en écrivant tout haut ce que ce que bien d'autres crient sans être entendus.

    Chose certaine, cette lettre compte visiblement plusieurs signataires.

    à mauvais entendeur salut quand même

    Nicole Therrien, abonnée
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  • Trobadorem - Inscrit
    29 octobre 2010 13 h 25
    ...Blanchette....:
    "Petit carré de laine fixé sur un cadre de bois, dont on se sert pour filtrer les liqueurs et les sirops" :http://www.cnrtl.fr/definition/blanchette

    Quelle Blanchette ! J'ai pu à la lecture de votre lettre, filtrer toutes les impuretés que je pouvais percevoir du travail de pigiste...

    En final, une liqueur savoureuse que je déguste à petite lampée...merci
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  • Côté Marcel - Inscrit
    29 octobre 2010 20 h 23
    NAISSANCE,RUEFRONTENAC,et PLUS,PLUS,PLUS,
    BRAVO! Madame Blanchette.

    Les artisans de ruefrontenac n'est que un début plus,plus,plus,et jamais moins.

    PKP vient encore une fois de ce faire compétition à lui même, il faut soutenir ruefrontenac et la deuxième étape, un poste de radio ruefrontenac, et ensuite un poste de télévision ruefrontenac, et pourquoi pas de la téléphonie, car avec le fond CSN et le fond FTQ et la caisse de dépôt et de placement et la SGF si c'est bon pour PKP le tout doit aussi être bon pour les artisans de ruefrontenac et voilà un compétiteur sérieux qui vient de n'aître, vraiment il faut faire de ce tirer dans le pied, mais il y a un mais à force utiliser certain animateur qui parle contre les syndicats et qui continue à frapper sur le même clous alors ce même clous si durement dénigrer bien va finir par créer des réactions et les travailleurs avec le temps et avec les syndicats ont créer leur propre autonomie et leur propre défense dans le monde des grands maintenant tout est permis à ses artisans car PKP les à mis dans rue et ils sont en train de réagir pour ce sortir du trous et voilà.

    QUESTION?
    Madame Blanchette si vous rencontrez PKP poser lui la question à PKP les syndicats ont-ils contribuées à aider à défendre les droits des travailleurs et leurs familles?

    La deuxième Question:
    Au Québec est-il permis d'avoir des bonnes conditions de travail où retourner à l'esclavage ou à travailler en dessous du salaire minimun car en 2010 au Québec il y a encore des employeurs qui ont contournés les règles ?

    Marcel Côté.
    Région de charlevoix.
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  • Merelle - Abonnée
    1 novembre 2010 07 h 52
    Josée... merci.

    Vous ai-je dit que je vous aimais? Non? Et bien, c'est fait!

    Merci de me rappeler, sans que vous le sachiez, de quel bord je suis et surtout avec qui je préfère m'associer.

    Votre lettre m'a émue et j'ai espéré (naïvement) que Pierre-Karl se souvienne de ce qu'il fut. (J'en ai connu moi aussi des anciens "révolutionnaires"... ça dure ce que durent les roses).

    Mais, je pense qu'il y a peu de chances que cela se produise.

    Non seulement parlez-vous au nom des pigistes mais, vous parlez au nom de tous ceux qui luttent tous les jours pour avoir un toit sur la tête, nourrir leur famille et ce, en restant la tête haute autant que possible.
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